2ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الله عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ يُونُسَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ السَّرِيِّ عَنْ جَابِرِ بْنِ يَزِيدَ الْجُعْفِيِّ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنْ شَيْءٍ مِنَ التَّوْحِيدِ فَقَالَ إِنَّ الله تَبَارَكَتْ أَسْمَاؤُهُ الَّتِي يُدْعَا بِهَا وَتَعَالَى فِي عُلُوِّ كُنْهِهِ وَاحِدٌ تَوَحَّدَ بِالتَّوْحِيدِ فِي تَوَحُّدِهِ ثُمَّ أَجْرَاهُ عَلَى خَلْقِهِ فَهُوَ وَاحِدٌ صَمَدٌ قُدُّوسٌ يَعْبُدُهُ كُلُّ شَيْءٍ وَيَصْمُدُ إِلَيْهِ كُلُّ شَيْءٍ وَوَسِعَ كُلَّ شَيْءٍ عِلْماً. فَهَذَا هُوَ الْمَعْنَى الصَّحِيحُ فِي تَأْوِيلِ الصَّمَدِ لا مَا ذَهَبَ إِلَيْهِ الْمُشَبِّهَةُ أَنَّ تَأْوِيلَ الصَّمَدِ الْمُصْمَتُ الَّذِي لا جَوْفَ لَهُ لانَّ ذَلِكَ لا يَكُونُ إِلا مِنْ صِفَةِ الْجِسْمِ وَالله جَلَّ ذِكْرُهُ مُتَعَالٍ عَنْ ذَلِكَ هُوَ أَعْظَمُ وَأَجَلُّ مِنْ أَنْ تَقَعَ الاوْهَامُ عَلَى صِفَتِهِ أَوْ تُدْرِكَ كُنْهَ عَظَمَتِهِ وَلَوْ كَانَ تَأْوِيلُ الصَّمَدِ فِي صِفَةِ الله عَزَّ وَجَلَّ الْمُصْمَتَ لَكَانَ مُخَالِفاً لِقَوْلِهِ عَزَّ وَجَلَّ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ لانَّ ذَلِكَ مِنْ صِفَةِ الاجْسَامِ الْمُصْمَتَةِ الَّتِي لا أَجْوَافَ لَهَا مِثْلِ الْحَجَرِ وَالْحَدِيدِ وَسَائِرِ الاشْيَاءِ الْمُصْمَتَةِ الَّتِي لا أَجْوَافَ لَهَا تَعَالَى الله عَنْ ذَلِكَ عُلُوّاً كَبِيراً فَأَمَّا مَا جَاءَ فِي الاخْبَارِ مِنْ ذَلِكَ فَالْعَالِمُ (عَلَيْهِ السَّلام) أَعْلَمُ بِمَا قَالَ وَهَذَا الَّذِي. قَالَ (عَلَيْهِ السَّلام) إِنَّ الصَّمَدَ هُوَ السَّيِّدُ الْمَصْمُودُ إِلَيْهِ. هُوَ مَعْنًى صَحِيحٌ مُوَافِقٌ لِقَوْلِ الله عَزَّ وَجَلَّ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ وَالْمَصْمُودُ إِلَيْهِ الْمَقْصُودُ فِي اللُّغَةِ قَالَ أَبُو طَالِبٍ فِي بَعْضِ مَا كَانَ يَمْدَحُ بِهِ النَّبِيَّ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) مِنْ شِعْرِهِ. وَبِالْجَمْرَةِ الْقُصْوَى إِذَا صَمَدُوا لَهَا يَؤُمُّونَ قَذْفاً رَأْسَهَا بِالْجَنَادِلِ. يَعْنِي قَصَدُوا نَحْوَهَا يَرْمُونَهَا بِالْجَنَادِلِ يَعْنِي الْحَصَى الصِّغَارَ الَّتِي تُسَمَّى بِالْجِمَارِ وَقَالَ بَعْضُ شُعَرَاءِ الْجَاهِلِيَّةِ شِعْراً. مَا كُنْتُ أَحْسَبُ أَنَّ بَيْتاً ظَاهِراً لله فِي أَكْنَافِ مَكَّةَ يُصْمَدُ. يَعْنِي يُقْصَدُ وَقَالَ ابْنُ الزِّبْرِقَانِ. وَلا رَهِيبَةَ إِلا سَيِّدٌ صَمَدٌ. وَقَالَ شَدَّادُ بْنُ مُعَاوِيَةَ فِي حُذَيْفَةَ بْنِ بَدْرٍ. عَلَوْتُهُ بِحُسَامٍ ثُمَّ قُلْتُ لَهُ خُذْهَا حُذَيْفُ فَأَنْتَ السَّيِّدُ الصَّمَدُ. وَمِثْلُ هَذَا كَثِيرٌ وَالله عَزَّ وَجَلَّ هُوَ السَّيِّدُ الصَّمَدُ الَّذِي جَمِيعُ الْخَلْقِ مِنَ الْجِنِّ وَالانْسِ إِلَيْهِ يَصْمُدُونَ فِي الْحَوَائِجِ وَإِلَيْهِ يَلْجَئُونَ عِنْدَ الشَّدَائِدِ وَمِنْهُ يَرْجُونَ الرَّخَاءَ وَدَوَامَ النَّعْمَاءِ لِيَدْفَعَ عَنْهُمُ الشَّدَائِدَ.
