Chapitre
Abu Layla seeks clarification from ‘Ali (as)
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إن عبد الرحمن بن أبي ليلى قام إلى أمير المؤمنين علي بن أبي طالب عليه السلام فقال: يا أمير المؤمنين إني سائلك لآخذ عنك، وقد انتظرنا أن تقول من أمرك شيئا فلم تقله، ألا تحدثنا عن أمرك هذا أكان بعهد [من] رسول الله صلى الله عليه وآله أو شئ رأيته؟ فإنا قد أكثرنا فيك الأقاويل، وأوثقه عندنا ما قبلناه عنك وسمعناه من فيك. إنا كنا نقول: لو رجعت إليكم بعد رسول الله صلى الله عليه وآله لم ينازعكم فيها أحد، والله ما أدري إذا سئلت ما أقول؟! أزعم أن القوم كانوا أولى بما كانوا فيه منك؟ فإن قلت ذلك، فعلى م نصبك رسول الله صلى الله عليه وآله وسلم بعد حجة الوداع، فقال: أيها الناس من كنت مولاه فعلي مولاه، وإن تك أولى منهم بما كانوا فيه فعلى م نتولاهم؟. فقال أمير المؤمنين عليه السلام: يا عبد الرحمن إن الله تعالى قبض نبيه صلى الله عليه وآله وسلم وأنا يوم قبضه أولى بالناس مني بقميصي هذا، وقد كان من نبي الله إلي عهد لو خزمتموني بأنفي لأقررت سمعا لله وطاعة، وإن أول ما انتقصنا [ه] بعده إبطال حقنا في الخمس، فلما رق أمرنا طمعت رعيان البهم من قريش فينا، وقد كان لي على الناس حق لو ردوه إلي عفوا قبلته وقمت به وكان إلى أجل معلوم، وكنت كرجل له على الناس حق إلى أجل فإن عجلوا له ماله أخذه وحمدهم عليه، وإن أخروه أخذه غير محمودين، وكنت كرجل يأخذ السهولة وهو عند الناس محزون . وإنما يعرف الهدى بقلة من يأخذه من الناس، فإذا سكت فاعفوني فإنه لو جاء أمر تحتاجون فيه إلى الجواب أجبتكم، فكفوا عني ما كففت عنكم. فقال عبد الرحمن: يا أمير المؤمنين فأنت لعمرك كما قال الأول: لعمرك لقد أيقظت من كان نائما * وأسمعت من كانت له أذنان
IsnādAbu al-Hasan Ali ibn Muhammad al-Katib m'a informé en disant: Al-Hasan ibn Ali al-Za'faranî nous a rapporté, disant: Abu Ishaq Ibrahim ibn Muhammad ath-Thaqafi nous a raconté, disant: Al-Mas'udi nous a informés, disant: Muhammad ibn Kathir nous a rapporté de Yahya ibn Hammad al-Qattan, disant: Abu Muhammad al-Hadrami nous a informé, de Abu Ali al-Hamdani
Certes, Abdurrahman ibn Abi Layla s'est levé devant l'Émir des croyants, l'Imam Ali ibn Abi Talib (عليه السلام), et dit : "Ô Émir des croyants, je vous interroge pour apprendre de vous, nous avons attendu que vous posiez les bases de votre affaire, mais vous ne l'avez pas fait. Ne pourriez-vous pas nous éclairer sur cette affaire, était-elle par décret du Messager d'Allah (ﷺ) ou quelque chose que vous avez vu ? Nous avons dit beaucoup de choses à votre sujet, mais la plus fiable est celle que nous acceptons de vous et que nous entendons de votre bouche. Nous pensions que si vous nous reveniez après le Messager d'Allah (ﷺ), personne ne contesterait cela. Par Allah, je ne sais pas quoi dire si on me questionne ! Dois-je prétendre que d'autres étaient plus dignes que vous de ce qu'ils avaient ? Si je dis cela, alors sur quoi repose la parole du Messager d'Allah (ﷺ) après le Pèlerinage d'Adieu lorsqu'il déclare : 'Ô gens, celui dont je suis le maître, Ali est son maître.' Et si vous êtes plus dignes de ce qu'ils avaient, pourquoi devrions-nous nous tourner vers eux ?" L'Émir des croyants (عليه السلام) a répondu : "Ô Abdurrahman, Allah a pris Son Prophète (ﷺ), et le jour de Sa mort, j'étais plus proche des gens que ne l'est ma chemise de moi-même. Le Prophète d'Allah m'avait donné un engagement que même si vous me traîniez par le nez, j'écouterais et obéirais à Allah. La première chose dont ils nous ont privés après lui est notre droit à la part du quint. Lorsque notre affaire a été allégée, les petits bergers de Quraish ont convoité ce que nous avions, et j'avais un droit sur les gens. S'ils me l'avaient rendu spontanément, je l'aurais accepté et pris en charge pour le temps convenu. J'étais comme quelqu'un qui a un droit sur les gens pour un certain temps : s'ils me le rendent précipitamment, je l'accepte en les louant ; s'ils le retardent, je le prends sans les louer. J'étais comme quelqu'un qui accepte la facilité tandis que les gens sont mécontents. Bien sûr, peu de gens suivent la guidance et elle est reconnue par cela. Si je me tais, pardonnez-moi, car si une affaire nécessite une réponse, je vous répondrai. Laissez-moi en paix tant que je vous laisse en paix." Abdurrahman a dit : "Ô Émir des croyants, par votre vie, vous avez réveillé celui qui dormait et avez fait entendre à celui qui avait des oreilles."