Chapitre
1 - حدثنا الشيخ الجليل أبو جعفر محمد بن علي بن الحسين بن موسى ابن بابويه القمي (رضي الله عنه)، قال: حدثنا محمد بن الحسن بن أحمد بن الوليد (رضي الله عنه)، قال: حدثنا محمد بن الحسن الصفار، قال: حدثنا أحمد بن أبي عبد الله البرقي، عن أبيه، عن محمد بن الحسن بن شمون، عن عبد الله بن سنان، عن الفضيل بن يسار، قال: انتهيت إلى زيد بن علي (عليه السلام) صبيحة يوم خرج بالكوفة فسمعته يقول: من يعينني منكم على قتال أنباط أهل الشام؟ فو الذي بعث محمدا بالحق بشيرا، لا يعينني منكم على قتالهم أحد إلا أخذت بيده يوم القيامة فأدخلته الجنة بإذن الله. قال: فلما قتل اكتريت راحلة، وتوجهت نحو المدينة، فدخلت على الصادق جعفر بن محمد (عليهما السلام)، فقلت في نفسي: لا أخبرته بقتل زيد بن علي فيجزع عليه، فلما دخلت عليه قال لي: يا فضيل، ما فعل عمي زيد؟ قال: فخنقتني العبرة، فقال لي: قتلوه؟ قلت: إي والله، قتلوه. قال: فصلبوه؟ قلت: إي والله صلبوه. قال: فأقبل يبكي ودموعه تنحدر على ديباجتي خده كأنها الجمان. ثم قال: يا فضيل، شهدت مع عمي قتال أهل الشام؟ قلت: نعم. قال: فكم قتلت منهم؟ قلت: ستة. قال: فلعلك شاك في دمائهم؟ قال: فقلت: لو كنت شاكا ما قتلتهم. قال: فسمعته وهو يقول: أشركني الله في تلك الدماء، مضى والله زيد عمي وأصحابه شهداء، مثلما مضى عليه علي بن أبي طالب (عليه السلام) وأصحابه (1).
Isnād1 - Le noble cheikh Abū Jaʿfar Muḥammad ibn ʿAlī ibn al-Ḥusayn ibn Mūsā Ibn Bābawayh al-Qummī (que Dieu l'agrée) nous a rapporté : Muḥammad ibn al-Ḥasan ibn Aḥmad ibn al-Walīd (que Dieu l'agrée) nous a rapporté : Muḥammad ibn al-Ḥasan al-Ṣaffār nous a rapporté : Aḥmad ibn Abī ʿAbd Allāh al-Barqī nous a rapporté, d'après son père, d'après Muḥammad ibn al-Ḥasan ibn Shamūn, d'après ʿAbd Allāh ibn Sinān, d'après al-Fuḍayl ibn Yasār, qui dit :
Je parvins jusqu'à Zayd ibn ʿAlī (que la paix soit sur lui) au matin du jour où il se souleva à Kūfa, et je l'entendis dire : « Qui d'entre vous m'assistera pour combattre les rustres du peuple du Shām ? Par Celui qui a envoyé Muḥammad comme annonciateur de la vérité, quiconque parmi vous m'assistera pour les combattre, je prendrai sa main au Jour de la Résurrection et le ferai entrer au Paradis par la permission de Dieu. » Il dit : Lorsqu'il fut tué, je louai une monture et me dirigeai vers Médine. J'entrai chez al-Ṣādiq Jaʿfar ibn Muḥammad (la paix soit sur eux deux), et je me dis en moi-même : « Je ne l'informerai pas de la mort de Zayd ibn ʿAlī, de peur qu'il ne s'en afflige. » Lorsque j'entrai chez lui, il me dit : « Ô Fuḍayl, qu'a fait mon oncle Zayd ? » Il dit : Les sanglots m'étouffèrent. Il me dit : « L'ont-ils tué ? » Je répondis : « Oui, par Dieu, ils l'ont tué. » Il dit : « L'ont-ils crucifié ? » Je répondis : « Oui, par Dieu, ils l'ont crucifié. » Il se mit alors à pleurer, ses larmes coulant sur les joues comme des perles. Puis il dit : « Ô Fuḍayl, as-tu assisté avec mon oncle au combat contre le peuple du Shām ? » Je répondis : « Oui. » Il dit : « Combien en as-tu tué ? » Je répondis : « Six. » Il dit : « Peut-être as-tu un doute au sujet de leur sang ? » Je répondis : « Si j'avais eu un doute, je ne les aurais pas tués. » Alors je l'entendis dire : « Que Dieu me fasse participer à ces effusions de sang ! Par Dieu, mon oncle Zayd et ses compagnons sont partis en martyrs, comme ʿAlī ibn Abī Ṭālib (que la paix soit sur lui) et ses compagnons sont partis avant eux. »
3 - حدثنا محمد بن موسى بن المتوكل (رحمه الله)، قال: حدثنا علي بن الحسين السعد آبادي، قال: حدثنا أحمد بن محمد بن خالد، عن أحمد بن محمد بن أبي نصر البزنطي، عن حماد بن عثمان، عن عبد الله بن أبي يعفور، عن الصادق جعفر بن محمد (عليهما السلام)، قال: خطب رسول الله (صلى الله عليه وآله) الناس في حجة الوداع بمنى في مسجد الخيف، فحمد الله وأثنى عليه، ثم قال: نضر الله عبدا سمع مقالتي فوعاها، ثم بلغها من لم يسمعها، فرب حامل فقه غير فقيه، ورب حامل فقه إلى من هو أفقه منه ثلاث لا يغل (1) عليهن قلب امرء مسلم: اخلاص العمل لله والنصيحة لائمة المسلمين، واللزوم لجماعتهم، فإن دعوتهم محيطة من ورائهم المسلمون إخوة تتكافا دماؤهم، يسعى بذمتهم أدناهم، هم يد على من سواهم (2).
