Chapitre
2ـ عَلِيُّ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ صَالِحِ بْنِ أَبِي حَمَّادٍ عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ يَزِيدَ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ عَلِيِّ بْنِ أَبِي حَمْزَةَ عَنْ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ إِنَّ الله تَبَارَكَ اسْمُهُ وَتَعَالَى ذِكْرُهُ وَجَلَّ ثَنَاؤُهُ سُبْحَانَهُ وَتَقَدَّسَ وَتَفَرَّدَ وَتَوَحَّدَ وَلَمْ يَزَلْ وَلا يَزَالُ وَهُوَ الاوَّلُ وَالاخِرُ وَالظَّاهِرُ وَالْبَاطِنُ فَلا أَوَّلَ لاوَّلِيَّتِهِ رَفِيعاً فِي أَعْلَى عُلُوِّهِ شَامِخُ الارْكَانِ رَفِيعُ الْبُنْيَانِ عَظِيمُ السُّلْطَانِ مُنِيفُ الالاءِ سَنِيُّ الْعَلْيَاءِ الَّذِي عَجَزَ الْوَاصِفُونَ عَنْ كُنْهِ صِفَتِهِ وَلا يُطِيقُونَ حَمْلَ مَعْرِفَةِ إِلَهِيَّتِهِ وَلا يَحُدُّونَ حُدُودَهُ لانَّهُ بِالْكَيْفِيَّةِ لا يُتَنَاهَى إِلَيْهِ.
ʿAlī ibn Muḥammad, d'après Ṣāliḥ ibn Abī Ḥammād, d'après al-Ḥusayn ibn Yazīd, d'après al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn Abī Ḥamza, d'après Ibrāhīm, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
1ـ مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي عَبْدِ الله وَمُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى جَمِيعاً رَفَعَاهُ إِلَى أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) أَنَّ أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) اسْتَنْهَضَ النَّاسَ فِي حَرْبِ مُعَاوِيَةَ فِي الْمَرَّةِ الثَّانِيَةِ فَلَمَّا حَشَدَ النَّاسُ قَامَ خَطِيباً فَقَالَ الْحَمْدُ لله الْوَاحِدِ الاحَدِ الصَّمَدِ الْمُتَفَرِّدِ الَّذِي لا مِنْ شَيْءٍ كَانَ وَلا مِنْ شَيْءٍ خَلَقَ مَا كَانَ قُدْرَةٌ بَانَ بِهَا مِنَ الاشْيَاءِ وَبَانَتِ الاشْيَاءُ مِنْهُ فَلَيْسَتْ لَهُ صِفَةٌ تُنَالُ وَلا حَدٌّ تُضْرَبُ لَهُ فِيهِ الامْثَالُ كَلَّ دُونَ صِفَاتِهِ تَحْبِيرُ اللُّغَاتِ وَضَلَّ هُنَاكَ تَصَارِيفُ الصِّفَاتِ وَحَارَ فِي مَلَكُوتِهِ عَمِيقَاتُ مَذَاهِبِ التَّفْكِيرِ وَانْقَطَعَ دُونَ الرُّسُوخِ فِي عِلْمِهِ جَوَامِعُ التَّفْسِيرِ وَحَالَ دُونَ غَيْبِهِ الْمَكْنُونِ حُجُبٌ مِنَ الْغُيُوبِ تَاهَتْ فِي أَدْنَى أَدَانِيهَا طَامِحَاتُ الْعُقُولِ فِي لَطِيفَاتِ الامُورِ فَتَبَارَكَ الله الَّذِي لا يَبْلُغُهُ بُعْدُ الْهِمَمِ وَلا يَنَالُهُ غَوْصُ الْفِطَنِ وَتَعَالَى الَّذِي لَيْسَ لَهُ وَقْتٌ مَعْدُودٌ وَلا أَجَلٌ مَمْدُودٌ وَلا نَعْتٌ مَحْدُودٌ سُبْحَانَ الَّذِي لَيْسَ لَهُ أَوَّلٌ مُبْتَدَأٌ وَلا غَايَةٌ مُنْتَهًى وَلا آخِرٌ يَفْنَى سُبْحَانَهُ هُوَ كَمَا وَصَفَ نَفْسَهُ وَالْوَاصِفُونَ لا يَبْلُغُونَ نَعْتَهُ وَحَدَّ الاشْيَاءَ كُلَّهَا عِنْدَ خَلْقِهِ إِبَانَةً لَهَا مِنْ شِبْهِهِ وَإِبَانَةً لَهُ مِنْ شِبْهِهَا لَمْ يَحْلُلْ فِيهَا فَيُقَالَ هُوَ فِيهَا كَائِنٌ وَلَمْ يَنْأَ عَنْهَا فَيُقَالَ هُوَ مِنْهَا بَائِنٌ وَلَمْ يَخْلُ مِنْهَا فَيُقَالَ لَهُ أَيْنَ لَكِنَّهُ سُبْحَانَهُ أَحَاطَ بِهَا عِلْمُهُ وَأَتْقَنَهَا صُنْعُهُ وَأَحْصَاهَا حِفْظُهُ لَمْ يَعْزُبْ عَنْهُ خَفِيَّاتُ غُيُوبِ الْهَوَاءِ وَلا غَوَامِضُ مَكْنُونِ ظُلَمِ الدُّجَى وَلا مَا فِي السَّمَاوَاتِ الْعُلَى إِلَى الارَضِينَ السُّفْلَى لِكُلِّ شَيْءٍ مِنْهَا حَافِظٌ وَرَقِيبٌ وَكُلُّ شَيْءٍ مِنْهَا بِشَيْءٍ مُحِيطٌ وَالْمُحِيطُ بِمَا أَحَاطَ مِنْهَا الْوَاحِدُ الاحَدُ الصَّمَدُ الَّذِي لا يُغَيِّرُهُ صُرُوفُ الازْمَانِ وَلا يَتَكَأَّدُهُ صُنْعُ شَيْءٍ كَانَ إِنَّمَا قَالَ لِمَا شَاءَ كُنْ فَكَانَ ابْتَدَعَ مَا خَلَقَ بِلا مِثَالٍ سَبَقَ وَلا تَعَبٍ وَلا نَصَبٍ وَكُلُّ صَانِعِ شَيْءٍ فَمِنْ شَيْءٍ صَنَعَ وَالله لا مِنْ شَيْءٍ صَنَعَ مَا خَلَقَ وَكُلُّ عَالِمٍ فَمِنْ بَعْدِ جَهْلٍ تَعَلَّمَ وَالله لَمْ يَجْهَلْ وَلَمْ يَتَعَلَّمْ أَحَاطَ بِالاشْيَاءِ عِلْماً قَبْلَ كَوْنِهَا فَلَمْ يَزْدَدَ بِكَوْنِهَا عِلْماً عِلْمُهُ بِهَا قَبْلَ أَنْ يُكَوِّنَهَا كَعِلْمِهِ بَعْدَ تَكْوِينِهَا لَمْ يُكَوِّنْهَا لِتَشْدِيدِ سُلْطَانٍ وَلا خَوْفٍ مِنْ زَوَالٍ وَلا نُقْصَانٍ وَلا اسْتِعَانَةٍ عَلَى ضِدٍّ مُنَاوٍ وَلا نِدٍّ مُكَاثِرٍ وَلا شَرِيكٍ مُكَابِرٍ لَكِنْ خَلائِقُ مَرْبُوبُونَ وَعِبَادٌ دَاخِرُونَ فَسُبْحَانَ الَّذِي لا يَئُودُهُ خَلْقُ مَا ابْتَدَأَ وَلا تَدْبِيرُ مَا بَرَأَ وَلا مِنْ عَجْزٍ وَلا مِنْ فَتْرَةٍ بِمَا خَلَقَ اكْتَفَى عَلِمَ مَا خَلَقَ وَخَلَقَ مَا عَلِمَ لا بِالتَّفْكِيرِ فِي عِلْمٍ حَادِثٍ أَصَابَ مَا خَلَقَ وَلا شُبْهَةٍ دَخَلَتْ عَلَيْهِ فِيمَا لَمْ يَخْلُقْ لَكِنْ قَضَاءٌ مُبْرَمٌ وَعِلْمٌ مُحْكَمٌ وَأَمْرٌ مُتْقَنٌ تَوَحَّدَ بِالرُّبُوبِيَّةِ وَخَصَّ نَفْسَهُ بِالْوَحْدَانِيَّةِ وَاسْتَخْلَصَ بِالْمَجْدِ وَالثَّنَاءِ وَتَفَرَّدَ بِالتَّوْحِيدِ وَالْمَجْدِ وَالسَّنَاءِ وَتَوَحَّدَ بِالتَّحْمِيدِ وَتَمَجَّدَ بِالتَّمْجِيدِ وَعَلا عَنِ اتِّخَاذِ الابْنَاءِ وَتَطَهَّرَ وَتَقَدَّسَ عَنْ مُلامَسَةِ النِّسَاءِ وَعَزَّ وَجَلَّ عَنْ مُجَاوَرَةِ الشُّرَكَاءِ فَلَيْسَ لَهُ فِيمَا خَلَقَ ضِدٌّ وَلا لَهُ فِيمَا مَلَكَ نِدٌّ وَلَمْ يَشْرَكْهُ فِي مُلْكِهِ أَحَدٌ الْوَاحِدُ الاحَدُ الصَّمَدُ الْمُبِيدُ لِلابَدِ وَالْوَارِثُ لِلامَدِ الَّذِي لَمْ يَزَلْ وَلا يَزَالُ وَحْدَانِيّاً أَزَلِيّاً قَبْلَ بَدْءِ الدُّهُورِ وَبَعْدَ صُرُوفِ الامُورِ الَّذِي لا يَبِيدُ وَلا يَنْفَدُ بِذَلِكَ أَصِفُ رَبِّي فَلا إِلَهَ إِلا الله مِنْ عَظِيمٍ مَا أَعْظَمَهُ وَمِنْ جَلِيلٍ مَا أَجَلَّهُ وَمِنْ عَزِيزٍ مَا أَعَزَّهُ وَتَعَالَى عَمَّا يَقُولُ الظَّالِمُونَ عُلُوّاً كَبِيراً.
IsnādMuhammad b. Abī ʿAbd Allāh et Muhammad b. Yaḥyā, tous deux l'ont élevé jusqu'à Abī ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Le Prince des croyants (que la paix soit sur lui) mobilisa les gens pour la guerre contre Muʿāwiya une seconde fois. Lorsque les gens se furent rassemblés, il se leva en prédicateur et dit : « Louange à Dieu, l'Unique, le Seul, l'Éternel (as-Ṣamad), le Solitaire, qui n'était pas issu de quelque chose et qui, sans quelque chose, a créé