13 - حدثنا أبي (رضي الله عنه)، قال: حدثنا علي بن إبراهيم، عن أبيه إبراهيم ابن هاشم، عن حماد بن عيسى، قال: قال لي أبو عبد الله (عليه السلام) يوما: تحسن أن تصلي، يا حماد؟ قال: فقلت: يا سيدي، أنا أحفظ كتاب حريز في الصلاة، قال: فقال: لا عليك قم صل، قال: فقمت بين يديه متوجها إلى القبلة، فاستفحت الصلاة، وركعت وسجدت، فقال: يا حماد، لا تحسن أن تصلي، ما أقبح بالرجل أن يأتي عليه ستون سنة أو سبعون سنة، فما يقيم صلاة واحدة بحدودها تامة! قال حماد: فأصابني في نفسي الذل، فقلت: جعلت فداك، فعلمني الصلاة. فقام أبو عبد الله (عليه السلام) مستقبل القبلة منتصبا، فأرسل يديه جميعا على فخذيه، قد ضم أصابعه، وقرب بين قدميه حتى كان بينهما قدر ثلاث أصابع مفرجات، واستقبل بأصابع رجليه جميعا، لم يحرفهما عن القبلة بخشوع واستكانة، وقال: الله أكبر. ثم قرأ الحمد بترتيل، و (قل هو الله أحد)، ثم صبر هنيئة بقدر ما تنفس وهو قائم، ثم قال: الله أكبر. وهو قائم، ثم ركع وملا كفيه من ركبتيه منفرجات، ورد ركبتيه إلى خلف حتى استوى ظهره حتى لو صب عليه قطرة من ماء أو دهن لم تزل لاستواء ظهره، ومدا عنقه، وغمض عينيه، ثم سبح ثلاثا بترتيل، فقال: سبحان ربي العظيم وبحمده، ثم استوى قائما، فلما استمكن من القيام قال: سمع الله لمن حمده، ثم كبر وهو قائم، ورفع يديه حيال وجهه، ثم سجد، ووضع كفيه مضمومتي الاصابع بين ركبتيه حيال وجهه، فقال: سبحان ربي الاعلى وبحمده. ثلاث مرات، ولم يضع شيئا من بدنه على شئ، وسجد على ثمانية أعظم: الجبهة، والكفين، وعيني الركبتين، وأنامل إبهامي الرجلين، فهذه السبعة فرض، ووضع الانف على الارض سنة، وهو الارغام. ثم رفع رأسه من السجود، فلما استوى جالسا، قال: الله أكبر، ثم قعد على جانبه الايسر، قد وضع ظاهر قدمه اليمنى على باطن قدمه اليسرى، وقال: استغفر الله ربي وأتوب إليه. ثم كبر وهو جالس، وسجد السجدة الثانية، وقال كما قال في الاولى، ولم يستعن بشئ من جسده على شئ في ركوع ولا سجود، كان مجنحا، ولم يضع ذراعيه على الارض، فصلى ركعتين على هذا، ثم قال: يا حماد، هكذا صل: ولا تلتفت، ولا تعبث بيديك وأصابعك، ولا تبزق عن يمينك، ولا عن يسارك، ولا بين يديك (1).
Isnād13 - Nous a rapporté mon père (que Dieu soit satisfait de lui), a dit : nous a rapporté ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père Ibrāhīm ibn Hāshim, d'après Ḥammād ibn ʿĪsā, a dit :
Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) me dit un jour : « Sais-tu bien prier, ô Ḥammād ? » Je répondis : « Ô mon maître, je connais par cœur le livre de Ḥarīz sur la prière. » Il dit : « Cela ne fait rien ; lève-toi et prie. » Je me tins donc devant lui, tourné vers la qibla (direction de La Mecque), et commençai la prière, inclinai la tête et me prosternai. Alors il dit : « Ô Ḥammād, tu ne sais pas bien prier. Quelle chose honteuse qu'un homme atteigne soixante ou soixante-dix ans sans accomplir une seule prière parfaite dans ses limites ! » Ḥammād dit : L'humiliation m'envahit, et je dis : « Que je sois ta rançon, enseigne-moi donc la prière. » Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) se leva alors, tourné vers la qibla, debout bien droit. Il laissa tomber ses deux mains sur ses cuisses, les doigts joints, et rapprocha ses pieds jusqu'à ce qu'il y ait entre eux la distance de trois doigts écartés. Il orienta les orteils des deux pieds vers la qibla sans les en détourner, avec humilité et soumission, et dit : Allāhu Akbar (Dieu est plus grand). Puis il récita la Fātiḥa (l'ouvrante) avec un rythme posé, et Qul Huwa Allāhu Aḥad (Sourate 112). Puis il fit une pause, le temps de respirer, debout. Ensuite, debout, il dit : Allāhu Akbar, puis s'inclina (rukūʿ). Il remplit ses paumes de ses genoux, doigts écartés, repoussa ses genoux en arrière jusqu'à ce que son dos fût parfaitement droit, si bien que si l'on y versait une goutte d'eau ou d'huile, elle n'aurait pas coulé, à cause de la rectitude de son dos. Il étendit son cou et ferma les yeux. Puis il glorifia trois fois avec lenteur, disant : Subḥāna rabbī al-ʿaẓīm wa bi-ḥamdih (Gloire à mon Seigneur, l'Immense, et à Sa louange). Ensuite, il se redressa debout ; quand il fut bien stable, il dit : Samiʿa Allāhu li-man ḥamidah (Dieu entend celui qui Le loue). Puis, debout, il prononça le takbīr et leva ses mains à hauteur de son visage. Ensuite, il se prosterna (sujūd). Il posa ses paumes, doigts joints, entre ses genoux, à hauteur de son visage, et dit : Subḥāna rabbī al-aʿlā wa bi-ḥamdih (Gloire à mon Seigneur, le Très-Haut, et à Sa louange), trois fois. Il ne posa aucune partie de son corps sur une autre, et se prosterna sur huit os : le front, les deux paumes, les deux rotules, et l'extrémité des deux gros orteils. Ces sept-là sont obligatoires (farḍ) ; poser le nez sur la terre est une tradition (sunna), et c'est l'arghām (raser la terre avec le nez). Puis il releva la tête de la prosternation ; quand il fut assis bien droit, il dit : Allāhu Akbar. Ensuite, il s'assit sur son côté gauche, plaçant le dessus de son pied droit sur la plante de son pied gauche, et dit : Astaghfiru Allāha rabbī wa atūbu ilayh (Je demande pardon à Dieu mon Seigneur et je me repens à Lui). Puis, assis, il dit le takbīr, se prosterna la seconde fois, et dit les mêmes paroles que la première fois. Il ne s'appuya sur aucune partie de son corps dans l'inclinaison ni la prosternation : il écartait ses bras (comme des ailes) et ne posait pas ses avant-bras sur la terre. Il pria ainsi deux rakʿa (unités de prière). Puis il dit : « Ô Ḥammād, prie ainsi ! Ne regarde pas à droite et à gauche, ne joue pas avec tes mains et tes doigts, ne crache ni à ta droite, ni à ta gauche, ni devant toi. »