L’étendue et la supériorité d’une religion
L’étendue et la supériorité d’une religion ne suffisent pas pour assurer son avancée ; loin de là, il est nécessaire qu’il y ait aussi des dirigeants ingénieux et extraordinairement doués qui se consacrent à la propagation et à l’établissement de cette religion.
L’islam jouit de ce privilège d’une manière très sublime. L’école et les vertus islamiques étaient parfaitement reflétées par la personnalité du saint Prophète de l’islam, lequel était un modèle extraordinaire de direction et d’adaptation. Le Prophète de l’islam ne commandait pas seulement par sa parole de faire de bonnes et honnêtes actions, mais il donnait lui-même l’exemple de la bonté et de l’honnêteté par ses propres actions. Sa conduite constituait l’image parfaite de l’éducation islamique. Il considérait tous les musulmans comme des frères et entretenait dans son cœur un sentiment d’amour et de compassion envers chacun d’eux. Lorsqu’il s’asseyait à côté de ses compagnons, il faisait montre d’une telle parfaite simplicité et gentillesse qu’un étranger arrivant là par hasard n’eût pu distinguer le noble Prophète des autres personnes. S’il allait quelque part avec un groupe de personnes, il ne se mettait pas devant elles, il préférait se mettre au milieu. Il portait des vêtements simples et attachait une grande importance à la propreté du corps et des habits. Il aimait mettre du parfum, un beau sourire se dessinait toujours sur ses lèvres sans toutefois jamais rire à haute voix. Il s’abstenait de se montrer dur et dominateur dans ses conversations, il détestait le faux et la calomnie, il était poli aussi bien avec les vieux qu’avec les jeunes et prenait toujours l’initiative de saluer les autres. Il prenait un soin particulier à visiter les malades et à assister aux funérailles, il était soucieux d’accueillir les hôtes avec chaleur et cordialité. Nous pouvons nous faire une idée de l’indulgence et de la nature du Prophète à travers le fait qu’il a pardonné même aux ennemis impitoyables qu’il avait vaincus, sans craindre qu’ils ne constituent un danger pour l’islam. En effet, lors de la conquête de la Mecque, il gracia et libéra les aristocrates bien qu’ils l’eussent maltraité ainsi que ses compagnons pendant des années. Le saint Prophète de l’islam n’aimait pas mener une vie confortable pour lui et sa famille jusqu’à ce que la situation des gens en général fût améliorée. Et il ne permettait pas aux membres de sa famille de vivre dans le luxe alors que les autres demeuraient dans la privation et le besoin, car son effort constant visait à apporter le confort à tout le monde. Il menait lui-même une vie très simple. Ses descendants aussi furent élevés selon le même principe : rendre service à l’humanité était plus important pour eux que leur propre confort et bien-être. Lorsqu’il recevait les biens destinés aux musulmans, il les distribuait jusqu’au dernier sans en garder un seul pour lui, et il se sentait complètement soulagé lorsqu’il accomplissait cette tâche. Le noble Prophète fit preuve de toute cette modestie malgré le fait qu’il fût un homme puissant et que sa force et son influence grandissaient jour après jour. Il gagna plusieurs batailles, obtint beaucoup de victoires, vainquit ses ennemis dans de nombreuses campagnes et contrôla d’énormes richesses consistant en propriétés communes des musulmans. Malgré tout cela, il n’ignorait jamais le fait que cette richesse appartenait aux musulmans en général, qu’il devait se considérer comme l’un d’entre eux et qu’il n’avait pas à se réserver une part supérieure à celle des autres, car il menait une vie extrêmement simple. Le Prophète de l’islam fit montre d’une si grande bravoure et fermeté face à l’ennemi qu’il ne perdit guère courage même au moment des crises les plus graves. Comme en témoigne l’Imam Ali (p.s) :
« Alors que les feux de la bataille flambaient furieusement et que les dangers se faisaient sentir de tous les côtés, il était le plus proche des lignes de l’ennemi par rapport à nous tous, et nous nous considérions comme étant sous sa protection. »1
