Chapitre
1ـ أَخْبَرَنَا أَبُو جَعْفَرٍ مُحَمَّدُ بْنُ يَعْقُوبَ قَالَ حَدَّثَنِي عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ بْنِ هَاشِمٍ عَنْ أَبِيهِ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ عَنْ يُونُسَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنْ عَلِيِّ بْنِ مَنْصُورٍ قَالَ قَالَ لِي هِشَامُ بْنُ الْحَكَمِ كَانَ بِمِصْرَ زِنْدِيقٌ تَبْلُغُهُ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) أَشْيَاءُ فَخَرَجَ إِلَى الْمَدِينَةِ لِيُنَاظِرَهُ فَلَمْ يُصَادِفْهُ بِهَا وَقِيلَ لَهُ إِنَّهُ خَارِجٌ بِمَكَّةَ فَخَرَجَ إِلَى مَكَّةَ وَنَحْنُ مَعَ أَبِي عَبْدِ الله فَصَادَفَنَا وَنَحْنُ مَعَ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) فِي الطَّوَافِ وَكَانَ اسْمُهُ عَبْدَ الْمَلِكِ وَكُنْيَتُهُ أَبُو عَبْدِ الله فَضَرَبَ كَتِفَهُ كَتِفَ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) فَقَالَ لَهُ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) مَا اسْمُكَ فَقَالَ اسْمِي عَبْدُ الْمَلِكِ قَالَ فَمَا كُنْيَتُكَ قَالَ كُنْيَتِي أَبُو عَبْدِ الله فَقَالَ لَهُ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) فَمَنْ هَذَا الْمَلِكُ الَّذِي أَنْتَ عَبْدُهُ أَ مِنْ مُلُوكِ الارْضِ أَمْ مِنْ مُلُوكِ السَّمَاءِ وَأَخْبِرْنِي عَنِ ابْنِكَ عَبْدُ إِلَهِ السَّمَاءِ أَمْ عَبْدُ إِلَهِ الارْضِ قُلْ مَا شِئْتَ تُخْصَمُ قَالَ هِشَامُ بْنُ الْحَكَمِ فَقُلْتُ لِلزِّنْدِيقِ أَ مَا تَرُدُّ عَلَيْهِ قَالَ فَقَبَّحَ قَوْلِي فَقَالَ أَبُو عَبْدِ الله إِذَا فَرَغْتُ مِنَ الطَّوَافِ فَأْتِنَا فَلَمَّا فَرَغَ أَبُو عَبْدِ الله أَتَاهُ الزِّنْدِيقُ فَقَعَدَ بَيْنَ يَدَيْ أَبِي عَبْدِ الله وَنَحْنُ مُجْتَمِعُونَ عِنْدَهُ فَقَالَ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) لِلزِّنْدِيقِ أَ تَعْلَمُ أَنَّ لِلارْضِ تَحْتاً وَفَوْقاً قَالَ نَعَمْ قَالَ فَدَخَلْتَ تَحْتَهَا قَالَ لا قَالَ فَمَا يُدْرِيكَ مَا تَحْتَهَا قَالَ لا أَدْرِي إِلا أَنِّي أَظُنُّ أَنْ لَيْسَ تَحْتَهَا شَيْءٌ فَقَالَ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) فَالظَّنُّ عَجْزٌ لِمَا لا تَسْتَيْقِنُ ثُمَّ قَالَ أَبُو عَبْدِ الله أَ فَصَعِدْتَ السَّمَاءَ قَالَ لا قَالَ أَ فَتَدْرِي مَا فِيهَا قَالَ لا قَالَ عَجَباً لَكَ لَمْ تَبْلُغِ الْمَشْرِقَ وَلَمْ تَبْلُغِ الْمَغْرِبَ وَلَمْ تَنْزِلِ الارْضَ وَلَمْ تَصْعَدِ السَّمَاءَ وَلَمْ تَجُزْ هُنَاكَ فَتَعْرِفَ مَا خَلْفَهُنَّ وَأَنْتَ جَاحِدٌ بِمَا فِيهِنَّ وَهَلْ يَجْحَدُ الْعَاقِلُ مَا لا يَعْرِفُ قَالَ الزِّنْدِيقُ مَا كَلَّمَنِي بِهَذَا أَحَدٌ غَيْرُكَ فَقَالَ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) فَأَنْتَ مِنْ ذَلِكَ فِي شَكٍّ فَلَعَلَّهُ هُوَ وَلَعَلَّهُ لَيْسَ هُوَ فَقَالَ الزِّنْدِيقُ وَلَعَلَّ ذَلِكَ فَقَالَ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) أَيُّهَا الرَّجُلُ لَيْسَ لِمَنْ لا يَعْلَمُ حُجَّةٌ عَلَى مَنْ يَعْلَمُ وَلا حُجَّةَ لِلْجَاهِلِ يَا أَخَا أَهْلِ مِصْرَ تَفْهَمُ عَنِّي فَإِنَّا لا نَشُكُّ فِي الله أَبَداً أَ مَا تَرَى الشَّمْسَ وَالْقَمَرَ وَاللَّيْلَ وَالنَّهَارَ يَلِجَانِ فَلا يَشْتَبِهَانِ وَيَرْجِعَانِ قَدِ اضْطُرَّا لَيْسَ لَهُمَا مَكَانٌ إِلا مَكَانُهُمَا فَإِنْ كَانَا يَقْدِرَانِ عَلَى أَنْ يَذْهَبَا فَلِمَ يَرْجِعَانِ وَإِنْ كَانَا غَيْرَ مُضْطَرَّيْنِ فَلِمَ لا يَصِيرُ اللَّيْلُ نَهَاراً وَالنَّهَارُ لَيْلاً اضْطُرَّا وَالله يَا أَخَا أَهْلِ مِصْرَ إِلَى دَوَامِهِمَا وَالَّذِي اضْطَرَّهُمَا أَحْكَمُ مِنْهُمَا وَأَكْبَرُ فَقَالَ الزِّنْدِيقُ صَدَقْتَ ثُمَّ قَالَ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) يَا أَخَا أَهْلِ مِصْرَ إِنَّ الَّذِي تَذْهَبُونَ إِلَيْهِ وَتَظُنُّونَ أَنَّهُ الدَّهْرُ إِنْ كَانَ الدَّهْرُ يَذْهَبُ بِهِمْ لِمَ لا يَرُدُّهُمْ وَإِنْ كَانَ يَرُدُّهُمْ لِمَ لا يَذْهَبُ بِهِمُ الْقَوْمُ مُضْطَرُّونَ يَا أَخَا أَهْلِ مِصْرَ لِمَ السَّمَاءُ مَرْفُوعَةٌ وَالارْضُ مَوْضُوعَةٌ لِمَ لا يَسْقُطُ السَّمَاءُ عَلَى الارْضِ لِمَ لا تَنْحَدِرُ الارْضُ فَوْقَ طِبَاقِهَا وَلا يَتَمَاسَكَانِ وَلا يَتَمَاسَكُ مَنْ عَلَيْهَا قَالَ الزِّنْدِيقُ أَمْسَكَهُمَا الله رَبُّهُمَا وَسَيِّدُهُمَا قَالَ فَآمَنَ الزِّنْدِيقُ عَلَى يَدَيْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) فَقَالَ لَهُ حُمْرَانُ جُعِلْتُ فِدَاكَ إِنْ آمَنَتِ الزَّنَادِقَةُ عَلَى يَدِكَ فَقَدْ آمَنَ الْكُفَّارُ عَلَى يَدَيْ أَبِيكَ فَقَالَ الْمُؤْمِنُ الَّذِي آمَنَ عَلَى يَدَيْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) اجْعَلْنِي مِنْ تَلامِذَتِكَ فَقَالَ أَبُو عَبْدِ الله يَا هِشَامَ بْنَ الْحَكَمِ خُذْهُ إِلَيْكَ وَعَلِّمْهُ فَعَلَّمَهُ هِشَامٌ فَكَانَ مُعَلِّمَ أَهْلِ الشَّامِ وَأَهْلِ مِصْرَ الايمَانَ وَحَسُنَتْ طَهَارَتُهُ حَتَّى رَضِيَ بِهَا أَبُو عَبْدِ الله.