ce qui était. Une puissance par laquelle Il se distingue des choses, et les choses se distinguent de Lui. Il n'a pas d'attribut qu'on puisse atteindre, ni de limite à laquelle on pourrait Lui appliquer des comparaisons. Toute beauté du langage s'arrête en deçà de Ses attributs, et les variations des attributs s'égarent là. Les profondeurs des voies de la pensée sont perplexes devant Sa souveraineté, et les synthèses de l'interprétation s'interrompent avant d'atteindre la profondeur de Sa science. Des voiles d'invisibilité barrent l'accès à Son mystère caché, et les élans des intelligences s'égarent jusque dans le plus proche de Ses approches, dans les subtilités des choses. Béni soit Dieu, que l'éloignement des ambitions n'atteint pas et que la plongée des perspicacités ne saisit pas. Exalté soit Celui qui n'a pas de temps compté, ni de terme étendu, ni de description limitée. Gloire à Celui qui n'a pas de commencement initial, ni de fin ultime, ni de dernier qui s'éteigne. Gloire à Lui ! Il est comme Il S'est décrit Lui-même, et ceux qui Le décrivent n'atteignent pas Sa nature. Il a défini toutes les choses lors de leur création, pour les distinguer de Sa ressemblance et pour Se distinguer de leur ressemblance. Il n'a pas pénétré en elles, de sorte que l'on dise : 'Il est en elles comme existant', et Il ne s'en est pas éloigné, de sorte que l'on dise : 'Il est d'elles séparé'. Il n'en a pas été absent, de sorte que l'on Lui dise : 'Où ?' Mais Lui, gloire à Lui, Sa science les a embrassées, Son œuvre les a perfectionnées, Sa préservation les a dénombrées. Les cachés des mystères de l'air, ni les obscurités des ténèbres profondes, ni ce qui est dans les cieux élevés jusqu'aux terres inférieures ne Lui échappent. Pour chaque chose d'entre elles, Il est gardien et observateur, et chaque chose d'entre elles est englobée par quelque chose. Celui qui englobe ce qu'Il a englobé d'entre elles est l'Unique, le Seul, l'Éternel (as-Ṣamad), que n'altèrent pas les vicissitudes des temps, et que n'accable pas la création de quoi que ce soit. Il n'a fait que dire à ce qu'Il a voulu : 'Sois !' et cela fut. Il a produit ce qu'Il a créé sans modèle préalable, sans fatigue ni peine. Tout artisan de quelque chose le fait à partir d'une chose, tandis que Dieu a fait ce qu'Il a créé non à partir d'une chose. Tout savant apprend après ignorance, tandis que Dieu n'a pas ignoré et n'a pas appris. Il a embrassé les choses par Sa science avant leur existence ; leur existence n'a donc pas accru Sa science. Sa science d'elles avant qu'Il ne les fasse exister est comme Sa science après les avoir fait exister. Il ne les a pas fait exister pour renforcer une autorité, ni par peur d'une disparition