Chapitre
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لما جلس علي (عليه السلام) في الخلافة وبايعه الناس، خرج إلى المسجد متعمما بعمامة رسول الله (صلى الله عليه وآله)، لابسا بردة رسول الله (صلى الله عليه وآله) منتعلا نعل رسول الله (صلى الله عليه وآله)، متقلدا سيف رسول الله (صلى الله عليه وآله) فصعد المنبر، فجلس عليه متمكنا، ثم شبك بين أصابعه، فوضعها أسفل بطنه...
IsnādLe noble cheikh Abou Ja'far Muhammad ibn 'Ali ibn al-Husayn ibn Musa ibn Babawah al-Qummi (r.a) nous a rapporté, en disant : Ahmad ibn al-Hassan al-Qattan, 'Ali ibn Ahmad ibn Musa al-Daqqaq et Muhammad ibn Ahmad al-Sanani (r.a) nous ont raconté, en disant : Abu al-Abbas Ahmad ibn Yahya ibn Zakariya al-Qattan nous a raconté, en disant : Muhammad ibn al-'Abbas nous a rapporté, en disant : Muhammad ibn Abi al-Sari m'a raconté, disant : Ahmad ibn 'Abdullah ibn Younis nous a rapporté de Sa'd ibn Tarif al-Kanani, de al-Asbagh ibn Nabatah, qui a dit
Lorsque ‘Ali (as) s'est assis au califat et que les gens lui ont prêté allégeance, il est sorti à la mosquée portant le turban du Messager d’Allah (sawa), vêtu du manteau du Messager d’Allah (sawa) et chaussant les sandales du Messager d’Allah (sawa), portant l'épée du Messager d’Allah (sawa). Il monta sur le minbar et s'assit confortablement, puis il entrelaça ses doigts et les plaça sur son ventre, puis il dit : “Ô gens, interrogez-moi avant que vous ne me perdiez, voici le coffre de la science, voici la salive du Messager d'Allah (sawa), ceci est ce que le Messager d'Allah (sawa) m'a enseigné, demandez-moi car je détiens la science des premiers et des derniers. Par Allah, si un coussin m'était préparé et que je m'y asseyais, je donnerais aux gens de la Torah des fatwas à partir de leur Torah jusqu'à ce que la Torah parle et dise : ‘Ali a dit vrai, il ne ment pas, car il vous a donné des fatwas selon ce qu'Allah a révélé en elle. Et je donnerais aux gens de l'Évangile des fatwas à partir de leur Évangile jusqu'à ce que l'Évangile parle et dise : ‘Ali a dit vrai, il ne ment pas, car il vous a donné des fatwas selon ce qu'Allah a révélé en elle. Et je donnerais aux gens du Coran des fatwas à partir de leur Coran jusqu'à ce que le Coran parle et dise : ‘Ali a dit vrai, il ne ment pas, car il vous a donné des fatwas selon ce qu'Allah a révélé en elle. Vous récitez le Coran jour et nuit, mais y a-t-il parmi vous quelqu'un qui sait ce qui y a été révélé ? N'eût été un verset dans le Livre d'Allah Très-Haut, je vous aurais informés de ce qui était, ce qui sera et ce qui est jusqu'au Jour de la Résurrection, et ce verset est : ‘Allah efface ce qu'Il veut et confirme ce qu'Il veut, et auprès de Lui est la Mère du Livre’. Puis il dit (as) : ‘Interrogez-moi avant que vous ne me perdiez. Par Celui qui fendit le grain et créa l'âme, si vous me demandiez sur n'importe quel verset, la nuit où il est descendu ou le jour, qu'il soit mecquois ou médinois, lors d'un voyage ou en résidence, s'il est abrogatif ou abrogé, explicites ou ambigus, son interprétation et sa révélation, je vous informerai.’