Le saint Prophète était aussi bien envers les amis qu’envers les ennemis. Malgré toute sa force et sa bravoure, les sentiments d’indulgence et de bonté ne lui firent jamais défaut. En même temps, il était strict en ce qui concerne la mise en valeur du vrai et de la justice ; il ne permit jamais que le droit de quelqu’un fût piétiné. Partout où il vit l’influence de l’islam en danger, il prit des mesures fermes contre les ennemis, et en aucune circonstance il ne toléra le relâchement et la traîtrise. Le noble Prophète était un modèle sublime de l’humanité ; Allah a exalté la conduite sublime du Prophète de l’islam dans le Saint Coran et dit :
« Ô toi le Prophète ! Nous t’avons envoyé comme témoin, comme annonciateur de bonnes nouvelles, comme avertisseur, comme celui qui invoque Allah, avec sa permission, et comme un brillant luminaire. »2
Ces deux versets mentionnent clairement quelques attributs du Prophète de l’islam qui reflètent sa personnalité, tels que :
Témoin et modèle
Le Prophète Muhammad a atteint une telle sublimité en matière de foi et de vertu que sa conduite et sa pensée sont devenues un modèle et un exemple pour le peuple entier. Quiconque désire tester sa foi et connaître le niveau de celle-ci ainsi que de sa piété devrait se comparer avec le Prophète : sa persévérance, son sacrifice, son intégrité, son honnêteté, sa sincérité, sa liberté d’esprit, sa capacité à diriger, sa magnanimité, sa véracité, sa valeur, sa bonne conscience, sa pureté et ses autres qualités comme critère pour pouvoir se situer lui-même. De la même façon, il est possible que, le jour du jugement, les actions des autres, le rang et les statuts des individus soient évalués par rapport à ce standard, et qu’enfin la bonté ou la méchanceté des actions de chaque personne soit déterminée selon cette base. Le Prophète Muhammad a montré aux gens une nouvelle voie et, bien que contrarié par les conditions hostiles environnantes, il a opéré par des solutions rédemptrices. Pour assurer la promotion et l’avancement de la société ainsi que le développement et la perfection des êtres humains, il a fondé une nouvelle école, invité les gens à la suivre, placé devant eux un avenir enthousiaste et le bonheur, afin qu’ils s’écartent des vilaines habitudes et du mauvais système de leur environnement et qu’ils soient guidés vers une fin sublime aussi bien dans la vie ici-bas que dans la vie éternelle.
Comme avertisseur
Le saint Prophète a combattu la corruption de l’environnement et lutté contre les mauvaises habitudes, la pensée tortueuse, les mœurs indécentes, l’iniquité et la sensualité. Il a explicitement averti les gens des conséquences de leurs actes et critiqué leur conduite, malgré le fait que la société était complètement plongée dans ce genre d’agissements avilissants. Il s’est battu contre le féodalisme, l’idolâtrie, le bellicisme, les conflits, la violation des droits de l’homme, l’alcoolisme, le jeu de hasard, la tricherie, le vol, et il a condamné si fermement les habitudes abominables que, lorsqu’il a obtenu suffisamment de moyens, il a eu recours à la guerre pour s’attaquer aux racines mêmes de ces pratiques.
Comme celui qui invoque Allah
Si le saint Prophète a détruit les idoles, mis fin à l’oppression, c’est en les remplaçant par un système d’adoration d’Allah et un mouvement qui devait conduire ceux-ci à la perfection. Son objectif dans cette entreprise n’était pas de subjuguer les gens ni d’obtenir quelque avantage personnel, ni d’acquérir richesse et position. Il ne cherchait pas non plus à répandre ses vues personnelles, ni à appeler les gens vers lui dans le but de satisfaire ses passions et ses désirs ; il a appelé les gens à Allah et s’est présenté comme l’esclave d’Allah. Il a mené une vie semblable à celle des gens simples et refusé toute flatterie futile. Il disait seulement ce qu’Allah lui avait révélé et appelait les gens seulement à cette voie voulue par Allah. Son école était la révélation divine et sa voie était celle d’Allah.