ou d'une diminution, ni pour chercher aide contre un adversaire hostile, ni contre un rival qui multiplie, ni contre un associé arrogant. Mais ce sont des créatures assujetties et des serviteurs humiliés. Gloire à Celui que ne fatigue pas la création de ce qu'Il a commencé, ni la gestion de ce qu'Il a créé. Il n'a pas eu besoin, pour ce qu'Il a créé, d'incapacité ni de faiblesse. Il a su ce qu'Il a créé et a créé ce qu'Il a su, non par réflexion dans une science adventice qui aurait atteint ce qu'Il a créé, ni par un doute qui serait entré en Lui à propos de ce qu'Il n'a pas créé. Mais c'est un décret irrévocable, une science ferme et un ordre parfait. Il est unique dans la Seigneurie (ar-rubūbiyya), Il S'est réservé l'Unicité (al-waḥdāniyya), Il S'est distingué par la gloire et la louange, Il S'est singularisé dans l'Unicité divine (at-tawḥīd), la gloire et la splendeur. Il est seul dans la louange, magnifié par la magnification. Il est élevé au-dessus de l'adoption d'enfants, pur et saint au-dessus du contact des femmes, puissant et sublime au-dessus de la fréquentation des associés. Il n'a donc, dans ce qu'Il a créé, ni opposant, ni, dans ce qu'Il possède, de rival. Personne ne L'a associé dans Son royaume. L'Unique, le Seul, l'Éternel (as-Ṣamad), Celui qui anéantit l'éternel et hérite de l'infini, Celui qui n'a pas cessé et ne cessera d'être un (waḥdāniyyan) éternel, avant le commencement des temps et après les vicissitudes des choses, Celui qui ne périt pas et ne s'épuise pas. C'est ainsi que je décris mon Seigneur. Il n'y a de dieu que Dieu. Ô combien Il est grand, dans Sa grandeur ! Ô combien Il est majestueux, dans Sa majesté ! Ô combien Il est puissant, dans Sa puissance ! Et Il est bien élevé, d'une haute élévation, au-dessus de ce que disent les injustes. »
Il a dit : « Certes, Dieu — béni soit Son nom, exaltée soit Sa mention, glorieuse soit Sa louange, Il est sanctifié et sacré, Il est unique et seul, Il n'a cessé d'être et ne cessera d'être, Il est le Premier et le Dernier, le Manifeste et le Caché. Il n'y a de commencement pour Son éternité première, Il est élevé dans la hauteur suprême de Son élévation, aux piliers sublimes, à l'édifice élevé, à l'autorité immense, aux bienfaits éminents, à la noblesse hautaine. Celui que les descripteurs sont incapables de décrire dans la réalité profonde de Son attribut, ils ne peuvent supporter la connaissance de Sa divinité, ils ne peuvent délimiter Ses limites, car Il est tel que la modalité (al-kayfiyya) n'atteint pas à Lui. »
3ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنِ الْمُخْتَارِ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُخْتَارِ وَمُحَمَّدُ بْنُ الْحَسَنِ عَنْ عَبْدِ الله بْنِ الْحَسَنِ الْعَلَوِيِّ جَمِيعاً عَنِ الْفَتْحِ بْنِ يَزِيدَ الْجُرْجَانِيِّ قَالَ ضَمَّنِي وَأَبَا الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلام) الطَّرِيقُ فِي مُنْصَرَفِي مِنْ مَكَّةَ إِلَى خُرَاسَانَ وَهُوَ سَائِرٌ إِلَى الْعِرَاقِ فَسَمِعْتُهُ يَقُولُ مَنِ اتَّقَى الله يُتَّقَى وَمَنْ أَطَاعَ الله يُطَاعُ فَتَلَطَّفْتُ فِي الْوُصُولِ إِلَيْهِ فَوَصَلْتُ فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ فَرَدَّ عَلَيَّ السَّلامَ ثُمَّ قَالَ يَا فَتْحُ مَنْ أَرْضَى الْخَالِقَ لَمْ يُبَالِ بِسَخَطِ الْمَخْلُوقِ وَمَنْ أَسْخَطَ الْخَالِقَ فَقَمَنٌ أَنْ يُسَلِّطَ الله عَلَيْهِ سَخَطَ الْمَخْلُوقِ وَإِنَّ الْخَالِقَ لا يُوصَفُ إِلا بِمَا وَصَفَ بِهِ نَفْسَهُ وَأَنَّى يُوصَفُ الَّذِي تَعْجِزُ الْحَوَاسُّ أَنْ تُدْرِكَهُ وَالاوْهَامُ أَنْ تَنَالَهُ وَالْخَطَرَاتُ أَنْ تَحُدَّهُ وَالابْصَارُ عَنِ الاحَاطَةِ بِهِ جَلَّ عَمَّا وَصَفَهُ الْوَاصِفُونَ وَتَعَالَى عَمَّا يَنْعَتُهُ النَّاعِتُونَ نَأَى فِي قُرْبِهِ وَقَرُبَ فِي نَأْيِهِ فَهُوَ فِي نَأْيِهِ قَرِيبٌ وَفِي قُرْبِهِ بَعِيدٌ كَيَّفَ الْكَيْفَ فَلا يُقَالُ كَيْفَ وَأَيَّنَ الايْنَ فَلا يُقَالُ أَيْنَ إِذْ هُوَ مُنْقَطِعُ الْكَيْفُوفِيَّةِ وَالايْنُونِيَّةِ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après al-Mukhtār ibn Muḥammad ibn al-Mukhtār et Muḥammad ibn al-Ḥasan, d'après ʿAbd Allāh ibn al-Ḥasan al-ʿAlawī, tous d'après al-Fatḥ ibn Yazīd al-Jurjānī qui a dit :
La route me réunit, moi et Abū al-Ḥasan (sur lui la paix), alors que je revenais de La Mecque vers le Khorasan tandis qu'il se rendait en Iraq. Je l'entendis dire : « Celui qui craint Dieu, on le craint ; celui qui obéit à Dieu, on lui obéit. » Je me fis discret pour parvenir jusqu'à lui, et j'y parvins. Je le saluai, et il me rendit le salut. Puis il dit : « Ô Fatḥ ! Celui qui satisfait le Créateur ne se soucie pas du mécontentement de la créature ; et celui qui mécontente le Créateur, il est juste que Dieu fasse dominer sur lui le mécontentement de la créature. Le Créateur ne peut être décrit que par ce dont Il S'est Lui-même décrit. Et comment décrirait-on Celui que les sens sont impuissants à percevoir, que les imaginations (awhām) sont incapables d'atteindre, que les pensées (khaṭarāt) ne peuvent cerner, et que les regards ne peuvent embrasser ? Il est bien au-dessus de ce que les descripteurs décrivent, et Il est bien plus élevé que ce que les qualificateurs Le qualifient. Il est éloigné dans Sa proximité et proche dans Son éloignement : Il est, dans Son éloignement, proche, et dans Sa proximité, éloigné. Il a modalité (kayyafa al-kayf) sans qu'on puisse dire « comment » (kayfa) ; Il a spatialité (ayyana al-ayn) sans qu'on puisse dire « où » (ayna), car Il transcende la modalité et la spatialité (al-kayfūfiyya wa al-aynūniyya).