Isnād3 - Nous a rapporté Muḥammad ibn Mūsā ibn al-Mutawakkil (que Dieu lui fasse miséricorde), dit : nous a rapporté ʿAlī ibn al-Ḥusayn al-Saʿdābādī, dit : nous a rapporté Aḥmad ibn Muḥammad ibn Khālid, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn Abī Naṣr al-Bazanṭī, d'après Ḥammād ibn ʿUthmān, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Yaʿfūr, d'après al-Ṣādiq Jaʿfar ibn Muḥammad (que la paix soit sur eux deux), dit :
Le Messager de Dieu (que la prière de Dieu soit sur lui et sur sa Famille) adressa un sermon aux gens lors du Pèlerinage d'adieu, à Minā, dans la mosquée al-Khayf. Il loua Dieu et Le glorifia, puis dit : « Que Dieu embellisse le visage d'un serviteur qui entend ma parole, la retient, puis la transmet à celui qui ne l'a pas entendue. Car que de porteurs de jurisprudence (fiqh) sans être juristes (faqīh), et que de porteurs de jurisprudence (fiqh) vers quelqu'un de plus juriste que lui ! Il y a trois choses sur lesquelles le cœur d'un homme musulman ne retient pas de rancune : la sincérité de l'action pour Dieu, le conseil (naṣīḥa) aux Imams des musulmans, et l'attachement à leur communauté (jamāʿa), car leur invocation (daʿwa) enveloppe ceux qui les entourent. Les musulmans sont frères : leurs sangs sont d'égale valeur, le plus humble d'entre eux peut s'engager pour leur protection (dhimma), et ils forment une seule main contre ceux qui sont en dehors d'eux. »
4 - حدثنا محمد بن علي ما جيلويه (رحمه الله)، عن عمه محمد بن أبي القاسم، عن أحمد بن محمد بن خالد، عن أبيه، عن محمد بن يحيى الخزاز، عن غياث بن إبراهيم، عن الصادق جعفر بن محمد، عن أبيه، عن آبائه (عليهم السلام)، قال: قال أمير المؤمنين (عليه السلام): لانسبن الاسلام نسبة لم ينسبه أحد قبلي ولا ينسبه أحد بعدي، الاسلام هو التسليم، والتسليم هو التصديق، والتصديق هو اليقين، واليقين هو والاداء هو العمل، إن المؤمن أخذ دينه عن ربه ولم يأخذه عن رأيه. أيها الناس، دينكم دينكم، تمسكوا به، لا يزيلكم أحد عنه، لان السيئة فيه خير من الحسنة في غيره، لان السيئة فيه تغفر، والحسنة في غيره لا تقبل (3).
Isnād4 - Nous a rapporté Muḥammad ibn ʿAlī Mājīlawayh (que Dieu lui fasse miséricorde), d'après son oncle Muḥammad ibn Abī l-Qāsim, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn Khālid, d'après son père, d'après Muḥammad ibn Yaḥyā al-Khazzāz, d'après Ghiyāth ibn Ibrāhīm, d'après al-Ṣādiq Jaʿfar ibn Muḥammad, d'après son père, d'après ses pères (que la paix soit sur eux), qui a dit : a dit le Commandeur des croyants (que la paix soit sur lui) :
Je vais définir l'islām d'une définition que personne avant moi n'a donnée et que personne après moi ne donnera : l'islām est la soumission (al-taslīm), la soumission est l'attestation de vérité (al-taṣdīq), l'attestation de vérité est la certitude (al-yaqīn), la certitude est l'accomplissement (al-adā'), et l'accomplissement est l'action (al-ʿamal). En vérité, le croyant a pris sa religion de son Seigneur et ne l'a pas prise de sa propre opinion. Ô gens ! Votre religion ! Votre religion ! Attachez-vous-y, que personne ne vous en écarte, car la mauvaise action qui s'y trouve est meilleure que la bonne action en dehors d'elle, car la mauvaise action [commise en son sein] est pardonnée, tandis que la bonne action en dehors d'elle n'est pas acceptée.
5 - حدثنا أحمد بن علي بن إبراهيم (رضي الله عنه)، قال: حدثني أبي، عن أبيه إبراهيم بن هاشم، عن محمد بن أبي عمير، عن هشام بن الحكم، قال: دخل أبو شاكر الديصاني على أبي عبد الله الصادق (عليه السلام)، فقال له: إنك أحد النجوم الزواهر، وكان آباؤك بدورا بواهر، وأمهاتك عقيلات عباهر (4)، وعنصرك من أكرم العناصر، وإذا ذكر العلماء فبك تثني الخناصر، فخبرني أيها البحر الخضم الزاخر، ما الدليل على حدث العالم؟ فقال الصادق (عليه السلام): يستدل عليه بأقرب الاشياء، قال: وما هو؟ قال: فدعا الصادق (عليه السلام) ببيضة، فوضعها على راحته، ثم قال: هذا حصن ملموم، داخله غرقئ (1) رقيق، تطيف به فضة سائلة، وذهبة مائعة، ثم تنفلق عن مثل الطاوس، أدخلها شئ؟ قال: لا. قال: فهذا الدليل على حدث العالم. قال: أخبرت فأوجزت، وقلت فأحسنت، وقد علمت أنا لا نقبل إلا ما أدركناه بأبصارنا، أو سمعناه بآذاننا، أو لمسناه بأكفنا، أو شممناه بمناخرنا، أو ذقناه بأفواهنا، أو تصور في القلوب بيانا، واستنبطته الروايات إيقانا. فقال الصادق (عليه السلام): ذكرت الحواس الخمس، وهي لا تنفع شيئا بغير دليل، كما لا تقطع الظلمة بغير مصباح (2).
Isnād5 - Nous a rapporté Ahmad ibn ʿAlī ibn Ibrāhīm (que Dieu l'agrée), dit : m'a rapporté mon père, d'après son père Ibrāhīm ibn Hāshim, d'après Muḥammad ibn Abī ʿUmayr, d'après Hishām ibn al-Ḥakam,
Il dit : Abū Shākir al-Dayṣānī entra chez Abū ʿAbd Allāh al-Ṣādiq (paix sur lui) et lui dit : « Tu es l'une des étoiles brillantes, tes pères étaient des lunes éclatantes, tes mères des femmes nobles et d'exception, et ton origine est la plus noble des origines. Lorsque l'on mentionne les savants, c'est toi que l'on désigne du doigt. Dis-moi donc, ô mer immense et débordante, quel est l'argument prouvant que le monde est créé (ḥadath — contingence) ? » Al-Ṣādiq (paix sur lui) dit : « On le prouve par la chose la plus proche. » Il dit : « Qu'est-ce donc ? » Al-Ṣādiq (paix sur lui) demanda alors un œuf, le posa sur sa paume et dit : « Ceci est une forteresse compacte, à l'intérieur une membrane fine, entourée d'argent liquide et d'or fluide ; puis elle se fissure pour donner naissance à quelque chose de semblable au paon. Quelque chose y est-il entré ? » Il dit : « Non. » Il dit : « Ceci est donc l'argument prouvant que le monde est créé (contingent). » Il dit : « Tu m'as informé et tu as été concis, tu as parlé et tu as bien fait. Or je sais que nous n'acceptons que ce que nous saisissons par nos yeux, entendons par nos oreilles, touchons par nos mains, sentons par nos narines, goûtons par nos bouches, ou ce qui se représente clairement dans les cœurs et que les traditions (riwāyāt) déduisent avec certitude. » Al-Ṣādiq (paix sur lui) dit alors : « Tu as mentionné les cinq sens, mais ils ne servent à rien sans un guide (dalīl — preuve), de même que l'obscurité ne peut être dissipée sans une lampe. »
6 - حدثنا أحمد بن محمد بن يحيى العطار (رضي الله عنه)، قال: حدثنا سعد ابن عبد الله، قال: حدثنا إبراهيم بن هاشم، عن علي بن معبد، عن الحسين بن خالد، عن أبي الحسن علي بن موسى الرضا (عليه السلام) أنه دخل عليه رجل، فقال له: يابن رسول الله، ما الدليل على حدث العالم؟ قال: أنت لم تكن ثم كنت، وقد علمت أنك لم تكون نفسك، ولا كونك من هو مثلك (3).