Brillant luminaire
Il y a certaines personnes qui incarnent les ténèbres et le doute ; non seulement ils ne résolvent aucun problème, mais ils nous présentent souvent des voies plus difficiles et plus compliquées en raison de leur ignorance. Ils n’ont pas une opinion claire, ils ne possèdent pas un intellect éclairé, leur vie est embarrassée et dépourvue de programme ; ils ne savent pas eux-mêmes où ils vont, ce qu’ils désirent et quel est le but de leur vie. Ils n’ont aucun objectif, aucune discipline, aucune volonté et leur intellect est obscur. À l’opposé d’eux, il y a quelques personnes rares dont la vie est entièrement lumineuse ; elles ont une voie brillante, un intellect éveillé et une volonté solide. Elles entreprennent chaque travail après une planification et un calcul adéquats, et elles sont des guides sages et pleins de succès. Les consulter, c’est se doter de bons conseils pour résoudre nos problèmes ; elles comprennent très bien ce qui est bien et ce qui est mal ; elles sont la source de l’espoir et du soutien. Le saint Prophète était la plus grande manifestation de clarté et de guidance ; il a ouvert une voie brillante pour les êtres humains et allumé une lampe lumineuse alors que l’obscurité régnait partout ; il a défait les nœuds gardiens de la vie avec la lumière de sa guidance et sorti l’humanité de toute cette obscurité, de toute perplexité et de toute sa déviation vers la perfection et la prospérité.
Le saint Prophète, un modèle pour la vie
« Vous avez, dans le Prophète d’Allah, un bel exemple pour celui qui espère en Allah et au Jour dernier et qui invoque souvent le nom d’Allah. »3 Ce verset souligne une fois de plus que la conduite et la morale du saint Prophète Muhammad sont les meilleurs modèles pour tous les musulmans. Il aimait toujours la pureté et portait une attention particulière à la propreté du corps et de ses vêtements. Il lavait souvent tout son corps, nettoyait et peignait ses cheveux et se parfumait à tel point que, lorsqu’il passait quelque part, on sentait le parfum qui se dégageait de lui pendant un certain temps après son passage. Il brossait soigneusement ses dents chaque jour, notamment avant d’aller se coucher et après s’être réveillé. Les vêtements blancs et simples qu’il portait étaient toujours propres. Sa maison aussi, bien que très simple, était toujours propre et en bon ordre.
Simplicité dans la vie du saint Prophète
Bien qu’il eût sous son contrôle l’énorme richesse du trésor public, le Prophète n’a jamais utilisé les fonds publics à des fins personnelles ; bien plus, il donnait souvent une partie de sa part personnelle aux autres et il avait l’habitude de dormir sur une paillasse. Sa nourriture consistait également généralement en un simple morceau de pain avec des dattes ; il n’arrivait jamais qu’il mange à sa faim du pain de blé pendant trois jours consécutifs ; il rompait son jeûne avec un peu de dattes. Aïcha, la femme du saint Prophète, dit :
« Il arrivait parfois qu’aucune fumée ne sortît de notre cuisine pendant tout un mois (c’est-à-dire que nous n’utilisions pas de nourriture cuite pendant un mois). »4