قال: قال لي أبو عبد الله الصادق (عليه السلام): أما تحزن، أما تهتم، أما تألم؟ قلت: بلى والله. قال: فإذا كان ذلك منها فاذكر الموت، ووحدتك في قبرك، وسيلان عينيك على خديك، وتقطع أوصالك، وأكل الدود من لحمك، وبلاك، وانقطاعك عن الدنيا، فإن ذلك يحثك على العمل، ويردعك عن كثير من الحرص على الدنيا
IsnādNotre père (rahimahu Allah) nous a rapporté, disant : Sa'd ibn 'Abd Allah nous a rapporté, d'après Ayyûb ibn Nûh, d'après Muhammad ibn Abî 'Umayr, d'après Muthannâ ibn al-Walîd al-Hannât, d'après Abû Basîr
Il dit : Abû 'Abd Allah al-Sâdiq (as) m'a dit : « Ne t'arrives-t-il pas de t'attrister ? De te soucier ? De souffrir ? » Je répondis : « Si, par Allah. » Il dit : « Lorsque cela te survient, souviens-toi de la mort, de ta solitude dans ta tombe, du ruissellement de tes yeux sur tes joues, du démembrement de tes articulations, des vers qui dévoreront ta chair, de ta décomposition, et de ta rupture définitive avec ce monde bas — car tout cela t'incite à l'action et te retient de la convoitise excessive envers la vie mondaine. »
قال: إن أبا ذر (رحمه الله)، مر برسول الله (صلى الله عليه وآله) وعنده جبرئيل (عليه السلام) في صورة دحية الكلبي، وقد استخلاه رسول الله (صلى الله عليه وآله)، فلما رآهما انصرف عنهما، ولم يقطع كلامهما. فقال جبرئيل (عليه السلام): يا محمد، هذا أبو ذر قد مر بنا، ولم يسلم علينا، أما لو سلم علينا لرددنا عليه. يا محمد، إن له دعاء يدعو به معروفا عند أهل السماء، فسله عنه إذا عرجت إلى السماء. فلما ارتفع جبرئيل (عليه السلام) جاء أبو ذر إلى النبي (صلى الله عليه وآله)، فقال رسول الله (صلى الله عليه وآله): ما منعك - يا أبا ذر - أن تكون قد سلمت علينا حين مررت بنا؟ فقال: ظننت - يا رسول الله - أن الذي كان معك دحية الكلبي، قد استخليته لبعض شأنك. فقال: ذاك كان جبرئيل (عليه السلام) يا أبا ذر، وقد قال: أما لو سلم علينا لرددنا عليه. فلما علم أبو ذر أنه كان جبرئيل (عليه السلام) دخله من الندامة ما شاء الله حيث لم يسلم. فقال له رسول الله (صلى الله عليه وآله): ما هذا الدعاء الذي تدعو به؟ فقد أخبرني أن لك دعاء معروفا في السماء. قال: نعم يا رسول الله، أقول: اللهم إني أسألك الايمان بك، والتصديق بنبيك، والعافية من جميع البلاء، والشكر على العافية، والغنى عن شرار الناس.