Isnād6 - Nous a rapporté Ahmad ibn Muhammad ibn Yahya al-ʿAṭṭār (que Dieu l'agrée), qui dit : nous a rapporté Saʿd ibn ʿAbd Allāh, qui dit : nous a rapporté Ibrāhīm ibn Hāshim, d'après ʿAlī ibn Maʿbad, d'après al-Ḥusayn ibn Khālid, d'après Abū al-Ḥasan ʿAlī ibn Mūsā al-Riḍā (que la paix soit sur lui)
Un homme entra auprès de lui et lui dit : « Ô fils du Messager de Dieu, quel est l'indice de la création temporelle (ḥudūth) du monde ? » Il répondit : « Toi-même, tu n'étais pas, puis tu fus ; et tu sais bien que tu ne t'es pas créé toi-même, et que ne t'a pas créé non plus quelqu'un qui te ressemble. »
7 - حدثنا جعفر بن محمد بن مسرور (رحمه الله)، قال: حدثنا الحسين بن محمد بن عامر، عن عمه عبد الله بن عامر، قال: حدثني أبو أحمد محمد بن زياد الازدي، عن أبان بن عثمان الاحمر، عن أبان بن تغلب، عن عكرمة، عن ابن عباس، قال: قال رسول الله (صلى الله عليه وآله) لعلي بن أبي طالب (عليه السلام) ذات يوم وهو في مسجد قباء والانصار مجتمعون: يا علي، أنت أخي وأنا أخوك، يا علي أنت وصيي، وخليفتي، وإمام امتي بعدي، وإلى الله من والاك، وعادى الله من عاداك، وأبغض الله من أبغضك، ونصر الله من نصرك، وخذل الله من خذلك. يا علي، أنت زوج ابنتي، وأبو ولدي. يا علي، إنه لما عرج بي إلى السماء عهد إلي ربي فيك ثلاث كلمات، فقال: يا محمد. قلت: لبيك ربي وسعديك، تبارك وتعاليت. فقال: إن عليا إمام المتقين، وقائد الغر المحجلين، ويعسوب المؤمنين (1).
IsnādRapporté par Jaʿfar ibn Muḥammad ibn Masrūr (que Dieu lui fasse miséricorde), qui dit : rapporté par al-Ḥusayn ibn Muḥammad ibn ʿĀmir, d'après son oncle ʿAbd Allāh ibn ʿĀmir, qui dit : rapporté par Abū Aḥmad Muḥammad ibn Ziyād al-Azdī, d'après Abān ibn ʿUthmān al-Aḥmar, d'après Abān ibn Taghlib, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbās
Il dit : Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) dit un jour à ʿAlī ibn Abī Ṭālib (que la paix soit sur lui), alors qu'il se trouvait dans la mosquée de Qubā' et que les Anṣār étaient rassemblés : « Ô ʿAlī, tu es mon frère et je suis ton frère. Ô ʿAlī, tu es mon exécuteur testamentaire (waṣiyy), mon successeur (khalīfa), et l'imam de ma communauté après moi. Dieu est pour quiconque se fait ton allié, Dieu est l'ennemi de quiconque te prend pour ennemi, Dieu hait quiconque te hait, Dieu secourt quiconque te secourt, et Dieu abandonne quiconque t'abandonne. Ô ʿAlī, tu es l'époux de ma fille et le père de mes enfants. Ô ʿAlī, lorsque je fus élevé au ciel, mon Seigneur me fit une recommandation à ton sujet en trois paroles : Il dit : “Ô Muḥammad”. Je dis : “Me voici, mon Seigneur, à Ton service ; que Ta bénédiction s'élève et que Tu sois exalté.” Il dit : “Certes, ʿAlī est l'imam des pieux, le guide des fronts resplendissants (al-ghurr al-muḥajjalīn), et le chef (yaʿsūb) des croyants.” »
8 - حدثنا محمد بن الحسن (رضي الله عنه)، قال: حدثنا الحسن بن متيل الدقاق، قال: حدثنا محمد بن الحسين بن أبي الخطاب، قال: حدثنا محمد بن سنان، عن أبي الجارود زياد بن المنذر، عن أبي جعفر محمد بن على الباقر (عليه السلام)، قال: سمعت جابر بن عبد الله الانصاري يقول: إن رسول الله (صلى الله عليه وآله) كان ذات يوم في منزل أم إبراهيم، وعنده نفر من أصحابه، إذ أقبل علي بن أبي طالب (عليه السلام)، فلما بصر به النبي (صلى الله عليه وآله) قال: يا معشر الناس، أقبل إليكم خير الناس بعدي، وهو مولاكم، طاعته مفروضة كطاعتي، ومعصيته محرمة كمعصيتي. معاشر الناس، أنا دار الحكمة، وعلي مفتاحها، ولن يوصل إلى الدار إلا بالمفتاح، وكذب من زعم أنه يحبني ويبغض عليا (2).