Il montait sur une bête sans selle et faisait même monter quelqu’un d’autre derrière lui. Il raccommodait lui-même ses vêtements et ses souliers. Il arrivait aussi qu’il traie de ses propres mains les bêtes à lait, et qu’il moulait l’orge et le blé, et aidait également à faire d’autres travaux. Une fois, à la suite d’une bataille, un trésor très important tomba entre les mains du saint Prophète ; certaines de ses épouses pensèrent alors à une vie luxueuse et lui demandèrent de leur offrir un peu d’or et d’ornements afin qu’elles puissent s’en emparer. Le saint Prophète n’aimait toutefois pas dépenser la propriété publique pour la satisfaction des désirs de ses proches et ne pouvait pas accepter que ses femmes s’en emparent en laissant le commun des mortels dans la faim et le besoin ; aussi refusa-t-il leur requête et supporta-t-il leur réaction hostile jusqu’à ce que les versets suivants lui aient été révélés un mois plus tard :
« Ô Prophète ! Dis à tes épouses : si vous désirez la vie de ce monde et son faste, venez, je vous procurerai quelques avantages, puis je vous donnerai un généreux congé ; si vous recherchez Allah, son Prophète, et la demeure dernière, sachez qu’Allah a préparé une récompense sans limite pour celles d’entre vous qui font le bien. »5
La justice et l’élimination de la discrimination
S’il y a une chose qui a toujours froissé l’homme, c’est bien l’injustice. Les êtres humains sont peinés lorsqu’ils voient de leurs propres yeux des gens baignant dans un luxe indescriptible, ayant à leur disposition, en permanence, tous les moyens de distraction, portant les meilleurs vêtements, mangeant les meilleurs plats et occupant les plus grands logements. Ces nantis ont amassé des fortunes colossales et collecté des quantités illimitées d’or et de bijoux, alors que beaucoup de gens n’ont même pas les moyens suffisants pour vivre et doivent endurer de grandes difficultés pour mettre la main sur un petit morceau de pain. Ils souffrent de maladies, du chômage, de l’indigence, et le produit de leur travail est détourné vers les poches des hommes au pouvoir et des voleurs. Cette iniquité les rend automatiquement mal à l’aise, et ils se mettent à réfléchir aux moyens de trouver une solution à ce problème. C’est là la peine déchirante qui a existé parmi les nations tout au long de l’histoire de l’humanité jusqu’à nos jours. La plus grande victoire revient toujours au mouvement qui œuvre en vue de résoudre ce problème et d’éliminer réellement l’injustice sociale. Avant l’islam, la discrimination raciale et sociale prévalait en Arabie et dans les régions avoisinantes sous diverses formes, et on assistait à des iniquités et à des contraintes injustifiées un peu partout. L’appel islamique était un appel à la justice, à l’établissement des droits de tous les individus et au respect des êtres humains dépossédés et indigents. Le noble Prophète de l’islam a dit :
« Les êtres humains sont comme les dents d’un peigne. »
L’Imam Ali, le successeur du saint Prophète, disait lui aussi au sujet de la justice :
« Les faibles sont si respectables à mes yeux que je m’évertue à leur faire recouvrer leurs droits, et je considère les forts comme des oppresseurs, leur arrachant ce qui appartient aux gens. »
Dès le début de l’islam, le noble Prophète a pris des mesures urgentes pour que l’égalité et la justice soient établies, que le nécessiteux puisse avoir, sous une forme ou sous une autre, une part dans la fortune des riches, et que la propriété publique soit répartie d’une façon égale entre tous. Il s’est également assuré que tout le monde avait la possibilité de travailler et de faire un effort pour empêcher que l’accroissement de la propriété foncière et aussi l’acquisition d’influence sociale, de force, d’éducation et d’avancement restent le monopole d’un seul groupe. L’équité et l’égalité étaient si entremêlées en islam que même des nations qui se trouvaient au-delà des limites du territoire de cette religion considéraient celle-ci comme le porte-étendard de la justice.
