Chapitre
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قال: انتهيت إلى زيد بن علي (عليه السلام) صبيحة يوم خرج بالكوفة فسمعته يقول: من يعينني منكم على قتال أنباط أهل الشام؟ فو الذي بعث محمدا بالحق بشيرا، لا يعينني منكم على قتالهم أحد إلا أخذت بيده يوم القيامة فأدخلته الجنة بإذن الله. قال: فلما قتل اكتريت راحلة، وتوجهت نحو المدينة، فدخلت على الصادق جعفر بن محمد (عليهما السلام)، فقلت في نفسي: لا أخبرته بقتل زيد بن علي فيجزع عليه، فلما دخلت عليه قال لي: يا فضيل، ما فعل عمي زيد؟ قال: فخنقتني العبرة، فقال لي: قتلوه؟ قلت: إي والله، قتلوه. قال: فصلبوه؟ قلت: إي والله صلبوه. قال: فأقبل يبكي ودموعه تنحدر على ديباجتي خده كأنها الجمان. ثم قال: يا فضيل، شهدت مع عمي قتال أهل الشام؟ قلت: نعم. قال: فكم قتلت منهم؟ قلت: ستة. قال: فلعلك شاك في دمائهم؟ قال: فقلت: لو كنت شاكا ما قتلتهم. قال: فسمعته وهو يقول: أشركني الله في تلك الدماء، مضى والله زيد عمي وأصحابه شهداء، مثلما مضى عليه علي بن أبي طالب (عليه السلام) وأصحابه.
IsnādNous a rapporté le noble Cheikh Abû Ja'far Muhammad ibn 'Alî ibn al-Husayn ibn Mûsâ ibn Bâbawayh al-Qummî (radi Allahu 'anhu), qui dit : Nous a rapporté Muhammad ibn al-Hasan ibn Ahmad ibn al-Walîd (radi Allahu 'anhu), qui dit : Nous a rapporté Muhammad ibn al-Hasan al-Saffâr, qui dit : Nous a rapporté Ahmad ibn Abî 'Abd Allâh al-Barqî, d'après son père, d'après Muhammad ibn al-Hasan ibn Shamûn, d'après 'Abd Allâh ibn Sinân, d'après al-Fudayl ibn Yasâr
Il dit : Je parvins auprès de Zayd ibn 'Alî (as) au matin du jour où il se souleva à Kûfa, et je l'entendis dire : « Qui d'entre vous m'aidera à combattre les soldats mercenaires (anbât) des gens de Syrie ? Par Celui qui a envoyé Muhammad comme annonciateur de la vérité (sawa), quiconque d'entre vous m'aide à les combattre, je le prendrai par la main au Jour de la Résurrection et le ferai entrer au Paradis par la permission de Dieu. » Il dit : Lorsqu'il fut tué, je louai une monture et me dirigeai vers Médine. J'entrai auprès de al-Sâdiq Ja'far ibn Muhammad (as), et je me dis en moi-même : « Je ne vais pas lui annoncer la mort de Zayd ibn 'Alî de peur qu'il ne s'en afflige. » Or, à peine entré auprès de lui, il me dit : « Ô Fudayl, qu'est-il advenu de mon oncle Zayd ? » Il dit : Les sanglots m'étranglèrent, alors il me dit : « L'ont-ils tué ? » Je répondis : « Oui, par Dieu, ils l'ont tué. » Il dit : « L'ont-ils crucifié ? » Je répondis : « Oui, par Dieu, ils l'ont crucifié. » Il dit : Il se mit alors à pleurer, ses larmes coulant sur les deux joues de son visage comme des perles de nacre. Puis il dit : « Ô Fudayl, as-tu combattu aux côtés de mon oncle contre les gens de Syrie ? » Je répondis : « Oui. » Il dit : « Combien en as-tu tué parmi eux ? » Je répondis : « Six. » Il dit : « Peut-être as-tu un doute quant à la licéité de leur sang ? » Je répondis : « Si j'avais eu un doute, je ne les aurais pas tués. » Il dit : Je l'entendis alors dire : « Que Dieu m'associe au mérite de ce sang ! Par Dieu, mon oncle Zayd et ses compagnons sont morts en martyrs, tout comme sont morts 'Alî ibn Abî Tâlib (as) et ses compagnons. »
قال: خطب رسول الله (صلى الله عليه وآله) الناس في حجة الوداع بمنى في مسجد الخيف، فحمد الله وأثنى عليه، ثم قال: نضر الله عبدا سمع مقالتي فوعاها، ثم بلغها من لم يسمعها، فرب حامل فقه غير فقيه، ورب حامل فقه إلى من هو أفقه منه. ثلاث لا يغل عليهن قلب امرء مسلم: إخلاص العمل لله، والنصيحة لأئمة المسلمين، واللزوم لجماعتهم، فإن دعوتهم محيطة من ورائهم. المسلمون إخوة تتكافأ دماؤهم، يسعى بذمتهم أدناهم، هم يد على من سواهم.
