6 - قال: أخبرني أبو غالب أحمد بن محمد الزراري قال: حدثنا أبو القاسم حميد بن زياد قال: حدثنا الحسن بن محمد ، عن محمد بن الحسن بن العطار، عن أبيه الحسن بن زياد قال: لما قدم زيد بن علي الكوفة دخل قلبي من ذلك بعض ما يدخل. قال: فخرجت إلى مكة ومررت بالمدينة فدخلت على أبي عبد الله عليه السلام وهو مريض فوجدته على سرير مستلقيا عليه وما بين جلده وعظمه شئ ، فقلت: إني أحب أن أعرض عليك ديني، فانقلب على جنبه ثم نظر إلي فقال: يا حسن ما كنت أحسبك إلا وقد استغنيت عن هذا، ثم قال: هات فقلت: أشهد أن لا إله إلا الله وأشهد أن محمدا رسول الله، فقال عليه السلام: معي مثلها. فقلت: وأنا مقر بجميع ما جاء به محمد بن عبد الله صلى الله عليه وآله وسلم، قال: فسكت، قلت: وأشهد أن عليا إمام بعد رسول الله صلى الله عليه وآله وسلم فرض طاعته، من شك فيه كان ضالا ومن جحده كان كافرا، قال: فسكت. قلت: وأشهد أن الحسن والحسين عليهما السلام بمنزلته حتى انتهيت إليه عليه السلام فقلت: وأشهد أنك بمنزلة الحسن والحسين ومن تقدم من الأئمة. فقال: كف، قد عرفت الذي تريد، ما تريد إلا أن أتولاك على هذا، قال: قلت: فإذا توليتني على هذا فقد بلغت الذي أردت، قال: قد توليتك عليه، فقلت: جعلت فداك إني قد هممت بالمقام، قال: ولم؟ قال: قلت: إن ظفر زيد [أ] وأصحابه فليس أحد أسوأ حالا عندهم منا، وإن ظفر بنو أمية فنحن عندهم بتلك المنزلة، قال: فقال لي: انصرف ليس عليك بأس من أولى ولا من أولى .
IsnādIl a dit : Abū Ghālib Aḥmad ibn Muḥammad al-Zarārī m’a informé, disant : Abū al-Qāsim Ḥumayd ibn Ziyād nous a rapporté, disant : al-Ḥasan ibn Muḥammad nous a rapporté, d’après Muḥammad ibn al-Ḥasan ibn al-ʿAṭṭār, d’après son père al-Ḥasan ibn Ziyād, qui a dit :
Lorsque Zayd ibn ʿAlī arriva à Kūfa, une certaine appréhension (concernant cet événement) pénétra mon cœur, comme cela arrive parfois. Je me rendis alors à La Mecque et passai par Médine. J’entrai chez Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq) — que la paix soit sur lui — alors qu’il était malade. Je le trouvai allongé sur un lit, à tel point qu’il n’y avait rien entre sa peau et ses os. Je lui dis : « J’aimerais te soumettre ma religion. » Il se tourna sur le côté, puis me regarda et dit : « Ô Ḥasan, je pensais que tu n’avais plus besoin de cela. » Puis il dit : « Expose-la. » Je dis : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allāh et j’atteste que Muḥammad est le Messager d’Allāh. » Il dit — que la paix soit sur lui : « Moi aussi, j’atteste la même chose. » Je dis : « Et je reconnais tout ce qu’a apporté Muḥammad ibn ʿAbd Allāh — qu’Allāh prie sur lui et sur sa Famille. » Il se tut. Je dis : « Et j’atteste que ʿAlī est l’Imām après le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et sur sa Famille —, qu’il est obligatoire de lui obéir, que quiconque doute de lui est égaré et que quiconque le renie est mécréant. » Il se tut. Je dis : « Et j’atteste que al-Ḥasan et al-Ḥusayn — que la paix soit sur eux — occupent la même position (que ʿAlī). » Je continuai ainsi jusqu’à arriver à lui — que la paix soit sur lui — et je dis : « Et j’atteste que tu occupes la même position que al-Ḥasan, al-Ḥusayn et les Imāms qui les ont précédés. » Alors il dit : « Arrête-toi. J’ai compris ce que tu veux. Tu ne veux rien d’autre que je te prenne sous ma walāya (autorité spirituelle) sur cette base. » Je dis : « Si tu me prends sous ta walāya sur cette base, alors j’ai obtenu ce que je désirais. » Il dit : « Je t’ai pris sous ma walāya sur cette base. » Je dis : « Que je sois ta rançon ! J’ai eu l’intention de rester (à Kūfa). » Il dit : « Pourquoi ? » Je dis : « Si Zayd et ses compagnons triomphent, personne ne sera en plus mauvaise posture auprès d’eux que nous. Et si les Banū Umayya triomphent, nous serons auprès d’eux dans la même situation. » Il me dit : « Repars. Il n’y a aucun mal pour toi, ni de la part des premiers ni de la part des derniers. »