L’importance de l’éducation en islam
L’un des plus importants facteurs qui a contribué à l’expansion de l’islam était l’encouragement du noble Prophète à l’acquisition du savoir. À cette époque, en Arabie, les gens lettrés pouvaient se compter sur les doigts, et la majorité des gens ne s’intéressaient même pas à l’acquisition du savoir. Dans cette conjoncture, l’islam a commencé son appel par les mots « savoir » et « calame », après avoir attiré l’attention sur le Tout-Puissant Allah, lequel a dit à propos de la lecture et de l’apprentissage :
« Lis ! car ton Seigneur est très Généreux, qui a instruit l’homme au moyen du calame et lui a enseigné ce qu’il ignorait. »6
Le Coran a considéré la foi et le savoir comme étant les bases de la distinction et de la supériorité des êtres humains :
« Allah élèvera en degrés ceux d’entre vous qui croient et ceux qui auront reçu la science. »7
Dans les traditions islamiques, beaucoup de choses ont été dites à propos du savoir, telles que quelques-unes des paroles du Prophète de l’islam ; ses paroles étaient célèbres au sujet du savoir :
« Cherchez la science depuis le berceau jusqu’au tombeau »
ce qui signifie que l’étape de l’acquisition du savoir n’a pas de fin et que l’homme doit accroître continuellement sa connaissance par les études et les recherches. Malheureusement, beaucoup de musulmans continuent à stagner dans l’ignorance.
« Il est obligatoire pour chaque homme et chaque femme d’acquérir le savoir »
ce propos montre clairement que le savoir n’est le monopole d’aucune classe ou race particulière, d’où l’importance pour toutes ces personnes, hommes et femmes, d’acquérir le savoir. Le saint Prophète a saisi toutes les occasions pour promouvoir le savoir et encourager les gens à l’acquérir. Un jour, le saint Prophète arriva à la mosquée de Médine et vit deux groupes de personnes occupés dans deux coins de la mosquée : l’un était en train de faire l’adoration d’Allah et l’autre discutait des questions doctrinales. Le Prophète dit :
« Les deux groupes sont engagés dans une bonne action. Toutefois, j’aimerais appartenir au groupe des chercheurs du savoir »,
et il se joignit audit groupe. Avec les prisonniers polythéistes lettrés, le saint Prophète conclut un accord en vertu duquel ils seraient libérés si chacun d’eux apprenait à dix musulmans à lire et à écrire. Il a même fait de la connaissance du Saint Coran une condition préalable pour l’occupation du poste de commandement, jusqu’à ce que la mosquée, qui était la plus importante base sociale des musulmans, devînt peu à peu un centre d’éducation. Cet encouragement à l’apprentissage en islam est devenu progressivement si efficace pour l’avancée de la société musulmane que les musulmans ont continué à s’affirmer comme les porte-drapeaux de la civilisation et de la culture dans le monde.
Le leadership du Prophète de l’islam
Le noble Prophète possédait des qualités incomparables de leadership et de guidance. En dépit de l’obscurantisme et de la persécution des Quraychites, il a réussi à réunir des personnes autour de lui dans le fief même de l’ennemi et les a entraînées afin qu’elles puissent se familiariser avec la pensée et le mode de vie islamiques et se préparer à la révolution future. Cette capacité de leadership chez le Prophète peut être constatée à travers plusieurs actions, parmi lesquelles on peut citer entre autres :
- sa capacité à lancer un « appel » général et à inviter ses proches à embrasser l’islam, malgré l’effort que le mécréant Abou Lahab avait fait pour empêcher le saint Prophète de lancer cet appel. Mais il a réussi à s’adresser à ses invités et à leur expliquer le message.
- Lorsqu’il a réussi à envoyer un groupe de musulmans émigrer vers l’Éthiopie, et aussi à ordonner à ses adeptes d’émigrer à Médine au moment le plus crucial de l’histoire de l’islam. Il a réussi, grâce à des précautions de leadership parfaitement adéquates et un plan impeccable, à quitter secrètement la Mecque et arriver sain et sauf à Médine malgré toutes les intrigues de l’ennemi.
