8 - قال: أخبرني أبو بكر محمد بن عمر الجعابي قال: أخبرنا أبو عبد الله [جعفر بن] محمد بن جعفر الحسني قال: حدثنا عيسى بن مهران، عن يونس، عن عبد الله بن محمد بن سليمان الهاشمي، عن أبيه، عن جده، عن زينب بنت علي ابن أبي طالب عليهما السلام قالت: لما اجتمع رأي أبي بكر على منع فاطمة عليهما السلام فدك والعوالي، وأيست من إجابته لها عدلت إلى قبر أبيها رسول الله صلى الله عليه وآله فألقت نفسها عليها وشكت إليه ما فعله القوم بها وبكت حتى بلت تربته عليه السلام بدموعها وندبته، ثم قالت في آخر ندبتها : قد كان بعدك أنباء وهنبثة * لو كنت شاهدها لم تكثر الخطب إنا فقدناك فقد الأرض وابلها * واختل قومك فاشهدهم فقد نكبوا قد كان جبريل بالآيات يؤنسنا * فغبت عنا فكل الخير محتجب فكنت بدرا ونورا يستضاء به * عليك ينزل من ذي العزة الكتب تجهمتنا رجال واستخف بنا * بعد النبي وكل الخير مغتصب سيعلم المتولي ظلم حامتنا * يوم القيامة أني سوف ينقلب فقد لقينا الذي لم يلقه أحد * من البرية لا عجم ولا عرب فسوف نبكيك ما عشنا وما بقيت * لنا العيون بتهمال له سكب .
IsnādIl m'a dit : Abū Bakr Muḥammad b. ʿUmar al-Jaʿʿābī m'a informé, il a dit : Abū ʿAbd Allāh [Jaʿfar b.] Muḥammad b. Jaʿfar al-Ḥasanī nous a informés, il a dit : ʿĪsā b. Mihrān nous a rapportés, d'après Yūnus, d'après ʿAbd Allāh b. Muḥammad b. Sulaymān al-Hāshimī, d'après son père, d'après son grand-père, d'après Zaynab bint ʿAlī b. Abī Ṭālib (que la paix soit sur eux deux).
Elle dit : Lorsque Abū Bakr décida unanimement de priver Fāṭima (que la paix soit sur elles deux) de Fadak et des hautes terres (al-ʿAwālī), et qu'elle désespéra d'obtenir son consentement, elle se dirigea vers la tombe de son père, le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui et sa Famille), se jeta sur elle, se plaignit à lui de ce que ces gens lui avaient fait, pleura jusqu'à mouiller sa terre bénie de ses larmes, et le lamenta. Puis elle dit à la fin de sa lamentation : Il y eut après toi des nouvelles et des calamités — si tu les avais vues, les malheurs n'auraient pas été si nombreux. Nous t'avons perdu comme la terre perd sa pluie ; ton peuple fut troublé ; sois témoin qu'ils ont été frappés. Gabriel (Jibrīl) nous réconfortait avec les signes ; tu nous as quittés et tout bien est voilé. Tu étais une pleine lune et une lumière par laquelle on est guidé ; sur toi descendait, venant du Détenteur de la Toute-Puissance, le Livre. Des hommes nous ont reçus avec hostilité et nous ont méprisés après le Prophète, et tout bien a été usurpé. Celui qui entreprendra l'injustice contre notre protégée saura, au Jour de la Résurrection, qu'il fera demi-tour. Nous avons enduré ce que personne parmi les créatures, ni Arabes ni non-Arabes, n'a enduré. Nous te pleurerons tant que nous vivrons et tant que nos yeux auront des larmes abondantes.