IsnādNous a rapporté Abū Jaʿfar Muḥammad ibn Yaʿqūb, qui a dit : m'a rapporté ʿAlī ibn Ibrāhīm ibn Hāshim, d'après son père, d'après al-Ḥasan ibn Ibrāhīm, d'après Yūnus ibn ʿAbd al-Raḥmān, d'après ʿAlī ibn Manṣūr,
Hishām ibn al-Ḥakam m'a dit : Il y avait en Égypte un zindīq (hérétique dualiste / manichéen) à qui parvenaient des propos d'Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, sur lui la paix). Il se rendit à Médine pour disputer avec lui, mais ne l'y trouva pas. On lui dit qu'il se trouvait à La Mecque. Il partit donc pour La Mecque alors que nous étions avec Abū ʿAbd Allāh. Il nous rencontra alors que nous étions avec Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) en train d'effectuer les circumambulations (ṭawāf). Son nom était ʿAbd al-Malik et son kunya (surnom) Abū ʿAbd Allāh. Il frappa l'épaule d'Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) avec la sienne. Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) lui dit : « Quel est ton nom ? » Il répondit : « Mon nom est ʿAbd al-Malik (serviteur du roi). » Il demanda : « Et quel est ton kunya ? » Il répondit : « Mon kunya est Abū ʿAbd Allāh (père du serviteur de Dieu). » Alors Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) lui dit : « Quel est donc ce roi dont tu es le serviteur ? Est-il l'un des rois de la terre ou l'un des rois du ciel ? Et informe-moi au sujet de ton fils : est-il le serviteur du dieu du ciel ou le serviteur du dieu de la terre ? Dis ce que tu voudras, tu seras vaincu. » Hishām ibn al-Ḥakam dit : Je dis au zindīq : « Ne lui réponds-tu pas ? » Il désapprouva ma parole. Abū ʿAbd Allāh dit : « Quand j'aurai fini la circumambulation, viens nous rejoindre. » Lorsqu'Abū ʿAbd Allāh eut fini, le zindīq vint à lui et s'assit devant Abū ʿAbd Allāh tandis que nous étions réunis autour de lui. Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) dit au zindīq : « Sais-tu que la terre a un dessous et un dessus ? » Il dit : « Oui. » Il demanda : « Es-tu descendu en dessous d'elle ? » Il dit : « Non. » Il demanda : « Comment sais-tu donc ce qu'il y a en dessous d'elle ? » Il dit : « Je ne sais pas, si ce n'est que je suppose qu'il n'y a rien en dessous d'elle. » Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) dit : « La supposition est l'impuissance face à ce dont tu n'as pas la certitude. » Puis Abū ʿAbd Allāh dit : « Es-tu monté au ciel ? » Il dit : « Non. » Il dit : « Sais-tu donc ce qui s'y trouve ? » Il dit : « Non. » Il dit : « Il est étonnant que tu n'aies pas atteint l'Orient, ni le Couchant, que tu ne sois pas descendu sous la terre, que tu ne sois pas monté au ciel, que tu n'aies pas dépassé ces limites pour connaître ce qui se trouve au-delà, et que pourtant tu nies ce qui s'y trouve. Un homme sensé peut-il nier ce qu'il ne connaît pas ? » Le zindīq dit : « Personne d'autre que toi ne m'a parlé de la sorte. » Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) dit : « Es-tu donc dans le doute à ce sujet ? Peut-être est-Il (Dieu), peut-être n'est-Il pas. » Le zindīq dit : « Peut-être en est-il ainsi. » Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) dit : « Ô homme ! Celui qui ne sait pas n'a pas d'argument contre celui qui sait, et il n'y a pas d'argument pour l'ignorant. Ô frère des Égyptiens, comprends-moi bien : quant à nous, nous ne doutons jamais de Dieu. Ne vois-tu pas le soleil et la lune, la nuit et le jour, qui s'entrelacent sans se confondre, et qui reviennent ? Ils y sont contraints, ils n'ont d'autre place que la leur. S'ils avaient le pouvoir de s'en aller, pourquoi reviendraient-ils ? Et s'ils n'y sont pas contraints, pourquoi la nuit ne devient-elle pas le jour, et le jour la nuit ? Ils sont contraints, par Dieu, ô frère des Égyptiens, à leur permanence. Et Celui qui les contraint est plus sage et plus grand qu'eux. » Le zindīq dit : « Tu as dit vrai. » Puis Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) dit : « Ô frère des Égyptiens ! Quant à ce vers quoi vous vous tournez et que vous supposez être le temps (al-dahr), si le temps les emporte, pourquoi ne les ramène-t-il pas ? Et s'il les ramène, pourquoi ne les emporte-t-il pas ? Les gens sont contraints, ô frère des Égyptiens. Pourquoi le ciel est-il élevé et la terre abaissée ? Pourquoi le ciel ne tombe-t-il pas sur la terre ? Pourquoi la terre ne s'effondre-t-elle pas sur ses couches ? Pourquoi ne se maintiennent-ils pas eux-mêmes, ni ceux qui sont sur elle ? » Le zindīq dit : « C'est Dieu, leur Seigneur et leur Maître, qui les retient. » Alors le zindīq embrassa la foi (āmana) par l'intermédiaire d'Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix). Ḥumrān lui dit : « Que je sois sacrifié pour toi ! Si les zanādiqa (hérétiques) embrassent la foi par ton intermédiaire, alors les mécréants ont embrassé la foi par l'intermédiaire de ton père. » Le croyant qui avait embrassé la foi par l'intermédiaire d'Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) dit : « Fais de moi l'un de tes disciples. » Abū ʿAbd Allāh dit : « Ô Hishām ibn al-Ḥakam, prends-le avec toi et enseigne-lui. » Hishām l'enseigna, et il devint l'instituteur de la foi pour les gens du Shām et de l'Égypte. Sa pureté (ṭahāra) fut belle au point qu'Abū ʿAbd Allāh en fut satisfait.
2ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ خَالِدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي هَاشِمٍ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَسِّنٍ الْمِيثَمِيِّ قَالَ كُنْتُ عِنْدَ أَبِي مَنْصُورٍ الْمُتَطَبِّبِ فَقَالَ أَخْبَرَنِي رَجُلٌ مِنْ أَصْحَابِي قَالَ كُنْتُ أَنَا وَابْنُ أَبِي الْعَوْجَاءِ وَعَبْدُ الله بْنُ الْمُقَفَّعِ فِي الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ فَقَالَ ابْنُ الْمُقَفَّعِ تَرَوْنَ هَذَا الْخَلْقَ وَأَوْمَأَ بِيَدِهِ إِلَى مَوْضِعِ الطَّوَافِ مَا مِنْهُمْ أَحَدٌ أُوجِبُ لَهُ اسْمَ الانْسَانِيَّةِ إِلا ذَلِكَ الشَّيْخُ الْجَالِسُ يَعْنِي أَبَا عَبْدِ الله جَعْفَرَ بْنَ مُحَمَّدٍ (عَلَيْهما السَّلام) فَأَمَّا الْبَاقُونَ فَرَعَاعٌ وَبَهَائِمُ فَقَالَ لَهُ ابْنُ أَبِي الْعَوْجَاءِ وَكَيْفَ أَوْجَبْتَ هَذَا الاسْمَ لِهَذَا الشَّيْخِ دُونَ هَؤُلاءِ قَالَ لانِّي رَأَيْتُ عِنْدَهُ مَا لَمْ أَرَهُ عِنْدَهُمْ فَقَالَ لَهُ ابْنُ أَبِي الْعَوْجَاءِ لا بُدَّ مِنِ اخْتِبَارِ مَا قُلْتَ فِيهِ مِنْهُ قَالَ فَقَالَ لَهُ ابْنُ الْمُقَفَّعِ لا تَفْعَلْ فَإِنِّي أَخَافُ أَنْ يُفْسِدَ عَلَيْكَ مَا فِي يَدِكَ فَقَالَ لَيْسَ ذَا رَأْيَكَ وَلَكِنْ تَخَافُ أَنْ يَضْعُفَ رَأْيُكَ عِنْدِي فِي إِحْلالِكَ إِيَّاهُ الْمَحَلَّ الَّذِي وَصَفْتَ فَقَالَ ابْنُ الْمُقَفَّعِ أَمَّا إِذَا تَوَهَّمْتَ عَلَيَّ هَذَا فَقُمْ إِلَيْهِ وَتَحَفَّظْ مَا اسْتَطَعْتَ مِنَ الزَّلَلِ وَلا تَثْنِي عِنَانَكَ إِلَى اسْتِرْسَالٍ فَيُسَلِّمَكَ إِلَى عِقَالٍ وَسِمْهُ مَا لَكَ أَوْ عَلَيْكَ قَالَ فَقَامَ ابْنُ أَبِي الْعَوْجَاءِ وَبَقِيتُ أَنَا وَابْنُ الْمُقَفَّعِ جَالِسَيْنِ فَلَمَّا رَجَعَ إِلَيْنَا ابْنُ أَبِي الْعَوْجَاءِ قَالَ وَيْلَكَ يَا ابْنَ الْمُقَفَّعِ مَا هَذَا بِبَشَرٍ وَإِنْ كَانَ فِي الدُّنْيَا رُوحَانِيٌّ يَتَجَسَّدُ إِذَا شَاءَ ظَاهِراً وَيَتَرَوَّحُ إِذَا شَاءَ بَاطِناً فَهُوَ هَذَا فَقَالَ لَهُ وَكَيْفَ ذَلِكَ قَالَ جَلَسْتُ إِلَيْهِ فَلَمَّا لَمْ يَبْقَ عِنْدَهُ غَيْرِي ابْتَدَأَنِي فَقَالَ إِنْ يَكُنِ الامْرُ عَلَى مَا يَقُولُ هَؤُلاءِ وَهُوَ عَلَى مَا يَقُولُونَ يَعْنِي أَهْلَ الطَّوَافِ فَقَدْ سَلِمُوا وَعَطِبْتُمْ وَإِنْ يَكُنِ الامْرُ عَلَى مَا تَقُولُونَ وَلَيْسَ كَمَا تَقُولُونَ فَقَدِ اسْتَوَيْتُمْ وَهُمْ فَقُلْتُ لَهُ يَرْحَمُكَ الله وَأَيَّ شَيْءٍ نَقُولُ وَأَيَّ شَيْءٍ يَقُولُونَ مَا قَوْلِي وَقَوْلُهُمْ إِلا وَاحِدٌ فَقَالَ وَكَيْفَ يَكُونُ قَوْلُكَ وَقَوْلُهُمْ وَاحِداً وَهُمْ يَقُولُونَ إِنَّ لَهُمْ مَعَاداً وَثَوَاباً وَعِقَاباً وَيَدِينُونَ بِأَنَّ فِي السَّمَاءِ إِلَهاً وَأَنَّهَا عُمْرَانٌ وَأَنْتُمْ تَزْعُمُونَ أَنَّ السَّمَاءَ خَرَابٌ لَيْسَ فِيهَا أَحَدٌ قَالَ فَاغْتَنَمْتُهَا مِنْهُ فَقُلْتُ لَهُ مَا مَنَعَهُ إِنْ كَانَ الامْرُ كَمَا يَقُولُونَ أَنْ يَظْهَرَ لِخَلْقِهِ وَيَدْعُوَهُمْ إِلَى عِبَادَتِهِ حَتَّى لا يَخْتَلِفَ مِنْهُمُ اثْنَانِ وَلِمَ احْتَجَبَ عَنْهُمْ وَأَرْسَلَ إِلَيْهِمُ الرُّسُلَ وَلَوْ بَاشَرَهُمْ بِنَفْسِهِ كَانَ أَقْرَبَ إِلَى الايمَانِ بِهِ فَقَالَ لِي وَيْلَكَ وَكَيْفَ احْتَجَبَ عَنْكَ مَنْ أَرَاكَ قُدْرَتَهُ فِي نَفْسِكَ نُشُوءَكَ وَلَمْ تَكُنْ وَكِبَرَكَ بَعْدَ صِغَرِكَ وَقُوَّتَكَ بَعْدَ ضَعْفِكَ وَضَعْفَكَ بَعْدَ قُوَّتِكَ وَسُقْمَكَ بَعْدَ صِحَّتِكَ وَصِحَّتَكَ بَعْدَ سُقْمِكَ وَرِضَاكَ بَعْدَ غَضَبِكَ وَغَضَبَكَ بَعْدَ رِضَاكَ وَحُزْنَكَ بَعْدَ فَرَحِكَ وَفَرَحَكَ بَعْدَ حُزْنِكَ وَحُبَّكَ بَعْدَ بُغْضِكَ وَبُغْضَكَ بَعْدَ حُبِّكَ وَعَزْمَكَ بَعْدَ أَنَاتِكَ وَأَنَاتَكَ بَعْدَ عَزْمِكَ وَشَهْوَتَكَ بَعْدَ كَرَاهَتِكَ وَكَرَاهَتَكَ بَعْدَ شَهْوَتِكَ وَرَغْبَتَكَ بَعْدَ رَهْبَتِكَ وَرَهْبَتَكَ بَعْدَ رَغْبَتِكَ وَرَجَاءَكَ بَعْدَ يَأْسِكَ وَيَأْسَكَ بَعْدَ رَجَائِكَ وَخَاطِرَكَ بِمَا لَمْ يَكُنْ فِي وَهْمِكَ وَعُزُوبَ مَا أَنْتَ مُعْتَقِدُهُ عَنْ ذِهْنِكَ وَمَا زَالَ يُعَدِّدُ عَلَيَّ قُدْرَتَهُ الَّتِي هِيَ فِي نَفْسِي الَّتِي لا أَدْفَعُهَا حَتَّى ظَنَنْتُ أَنَّهُ سَيَظْهَرُ فِيمَا بَيْنِي وَبَيْنَهُ عَنْهُ عَنْ بَعْضِ أَصْحَابِنَا رَفَعَهُ وَزَادَ فِي حَدِيثِ ابْنِ أَبِي الْعَوْجَاءِ حِينَ سَأَلَهُ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ عَادَ ابْنُ أَبِي الْعَوْجَاءِ فِي الْيَوْمِ الثَّانِي إِلَى مَجْلِسِ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) فَجَلَسَ وَهُوَ سَاكِتٌ لا يَنْطِقُ فَقَالَ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) كَأَنَّكَ جِئْتَ تُعِيدُ بَعْضَ مَا كُنَّا فِيهِ فَقَالَ أَرَدْتُ ذَلِكَ يَا ابْنَ رَسُولِ الله فَقَالَ لَهُ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) مَا أَعْجَبَ هَذَا تُنْكِرُ الله وَتَشْهَدُ أَنِّي ابْنُ رَسُولِ الله فَقَالَ الْعَادَةُ تَحْمِلُنِي عَلَى ذَلِكَ فَقَالَ لَهُ الْعَالِمُ (عَلَيْهِ السَّلام) فَمَا يَمْنَعُكَ مِنَ الْكَلامِ قَالَ إِجْلالاً لَكَ وَمَهَابَةً مَا يَنْطَلِقُ لِسَانِي بَيْنَ يَدَيْكَ فَإِنِّي شَاهَدْتُ الْعُلَمَاءَ وَنَاظَرْتُ الْمُتَكَلِّمِينَ فَمَا تَدَاخَلَنِي هَيْبَةٌ قَطُّ مِثْلُ مَا تَدَاخَلَنِي مِنْ هَيْبَتِكَ قَالَ يَكُونُ ذَلِكَ وَلَكِنْ أَفْتَحُ عَلَيْكَ بِسُؤَالٍ وَأَقْبَلَ عَلَيْهِ فَقَالَ لَهُ أَ مَصْنُوعٌ أَنْتَ أَوْ غَيْرُ مَصْنُوعٍ فَقَالَ عَبْدُ الْكَرِيمِ بْنُ أَبِي الْعَوْجَاءِ بَلْ أَنَا غَيْرُ مَصْنُوعٍ فَقَالَ لَهُ الْعَالِمُ (عَلَيْهِ السَّلام) فَصِفْ لِي لَوْ كُنْتَ مَصْنُوعاً كَيْفَ كُنْتَ تَكُونُ فَبَقِيَ عَبْدُ الْكَرِيمِ مَلِيّاً لا يُحِيرُ جَوَاباً وَوَلَعَ بِخَشَبَةٍ كَانَتْ بَيْنَ يَدَيْهِ وَهُوَ يَقُولُ طَوِيلٌ عَرِيضٌ عَمِيقٌ قَصِيرٌ مُتَحَرِّكٌ سَاكِنٌ كُلُّ ذَلِكَ صِفَةُ خَلْقِهِ فَقَالَ لَهُ الْعَالِمُ فَإِنْ كُنْتَ لَمْ تَعْلَمْ صِفَةَ الصَّنْعَةِ غَيْرَهَا فَاجْعَلْ نَفْسَكَ مَصْنُوعاً لِمَا تَجِدُ فِي نَفْسِكَ مِمَّا يَحْدُثُ مِنْ هَذِهِ الامُورِ فَقَالَ لَهُ عَبْدُ الْكَرِيمِ سَأَلْتَنِي عَنْ مَسْأَلَةٍ لَمْ يَسْأَلْنِي عَنْهَا أَحَدٌ قَبْلَكَ وَلا يَسْأَلُنِي أَحَدٌ بَعْدَكَ عَنْ مِثْلِهَا فَقَالَ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) هَبْكَ عَلِمْتَ أَنَّكَ لَمْ تُسْأَلْ فِيمَا مَضَى فَمَا عَلَّمَكَ أَنَّكَ لا تُسْأَلُ فِيمَا بَعْدُ عَلَى أَنَّكَ يَا عَبْدَ الْكَرِيمِ نَقَضْتَ قَوْلَكَ لانَّكَ تَزْعُمُ أَنَّ الاشْيَاءَ مِنَ الاوَّلِ سَوَاءٌ فَكَيْفَ قَدَّمْتَ وَأَخَّرْتَ ثُمَّ قَالَ يَا عَبْدَ الْكَرِيمِ أَزِيدُكَ وُضُوحاً أَ رَأَيْتَ لَوْ كَانَ مَعَكَ كِيسٌ فِيهِ جَوَاهِرُ فَقَالَ لَكَ قَائِلٌ هَلْ فِي الْكِيسِ دِينَارٌ فَنَفَيْتَ كَوْنَ الدِّينَارِ فِي الْكِيسِ فَقَالَ لَكَ صِفْ لِيَ الدِّينَارَ وَكُنْتَ غَيْرَ عَالِمٍ بِصِفَتِهِ هَلْ كَانَ لَكَ أَنْ تَنْفِيَ كَوْنَ الدِّينَارِ عَنِ الْكِيسِ وَأَنْتَ لا تَعْلَمُ قَالَ لا فَقَالَ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) فَالْعَالَمُ أَكْبَرُ وَأَطْوَلُ وَأَعْرَضُ مِنَ الْكِيسِ فَلَعَلَّ فِي الْعَالَمِ صَنْعَةً مِنْ حَيْثُ لا تَعْلَمُ صِفَةَ الصَّنْعَةِ مِنْ غَيْرِ الصَّنْعَةِ فَانْقَطَعَ عَبْدُ الْكَرِيمِ وَأَجَابَ إِلَى الاسْلامِ بَعْضُ أَصْحَابِهِ وَبَقِيَ مَعَهُ بَعْضٌ فَعَادَ فِي الْيَوْمِ الثَّالِثِ فَقَالَ أَقْلِبُ السُّؤَالَ فَقَالَ لَهُ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) سَلْ عَمَّا شِئْتَ فَقَالَ مَا الدَّلِيلُ عَلَى حَدَثِ الاجْسَامِ فَقَالَ إِنِّي مَا وَجَدْتُ شَيْئاً صَغِيراً وَلا كَبِيراً إِلا وَإِذَا ضُمَّ إِلَيْهِ مِثْلُهُ صَارَ أَكْبَرَ وَفِي ذَلِكَ زَوَالٌ وَانْتِقَالٌ عَنِ الْحَالَةِ الاولَى وَلَوْ كَانَ قَدِيماً مَا زَالَ وَلا حَالَ لانَّ الَّذِي يَزُولُ وَيَحُولُ يَجُوزُ أَنْ يُوجَدَ وَيُبْطَلَ فَيَكُونُ بِوُجُودِهِ بَعْدَ عَدَمِهِ دُخُولٌ فِي الْحَدَثِ وَفِي كَوْنِهِ فِي الازَلِ دُخُولُهُ فِي الْعَدَمِ وَلَنْ تَجْتَمِعَ صِفَةُ الازَلِ وَالْعَدَمِ وَالْحُدُوثِ وَالْقِدَمِ فِي شَيْءٍ وَاحِدٍ فَقَالَ عَبْدُ الْكَرِيمِ هَبْكَ عَلِمْتَ فِي جَرْيِ الْحَالَتَيْنِ وَالزَّمَانَيْنِ عَلَى مَا ذَكَرْتَ وَاسْتَدْلَلْتَ بِذَلِكَ عَلَى حُدُوثِهِا فَلَوْ بَقِيَتِ الاشْيَاءُ عَلَى