IsnādNous a rapporté Muhammad ibn al-Ḥasan (que Dieu l'agrée), qui dit : nous a rapporté al-Ḥasan ibn Mutayl al-Daqqāq, qui dit : nous a rapporté Muḥammad ibn al-Ḥusayn ibn Abī al-Khaṭṭāb, qui dit : nous a rapporté Muḥammad ibn Sinān, d'après Abū al-Jārūd Ziyād ibn al-Mundhir, d'après Abū Jaʿfar Muḥammad ibn ʿAlī al-Bāqir (que la paix soit sur lui), qui dit : j'ai entendu Jābir ibn ʿAbd Allāh al-Anṣārī dire :
Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa famille) se trouvait un jour dans la demeure d'Umm Ibrāhīm, en compagnie d'un groupe de ses Compagnons, lorsque ʿAlī ibn Abī Ṭālib (que la paix soit sur lui) arriva. Lorsque le Prophète (que Dieu prie sur lui et sa famille) l'aperçut, il dit : « Ô gens, arrive vers vous le meilleur des hommes après moi ; il est votre maître (mawlā), l'obéissance à lui est obligatoire comme l'obéissance à moi, et la désobéissance à lui est interdite comme la désobéissance à moi. Ô gens, je suis la Demeure de la Sagesse, et ʿAlī en est la clef ; on n'accède à la Demeure que par la clef. A menti celui qui prétend m'aimer tout en haïssant ʿAlī. »
9 - حدثنا محمد بن الحسن (رضي الله عنه)، قال: حدثنا عبد الله بن جعفر الحميري، قال: حدثنا يعقوب بن يزيد، قال: حدثنا محمد بن أبي عمير، عن أبان بن عثمان، عن الصادق جعفر بن محمد (عليهما السلام)، قال: إن رسول الله (صلى الله عليه وآله) قال ذات يوم لجابر بن عبد الله الانصاري: يا جابر، إنك ستبقى حتى تلقى ولدي محمد بن علي بن الحسين بن علي بن أبي طالب، المعروف في التوراة بالباقر فإذا لقيته فأقرئه مني السلام. فدخل جابر إلى علي بن الحسين (عليهما السلام) فوجد محمد بن علي (عليهما السلام) عنده غلاما، فقال له، يا غلام، أقبل. فأقبل، ثم قال له: أدبر. فأدبر، فقال جابر: شمائل رسول الله ورب الكعبة، ثم أقبل على علي بن الحسين (عليهما السلام) فقال له، من هذا؟ قال: هذا ابني، وصاحب الامر بعدي محمد الباقر. فقام جابر فوقع على قدميه يقبلهما، ويقول: نفسي لنفسك الفداء يا بن رسول الله، اقبل سلام أبيك، إن رسول الله (صلى الله عليه وآله) يقرأ عليك السلام. قال: فدمعت عينا أبي جعفر (عليه السلام)، ثم قال: يا جابر، على أبي رسول الله (صلى الله عليه وآله) السلام ما دامت السماوات والارض، وعليك - يا جابر - بما بلغت السلام (1).
