3ـ مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي عَبْدِ الله عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْمَاعِيلَ عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ الْحَسَنِ عَنْ بَكْرِ بْنِ صَالِحٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ سَعِيدٍ عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ مُحَمَّدٍ الْخَزَّازِ وَمُحَمَّدِ بْنِ الْحُسَيْنِ قَالا دَخَلْنَا عَلَى أَبِي الْحَسَنِ الرِّضَا (عَلَيْهِ السَّلام) فَحَكَيْنَا لَهُ أَنَّ مُحَمَّداً (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) رَأَى رَبَّهُ فِي صُورَةِ الشَّابِّ الْمُوَفَّقِ فِي سِنِّ أَبْنَاءِ ثَلاثِينَ سَنَةً وَقُلْنَا إِنَّ هِشَامَ بْنَ سَالِمٍ وَصَاحِبَ الطَّاقِ وَالْمِيثَمِيَّ يَقُولُونَ إِنَّهُ أَجْوَفُ إِلَى السُّرَّةِ وَالْبَقِيَّةُ صَمَدٌ فَخَرَّ سَاجِداً لله ثُمَّ قَالَ سُبْحَانَكَ مَا عَرَفُوكَ وَلا وَحَّدُوكَ فَمِنْ أَجْلِ ذَلِكَ وَصَفُوكَ سُبْحَانَكَ لَوْ عَرَفُوكَ لَوَصَفُوكَ بِمَا وَصَفْتَ بِهِ نَفْسَكَ سُبْحَانَكَ كَيْفَ طَاوَعَتْهُمْ أَنْفُسُهُمْ أَنْ يُشَبِّهُوكَ بِغَيْرِكَ اللهمَّ لا أَصِفُكَ إِلا بِمَا وَصَفْتَ بِهِ نَفْسَكَ وَلا أُشَبِّهُكَ بِخَلْقِكَ أَنْتَ أَهْلٌ لِكُلِّ خَيْرٍ فَلا تَجْعَلْنِي مِنَ الْقَوْمِ الظَّالِمِينَ ثُمَّ الْتَفَتَ إِلَيْنَا فَقَالَ مَا تَوَهَّمْتُمْ مِنْ شَيْءٍ فَتَوَهَّمُوا الله غَيْرَهُ ثُمَّ قَالَ نَحْنُ آلُ مُحَمَّدٍ النَّمَطُ الاوْسَطُ الَّذِي لا يُدْرِكُنَا الْغَالِي وَلا يَسْبِقُنَا التَّالِي يَا مُحَمَّدُ إِنَّ رَسُولَ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) حِينَ نَظَرَ إِلَى عَظَمَةِ رَبِّهِ كَانَ فِي هَيْئَةِ الشَّابِّ الْمُوَفَّقِ وَسِنِّ أَبْنَاءِ ثَلاثِينَ سَنَةً يَا مُحَمَّدُ عَظُمَ رَبِّي عَزَّ وَجَلَّ أَنْ يَكُونَ فِي صِفَةِ الْمَخْلُوقِينَ قَالَ قُلْتُ جُعِلْتُ فِدَاكَ مَنْ كَانَتْ رِجْلاهُ فِي خُضْرَةٍ قَالَ ذَاكَ مُحَمَّدٌ كَانَ إِذَا نَظَرَ إِلَى رَبِّهِ بِقَلْبِهِ جَعَلَهُ فِي نُورٍ مِثْلِ نُورِ الْحُجُبِ حَتَّى يَسْتَبِينَ لَهُ مَا فِي الْحُجُبِ إِنَّ نُورَ الله مِنْهُ أَخْضَرُ وَمِنْهُ أَحْمَرُ وَمِنْهُ أَبْيَضُ وَمِنْهُ غَيْرُ ذَلِكَ يَا مُحَمَّدُ مَا شَهِدَ لَهُ الْكِتَابُ وَالسُّنَّةُ فَنَحْنُ الْقَائِلُونَ بِهِ.
IsnādMuhammad ibn Abī ʿAbd Allāh, d’après Muhammad ibn Ismāʿīl, d’après al-Ḥusayn ibn al-Ḥasan, d’après Bakr ibn Ṣāliḥ, d’après al-Ḥasan ibn Saʿīd, d’après Ibrāhīm ibn Muḥammad al-Khazzāz et Muḥammad ibn al-Ḥusayn
Ils dirent : Nous entrâmes chez Abū al-Ḥasan al-Riḍā (sur lui la paix) et nous lui racontâmes que Muḥammad (que Dieu prie sur lui et sa Famille) avait vu son Seigneur sous la forme d’un jeune homme accompli, âgé d’environ trente ans, et nous dîmes : Hishām ibn Sālim, le Compagnon d’al-Ṭāq et al-Mīthamī disent qu’Il est creux jusqu’au nombril, et que le reste est massif (ṣamad). Il se prosterna alors pour Dieu, puis dit : « Gloire à Toi ! Ils ne T’ont ni connu ni proclamé l’Unicité, c’est pourquoi ils T’ont décrit ainsi. Gloire à Toi ! S’ils T’avaient connu, ils T’auraient décrit par ce par quoi Tu T’es décrit Toi-même. Gloire à Toi ! Comment leurs âmes les ont-elles poussés à T’assimiler à autre que Toi ? Ô Dieu, je ne Te décris que par ce par quoi Tu T’es décrit Toi-même, et je ne T’assimile point à Tes créatures. Tu es digne de tout bien, ne me place donc pas parmi le peuple injuste. » Puis il se tourna vers nous et dit : « Quoi que vous ayez imaginé, imaginez Dieu autre que cela. » Ensuite il dit : « Nous, la Famille de Muḥammad, sommes la voie médiane : l’exagérateur (ghālī) ne nous atteint pas et le retardataire (tālī) ne nous précède pas. Ô Muḥammad, lorsque le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) regarda la grandeur de son Seigneur, cela fut sous l’apparence d’un jeune homme accompli et de l’âge d’environ trente ans. Ô Muḥammad, mon Seigneur Puissant et Majestueux est trop élevé pour être dans la description des créatures. » (Le narrateur) dit : Je dis : « Que je sois ta rançon ! Qui est celui dont les deux pieds étaient dans la verdure (khudra) ? » Il dit : « Celui-là est Muḥammad. Lorsqu’il regardait son Seigneur avec son cœur, Il le plaçait dans une lumière semblable à la lumière des voiles (ḥujub), au point que ce qui se trouve dans les voiles lui devenait manifeste. Certes, la lumière de Dieu vient de Lui : verte, rouge, blanche et autre que cela. Ô Muḥammad, ce que le Livre et la Sunna attestent, nous l’affirmons. »