IsnādMuhammad ibn Mûsâ ibn al-Mutawakkil (rahimahu-llâh) nous a rapporté, disant : 'Alî ibn al-Husayn al-Sa'd Âbâdî nous a rapporté, disant : Ahmad ibn Muhammad ibn Khâlid nous a rapporté, de Ahmad ibn Muhammad ibn Abî Nasr al-Baz̧antî, de Hammâd ibn 'Uthmân, de 'Abd Allâh ibn Abî Ya'fûr, de l'Imam al-Sâdiq Ja'far ibn Muhammad (as)
Il dit : Le Messager de Dieu (sawa) prononça un sermon devant les gens lors du Pèlerinage de l'Adieu, à Minâ, dans la mosquée al-Khaïf. Il loua Dieu et Le glorifia, puis dit : « Que Dieu illumine le visage du serviteur qui a entendu mes paroles, les a retenues, puis les a transmises à celui qui ne les avait pas entendues. Car nombreux sont ceux qui portent la connaissance juridique sans en être juristes eux-mêmes, et nombreux sont ceux qui transmettent cette connaissance à quelqu'un de plus savant qu'eux. Trois choses sur lesquelles le cœur d'un homme musulman ne saurait nourrir de rancœur ni de traîtrise : la sincérité de l'acte accompli pour Dieu, le bon conseil envers les imams des musulmans, et l'attachement à leur communauté — car leur appel les enveloppe de toutes parts. Les musulmans sont frères : leurs sangs se valent, le plus humble d'entre eux peut honorer leur engagement collectif, et ils forment une main unique contre quiconque leur est étranger. »
قال: قال أمير المؤمنين (عليه السلام): لانسبن الاسلام نسبة لم ينسبه أحد قبلي ولا ينسبه أحد بعدي، الاسلام هو التسليم، والتسليم هو التصديق، والتصديق هو اليقين، واليقين هو الاداء، وهو العمل. إن المؤمن أخذ دينه عن ربه ولم يأخذه عن رأيه. أيها الناس، دينكم دينكم، تمسكوا به، لا يزيلكم أحد عنه، لان السيئة فيه خير من الحسنة في غيره، لان السيئة فيه تغفر، والحسنة في غيره لا تقبل (3).
IsnādMohammed ibn Ali Majilawiyah (qu'Allah lui accorde Sa miséricorde) nous a raconté, d'après son oncle Mohammed ibn Abu Al-Qasim, d'après Ahmad ibn Mohammed ibn Khalid, d'après son père, d'après Mohammed ibn Yahya Al-Khazzaz, d'après Ghayath ibn Ibrahim, d'après As-Sadiq Ja'far ibn Mohammed, d'après son père, d'après ses ancêtres (alayhim salam)
L'Imam Ali (alayhi salam) a dit : "Je définirai l'Islam d'une manière qu'aucun n'a faite avant moi et aucun ne fera après moi : l'Islam, c'est l'acceptation ; l'acceptation, c'est la conviction ; la conviction, c'est la certitude ; et la certitude, c'est l'accomplissement, et c'est l'action. Le croyant a pris sa religion de son Seigneur et non de son propre avis. Ô gens, votre religion, votre religion, tenez-vous-y, que personne ne vous en détourne, car le mal en elle est meilleur que le bien en dehors d'elle, car le mal en elle est pardonné, et le bien en dehors d'elle n'est pas accepté."
قال: دخل أبو شاكر الديصاني على أبي عبد الله الصادق (عليه السلام)، فقال له: إنك أحد النجوم الزواهر، وكان آباؤك بدورا بواهر، وأمهاتك عقيلات عباهر، وعنصرك من أكرم العناصر، وإذا ذكر العلماء فبك تثني الخناصر، فخبرني أيها البحر الخضم الزاخر، ما الدليل على حدث العالم؟ فقال الصادق (عليه السلام): يستدل عليه بأقرب الاشياء، قال: وما هو؟ قال: فدعا الصادق (عليه السلام) ببيضة، فوضعها على راحته، ثم قال: هذا حصن ملموم، داخله غرقئ رقيق، تطيف به فضة سائلة، وذهبة مائعة، ثم تنفلق عن مثل الطاوس، أدخلها شئ؟ قال: لا. قال: فهذا الدليل على حدث العالم. قال: أخبرت فأوجزت، وقلت فأحسنت، وقد علمت أنا لا نقبل إلا ما أدركناه بأبصارنا، أو سمعناه بآذاننا، أو لمسناه بأكفنا، أو شممناه بمناخرنا، أو ذقناه بأفواهنا، أو تصور في القلوب بيانا، واستنبطته الروايات إيقانا. فقال الصادق (عليه السلام): ذكرت الحواس الخمس، وهي لا تنفع شيئا بغير دليل، كما لا تقطع الظلمة بغير مصباح.
IsnādNous a rapporté Ahmad ibn 'Alî ibn Ibrâhîm (rađiya Allâhu 'anhu), qui dit : m'a rapporté mon père, de son père Ibrâhîm ibn Hâshim, de Muhammad ibn Abî 'Umayr, de Hishâm ibn al-Hakam
Il dit : Abû Shâkir al-Daysânî entra auprès d'Abî 'Abd Allâh al-Sâdiq (as) et lui dit : « Tu es l'une des étoiles resplendissantes, tes pères furent des pleines lunes éclatantes, tes mères des dames nobles et majestueuses, ton origine est des plus illustres origines, et lorsque les savants sont mentionnés, c'est par toi que l'on commence à compter sur les doigts. Informe-moi donc, ô océan profond et débordant : quelle est la preuve de la contingence du monde ? » Al-Sâdiq (as) répondit : « On en tire la preuve par la chose la plus proche. » Il dit : « Et qu'est-ce donc ? » Alors al-Sâdiq (as) demanda qu'on lui apportât un œuf, le posa dans sa paume, puis dit : « Voici une forteresse close et lisse ; à l'intérieur se trouve une membrane fine, autour de laquelle se tient de l'argent liquide et de l'or fluide, puis elle s'ouvre pour donner naissance à quelque chose qui ressemble à un paon. Quelque chose est-il entré en elle [pour provoquer cela] ? » Il dit : « Non. » Il dit : « Voilà donc la preuve de la contingence du monde. » [Abû Shâkir] dit : « Tu as informé avec concision, et tu as bien parlé. Or, je sais que nous n'acceptons que ce que nous percevons par nos yeux, ou entendons par nos oreilles, ou touchons par nos paumes, ou sentons par nos narines, ou goûtons par nos bouches, ou ce qui se représente dans les cœurs comme évidence claire, ou ce que les traditions déduisent avec certitude. » Al-Sâdiq (as) dit alors : « Tu as mentionné les cinq sens, mais ils ne sont d'aucune utilité sans preuve rationnelle, de même qu'on ne dissipe pas les ténèbres sans lampe. »
أنه دخل عليه رجل، فقال له: يابن رسول الله، ما الدليل على حدث العالم؟ قال: أنت لم تكن ثم كنت، وقد علمت أنك لم تكون نفسك، ولا كونك من هو مثلك.