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn al-Ḥasan (que Dieu l’agrée), de ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar al-Ḥimyarī, de Yaʿqūb ibn Yazīd, de Muḥammad ibn Abī ʿUmayr, d’Abān ibn ʿUthmān, d’après al-Ṣādiq Jaʿfar ibn Muḥammad (sur eux la paix)
Il a dit : « Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa famille) dit un jour à Jābir ibn ʿAbd Allāh al-Anṣārī : “Ô Jābir, tu demeureras jusqu’à rencontrer mon descendant Muḥammad ibn ʿAlī ibn al-Ḥusayn ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib, connu dans la Torah sous le nom d’al-Bāqir (Celui qui fend la science). Lorsque tu le rencontreras, transmet-lui le salut de ma part.” Jābir se rendit chez ʿAlī ibn al-Ḥusayn (sur eux la paix) et trouva Muḥammad ibn ʿAlī (sur lui la paix) auprès de lui, encore enfant. Il lui dit : “Ô jeune homme, avance.” Il avança, puis lui dit : “Recule.” Il recula. Jābir s’écria : “Par le Seigneur de la Kaʿba, ce sont les traits du Messager de Dieu !” Puis il se tourna vers ʿAlī ibn al-Ḥusayn (sur eux la paix) et lui demanda : “Qui est celui-ci ?” Il répondit : “C’est mon fils, le détenteur de l’autorité après moi, Muḥammad al-Bāqir.” Alors Jābir se leva, tomba sur ses pieds et les embrassa en disant : “Que ma vie soit sacrifiée pour la tienne, ô fils du Messager de Dieu ! Reçois le salut de ton père : le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa famille) te transmet le salut.” Il dit : “Les yeux d’Abū Jaʿfar (sur lui la paix) s’emplirent de larmes, puis il dit : “Ô Jābir, sur mon père le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa famille) soit le salut tant que dureront les cieux et la terre, et sur toi, ô Jābir, pour avoir transmis [le message], le salut.” »
10 - حدثنا أبي (رضي الله عنه)، قال: حدثنا سعد بن عبد الله، قال: حدثنا أحمد بن أبي عبد الله البرقي، عن أبيه، عن خلف بن حماد الاسدي، عن أبي الحسن العبدي، عن الاعمش، عن عباية بن ربعي، عن عبد الله بن عباس، قال: إن رسول الله (صلى الله عليه وآله) لما أسري به إلى السماء، انتهى به جبرئيل إلى نهر يقال له النور، وهو قول الله عز وجل: (خلق الظلمات والنور) (2)، فلما انتهى به إلى ذلك النهر قال: له جبرئيل (عليه السلام): يا محمد، اعبر على بركة الله، فقد نور الله لك بصرك، ومد لك أمامك، فإن هذا نهر لم يعبره أحد، لا ملك مقرب، ولا نبي مرسل، غير أن لي في كل يوم اغتماسة فيه، ثم أخرج منه، فأنفض أجنحتي، فليس من قطرة تقطر من أجنحتي إلا خلق الله تبارك وتعالى منها ملكا مقربا، له عشرون ألف وجه وأربعون ألف لسان، كل لسان يلفظ بلغة لا يفقهها اللسان الآخر. فعبر رسول الله (صلى الله عليه وآله)، حتي انتهى إلى الحجب، والحجب خمسمائة حجاب، من الحجاب إلى الحجاب مسيرة خمسمائة عام، ثم قال: تقدم يا محمد. فقال له: يا جبرئيل، ولم لا تكون معي؟ قال: ليس لي أن أجوز هذا المكان. فتقدم رسول الله (صلى الله عليه وآله) ما شاء الله أن يتقدم، حتى سمع ما قال الرب تبارك وتعالى: أنا المحمود، وأنت محمد، شققت اسمك من اسمي، فمن وصلك وصلته ومن قطعك بتلته (1) انزل إلى عبادي فأخبرهم بكرامتي إياك، وأني لم أبعث نبيا إلا جعلت له وزيرا، وأنك رسولي، وأن عليا وزيرك. فهبط رسول الله (صلى الله عليه وآله)، فكره أن يحدث الناس بشئ كراهية أن يتهموه، لانهم كانوا حديثي عهد بالجاهلية، حتى مضى لذلك ستة أيام، فأنزل الله تبارك وتعالى: (فلعلك تارك بعض ما يوحى إليك وضائق به صدرك) (2)، فاحتمل رسول الله (صلى الله عليه وآله) ذلك حتى كان يوم الثامن، فأنزل الله تبارك وتعالى عليه (يا أيها الرسول بلغ ما أنزل إليك من ربك وإن لم تفعل فما بلغت رسالته والله يعصمك من الناس) (3)، فقال رسول الله (صلى الله عليه وآله): تهديد بعد وعيد، لامضين أمر الله عز وجل، فإن يتهموني ويكذبوني، فهو أهون علي من أن يعاقبني العقوبة الموجعة في الدنيا والآخرة. قال: وسلم جبرئيل على علي بإمرة المؤمنين، فقال علي (عليه السلام): يا رسول الله، أسمع الكلام ولا أحس الرؤية. فقال: يا علي، هذا جبرئيل، أتاني من قبل ربي بتصديق ما وعدني. ثم أمر رسول الله (صلى الله عليه وآله) رجلا فرجلا من أصحابه