IsnādAhmad ibn 'Alî ibn Ibrâhîm ibn Hâshim (rahimahu-Llâh) nous a rapporté, disant : mon père m'a rapporté, de son père Ibrâhîm ibn Hâshim, d'al-Hasan ibn Mahbûb, de Muhammad ibn Yahyâ al-Khath'amî, d'Abû 'Abd Allâh al-Sâdiq (as)
Il [l'Imâm al-Sâdiq (as)] dit : Abû Dharr (rahimahu-Llâh) passa auprès du Messager de Dieu (sawa) alors que Jibrîl (as) se trouvait avec lui sous l'apparence de Dihya al-Kalbî, et le Messager de Dieu (sawa) l'avait mis à l'écart pour s'entretenir seul avec lui. Lorsqu'Abû Dharr les aperçut, il s'éloigna d'eux sans interrompre leur conversation. Jibrîl (as) dit alors : « Ô Muhammad, voilà Abû Dharr qui est passé devant nous sans nous adresser le salut ; s'il nous avait salués, nous lui aurions répondu. Ô Muhammad, il possède une invocation qu'il récite et qui est bien connue des habitants du ciel ; interroge-le à son sujet lorsque tu te seras élevé vers le ciel. » Quand Jibrîl (as) se fut retiré, Abû Dharr vint trouver le Prophète (sawa), et le Messager de Dieu (sawa) lui dit : « Qu'est-ce qui t'a empêché, ô Abû Dharr, de nous saluer lorsque tu es passé près de nous ? » Il répondit : « Ô Messager de Dieu, j'avais pensé que celui qui était avec toi était Dihya al-Kalbî, et que tu t'étais mis à l'écart avec lui pour quelque affaire personnelle. » Il dit : « C'était Jibrîl (as), ô Abû Dharr, et il a dit : 'S'il nous avait salués, nous lui aurions répondu.' » Lorsqu'Abû Dharr sut que c'était Jibrîl (as), il fut envahi d'un repentir que Dieu seul mesure pour ne pas l'avoir salué. Le Messager de Dieu (sawa) lui dit alors : « Quelle est cette invocation que tu récites ? Car il m'a informé que tu possèdes une invocation bien connue dans le ciel. » Il dit : « Oui, ô Messager de Dieu, je dis : Allâhumma innî as'aluka al-îmâna bika, wa al-tasdîqa bi-nabiyyika, wa al-'âfiyata min jamî'i al-balâ', wa al-shukra 'alâ al-'âfiya, wa al-ghinâ 'an shirâri al-nâs — Ô mon Dieu, je Te demande la foi en Toi, la conviction sincère en Ton Prophète, la préservation de toutes les épreuves, la gratitude pour cette préservation, et l'indépendance à l'égard des gens mauvais. »
قال: آخى رسول الله (صلى الله عليه وآله) بين أصحابه وترك عليا (عليه السلام)، فقال له: آخيت بين أصحابك وتركتني؟ فقال: والذي نفسي بيده، ما أخرتك إلا لنفسي، أنت أخي ووصيي ووارثي. قال: ما أرث منك، يا رسول الله؟ قال: ما أورث النبيون قبلي، أورثوا كتاب ربهم وسنة نبيهم، وأنت وابناك معي في قصري في الجنة
IsnādSulaymān ibn Aḥmad al-Lakhmī nous a rapporté, disant : al-Ḥaḍramī nous a rapporté, disant : 'Abbād ibn Ya'qūb nous a rapporté, disant : Thābit ibn Ḥammād nous a rapporté, d'après Mūsā ibn Ṣuhayb, d'après 'Ubāda ibn Nasī, d'après 'Abd Allāh ibn Abī Awfā
Il dit : Le Messager de Dieu (sawa) établit des liens de fraternité entre ses Compagnons, mais laissa de côté 'Alī (as). Celui-ci lui dit alors : « Tu as établi des liens de fraternité entre tes Compagnons, et tu m'as laissé de côté ? » Il répondit : « Par Celui qui tient mon âme en Sa main, je ne t'ai mis en réserve que pour moi-même. Tu es mon frère, mon exécuteur testamentaire (waṣī) et mon héritier. » 'Alī dit : « Qu'hériterai-je de toi, ô Messager de Dieu ? » Il répondit : « Ce qu'ont légué en héritage les prophètes avant moi : ils ont transmis en héritage le Livre de leur Seigneur et la Sunna de leur prophète. Et toi ainsi que tes deux fils, vous serez avec moi dans mon palais au Paradis. »