IsnādAhmad ibn Muhammad ibn Yahyâ al-'Attâr (radia Allâhu 'anhu) nous a rapporté, disant : Sa'd ibn 'Abd Allâh nous a rapporté, disant : Ibrâhîm ibn Hâshim nous a rapporté, de 'Alî ibn Ma'bad, de al-Husayn ibn Khâlid, de Abî al-Hasan 'Alî ibn Mûsâ al-Ridâ (as)
Qu'un homme vint le trouver et lui dit : « Ô fils du Messager de Dieu, quelle est la preuve de la contingence (hudûth) du monde ? » Il répondit : « Tu n'existais pas, puis tu as existé. Et tu sais bien que tu ne t'es pas donné l'existence toi-même, et que ton existence ne provient pas non plus de quelqu'un qui te ressemble. »
قال: قال رسول الله (صلى الله عليه وآله) لعلي بن أبي طالب (عليه السلام) ذات يوم وهو في مسجد قباء والانصار مجتمعون: يا علي، أنت أخي وأنا أخوك، يا علي أنت وصيي، وخليفتي، وإمام امتي بعدي، وإلى الله من والاك، وعادى الله من عاداك، وأبغض الله من أبغضك، ونصر الله من نصرك، وخذل الله من خذلك. يا علي، أنت زوج ابنتي، وأبو ولدي. يا علي، إنه لما عرج بي إلى السماء عهد إلي ربي فيك ثلاث كلمات، فقال: يا محمد. قلت: لبيك ربي وسعديك، تبارك وتعاليت. فقال: إن عليا إمام المتقين، وقائد الغر المحجلين، ويعسوب المؤمنين.
IsnādNous a rapporté Ja'far ibn Muhammad ibn Masrûr (rahimahu Allâh), qui dit : Nous a rapporté al-Husayn ibn Muhammad ibn 'Âmir, d'après son oncle 'Abd Allâh ibn 'Âmir, qui dit : M'a rapporté Abû Ahmad Muhammad ibn Ziyâd al-Azdî, d'après Abân ibn 'Uthmân al-Ahmar, d'après Abân ibn Taghlub, d'après 'Ikrima, d'après Ibn 'Abbâs
Il [Ibn 'Abbâs] dit : Le Messager de Dieu (sawa) dit un jour à 'Alî ibn Abî Tâlib (as), alors qu'il se trouvait dans la mosquée de Qubâ' et que les Ansâr étaient rassemblés : « Ô 'Alî, tu es mon frère et je suis ton frère. Ô 'Alî, tu es mon légataire testamentaire (wasî), mon successeur (khalîfa), et l'Imam de ma communauté après moi. Que Dieu soit l'allié de celui qui t'est allié, que Dieu soit l'ennemi de celui qui t'est ennemi, que Dieu abhorre celui qui t'abhorre, que Dieu soutienne celui qui te soutient, et que Dieu abandonne celui qui t'abandonne. Ô 'Alî, tu es l'époux de ma fille et le père de mes descendants. Ô 'Alî, lorsque je fus élevé au ciel [lors du Mi'râj], mon Seigneur me confia à ton sujet trois paroles. Il dit : Ô Muhammad ! Je répondis : Me voici, ô mon Seigneur, à Ta disposition — Béni sois-Tu et très élevé es-Tu. Il dit alors : 'Alî est l'Imam des pieux (imâm al-muttaqîn), le guide des lumineux aux membres resplendissants (qâ'id al-ghurr al-muhajjalîn), et le chef des croyants (ya'sûb al-mu'minîn). »
إن رسول الله (صلى الله عليه وآله) كان ذات يوم في منزل أم إبراهيم، وعنده نفر من أصحابه، إذ أقبل علي بن أبي طالب (عليه السلام)، فلما بصر به النبي (صلى الله عليه وآله) قال: يا معشر الناس، أقبل إليكم خير الناس بعدي، وهو مولاكم، طاعته مفروضة كطاعتي، ومعصيته محرمة كمعصيتي. معاشر الناس، أنا دار الحكمة، وعلي مفتاحها، ولن يوصل إلى الدار إلا بالمفتاح، وكذب من زعم أنه يحبني ويبغض عليا.