IsnādUn groupe de nos compagnons, d’après Aḥmad ibn Abī ʿAbd Allāh, d’après Muḥammad ibn ʿĪsā, d’après Yūnus ibn ʿAbd al-Raḥmān, d’après al-Ḥasan ibn al-Sarī, d’après Jābir ibn Yazīd al-Juʿfī, qui a dit :
J’interrogeai Abā Jaʿfar (ʿalayhi al-salām) au sujet d’une question relevant de l’Unicité divine (tawḥīd). Il dit : « Certes, Dieu — que Ses noms par lesquels on L’invoque soient bénis, et qu’Il est exalté par la transcendance de son essence profonde (kunnh) — est Un ; Il s’est singularisé par l’Unicité dans Sa singularité, puis Il l’a manifestée à Sa création. Il est donc Un, Ṣamad (l’Absolu vers qui tout se dirige), le Très-Saint. Toute chose L’adore, toute chose tend vers Lui (yaṣmudu ilayhi), et Sa science embrasse toute chose. Tel est le sens correct de l’interprétation (taʾwīl) de “al-Ṣamad”, et non ce que soutiennent les anthropomorphistes (al-mushabbiha), à savoir que “al-Ṣamad” signifierait “le massif, qui n’a pas de cavité intérieure”. Car cela ne relève que de l’attribut du corps, et Dieu — gloire à Lui — est bien au-dessus de cela. Il est trop grand et trop sublime pour que les imaginations puissent atteindre Son attribut ou saisir l’essence de Sa majesté. Si l’interprétation de “al-Ṣamad” dans l’attribut de Dieu — Puissant et Majestueux — était “le massif”, cela contredirait Sa parole — Puissant et Majestueux : “Rien n’est à Sa ressemblance” (Coran, 42:11), car cela est un attribut des corps massifs qui n’ont pas de cavité, comme la pierre, le fer et le reste des choses massives sans cavité intérieure. Dieu est bien au-dessus de cela, d’une haute transcendance ! Quant à ce qui est rapporté dans les traditions (akhbār) à ce sujet, l’Imam (ʿalayhi al-salām) sait mieux ce qu’il a dit. Or voici ce qu’a dit (ʿalayhi al-salām) : “Al-Ṣamad” est le Seigneur (sayyid) vers qui l’on se dirige (al-maṣmūd ilayhi). » C’est un sens correct, conforme à la parole de Dieu — Puissant et Majestueux : “Rien n’est à Sa ressemblance” (Coran, 42:11). “Al-maṣmūd ilayhi” signifie, en langue arabe, “celui vers qui l’on se dirige” (al-maqṣūd). Abū Ṭālib dit, dans un des poèmes par lesquels il louait le Prophète (que Dieu prie sur lui et sa Famille) : « Et vers la “Jamra al-Quswā”, quand ils se dirigent vers elle, / Visant à lancer contre sa tête des pierres (al-janādil) » — c’est-à-dire qu’ils se dirigeaient vers elle en la lançant des pierres, c’est-à-dire les petits cailloux appelés “al-jimār”. Et un poète de l’époque préislamique (Jāhiliyya) dit en vers : « Je n’aurais jamais pensé qu’une maison apparente appartenant à Dieu dans les parages de la Mecque serait un lieu vers lequel on se dirige (yuṣmadu) » — c’est-à-dire “vers lequel on se rend intentionnellement”. Ibn al-Zibriqān dit : « Et il n’y a de seigneur redoutable qu’un maître ṣamad. » Shaddād ibn Muʿāwiya dit, à propos de Ḥudhayfa ibn Badr : « Je l’ai frappé d’une épée, puis je lui ai dit : “Prends-la, Ḥudhayf ! Tu es le seigneur, le ṣamad.” » Et de tels exemples sont nombreux. Dieu — Puissant et Majestueux — est le Seigneur, le Ṣamad vers qui toutes les créatures, djinns et humains, se dirigent pour leurs besoins, vers qui ils se réfugient dans les difficultés, de qui ils espèrent l’aisance et la perpétuité des bienfaits, pour qu’Il écarte d’eux les épreuves.