إن أخي ووزيري وخير من أخلفه بعدي علي بن أبي طالب (عليه السلام)
IsnādNous a rapporté 'Abd Allāh ibn Muḥammad al-Ṣā'igh (rḍy), il a dit : Nous a rapporté Abū Ḥātim Muḥammad ibn 'Īsā ibn Muḥammad al-Wasqandī, il a dit : Nous a informés mon père, il a dit : Nous a rapporté Ibrāhīm ibn Dīzīl, il a dit : Nous a rapporté al-Ḥakam ibn Sulaymān al-Jabalī, Abū Muḥammad, il a dit : Nous a rapporté 'Alī ibn Hāshim, d'après Muṭayyir ibn Maymūn, qu'il a entendu Anas ibn Mālik dire : M'a rapporté Salmān al-Fārisī (rḥ), qu'il a entendu le Prophète de Dieu (sawa)
« Certes, mon frère, mon vizir et le meilleur de ceux que je laisse après moi est 'Alī ibn Abī Ṭālib (as). »
مر إبليس بنفر يتناولون أمير المؤمنين (عليه السلام)، فوقف أمامهم، فقال القوم: من الذي وقف أمامنا؟ فقال: أنا أبو مرة. فقالوا: يا أبا مرة أما تسمع كلامنا؟ فقال: سوءة لكم، تسبون مولاكم علي بن أبي طالب! فقالوا له: من أين علمت أنه مولانا؟ فقال: من قول نبيكم: من كنت مولاه فعلي مولاه، اللهم وال من والاه، وعاد من عاداه، وانصر من نصره، واخذل من خذله. فقالوا له: فأنت من مواليه وشيعته؟ فقال: ما أنا من مواليه ولا من شيعته، ولكني أحبه، وما يبغضه أحد إلا شاركته في المال والولد. فقالوا له: يا أبا مرة، فتقول في علي شيئا؟ فقال لهم: اسمعوا مني معاشر الناكثين والقاسطين والمارقين، عبدت الله عزوجل في الجان اثني عشر ألف سنة، فلما أهلك الله الجان شكوت إلى الله عزوجل الوحدة، فعرج بي إلى السماء الدنيا، فعبدت الله عزوجل في السماء الدنيا اثني عشر ألف سنة أخرى في جملة الملائكة، فبينا نحن كذلك نسبح الله عزوجل ونقدسه إذ مر بنا نور شعشعاني، فخرت الملائكة لذلك النور سجدا، فقالوا: سبوح قدوس، نور ملك مقرب أو نبي مرسل، فإذا النداء، من قبل الله عزوجل: لا نور ملك مقرب ولا نبي مرسل، هذا نور طينة علي بن أبي طالب
IsnādNous a rapporté Abou Abdallah al-Hussein ibn Ahmad al-Alawi de la descendance de Muhammad ibn Ali ibn Abi Talib, il a dit : nous a rapporté Abou al-Hasan Ali ibn Ahmad ibn Musa, il a dit : nous a rapporté Ahmad ibn Ali, il a dit : m'a rapporté Abou Ali al-Hassan ibn Ibrahim ibn Ali al-Abbasi, il a dit : m'a rapporté Abou Saïd Umayr ibn Mirdas al-Dawlaqi, il a dit : m'a rapporté Ja'far ibn Bashir al-Makki, il a dit : nous a rapporté Waki', d'al-Mas'udi qui le remonte à Salman al-Farsi (rahimahullah)
Iblis est passé près d'un groupe critiquant l'Émir des croyants (as), et il s'est arrêté devant eux. Les gens ont dit : Qui s'est arrêté devant nous ? Il a dit : Je suis Abou Murra. Ils ont dit : Ô Abou Murra, n'entends-tu pas ce que nous disons ? Il a dit : Quelle honte pour vous, vous insultez votre maître Ali ibn Abi Talib ! Ils lui ont demandé : Comment sais-tu qu'il est notre maître ? Il a répondu : Par la parole de votre Prophète (sawa) : « À qui je suis le maître, Ali est son maître. Ô Allah, soit l'ami de celui qui est son ami, sois l'ennemi de celui qui est son ennemi, aide celui qui l'aide et abandonne celui qui l'abandonne. » Ils lui ont alors dit : Es-tu parmi ses partisans et ses chiites ? Il a dit : Je ne suis ni parmi ses partisans ni ses chiites, mais je l'aime, et personne ne le déteste sans que je ne partage avec lui sa richesse et ses enfants. Ils ont dit : Ô Abou Murra, dis-nous quelque chose sur Ali. Il leur a dit : Écoutez-moi, ô compagnie des