18 - أخبرني سليمان بن أحمد اللخمي فيما كتب إلي، قال: حدثنا أبو محمد عبد الله بن رماحس بن محمد بن خالد بن حبيب بن قيس بن عمرو (4) بن غزية ابن جشم بن بكر بن هوازن برمادة القيسيين (5)، رمادة العليا، وكان فيما ذكر ابن مائة وعشرين سنة، قال: حدثنا زياد بن طارق الجشمي، وكان ابن تسعين سنة، قال: حدثنا جدي أبو جرول زهير وكان رئيس قومه، قال: أسرنا رسول الله (صلى الله عليه وآله) يوم فتح خيبر (6)، فبينا هو يميز الرجال من النساء إذ وثبت حتى جلست بين يدي رسول الله (صلى الله عليه وآله) فأسمعته شعرا، أذكره حين شب فينا ونشأ في هوازن، وحين أرضعوه، فأنشأت أقول: امنن علينا رسول الله في كرم * * فإنك المرء نرجوه وننتظر امنن على بيضة قد عاقها قدر * * مفرق شملها في دهرها غير (1) أبقت لنا الحرب هتافا على حزن * * على قلوبهم الغماء والغمر إن لم تداركهم نعماء تنشرها * * يا أرجح الناس حلما حين يختبر امنن على نسوة قد كنت ترضعها * * إذ فوك يملؤه من مخضها (2) الدرر إذ أنت طفل صغير كنت ترضعها * * وإذ ير��نك (3) ما تأتي وما تذر يا خير من مرحت كمت الجياد به * * عند الهياج إذا ما استوقد الشرر لا تتركنا كمن شالت نعامته (4) * * واستبق منا فإنا معشر زهر إنا لنشكر للنعمى وقد كفرت * * وعندنا بعد هذا اليوم مدخر فألبس العفو من قد كنت ترضعه * * من أمهاتك إن العفو مشتهر إنا نؤمل عفوا منك تلبسه * * هادي البرية أن تعفو وتنتصر فاعف عفا الله عما أنت راهبه * * يوم القيامة إذ يهدي لك الظفر فقال رسول الله (صلى الله عليه وآله): أما ما كان لي ولبني عبد المطلب فهو لله ولكم. وقالت الانصار: ما كان لنا فهو لله ولرسوله، فردت الانصار ما كان في أيديها من الذراري والاموال (5).
Isnād18 - Sulaymān ibn Aḥmad al-Lakhmī m'a informé dans ce qu'il m'a écrit, disant : Abū Muḥammad ʿAbd Allāh ibn Rumāḥis ibn Muḥammad ibn Khālid ibn Ḥabīb ibn Qays ibn ʿAmr ibn Ghuzayya ibn Jusham ibn Bakr ibn Hawāzin nous a rapporté, à Ramādat al-Qaysiyyīn, Ramāda al-ʿUlyā, et il avait, d'après ce qu'il a mentionné, cent vingt ans, disant : Ziyād ibn Ṭāriq al-Jushamī nous a rapporté, et il avait quatre-vingt-dix ans, disant : Mon grand-père Abū Jarwal Zuhayr, qui était le chef de son peuple, nous a rapporté, disant :
Le jour de la conquête de Khaybar, le Messager de Dieu (que la prière de Dieu soit sur lui et sur sa famille) nous fit prisonniers. Alors qu'il était en train de séparer les hommes des femmes, je bondis et m'assis devant le Messager de Dieu (que la prière de Dieu soit sur lui et sur sa famille) et lui fis entendre un poème. Je me souviens qu'il avait grandi parmi nous et avait été élevé chez les Hawāzin, et lorsqu'ils l'allaitèrent, je commençai à dire : « Accorde-nous Ta faveur, ô Messager de Dieu, par Ta générosité, car Tu es l'homme que nous espérons et attendons. Accorde Ta faveur à une tribu qu'un destin a frappée, dispersant son unité en son temps, (une tribu) qui n'a plus laissé après la guerre qu'un appel au milieu de l'affliction, sur leurs cœurs le chagrin et l'angoisse. Si une grâce que Tu répands ne les secourt, ô le plus indulgent des hommes lorsqu'on T'éprouve. Accorde Ta faveur à des femmes que Tu as allaitées, alors que Ta bouche se remplissait des perles de leur lait caillé, quand Tu étais un petit enfant que Tu tétais, et qu'elles Te voyaient agir et agir. Ô le meilleur de ceux que les chevaux gris ont porté au combat, au jour de la mêlée, quand le feu de la guerre s'allume. Ne nous laisse pas comme celui dont l'autruche a fui, et épargne-nous, car nous sommes un peuple illustre. Nous savons être reconnaissants pour la grâce, même si d'autres ont été ingrats, et nous avons, après ce jour, une réserve (de reconnaissance). Revêts donc du pardon celui que Tu as allaité parmi tes mères, car le pardon est renommé. Nous espérons un pardon de Ta part dont Tu nous revêtiras, ô Guide de la Création, que Tu pardonnes et que Tu triomphes. Pardonne donc — que Dieu pardonne ce que Tu redoutes — au Jour de la Résurrection, quand la victoire Te sera offerte. » Alors le Messager de Dieu (que la prière de Dieu soit sur lui et sur sa famille) dit : « Quant à ce qui m'appartient et appartient aux Banū ʿAbd al-Muṭṭalib, cela est à Dieu et à vous. » Les partisans (al-Anṣār) dirent : « Ce qui nous appartient est à Dieu et à Son Messager. » Les partisans rendirent donc ce qui était entre leurs mains parmi les enfants et les biens.