حتى سلموا عليه بإمرة المؤمنين، ثم قال: يا بلال، ناد في الناس أن لا يبقى غدا أحد إلا عليل إلا خرج إلى غدير خم، فلما كان من الغد خرج رسول الله (صلى الله عليه وآله) بجماعة أصحابه، فحمد الله وأثنى عليه، ثم قال: أيها الناس، إن الله تبارك وتعالى أرسلني إليكم برسالة، وإني ضقت بها ذرعا مخافة ان تتهموني وتكذبوني حتى أنزل الله علي وعيدا بعد وعيد، فكان تكذيبكم إياي أيسر علي من عقوبة الله إياي، إن الله تبارك وتعالى أسرى بي وأسمعني وقال: يا محمد، أنا المحمود، وأنت محمد، شققت اسمك من اسمي، فمن وصلك وصلته، ومن قطعك بتلته (1)، انزل إلى عبادي فأخبرهم بكرامتي إياك، وأني لم أبعث نبيا إلا جعلت له وزيرا، وأنك رسولي، وأن عليا وزيرك. ثم أخذ (صلى الله عليه وآله) بيدي علي بن أبي طالب، فرفعهما حتى نظر الناس إلى بياض إبطيهما، ولم ير قبل ذلك، ثم قال: أيها الناس، إن الله تبارك وتعالى مولاي، وأنا مولى المؤمنين، فمن كنت مولاه فعلي مولاه، اللهم وال من والاه، وعاد من عاداه، وانصر من نصره، واخذل من خذله. فقال الشكاك والمنافقون والذين في قلوبهم مرض وزيع: نبرأ إلى الله من مقالة ليس بحتم، ولا نرضى أن يكون علي وزيره، هذه منه عصبية. فقال سلمان والمقداد وأبو ذر وعمار بن ياسر: والله ما برحنا العرصة حتى نزلت هذه الآية: (اليوم أكملت لكم دينكم وأتممت عليكم نعمتي ورضيت لكم الاسلام دينا) (2)، فكرر رسول الله (صلى الله عليه وآله) ذلك ثلاثا، ثم قال: إن كمال الدين وتمام النعمة ورضا الرب بإرسالي إليكم، بالولاية بعدي لعلي بن أبي طالب (3).
Isnād10 - Rapporte notre père (que Dieu soit satisfait de lui), dit : nous a rapporté Saʿd ibn ʿAbd Allāh, dit : nous a rapporté Aḥmad ibn Abī ʿAbd Allāh al-Barqī, d'après son père, d'après Khalaf ibn Ḥammād al-Asadī, d'après Abū al-Ḥasan al-ʿAbdī, d'après al-Aʿmash, d'après ʿUbayya ibn Ribʿī, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, dit :
Lorsque le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui et sur sa famille) fut emmené de nuit au ciel, Gabriel l'amena jusqu'à un fleuve appelé an-Nūr (la Lumière) – et c'est ce que Dieu, Puissant et Majestueux, a dit : « Il a créé les ténèbres et la lumière » – et lorsqu'il fut arrivé à ce fleuve, Gabriel (que la paix soit sur lui) lui dit : « Ô Muhammad, traverse avec la bénédiction de Dieu, car Dieu a illuminé ta vue et a étendu devant toi (ton chemin). Ce fleuve, personne ne l'a traversé, ni ange rapproché ni prophète envoyé, si ce n'est que j'ai chaque jour une immersion en lui ; ensuite j'en sors et je secoue mes ailes. Il n'est pas une seule goutte qui tombe de mes ailes sans que Dieu, Béni et Très-Haut, n'en crée un ange rapproché ayant vingt mille visages et quarante mille langues, chaque langue parlant un idiome que l'autre langue ne comprend pas. » Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui et sur sa famille) traversa donc jusqu'à arriver aux voiles – et les voiles sont au nombre de cinq cents, et d'un voile à l'autre il y a cinq cents années de marche – puis (Gabriel) dit : « Avance, ô Muhammad. » Il lui dit : « Ô Gabriel, pourquoi n'es-tu pas avec moi ? » Il répondit : « Il ne m'appartient pas de franchir ce lieu. » Alors le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui et sur sa famille) avança autant que Dieu voulut qu'il avance, jusqu'à ce qu'il entendît ce que dit le Seigneur, Béni et Très-Haut : « Je suis al-Maḥmūd (le Loué), et tu es Muḥammad (le Loué) ; J'ai tiré ton nom de Mon nom. Quiconque te soutient, Je le soutiens ; quiconque te rompt (les liens), Je le brise. Descends vers Mes serviteurs et informe-les de l'honneur que Je t'ai accordé : Je n'ai envoyé aucun prophète sans lui donner un ministre (wazīr). Tu es Mon messager, et ʿAlī est ton ministre. » Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui et sur sa famille) descendit alors, mais il répugna à rapporter quoi que ce soit aux gens, craignant d'être accusé (de mensonge), car ils sortaient à peine de l'époque de