IsnādMuhammad ibn al-Hasan (radia Allahu 'anhu) nous a rapporté, disant : al-Hasan ibn Mutayyil al-Daqqâq nous a rapporté, disant : Muhammad ibn al-Husayn ibn Abi al-Khattâb nous a rapporté, disant : Muhammad ibn Sinân nous a rapporté, d'après Abû al-Jârûd Ziyâd ibn al-Mundhir, d'après Abû Ja'far Muhammad ibn 'Alî al-Bâqir (as), qui dit : « J'ai entendu Jâbir ibn 'Abd Allâh al-Ansârî dire »
Le Messager de Dieu (sawa) se trouvait un jour dans la demeure d'Umm Ibrâhîm, en présence d'un groupe de ses Compagnons, lorsque 'Alî ibn Abî Tâlib (as) s'avança vers eux. Lorsque le Prophète (sawa) le vit, il dit : « Ô vous, gens, voici qui s'avance vers vous le meilleur des hommes après moi ; il est votre maître (mawlâ), lui obéir est une obligation tout comme m'obéir, et lui désobéir est une chose prohibée tout comme me désobéir. Ô gens, je suis la maison de la sagesse (dâr al-hikma), et 'Alî en est la clé ; nul ne peut accéder à la maison que par la clé. Celui qui prétend m'aimer tout en haïssant 'Alî est un menteur. »
قال: إن رسول الله (صلى الله عليه وآله) قال ذات يوم لجابر بن عبد الله الانصاري: يا جابر، إنك ستبقى حتى تلقى ولدي محمد بن علي بن الحسين بن علي بن أبي طالب، المعروف في التوراة بالباقر فإذا لقيته فأقرئه مني السلام. فدخل جابر إلى علي بن الحسين (عليهما السلام) فوجد محمد بن علي (عليهما السلام) عنده غلاما، فقال له، يا غلام، أقبل. فأقبل، ثم قال له: أدبر. فأدبر، فقال جابر: شمائل رسول الله ورب الكعبة، ثم أقبل على علي بن الحسين (عليهما السلام) فقال له، من هذا؟ قال: هذا ابني، وصاحب الامر بعدي محمد الباقر. فقام جابر فوقع على قدميه يقبلهما، ويقول: نفسي لنفسك الفداء يا بن رسول الله، اقبل سلام أبيك، إن رسول الله (صلى الله عليه وآله) يقرأ عليك السلام. قال: فدمعت عينا أبي جعفر (عليه السلام)، ثم قال: يا جابر، على أبي رسول الله (صلى الله عليه وآله) السلام ما دامت السماوات والارض، وعليك - يا جابر - بما بلغت السلام.