صِغَرِهَا مِنْ أَيْنَ كَانَ لَكَ أَنْ تَسْتَدِلَّ عَلَى حُدُوثِهِنَّ فَقَالَ الْعَالِمُ (عَلَيْهِ السَّلام) إِنَّمَا نَتَكَلَّمُ عَلَى هَذَا الْعَالَمِ الْمَوْضُوعِ فَلَوْ رَفَعْنَاهُ وَوَضَعْنَا عَالَماً آخَرَ كَانَ لا شَيْءَ أَدَلَّ عَلَى الْحَدَثِ مِنْ رَفْعِنَا إِيَّاهُ وَوَضْعِنَا غَيْرَهُ وَلَكِنْ أُجِيبُكَ مِنْ حَيْثُ قَدَّرْتَ أَنْ تُلْزِمَنَا فَنَقُولُ إِنَّ الاشْيَاءَ لَوْ دَامَتْ عَلَى صِغَرِهَا لَكَانَ فِي الْوَهْمِ أَنَّهُ مَتَى ضُمَّ شَيْءٌ إِلَى مِثْلِهِ كَانَ أَكْبَرَ وَفِي جَوَازِ التَّغْيِيرِ عَلَيْهِ خُرُوجُهُ مِنَ الْقِدَمِ كَمَا أَنَّ فِي تَغْيِيرِهِ دُخُولَهُ فِي الْحَدَثِ لَيْسَ لَكَ وَرَاءَهُ شَيْءٌ يَا عَبْدَ الْكَرِيمِ فَانْقَطَعَ وَخُزِيَ فَلَمَّا كَانَ مِنَ الْعَامِ الْقَابِلِ الْتَقَى مَعَهُ فِي الْحَرَمِ فَقَالَ لَهُ بَعْضُ شِيعَتِهِ إِنَّ ابْنَ أَبِي الْعَوْجَاءِ قَدْ أَسْلَمَ فَقَالَ الْعَالِمُ (عَلَيْهِ السَّلام) هُوَ أَعْمَى مِنْ ذَلِكَ لا يُسْلِمُ فَلَمَّا بَصُرَ بِالْعَالِمِ قَالَ سَيِّدِي وَمَوْلايَ فَقَالَ لَهُ الْعَالِمُ (عَلَيْهِ السَّلام) مَا جَاءَ بِكَ إِلَى هَذَا الْمَوْضِعِ فَقَالَ عَادَةُ الْجَسَدِ وَسُنَّةُ الْبَلَدِ وَلِنَنْظُرَ مَا النَّاسُ فِيهِ مِنَ الْجُنُونِ وَالْحَلْقِ وَرَمْيِ الْحِجَارَةِ فَقَالَ لَهُ الْعَالِمُ (عَلَيْهِ السَّلام) أَنْتَ بَعْدُ عَلَى عُتُوِّكَ وَضَلالِكَ يَا عَبْدَ الْكَرِيمِ فَذَهَبَ يَتَكَلَّمُ فَقَالَ لَهُ (عَلَيْهِ السَّلام) لا جِدَالَ فِي الْحَجِّ وَنَفَضَ رِدَاءَهُ مِنْ يَدِهِ وَقَالَ إِنْ يَكُنِ الامْرُ كَمَا تَقُولُ وَلَيْسَ كَمَا تَقُولُ نَجَوْنَا وَنَجَوْتَ وَإِنْ يَكُنِ الامْرُ كَمَا نَقُولُ وَهُوَ كَمَا نَقُولُ نَجَوْنَا وَهَلَكْتَ فَأَقْبَلَ عَبْدُ الْكَرِيمِ عَلَى مَنْ مَعَهُ فَقَالَ وَجَدْتُ فِي قَلْبِي حَزَازَةً فَرُدُّونِي فَرَدُّوهُ فَمَاتَ لا رَحِمَهُ الله.
IsnādD'après plusieurs de nos compagnons, d'après Ahmad ibn Muhammad ibn Khalid, d'après Muhammad ibn ʿAlī, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn Muhammad ibn Abī Hāshim, d'après Ahmad ibn Muḥsin al-Mīthamī, qui a dit : J'étais chez Abū Manṣūr le médecin, qui m'a dit : Un homme parmi mes compagnons m'a raconté
Il a dit : « J'étais, moi, Ibn Abī al-ʿAwjā’ et ʿAbd Allāh ibn al-Muqaffaʿ, dans la Mosquée sacrée. Ibn al-Muqaffaʿ dit alors : « Voyez-vous cette foule ? » et il fit un geste de la main vers l'aire du ṭawāf (circumambulation). « Il n'y a parmi eux personne à qui je puisse attribuer le nom d'humanité, excepté ce vieillard assis », désignant Abū ʿAbd Allāh Jaʿfar ibn Muḥammad (les deux sur lui la paix). « Quant aux autres, ce ne sont que des moutons et des bêtes. » Ibn Abī al-ʿAwjā’ lui dit : « Et comment as-tu attribué ce nom à ce vieillard à l'exclusion de ceux-ci ? » Il répondit : « Parce que j'ai vu chez lui ce que je n'ai pas vu chez eux. » Ibn Abī al-ʿAwjā’ lui dit : « Il faut absolument que j'éprouve ce que tu as dit à son sujet. » Ibn al-Muqaffaʿ lui dit : « Ne fais pas cela, car je crains qu'il ne corrompe ce qui est entre tes mains. » Il répondit : « Ce n'est pas là ton opinion, mais tu crains que ton jugement sur lui ne s'affaiblisse à mes yeux, après que tu l'as placé à ce rang que tu as décrit. » Ibn al-Muqaffaʿ dit alors : « Puisque tu as conçu cette idée contre moi, va vers lui, et prends garde autant que possible à ne pas faire de faux pas ; ne laisse pas libre cours à ta langue, car cela te livrerait à l'impuissance ; et sache si tu auras l'avantage ou non. » Il dit : « Ibn Abī al-ʿAwjā’ se leva, et moi et Ibn al-Muqaffaʿ restâmes assis. Lorsque Ibn Abī al-ʿAwjā’ revint à nous, il dit : « Malheur à toi, ô Ibn al-Muqaffaʿ ! Ce n'est pas un être humain ! S'il existe en ce monde un être spirituel (rūḥānī) qui se matérialise extérieurement quand il le veut et se spiritualise intérieurement quand il le veut, c'est bien celui-ci. » Il lui dit : « Comment cela ? » Il répondit : « Je me suis assis près de lui. Lorsqu'il ne resta plus que moi, il prit l'initiative et me dit : « Si la réalité est telle que le disent ces gens — et elle est telle qu'ils le disent », désignant les gens du ṭawāf, « alors ils sont sauvés et vous êtes perdus ; et si la réalité est telle que vous le dites, mais qu'il n'en est pas comme vous le dites, alors vous êtes égaux avec eux. » Je lui dis : « Que Dieu te fasse miséricorde ! Et que disons-nous, et que disent-ils ? Ma parole et la leur ne sont qu'une seule et même chose. » Il dit : « Comment ta parole et la leur pourraient-elles être une seule chose, alors qu'ils disent qu'ils ont un retour (maʿād), une récompense (thawāb) et un châtiment (ʿiqāb), et qu'ils professent qu'il y a dans le ciel une divinité et qu'il est habité, tandis que vous prétendez que le ciel est vide et qu'il n'y a personne dedans ? » Il dit : « Alors, saisisant l'opportunité, je lui dis : « Qu'est-ce qui l'empêche, si la réalité est comme ils le disent, de se manifester à Sa création et de les appeler à Son adoration, de sorte que pas deux d'entre eux ne divergent ? Et pourquoi S'est-Il voilé à eux et a-t-Il envoyé vers eux des messagers ? S'Il les avait abordés Lui-même, cela aurait été plus proche de la foi en Lui. » Il me dit : « Malheur à toi ! Comment celui qui te montre Sa puissance en toi-même serait-Il voilé à toi ? — ta croissance après n'avoir pas été, ta grandeur après ta petitesse, ta force après ta faiblesse, ta faiblesse après ta force, ta maladie après ta santé, ta santé après ta maladie, ton contentement après ta colère, ta colère après ton contentement, ta tristesse après ta joie, ta joie après ta tristesse, ton amour après ta haine, ta haine après ton amour, ta fermeté après ta patience, ta patience après ta fermeté, ton désir après ta répulsion, ta répulsion après ton désir, ton inclination après ta crainte, ta crainte après ton inclination, ton espoir après ton désespoir, ton désespoir après ton espoir, et la venue à ton esprit de ce qui n'était pas dans ton imagination, et l'oubli de ce que tu croyais fermement ». Et il continua à énumérer pour moi les preuves de Sa puissance qui sont en moi-même et que je ne peux nier, jusqu'à ce que je crusse qu'il allait se manifester entre lui et moi — d'après lui, d'après certains de nos compagnons, qu'il a élevé (la chaîne) — et il ajouta au récit d'Ibn Abī al-ʿAwjā’ lorsque Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) l'interrogea. » » Le rapporteur dit : « Ibn Abī al-ʿAwjā’ revint le deuxième jour à la séance d'Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix). Il s'assit, silencieux, ne parlant pas. Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) dit : « On dirait que tu es venu pour répéter une partie de ce dont nous parlions. » Il dit : « J'ai voulu cela, ô fils du Messager de Dieu. » Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) lui dit : « Quelle chose étonnante ! Tu nies Dieu et tu attestes que je suis le fils du Messager de Dieu ! » Il répondit : « L'habitude m'y pousse. » Le savant (sur lui la paix) lui dit : « Qu'est-ce qui t'empêche de parler ? » Il répondit : « Par vénération pour toi et par crainte révérencielle (haybah), ma langue ne se délie pas en ta présence. J'ai fréquenté les savants et j'ai disputé avec les théologiens, mais jamais une crainte révérencielle telle que celle que j'éprouve pour toi ne s'est emparée de moi. » Il dit : « Il en sera ainsi. Mais je vais t'ouvrir le débat par une question. » Et il se tourna vers lui et lui dit : « Es-tu créé (maṣnūʿ) ou non créé ? » ʿAbd al-Karīm ibn Abī al-ʿAwjā’ répondit : « Je suis non créé. » Le savant (sur lui la paix) lui dit : « Décris-moi donc comment tu serais si tu étais créé. » ʿAbd al-Karīm resta un long moment sans pouvoir répondre. Il se mit à jouer avec un morceau de bois qui se trouvait devant lui, en disant : « Long, large, profond, court, mouvant, immobile » — tout cela étant la description de ce qui est créé. Le savant lui dit : « Puisque tu ne connais pas d'autre description de la création que celle-ci, considère-toi donc comme créé, en raison de ce que tu trouves en toi-même de ces choses qui adviennent. » ʿAbd al-Karīm lui dit : « Tu m'as posé une question que personne avant toi ne m'a posée et que personne après toi ne me posera. » Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) dit : « Admettons que tu saches qu'on ne t'a pas interrogé dans le passé, qu'est-ce qui t'apprend que tu ne seras pas interrogé dans le futur ? De plus, ô ʿAbd al-Karīm, tu as contredit ta propre parole, car tu prétends que les choses sont égales depuis le commencement ; comment donc as-tu fait des distinctions ? » Puis il dit : « Ô ʿAbd al-Karīm, veux-tu que je te rende les choses plus claires ? Dis-moi : si tu avais avec toi une bourse contenant des pierres précieuses, et que quelqu'un te dise : « Y a-t-il dans la bourse un dinar ? » et que tu nies la présence du dinar dans la bourse, puis qu'il te dise : « Décris-moi le dinar » alors que tu n'en connais pas la description, aurais-tu le droit de nier la présence du dinar dans la bourse alors que tu ne sais pas ? » Il répondit : « Non. » Alors Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) dit : « Or le monde est plus grand, plus long et plus large que la bourse. Peut-être y a-t-il dans le monde une création là où tu ne connais pas la description de la création par opposition à la non-création. » Alors ʿAbd al-Karīm fut réduit au silence, et certains de ses compagnons répondirent à l'appel de l'islam, tandis que d'autres restèrent avec lui. Il revint le troisième jour et dit : « Je renverse la question. » Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) lui dit : « Demande ce que tu veux. » Il dit : « Quel est l'indice de l'émergence (ḥudūth) des corps ? » Il répondit : « Je n'ai trouvé aucune chose, petite ou grande, qui, lorsqu'on lui ajoute son semblable, ne devienne plus grande. Cela implique un changement et une transformation par rapport à l'état premier. Si elle était éternelle (qadīm), elle ne changerait ni ne se transformerait, car ce qui change et se transforme peut être produit et anéanti. Son existence après le non-être implique l'entrée dans le ḥudūth (l'émergence temporelle), et son existence dans l'éternité (azal) impliquerait son entrée dans le non-être. Or les attributs de l'éternité, du non-être, de l'émergence et de l'éternité (qidam) ne peuvent se réunir en une seule chose. » ʿAbd al-Karīm dit : « Admettons que tu aies démontré le changement des deux états et des deux temps comme tu l'as mentionné, et que tu en aies tiré l'indice de leur émergence ; si les choses restaient dans leur petitesse, d'où tirerais-tu l'indice de leur émergence ? » Le savant (sur lui la paix) dit : « Nous ne parlons que de ce monde posé. Si nous le supprimions et posions un autre monde, rien ne serait plus indicatif de l'émergence que notre suppression de celui-ci et notre pose d'un autre. Mais je te répondrai du point de vue où tu as cru pouvoir nous mettre en difficulté. Nous disons : si les choses persistaient dans leur petitesse, l'esprit concevrait que si l'on ajoutait une chose à son semblable, elle deviendrait plus grande. Et la possibilité du changement implique sa sortie de l'éternité (qidam), de même que son changement implique son entrée dans le ḥudūth. Il n'y a rien au-delà pour toi, ô ʿAbd al-Karīm. » Alors il fut réduit au silence et couvert de honte. L'année suivante, il le rencontra dans le Ḥaram (sanctuaire). Un de ses shīʿites (partisans) dit à l'Imam : « Ibn Abī al-ʿAwjā’ s'est converti à l'islam. » Le savant (sur lui la paix) dit : « Il est plus aveugle que cela, il ne se convertira pas. » Lorsqu'il aperçut le savant, il dit : « Mon seigneur et mon maître ! » Le savant (sur lui la paix) lui dit : « Qu'est-ce qui t'a amené en ce lieu ? » Il répondit : « L'habitude du corps et la coutume du pays, et pour voir ce que font les gens en fait de « folie », de rasage et de jet de pierres. » Le savant (sur lui la paix) lui dit : « Tu es encore dans ton obstination et ton égarement, ô ʿAbd al-Karīm. » Il voulut parler, mais le savant (sur lui la paix) lui dit : « Pas de dispute pendant le ḥajj » ; il secoua son manteau de sa main et dit : « Si la réalité est telle que tu le dis — et il n'en est pas comme tu le dis — nous sommes sauvés et toi aussi, tu es sauvé ; et si la réalité est telle que nous le disons — et elle est telle que nous le disons — nous sommes sauvés et tu es perdu. » Alors ʿAbd al-Karīm se tourna vers ceux qui l'accompagnaient et dit : « J'ai trouvé dans mon cœur une douleur (ḥazāzah) : ramenez-moi. » On le ramena, et il mourut — que Dieu ne lui fasse pas miséricorde ! »