l'ignorance. Six jours passèrent, puis Dieu, Béni et Très-Haut, révéla : « Peut-être vas-tu abandonner une partie de ce qui t'est révélé et ta poitrine s'en rétrécit-elle ? » Alors le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui et sur sa famille) supporta cela jusqu'au huitième jour, et Dieu, Béni et Très-Haut, révéla sur lui : « Ô Messager, transmets ce qui t'a été descendu de ton Seigneur. Si tu ne le fais pas, tu n'auras pas transmis Son message. Dieu te protégera des gens. » Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui et sur sa famille) dit alors : « Menace après avertissement ! Je vais certainement exécuter l'ordre de Dieu, Puissant et Majestueux. S'ils m'accusent et me traitent de menteur, cela m'est plus facile que d'être châtié par Lui d'un châtiment douloureux en ce monde et dans l'au-delà. » (Le rapporteur) dit : « Gabriel salua ʿAlī avec le titre de Commandeur des croyants. ʿAlī (que la paix soit sur lui) dit : 'Ô Messager de Dieu, j'entends la parole mais je ne perçois pas la vision.' Il répondit : 'Ô ʿAlī, c'est Gabriel ; il est venu de la part de mon Seigneur pour confirmer ce qui m'a été promis.' Ensuite, le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui et sur sa famille) ordonna à ses compagnons, un par un, de le saluer avec le titre de Commandeur des croyants, puis il dit : 'Ô Bilāl, appelle parmi les gens : que personne demain, sauf les malades, ne reste sans sortir vers Ghadīr Khumm.' Le lendemain, le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui et sur sa famille) sortit avec l'ensemble de ses compagnons. Il loua Dieu et Le glorifia, puis dit : 'Ô gens, Dieu, Béni et Très-Haut, m'a envoyé vers vous avec un message, et j'en avais le cœur serré, craignant que vous ne m'accusiez et ne me traitiez de menteur, jusqu'à ce que Dieu fasse descendre sur moi menace après menace. Votre démenti m'était plus facile que le châtiment de Dieu. Dieu, Béni et Très-Haut, m'a emmené de nuit, m'a fait entendre et a dit : « Ô Muhammad, Je suis al-Maḥmūd et tu es Muḥammad ; J'ai tiré ton nom de Mon nom. Quiconque te soutient, Je le soutiens ; quiconque te rompt (les liens), Je le brise. Descends vers Mes serviteurs et informe-les de l'honneur que Je t'ai accordé : Je n'ai envoyé aucun prophète sans lui donner un ministre, et tu es Mon messager, et ʿAlī est ton ministre. »' Puis il (que la paix et la bénédiction soient sur lui et sur sa famille) prit les mains de ʿAlī ibn Abī Ṭālib et les leva jusqu'à ce que les gens vissent la blancheur de leurs aisselles – ce qui n'avait jamais été vu auparavant – puis il dit : 'Ô gens, Dieu, Béni et Très-Haut, est mon Maître (mawlā), et je suis le maître des croyants. Celui dont je suis le maître, ʿAlī est son maître. Ô Dieu, sois l'allié de celui qui se fait son allié, et l'ennemi de celui qui se fait son ennemi ; secours celui qui le secourt, et abandonne celui qui l'abandonne.' Alors les sceptiques, les hypocrites, ceux qui ont une maladie dans le cœur et les pervers dirent : 'Nous nous désavouons auprès de Dieu d'une parole qui n'est pas définitive ; nous n'acceptons pas que ʿAlī soit son ministre ; ceci est de sa part un parti pris.' Salmān, Miqdād, Abū Dharr et ʿAmmār ibn Yāsir dirent : 'Par Dieu, nous n'avions pas quitté l'esplanade que ce verset fut révélé : « Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, J'ai accompli sur vous Mon bienfait et J'ai agréé pour vous l'islam comme religion. »' Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui et sur sa famille) répéta cela trois fois, puis dit : 'La perfection de la religion, l'accomplissement du bienfait et l'agrément du Seigneur à mon envoi vers vous résident dans la walāya (autorité spirituelle) après moi, pour ʿAlī ibn Abī Ṭālib.'