IsnādMuhammad ibn al-Hasan (rda) nous a rapporté, disant : 'Abd Allah ibn Ja'far al-Humayri nous a rapporté, disant : Ya'qub ibn Yazid nous a rapporté, disant : Muhammad ibn Abi 'Umayr nous a rapporté, d'après Aban ibn 'Uthman, d'après al-Sadiq Ja'far ibn Muhammad (as)
Il dit : Le Messager de Dieu (sawa) dit un jour à Jabir ibn 'Abd Allah al-Ansari : « Ô Jabir, tu vivras jusqu'à rencontrer mon descendant Muhammad ibn 'Ali ibn al-Husayn ibn 'Ali ibn Abi Talib, connu dans la Torah sous le nom de al-Baqir. Lorsque tu le rencontreras, transmets-lui de ma part le salut. » Jabir se rendit alors auprès de 'Ali ibn al-Husayn (as) et trouva Muhammad ibn 'Ali (as) chez lui, encore enfant. Il lui dit : « Ô jeune garçon, avance vers moi. » Et il s'avança. Puis il lui dit : « Retourne-toi. » Et il se retourna. Jabir dit alors : « Ce sont les traits du Messager de Dieu, par le Seigneur de la Ka'ba ! » Puis il se tourna vers 'Ali ibn al-Husayn (as) et lui demanda : « Qui est cet enfant ? » Il répondit : « C'est mon fils, et le détenteur de l'Autorité après moi, Muhammad al-Baqir. » Jabir se leva alors et tomba à ses pieds, les embrassant, et dit : « Que mon âme soit ton sacrifice, ô fils du Messager de Dieu ! Reçois le salut de ton père : le Messager de Dieu (sawa) te transmet son salut. » Les yeux d'Abu Ja'far (as) se remplirent alors de larmes, puis il dit : « Ô Jabir, que la paix soit sur mon père le Messager de Dieu (sawa) tant que subsisteront les cieux et la terre, et que la paix soit sur toi, ô Jabir, pour avoir transmis ce salut. »
قال: إن رسول الله (صلى الله عليه وآله) لما أسري به إلى السماء، انتهى به جبرئيل إلى نهر يقال له النور، وهو قول الله عز وجل: (خلق الظلمات والنور)... (التكذيب مقتطع للمساحة).
IsnādMon père (ra) nous a rapporté : Nous a rapporté Saad ibn Abdullah, qui a dit : Nous a rapporté Ahmed ibn Abi Abdullah al-Barqi, de son père, de Khalaf ibn Hammad al-Asadi, d'Abi al-Hasan al-Abdi, de al-A'mash, de 'Ubayyah ibn Rabi', de Abdullah ibn Abbas
Il a dit : Lorsque le Messager de Dieu (sawa) fut transporté au ciel, Gabriel le mena à une rivière appelée 'Al-Nour', qui est la Parole de Dieu : "Il créa les ténèbres et la lumière". Lorsque Gabriel l'y amena, il dit : "Ô Muhammad, traverse par la bénédiction de Dieu, car Dieu a illuminé ta vision et étendu devant toi. C'est une rivière que personne n'a traversée, ni un ange proche ni un prophète envoyé, sauf que j'y plonge chaque jour, puis je sors et secoue mes ailes, et chaque goutte qui tombe de mes ailes, Dieu, le Béni et l'Exalté, créé un ange rapproché avec vingt mille visages et quarante mille langues, chaque langue prononçant une langue que l'autre ne comprend pas." Ainsi, le Messager de Dieu (sawa) traversa jusqu'à ce qu'il atteigne les voiles, et les voiles sont cinq cents voiles, chaque voile représentant une distance de cinq cents ans, puis on lui dit : "Avance, ô Muhammad." Il lui dit : "Ô Gabriel, pourquoi ne viens-tu pas avec moi ?" Il dit : "Je n'ai pas la permission de franchir cet endroit." Le Messager de Dieu (sawa) avança donc autant que Dieu voulut qu'il avance, jusqu'à ce qu'il entende Celui qui est le Seigneur, Béni et Exalté, dire : "Je suis Al-Mahmoud (le Loué) et tu es Muhammad, j'ai formé ton nom de Mon nom, celui qui te relie, je le relierai, et celui qui te coupe, je le couperai." Descends vers Mes serviteurs et informe-les de Mon honneur envers toi, et que Je n'ai envoyé de prophète sans lui donner un ministre, et que tu es Mon messager, et que Ali