traîtres, des iniques et des renégats, j'ai adoré Allah le Tout-Puissant parmi les djinns pendant douze mille ans. Lorsque Allah a anéanti les djinns, j'ai plaint ma solitude auprès d'Allah. Il m'a alors élevé au ciel le plus bas, où j'ai adoré Allah parmi les anges pendant douze mille ans supplémentaires. Alors que nous glorifiions Allah, un éclat lumineux est passé devant nous. Les anges se sont prosternés devant cette lumière en disant : « Saint, Saint, une lumière d'un ange proche ou d'un prophète envoyé. » Puis l'appel provint de la part d'Allah le Tout-Puissant : « Non, ce n'est pas la lumière d'un ange proche ni d'un prophète envoyé, c'est la lumière de la substance d'Ali ibn Abi Talib. »
قال: بعث رسول الله (صلى الله عليه وآله) عليا (عليه السلام) إلى اليمن، فانفلت فرس لرجل من أهل اليمن، فنفح رجلا برجله فقتله، وأخذه أولياء المقتول، فرفعوه إلى علي (عليه السلام)، فأقام صاحب الفرس البينة أن الفرس انفلت من داره فنفح الرجل برجله، فأبطل علي (عليه السلام) دم الرجل، فجاء أولياء المقتول من اليمن إلى النبي (صلى الله عليه وآله) يشكون عليا (عليه السلام) فيما حكم عليهم، فقالوا: إن عليا ظلمنا، وأبطل دم صاحبنا. فقال رسول الله (صلى الله عليه وآله): إن عليا ليس بظلام، ولم يخلق علي للظلم، وإن الولاية من بعدي لعلي، والحكم حكمه، والقول قوله، لا يرد حكمه وقوله وولايته إلا كافر، ولا يرضى بحكمه وقوله وولايته إلا مؤمن. فلما سمع اليمانيون قول رسول الله (صلى الله عليه وآله) في علي (عليه السلام) قالوا: يا رسول الله، رضينا بقول علي وحكمه. فقال رسول الله (صلى الله عليه وآله): هو توبتكم مما قلتم.
IsnādAli ibn Ahmad ibn Musa (radia Llahu 'anhu) nous a rapporté, en disant : Muhammad ibn Abi 'Abdillah al-Kufi nous a rapporté, en disant : Musa ibn 'Imran al-Nakha'i nous a rapporté, d'Ibrahim ibn al-Hakam, d'Amr ibn Jubayr, de son père, d'Abu Ja'far al-Baqir (as)
Il [Abu Ja'far al-Baqir (as)] dit : Le Messager d'Allah (sawa) envoya Ali (as) au Yémen. Un cheval appartenant à un homme du peuple du Yémen s'échappa, et il frappa un homme d'un coup de sabot et le tua. Les proches du tué s'emparèrent [du propriétaire du cheval] et portèrent l'affaire devant Ali (as). Le propriétaire du cheval apporta la preuve que le cheval s'était échappé de chez lui et avait frappé l'homme d'un coup de sabot. Ali (as) déclara alors nul le [droit au] sang de l'homme [c'est-à-dire qu'il n'y avait pas lieu à la rétribution ou au prix du sang]. Les proches du tué vinrent donc du Yémen auprès du Prophète (sawa) pour se plaindre du jugement rendu par Ali (as) à leur encontre, et ils dirent : « Ali nous a fait tort et a annulé le droit au sang de notre compagnon. » Le Messager d'Allah (sawa) dit alors : « Ali n'est point injuste et n'a point été créé pour l'injustice. La walaya [autorité spirituelle et temporelle] après moi appartient à Ali, le jugement est son jugement, et la parole est sa parole. Nul ne rejette son jugement, sa parole et sa walaya si ce n'est un incroyant (kafir), et nul n'agrée son jugement, sa parole et sa walaya si ce n'est un croyant (mu'min). » Lorsque les Yéménites entendirent la parole du Messager d'Allah (sawa) au sujet de Ali (as), ils dirent : « Ô Messager d'Allah, nous acceptons la parole d'Ali et son jugement. » Le Messager d'Allah (sawa) dit alors : « Cela constitue votre repentir (tawba) pour ce que vous avez dit. »