3ـ حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ الاسَدِيُّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْمَاعِيلَ الْبَرْمَكِيِّ الرَّازِيِّ عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ الْحَسَنِ بْنِ بُرْدٍ الدِّينَوَرِيِّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الله الْخُرَاسَانِيِّ خَادِمِ الرِّضَا (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ دَخَلَ رَجُلٌ مِنَ الزَّنَادِقَةِ عَلَى أَبِي الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلام) وَعِنْدَهُ جَمَاعَةٌ فَقَالَ أَبُو الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلام) أَيُّهَا الرَّجُلُ أَ رَأَيْتَ إِنْ كَانَ الْقَوْلُ قَوْلَكُمْ وَلَيْسَ هُوَ كَمَا تَقُولُونَ أَ لَسْنَا وَإِيَّاكُمْ شَرَعاً سَوَاءً لا يَضُرُّنَا مَا صَلَّيْنَا وَصُمْنَا وَزَكَّيْنَا وَأَقْرَرْنَا فَسَكَتَ الرَّجُلُ ثُمَّ قَالَ أَبُو الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلام) وَإِنْ كَانَ الْقَوْلُ قَوْلَنَا وَهُوَ قَوْلُنَا أَ لَسْتُمْ قَدْ هَلَكْتُمْ وَنَجَوْنَا فَقَالَ رَحِمَكَ الله أَوْجِدْنِي كَيْفَ هُوَ وَأَيْنَ هُوَ فَقَالَ وَيْلَكَ إِنَّ الَّذِي ذَهَبْتَ إِلَيْهِ غَلَطٌ هُوَ أَيَّنَ الايْنَ بِلا أَيْنٍ وَكَيَّفَ الْكَيْفَ بِلا كَيْفٍ فَلا يُعْرَفُ بِالْكَيْفُوفِيَّةِ وَلا بِأَيْنُونِيَّةٍ وَلا يُدْرَكُ بِحَاسَّةٍ وَلا يُقَاسُ بِشَيْءٍ فَقَالَ الرَّجُلُ فَإِذاً إِنَّهُ لا شَيْءَ إِذَا لَمْ يُدْرَكْ بِحَاسَّةٍ مِنَ الْحَوَاسِّ فَقَالَ أَبُو الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلام) وَيْلَكَ لَمَّا عَجَزَتْ حَوَاسُّكَ عَنْ إِدْرَاكِهِ أَنْكَرْتَ رُبُوبِيَّتَهُ وَنَحْنُ إِذَا عَجَزَتْ حَوَاسُّنَا عَنْ إِدْرَاكِهِ أَيْقَنَّا أَنَّهُ رَبُّنَا بِخِلافِ شَيْءٍ مِنَ الاشْيَاءِ قَالَ الرَّجُلُ فَأَخْبِرْنِي مَتَى كَانَ قَالَ أَبُو الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلام) أَخْبِرْنِي مَتَى لَمْ يَكُنْ فَأُخْبِرَكَ مَتَى كَانَ قَالَ الرَّجُلُ فَمَا الدَّلِيلُ عَلَيْهِ فَقَالَ أَبُو الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلام) إِنِّي لَمَّا نَظَرْتُ إِلَى جَسَدِي وَلَمْ يُمْكِنِّي فِيهِ زِيَادَةٌ وَلا نُقْصَانٌ فِي الْعَرْضِ وَالطُّولِ وَدَفْعِ الْمَكَارِهِ عَنْهُ وَجَرِّ الْمَنْفَعَةِ إِلَيْهِ عَلِمْتُ أَنَّ لِهَذَا الْبُنْيَانِ بَانِياً فَأَقْرَرْتُ بِهِ مَعَ مَا أَرَى مِنْ دَوَرَانِ الْفَلَكِ بِقُدْرَتِهِ وَإِنْشَاءِ السَّحَابِ وَتَصْرِيفِ الرِّيَاحَ وَمَجْرَى الشَّمْسِ وَالْقَمَرِ وَالنُّجُومِ وَغَيْرِ ذَلِكَ مِنَ الايَاتِ الْعَجِيبَاتِ الْمُبَيِّنَاتِ عَلِمْتُ أَنَّ لِهَذَا مُقَدِّراً وَمُنْشِئاً.
IsnādM’a rapporté Muḥammad b. Jaʿfar al-Asadī, d’après Muḥammad b. Ismāʿīl al-Barmakī al-Rāzī, d’après al-Ḥusayn b. al-Ḥasan b. Burd al-Dīnawarī, d’après Muḥammad b. ʿAlī, d’après Muḥammad b. ʿAbd Allāh al-Khurāsānī, serviteur d’al-Riḍā (sur lui la paix).
Il a dit : Un homme parmi les dualistes (zanādiqa) entra chez Abū al-Ḥasan (sur lui la paix) alors qu’un groupe était présent. Abū al-Ḥasan (sur lui la paix) dit : « Ô homme ! Que penses-tu si la vérité est votre parole et qu’elle n’est pas comme vous dites ? Ne serions-nous pas et vous dans une même situation, ce qui ne nuirait pas de ce que nous avons prié, jeûné, acquitté l’aumône légale (zakāt) et professé la foi ? » L’homme se tut. Puis Abū al-Ḥasan (sur lui la paix) dit : « Mais si la vérité est notre parole — et c’est notre parole — n’êtes-vous pas perdus, tandis que nous sommes sauvés ? » Alors l’homme dit : « Que Dieu te fasse miséricorde ! Informe-moi comment Il est et où Il est. » Il dit : « Malheur à toi ! Ce vers quoi tu es allé est une erreur. Il a rendu “où” sans “où” et “comment” sans “comment” ; Il n’est donc connu ni par le “comment” (al-kayfūfiyya) ni par l’“où” (al-aynūniyya), ni perçu par un sens, ni mesuré par quoi que ce soit. » L’homme dit : « Alors Il n’est rien, s’Il n’est pas perçu par un sens quelconque des sens ! » Abū al-Ḥasan (sur lui la paix) dit : « Malheur à toi ! Parce que tes sens sont impuissants à Le percevoir, tu as nié Sa Seigneurie ; nous, lorsque nos sens sont impuissants à Le percevoir, nous sommes certains qu’Il est notre Seigneur, différent de toute chose. » L’homme dit : « Alors informe-moi quand Il était. » Abū al-Ḥasan (sur lui la paix) dit : « Informe-moi quand Il n’était pas, je t’informerai quand Il était. » L’homme dit : « Quel est donc le signe (dalīl) qui mène à Lui ? » Abū al-Ḥasan (sur lui la paix) dit : « Lorsque j’ai considéré mon corps, qu’il ne m’est pas possible d’y ajouter ou d’en retrancher rien dans sa largeur et sa longueur, ni d’en repousser les désagréments ni d’y attirer les avantages, j’ai su que cette structure a un bâtisseur et je l’ai reconnu. Et avec ce que je vois de la rotation du ciel par Sa puissance, la formation des nuages, la direction des vents, le cours du soleil, de la lune et des étoiles, et autres parmi les signes merveilleux et évidents, j’ai su que tout cela a un déterminateur et un créateur. »
4ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْحَاقَ الْخَفَّافِ أَوْ عَنْ أَبِيهِ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْحَاقَ قَالَ إِنَّ عَبْدَ الله الدَّيَصَانِيَّ سَأَلَ هِشَامَ بْنَ الْحَكَمِ فَقَالَ لَهُ أَ لَكَ رَبٌّ فَقَالَ بَلَى قَالَ أَ قَادِرٌ هُوَ قَالَ نَعَمْ قَادِرٌ قَاهِرٌ قَالَ يَقْدِرُ أَنْ يُدْخِلَ الدُّنْيَا كُلَّهَا الْبَيْضَةَ لا تَكْبُرُ الْبَيْضَةُ وَلا تَصْغُرُ الدُّنْيَا قَالَ هِشَامٌ النَّظِرَةَ فَقَالَ لَهُ قَدْ أَنْظَرْتُكَ حَوْلاً ثُمَّ خَرَجَ عَنْهُ فَرَكِبَ هِشَامٌ إِلَى أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) فَاسْتَأْذَنَ عَلَيْهِ فَأَذِنَ لَهُ فَقَالَ لَهُ يَا ابْنَ رَسُولِ الله أَتَانِي عَبْدُ الله الدَّيَصَانِيُّ بِمَسْأَلَةٍ لَيْسَ الْمُعَوَّلُ فِيهَا إِلا عَلَى الله وَعَلَيْكَ فَقَالَ لَهُ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) عَمَّا ذَا سَأَلَكَ فَقَالَ قَالَ لِي كَيْتَ وَكَيْتَ فَقَالَ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) يَا هِشَامُ كَمْ حَوَاسُّكَ قَالَ خَمْسٌ قَالَ أَيُّهَا أَصْغَرُ قَالَ النَّاظِرُ قَالَ وَكَمْ قَدْرُ النَّاظِرِ قَالَ مِثْلُ الْعَدَسَةِ أَوْ أَقَلُّ مِنْهَا فَقَالَ لَهُ يَا هِشَامُ فَانْظُرْ أَمَامَكَ وَفَوْقَكَ وَأَخْبِرْنِي بِمَا تَرَى فَقَالَ أَرَى سَمَاءً وَأَرْضاً وَدُوراً وَقُصُوراً وَبَرَارِيَ وَجِبِالاً وَأَنْهَاراً فَقَالَ لَهُ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) إِنَّ الَّذِي قَدَرَ أَنْ يُدْخِلَ الَّذِي تَرَاهُ الْعَدَسَةَ أَوْ أَقَلَّ مِنْهَا قَادِرٌ أَنْ يُدْخِلَ الدُّنْيَا كُلَّهَا الْبَيْضَةَ لا تَصْغَرُ الدُّنْيَا وَلا تَكْبُرُ الْبَيْضَةُ فَأَكَبَّ هِشَامٌ عَلَيْهِ وَقَبَّلَ يَدَيْهِ وَرَأْسَهُ وَرِجْلَيْهِ وَقَالَ حَسْبِي يَا ابْنَ رَسُولِ الله وَانْصَرَفَ إِلَى مَنْزِلِهِ وَغَدَا عَلَيْهِ الدَّيَصَانِيُّ فَقَالَ لَهُ يَا هِشَامُ إِنِّي جِئْتُكَ مُسَلِّماً وَلَمْ أَجِئْكَ مُتَقَاضِياً لِلْجَوَابِ فَقَالَ لَهُ هِشَامٌ إِنْ كُنْتَ جِئْتَ مُتَقَاضِياً فَهَاكَ الْجَوَابَ فَخَرَجَ الدَّيَصَانِيُّ عَنْهُ حَتَّى أَتَى بَابَ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) فَاسْتَأْذَنَ عَلَيْهِ فَأَذِنَ لَهُ فَلَمَّا قَعَدَ قَالَ لَهُ يَا جَعْفَرَ بْنَ مُحَمَّدٍ دُلَّنِي عَلَى مَعْبُودِي فَقَالَ لَهُ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) مَا اسْمُكَ فَخَرَجَ عَنْهُ وَلَمْ يُخْبِرْهُ بِاسْمِهِ فَقَالَ لَهُ أَصْحَابُهُ كَيْفَ لَمْ تُخْبِرْهُ بِاسْمِكَ قَالَ لَوْ كُنْتُ قُلْتُ لَهُ عَبْدُ الله كَانَ يَقُولُ مَنْ هَذَا الَّذِي أَنْتَ لَهُ عَبْدٌ فَقَالُوا لَهُ عُدْ إِلَيْهِ وَقُلْ لَهُ يَدُلُّكَ عَلَى مَعْبُودِكَ وَلا يَسْأَلُكَ عَنِ اسْمِكَ فَرَجَعَ إِلَيْهِ فَقَالَ لَهُ يَا جَعْفَرَ بْنَ مُحَمَّدٍ دُلَّنِي عَلَى مَعْبُودِي وَلا تَسْأَلْنِي عَنِ اسْمِي فَقَالَ لَهُ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) اجْلِسْ وَإِذَا غُلامٌ لَهُ صَغِيرٌ فِي كَفِّهِ بَيْضَةٌ يَلْعَبُ بِهَا فَقَالَ لَهُ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) نَاوِلْنِي يَا غُلامُ الْبَيْضَةَ فَنَاوَلَهُ إِيَّاهَا فَقَالَ لَهُ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) يَا دَيَصَانِيُّ هَذَا حِصْنٌ مَكْنُونٌ لَهُ جِلْدٌ غَلِيظٌ وَتَحْتَ الْجِلْدِ الْغَلِيظِ جِلْدٌ رَقِيقٌ وَتَحْتَ الْجِلْدِ الرَّقِيقِ ذَهَبَةٌ مَائِعَةٌ وَفِضَّةٌ ذَائِبَةٌ فَلا الذَّهَبَةُ الْمَائِعَةُ تَخْتَلِطُ بِالْفِضَّةِ الذَّائِبَةِ وَلا الْفِضَّةُ الذَّائِبَةُ تَخْتَلِطُ بِالذَّهَبَةِ الْمَائِعَةِ فَهِيَ عَلَى حَالِهَا لَمْ يَخْرُجْ مِنْهَا خَارِجٌ مُصْلِحٌ فَيُخْبِرَ عَنْ صَلاحِهَا وَلا دَخَلَ فِيهَا مُفْسِدٌ فَيُخْبِرَ عَنْ فَسَادِهَا لا يُدْرَى لِلذَّكَرِ خُلِقَتْ أَمْ لِلانْثَى تَنْفَلِقُ عَنْ مِثْلِ أَلْوَانِ الطَّوَاوِيسِ أَ تَرَى لَهَا مُدَبِّراً قَالَ فَأَطْرَقَ مَلِيّاً ثُمَّ قَالَ أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَهَ إِلا الله وَحْدَهُ لا شَرِيكَ لَهُ وَأَنَّ مُحَمَّداً عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ وَأَنَّكَ إِمَامٌ وَحُجَّةٌ مِنَ الله عَلَى خَلْقِهِ وَأَنَا تَائِبٌ مِمَّا كُنْتُ فِيهِ.
Isnād4. ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après Muḥammad ibn Isḥāq al-Khaffāf, ou d'après son père, d'après Muḥammad ibn Isḥāq, a dit :
Un jour, ʿAbd Allāh al-Dayṣānī interrogea Hishām ibn al-Ḥakam en ces termes : « As-tu un Seigneur ? » « Oui », répondit Hishām. « Est-Il tout-puissant ? », demanda-t-il. « Oui, Il est tout-puissant et dominateur », répondit Hishām. « Peut-Il faire entrer le monde entier dans un œuf sans que l’œuf ne grossisse ni que le monde ne rétrécisse ? », demanda-t-il. Hishām dit : « Accorde-moi un délai. » L’autre lui dit : « Je t’accorde un an. » Puis il le quitta. Hishām se rendit alors auprès d’Abū ʿAbd Allāh (l’Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, sur lui la paix) et demanda à être reçu. L’Imam l’autorisa à entrer. Hishām lui dit : « Ô fils du Messager de Dieu, ʿAbd Allāh al-Dayṣānī m’a posé une question, et je ne compte que sur Dieu et sur toi. » Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) lui demanda : « Que t’a-t-il demandé ? » Hishām rapporta l’échange. Alors Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) dit : « Ô Hishām, combien as-tu de sens ? » « Cinq », répondit Hishām. « Lequel est le plus petit ? » demanda l’Imam. « La vue », répondit Hishām. « Et quelle est la taille de l’œil ? » demanda l’Imam. « Il est comme une lentille, ou plus petit encore », répondit Hishām. L’Imam lui dit alors : « Ô Hishām, regarde devant toi et au-dessus de toi, et dis-moi ce que tu vois. » Hishām dit : « Je vois le ciel, la terre, des maisons, des palais, des déserts, des montagnes et des rivières. » Alors Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) lui dit : « Celui qui a pu faire entrer tout ce que tu vois dans une lentille ou quelque chose de plus petit est aussi capable de faire entrer le monde entier dans un œuf sans que le monde ne rétrécisse ni que l’œuf ne grossisse. » Alors Hishām se pencha sur l’Imam, lui baisa les mains, la tête et les pieds en disant : « Cela me suffit, ô fils du Messager de Dieu. » Puis il retourna chez lui. Le lendemain, al-Dayṣānī vint le trouver et lui dit : « Ô Hishām, je suis venu en ami, non pour exiger une réponse. » Hishām lui dit : « Si tu es venu pour exiger, voici la réponse. » Al-Dayṣānī le quitta donc et se rendit à la porte d’Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix). Il demanda à être reçu et l’Imam l’y autorisa. Une fois assis, il dit : « Ô Jaʿfar ibn Muḥammad, guide-moi vers mon Dieu. » Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) lui demanda : « Quel est ton nom ? » L’homme sortit sans répondre. Ses compagnons lui dirent : « Pourquoi ne lui as-tu pas dit ton nom ? » Il répondit : « Si j’avais dit “ʿAbd Allāh” (serviteur de Dieu), il m’aurait demandé : “Qui est ce Dieu dont tu es le serviteur ?” » Alors ils lui dirent : « Retourne vers lui et dis-lui : “Guide-moi vers mon Dieu sans me demander mon nom.” » Il revint donc et dit : « Ô Jaʿfar ibn Muḥammad, guide-moi vers mon Dieu sans me demander mon nom. » Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) lui dit : « Assieds-toi. » Or il y avait là un jeune garçon (son serviteur) qui tenait dans sa main un œuf avec lequel il jouait. Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) dit : « Passe-moi l’œuf, mon garçon. » L’enfant le lui donna. Alors Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) dit : « Ô Dayṣānī, voici une forteresse bien close ; elle a une coquille épaisse, sous la coquille épaisse une fine membrane, et sous la fine membrane un liquide semblable à de l’or fondu et de l’argent en fusion. Ni l’or fondu ne se mêle à l’argent en fusion, ni l’argent en fusion ne se mêle à l’or fondu. Elle reste en l’état : aucun réparateur n’en est sorti pour dire comment elle est bien faite, aucun corrupteur n’y est entré pour dire comment elle se gâte. On ne sait si elle a été créée pour être mâle ou femelle. Puis elle se fend et il en sort des couleurs semblables à celles des paons. Vois-tu qu’elle ait un ordonnateur ? » Alors l’homme baissa la tête longuement, puis il dit : « J’atteste qu’il n’y a de dieu que Dieu, l’Unique, sans associé, et que Muḥammad est Son serviteur et Son messager, et que tu es l’imam et la preuve (ḥujja) de Dieu sur Ses créatures, et je me repens de ce que j’étais. »
5ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَبَّاسِ بْنِ عَمْرٍو الْفُقَيْمِيِّ عَنْ هِشَامِ بْنِ الْحَكَمِ فِي حَدِيثِ الزِّنْدِيقِ الَّذِي أَتَى أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) وَكَانَ مِنْ قَوْلِ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام): لا يَخْلُو قَوْلُكَ إِنَّهُمَا اثْنَانِ مِنْ أَنْ يَكُونَا قَدِيمَيْنِ قَوِيَّيْنِ أَوْ يَكُونَا ضَعِيفَيْنِ أَوْ يَكُونَ أَحَدُهُمَا قَوِيّاً وَالاخَرُ ضَعِيفاً فَإِنْ كَانَا قَوِيَّيْنِ فَلِمَ لا يَدْفَعُ كُلُّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا صَاحِبَهُ وَيَتَفَرَّدُ بِالتَّدْبِيرِ وَإِنْ زَعَمْتَ أَنَّ أَحَدَهُمَا قَوِيٌّ وَالاخَرَ ضَعِيفٌ ثَبَتَ أَنَّهُ وَاحِدٌ كَمَا نَقُولُ لِلْعَجْزِ الظَّاهِرِ فِي الثَّانِي فَإِنْ قُلْتَ إِنَّهُمَا اثْنَانِ لَمْ يَخْلُ مِنْ أَنْ يَكُونَا مُتَّفِقَيْنِ مِنْ كُلِّ جِهَةٍ أَوْ مُفْتَرِقَيْنِ مِنْ كُلِّ جِهَةٍ فَلَمَّا رَأَيْنَا الْخَلْقَ مُنْتَظِماً وَالْفَلَكَ جَارِياً وَالتَّدْبِيرَ وَاحِداً وَاللَّيْلَ وَالنَّهَارَ وَالشَّمْسَ وَالْقَمَرَ دَلَّ صِحَّةُ الامْرِ وَالتَّدْبِيرِ وَائْتِلافُ الامْرِ عَلَى أَنَّ الْمُدَبِّرَ وَاحِدٌ ثُمَّ يَلْزَمُكَ إِنِ ادَّعَيْتَ اثْنَيْنِ فُرْجَةٌ مَا بَيْنَهُمَا حَتَّى يَكُونَا اثْنَيْنِ فَصَارَتِ الْفُرْجَةُ ثَالِثاً بَيْنَهُمَا قَدِيماً مَعَهُمَا فَيَلْزَمُكَ ثَلاثَةٌ فَإِنِ ادَّعَيْتَ ثَلاثَةً لَزِمَكَ مَا قُلْتَ فِي الاثْنَيْنِ حَتَّى تَكُونَ بَيْنَهُمْ فُرْجَةٌ فَيَكُونُوا خَمْسَةً ثُمَّ يَتَنَاهَى فِي الْعَدَدِ إِلَى مَا لا نِهَايَةَ لَهُ فِي الْكَثْرَةِ قَالَ هِشَامٌ فَكَانَ مِنْ سُؤَالِ الزِّنْدِيقِ أَنْ قَالَ فَمَا الدَّلِيلُ عَلَيْهِ فَقَالَ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) وُجُودُ الافَاعِيلِ دَلَّتْ عَلَى أَنَّ صَانِعاً صَنَعَهَا أَ لا تَرَى أَنَّكَ إِذَا نَظَرْتَ إِلَى بِنَاءٍ مُشَيَّدٍ مَبْنِيٍّ عَلِمْتَ أَنَّ لَهُ بَانِياً وَإِنْ كُنْتَ لَمْ تَرَ الْبَانِيَ وَلَمْ تُشَاهِدْهُ قَالَ فَمَا هُوَ قَالَ شَيْءٌ بِخِلافِ الاشْيَاءِ ارْجِعْ بِقَوْلِي إِلَى إِثْبَاتِ مَعْنًى وَأَنَّهُ شَيْءٌ بِحَقِيقَةِ الشَّيْئِيَّةِ غَيْرَ أَنَّهُ لا جِسْمٌ وَلا صُورَةٌ وَلا يُحَسُّ وَلا يُجَسُّ وَلا يُدْرَكُ بِالْحَوَاسِّ الْخَمْسِ لا تُدْرِكُهُ الاوْهَامُ وَلا تَنْقُصُهُ الدُّهُورُ وَلا تُغَيِّرُهُ الازْمَانُ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après ʿAbbās ibn ʿAmr al-Fuqaymī, d'après Hishām ibn al-Ḥakam
Dans le récit du manichéen (zindīq) qui vint voir Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui), il y avait ces paroles d’Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Ta parole selon laquelle ils sont deux ne peut échapper à ceci : ou bien ils sont tous deux éternels et puissants, ou bien ils sont tous deux faibles, ou bien l’un est puissant et l’autre faible. S’ils sont tous deux puissants, pourquoi chacun d’eux ne repousse-t-il pas l’autre pour s’approprier seul la direction (al-tadbīr) ? Et si tu prétends que l’un est puissant et l’autre faible, alors il est établi qu’Il est Un, comme nous le disons, en raison de l’impuissance manifeste du second. Si tu dis qu’ils sont deux, ils ne peuvent échapper à être en accord parfait sous tout rapport ou en désaccord sous tout rapport. Or, quand nous voyons la création ordonnée, la sphère céleste en mouvement, la direction (al-tadbīr) unique, la nuit et le jour, le soleil et la lune, la rectitude de l’ordre et de la direction ainsi que l’harmonie des choses indiquent que le Gouverneur (al-mudabbir) est Un. Ensuite, si tu affirmes qu’ils sont deux, il te faut nécessairement un intervalle (furja) entre eux pour qu’ils soient deux ; alors cet intervalle devient un troisième, éternel avec eux, et tu te retrouves avec trois. Et si tu affirmes qu’ils sont trois, ce que tu as dit pour les deux s’applique, car il faut un intervalle entre eux, et ils deviennent cinq. Puis cela se prolonge dans le nombre jusqu’à une infinité numérique. » Hishām dit : « Parmi les questions du manichéen, il demanda : “Quel est donc la preuve de Lui ?” Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) répondit : “L’existence des actions (al-afāʿīl) prouve qu’il y a un Agent (ṣāniʿ) qui les a faites. Ne vois-tu pas que, lorsque tu regardes un édifice solidement bâti, tu sais qu’il a un bâtisseur, même si tu n’as pas vu le bâtisseur ni ne l’as observé ?” L’homme demanda : “Qu’est-ce donc qu’Il est ?” Il répondit : “Une chose différente des choses. Par ma parole, je renvoie à l’affirmation d’un sens (maʿnā) : Il est une chose selon la réalité de la choséité (ḥaqīqat al-shayʾiyya), mais Il n’est ni corps, ni forme, ni ne peut être senti, ni touché, ni perçu par les cinq sens ; les imaginations (al-awhām) ne Le saisissent pas, les âges (al-duhūr) ne Le diminuent pas, et les temps (al-azmān) ne Le changent pas.” »
6ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَعْقُوبَ قَالَ حَدَّثَنِي عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ الْبَرْقِيِّ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَلِيِّ بْنِ النُّعْمَانِ عَنِ ابْنِ مُسْكَانَ عَنْ دَاوُدَ بْنِ فَرْقَدٍ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الزُّهْرِيِّ عَنْ ابي جعفر (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ كَفَى لاولِي الالْبَابِ بِخَلْقِ الرَّبِّ الْمُسَخِّرِ وَمُلْكِ الرَّبِّ الْقَاهِرِ وَجَلالِ الرَّبِّ الظَّاهِرِ وَنُورِ الرَّبِّ الْبَاهِرِ وَبُرْهَانِ الرَّبِّ الصَّادِقِ وَمَا أَنْطَقَ بِهِ أَلْسُنَ الْعِبَادِ وَمَا أَرْسَلَ بِهِ الرُّسُلَ وَمَا أَنْزَلَ عَلَى الْعِبَادِ دَلِيلاً عَلَى الرَّبِّ.
IsnādMuhammad b. Yaʿqūb a dit : m’a rapporté un groupe de nos compagnons, d’Aḥmad b. Muḥammad al-Barqī, de son père, de ʿAlī b. al-Nuʿmān, d’Ibn Muskān, de Dāwūd b. Farqad, d’Abī Saʿīd al-Zuhrī, d’Abī Jaʿfar (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « Il suffit aux doués d’intellect (ulū l-albāb) — comme preuve du Seigneur — la création du Seigneur qui soumet, la royauté du Seigneur qui domine, la majesté du Seigneur qui se manifeste, la lumière du Seigneur qui éblouit, la preuve du Seigneur véridique, ce par quoi Il a fait parler les langues des serviteurs, ce avec quoi Il a envoyé les messagers, et ce qu’Il a fait descendre sur les serviteurs comme guide vers le Seigneur. »