est ton ministre. Le Messager de Dieu (sawa) descendit alors, réticent à parler aux gens de quelque chose de peur qu'ils ne le soupçonnent, car ils étaient nouveaux dans l'ère de l'ignorance, jusqu'à ce que six jours se soient écoulés, puis Dieu, le Béni et l'Exalté a révélé : "Il se peut que tu laisses de côté une partie de ce qui t'est révélé, et que ta poitrine s'en étrangle." Le Messager de Dieu (sawa) supporta cela jusqu'au huitième jour, lorsque Dieu, le Béni et l'Exalté lui révéla : "Ô Messager, transmets ce qui t'a été révélé de ton Seigneur ; si tu ne le fais pas, tu n'auras pas transmis Son message, et Dieu te protégera des gens." Le Messager de Dieu (sawa) dit alors : "Une menace après un avertissement, je dois accomplir l'ordre de Dieu, car s'ils me suspectent et me traitent de menteur, cela m'est plus facile que d'encourir une punition sévère de Sa part dans ce monde et dans l'au-delà." Gabriel salua alors Ali comme chef des croyants, et Ali (as) dit : "Ô Messager de Dieu, j'entends la parole et je ne perçois pas la vision." Il dit : "Ô Ali, c'est Gabriel, il vient de Mon Seigneur avec la confirmation de ce qui m'a été promis." Ensuite, le Messager de Dieu (sawa) ordonna à ses compagnons de lui rendre hommage chacun à son tour sous le titre de chef des croyants, puis il dit : "Ô Bilal, appelle les gens afin qu'il ne reste personne excepté les malades, à sortir vers Ghadir Khumm demain." Le lendemain, le Messager de Dieu (sawa) sortit avec ses compagnons, louant Dieu et le glorifiant, puis il dit : "Ô gens, Dieu, le Béni et l'Exalté, m'a envoyé vers vous avec un message, et j'étais anxieux que vous me soupçonniez et me démentissiez, jusqu'à ce que Dieu descende une menace après une menace. Votre mécréance et votre soupçon envers moi sont plus légers pour moi que le châtiment de Dieu. En vérité, Dieu, le Béni et l'Exalté, m'a transporté et m'a fait entendre, et Il a dit : 'Ô Muhammad, Je suis Al-Mahmoud, et tu es Muhammad. J'ai formé ton nom de Mon nom, celui qui te relie, je le relierai, et celui qui te coupe, je le couperai.' Descends vers Mes serviteurs et informe-les de Mon honneur envers toi, et que Je n'ai envoyé de prophète sans lui donner un ministre, et que tu es Mon messager, et que Ali est ton ministre." Puis il prit la main de Ali ibn Abi Talib, les éleva jusqu'à ce que les gens voient la blancheur de leurs aisselles, et ne l'avait jamais fait auparavant, puis il dit : "Ô gens, en vérité, Dieu, le Béni et l'Exalté, est mon maître, et je suis le maître des croyants. Quiconque je suis le maître, Ali est son maître. Ô Dieu, sois l'ami de celui qui l'aime, et sois l'ennemi de celui qui lui est ennemi, et aide celui qui l'aide, et abandonne celui qui l'abandonne." Les sceptiques et les hypocrites, et ceux dont le cœur est malade et soumis aux troubles, dirent : "Nous cherchons refuge auprès de Dieu de ce propos qui n'est pas obligatoire, et nous ne sommes pas satisfaits de ce qu'Ali soit son ministre, c'est une impulsion de sa part." Salman, al-Miqdad, Abou Dhar, et Ammar ibn Yasir dirent : "Par Dieu, nous n'avons pas quitté ce lieu jusqu'à ce que ce verset soit révélé : 'Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait, et J'agrée l'Islam pour vous comme religion.'" Le Messager de Dieu (sawa) répéta cela trois fois, puis il dit : "La perfection de la religion, l'achèvement du bienfait, et le contentement du Seigneur sont liés à ma mission auprès de vous, et à la wilaya d'Ali ibn Abi Talib (après moi)."