10 - حدثنا أحمد بن محمد بن صقر الصائغ، قال: حدثنا محمد بن العباس بن بسام، قال: حدثنا محمد بن خالد بن إبراهيم، قال: حدثنا سويد بن عبد العزيز الدمشقي، عن عبد الله بن لهيعة، عن أبي قبيل، عن عبد الله بن عمر وبن العاص، قال: إن رسول الله (صلى الله عليه وآله) دفع الراية يوم خيبر إلى رجل من أصحابه فرجع منهزما، فدفعها إلى آخر فرجع يجبن أصحابه ويجبنونه، قد رد الراية منهزما، فقال رسول الله (صلى الله عليه وآله): لاعطين الراية غدا رجلا يحب الله ورسوله ويحبه الله ورسوله، لا يرجع حتى يفتح الله على يديه فلما أصبح قال: ادعوا لي عليا. فقيل له: يا رسول الله، هو رمد. فقال: ادعوه. فلما جاء تفل رسول الله (صلى الله عليه وآله) في عينيه، وقال: اللهم ادفع عنه الحر والبرد. ثم دفع الراية إليه ومضى، فما رجع إلى رسول الله (صلى الله عليه وآله) إلا بفتح خيبر. ثم قال: إنه لما دنا من القموص (1) أقبل أعداء الله من اليهود يرمونه بالنبل والحجارة، فحمل عليهم علي (عليه السلام) حتى دنا من الباب، فثنى رجله (2)، ثم نزل مغضبا إلى أصل عتبة الباب فاقتلعه، ثم رمى به خلف ظهره أربعين ذراعا. قال ابن عمر: وما عجبنا من فتح الله خيبر على يدي علي (عليه السلام)، ولكنا عجبنا من قلعه الباب ورميه خلفه أربعين ذراعا، ولقد تكلف حمله أربعون رجلا فما أطاقوه، فأخبر النبي (صلى الله عليه وآله) بذلك فقال: والذي نفسي بيده لقد أعانه عليه أربعون ملكا (3).
IsnādNous a rapportés Aḥmad b. Muḥammad b. Ṣaqr al-Ṣāʾigh, de Muḥammad b. al-ʿAbbās b. Bassām, de Muḥammad b. Khālid b. Ibrāhīm, de Suwayd b. ʿAbd al-ʿAzīz al-Dimashqī, d'après ʿAbd Allāh b. Lahīʿa, d'après Abū Qubayl, d'après ʿAbd Allāh b. ʿAmr b. al-ʿĀṣ
Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui et sur sa Famille) confia l'étendard le jour de Khaybar à un homme parmi ses compagnons, mais celui-ci revint vaincu. Il le confia alors à un autre, qui revint en lâchant ses compagnons et en étant lâché par eux, ayant rendu l'étendard en vaincu. Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui et sur sa Famille) dit alors : « Demain, je confierai certainement l'étendard à un homme qui aime Dieu et Son Messager, et que Dieu et Son Messager aiment, et qui ne reviendra pas avant que Dieu n'ait accordé la victoire par ses mains. » Le lendemain matin, il dit : « Appelez-moi ʿAlī. » On lui répondit : « Ô Messager de Dieu, il a une ophtalmie. » Il dit : « Appelez-le. » Lorsqu'il vint, le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui et sur sa Famille) cracha dans ses yeux et dit : « Ô Dieu, éloigne de lui la chaleur et le froid. » Puis il lui confia l'étendard, et il partit. Il ne revint auprès du Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui et sur sa Famille) qu'avec la conquête de Khaybar. Puis il dit : « Lorsqu'il s'approcha d'al-Qamūṣ (le fort de Khaybar), les ennemis de Dieu parmi les Juifs se mirent à lui lancer des flèches et des pierres. Alors ʿAlī (que la paix soit sur lui) chargea contre eux jusqu'à s'approcher de la porte ; il plia sa jambe, descendit en colère jusqu'au seuil de la porte, l'arracha, puis la jeta derrière lui sur une distance de quarante coudées. » Ibn ʿUmar dit : « Ce qui nous émerveilla ne fut pas que Dieu ait accordé la conquête de Khaybar par les mains de ʿAlī (que la paix soit sur lui), mais ce furent bien l'arrachage de la porte et son jet derrière lui sur quarante coudées. Quarante hommes tentèrent de la soulever et n'y parvinrent point. » Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui et sur sa Famille) en fut informé et dit : « Par Celui qui tient mon âme en Sa main, quarante anges l'ont aidé pour cela. »