- Le saint Prophète a réussi à sauvegarder sa fermeté et sa personnalité, malgré toutes les offres trompeuses des Quraychites, et il a pu sortir indemne de toutes les conspirations et duperies. Il a réussi à instaurer une société islamique à Médine, il a établi la fraternité entre les différentes tribus, déclaré égaux les Muhâjirîn et les Ansâr et persuadé les différents groupes ennemis de se soumettre. Et aussi diffusé le très important « pacte de Médine » dans lequel il a expliqué les relations entre les différents groupes vivant dans cette ville et ses environs et indiqué leurs droits respectifs.
- Les capacités de leadership du saint Prophète pendant les batailles étaient étonnantes. Il a fait montre d’une extraordinaire habileté en matière de stratégie de guerre, de choix des positions et de la disposition des troupes, de sauvegarde des secrets militaires, d’étude des commandements pendant la guerre, de conduite envers l’ennemi après la défaite ou la reddition, d’accords et de conventions avec les peuples des territoires nouvellement conquis, de sélection des représentants pour assurer la prédication de l’islam, de promulgation de lois et de commandements, de gestion du trésor public, d’établissement des relations sociales sur la base des droits communs et équitables, de création d’un espoir dans le travail, d’un esprit porté à la recherche du savoir, à la discipline, au sacrifice de soi chez les musulmans, etc.
Il serait difficile de relater ici tous ces exemples pour bien comprendre ce qu’a été la personnalité et le leadership du noble Prophète de l’islam. Il était un homme doté d’une excellente personnalité. De la première génération jusqu’à la dernière, il n’a pas eu d’égal ni de concurrent. Sur le plan éthique, il jouissait d’une grande supériorité. Il est un sujet d’éloge ; le Coran réserve au Prophète de l’islam un respect tout particulier et souligne tellement son mérite et sa vertu qu’il dit :
« Ô Allah et Ses anges bénissent le Prophète ; ô vous les croyants ! priez pour lui et appelez le salut sur lui. »8
Il est de notre devoir, nous musulmans, de glorifier et d’honorer le saint Prophète, car il est un modèle pour nous : l’homme aux bonnes qualités, à la foi solide, sage, bien instruit, s’est sacrifié pour nous pour écarter les obstacles du chemin du bonheur de l’humanité, afin de répandre de bonnes habitudes dans les sociétés, et aussi de pratiquer ce qu’il nous a recommandé, pour nous conformer à ce que dit le Coran :
« Certes, un messager pris parmi vous est venu à vous, auquel pèsent lourds les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants. »9
Le saint Prophète, avant de recommander les bonnes œuvres aux gens, pratiquait lui-même ces œuvres ; lui et ses successeurs ne disaient jamais aux gens ce qu’ils ne faisaient pas. Nous avons l’obligation de suivre le Prophète en parole et aussi par nos actes. Réformons-nous nous-mêmes avant de réformer les autres, car le Saint Coran dit :
« Commanderez-vous aux hommes la bonté alors que vous-mêmes vous l’oubliez ? Ne comprenez-vous pas ? »10
- Le saint Prophète a dit : « Appelez les gens à Allah avec autre chose que votre langue », c’est-à-dire appelez les gens au chemin d’Allah par l’exemple de vos bonnes actions.
- Le Coran dit encore : « Ô vous les croyants ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ? Dire ce que vous ne faites pas est grandement haïssable auprès de Dieu. »11
Notes de fin
- Enseignement Islamique, livre 6 traduit par Abbas Ahmad al Bostani, p. 76
- Coran, Sourate 33 : 45-46
- Sourate 33 : 21
- Enseignement islamique, livre 7, p. 43, traduit par Abbas Ahmad al Bostani, publication du séminaire islamique
- Coran, Sourate 33 : 28-29
- Coran, Sourate 96 : 3-5
- Coran, Sourate 58 : 11
- Coran, Sourate 33 : 56
- Coran, Sourate 9 : 129
- Sourate 2 : 44
- Sourate 61 : 2-3