4ـ مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي عَبْدِ الله رَفَعَهُ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ بَيْنَا أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) يَخْطُبُ عَلَى مِنْبَرِ الْكُوفَةِ إِذْ قَامَ إِلَيْهِ رَجُلٌ يُقَالُ لَهُ ذِعْلِبٌ ذُو لِسَانٍ بَلِيغٍ فِي الْخُطَبِ شُجَاعُ الْقَلْبِ فَقَالَ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ هَلْ رَأَيْتَ رَبَّكَ قَالَ وَيْلَكَ يَا ذِعْلِبُ مَا كُنْتُ أَعْبُدُ رَبّاً لَمْ أَرَهُ فَقَالَ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ كَيْفَ رَأَيْتَهُ قَالَ وَيْلَكَ يَا ذِعْلِبُ لَمْ تَرَهُ الْعُيُونُ بِمُشَاهَدَةِ الابْصَارِ وَلَكِنْ رَأَتْهُ الْقُلُوبُ بِحَقَائِقِ الايمَانِ وَيْلَكَ يَا ذِعْلِبُ إِنَّ رَبِّي لَطِيفُ اللَّطَافَةِ لا يُوصَفُ بِاللُّطْفِ عَظِيمُ الْعَظَمَةِ لا يُوصَفُ بِالْعِظَمِ كَبِيرُ الْكِبْرِيَاءِ لا يُوصَفُ بِالْكِبَرِ جَلِيلُ الْجَلالَةِ لا يُوصَفُ بِالغِلَظِ قَبْلَ كُلِّ شَيْءٍ لا يُقَالُ شَيْءٌ قَبْلَهُ وَبَعْدَ كُلِّ شَيْءٍ لا يُقَالُ لَهُ بَعْدٌ شَاءَ الاشْيَاءَ لا بِهِمَّةٍ دَرَّاكٌ لا بِخَدِيعَةٍ فِي الاشْيَاءِ كُلِّهَا غَيْرُ مُتَمَازِجٍ بِهَا وَلا بَائِنٌ مِنْهَا ظَاهِرٌ لا بِتَأْوِيلِ الْمُبَاشَرَةِ مُتَجَلٍّ لا بِاسْتِهْلالِ رُؤْيَةٍ نَاءٍ لا بِمَسَافَةٍ قَرِيبٌ لا بِمُدَانَاةٍ لَطِيفٌ لا بِتَجَسُّمٍ مَوْجُودٌ لا بَعْدَ عَدَمٍ فَاعِلٌ لا بِاضْطِرَارٍ مُقَدِّرٌ لا بِحَرَكَةٍ مُرِيدٌ لا بِهَمَامَةٍ سَمِيعٌ لا بِآلَةٍ بَصِيرٌ لا بِأَدَاةٍ لا تَحْوِيهِ الامَاكِنُ وَلا تَضْمَنُهُ الاوْقَاتُ وَلا تَحُدُّهُ الصِّفَاتُ وَلا تَأْخُذُهُ السِّنَاتُ سَبَقَ الاوْقَاتَ كَوْنُهُ وَالْعَدَمَ وُجُودُهُ وَالابْتِدَاءَ أَزَلُهُ بِتَشْعِيرِهِ الْمَشَاعِرَ عُرِفَ أَنْ لا مَشْعَرَ لَهُ وَبِتَجْهِيرِهِ الْجَوَاهِرَ عُرِفَ أَنْ لا جَوْهَرَ لَهُ وَبِمُضَادَّتِهِ بَيْنَ الاشْيَاءِ عُرِفَ أَنْ لا ضِدَّ لَهُ وَبِمُقَارَنَتِهِ بَيْنَ الاشْيَاءِ عُرِفَ أَنْ لا قَرِينَ لَهُ ضَادَّ النُّورَ بِالظُّلْمَةِ وَالْيُبْسَ بِالْبَلَلِ وَالْخَشِنَ بِاللَّيِّنِ وَالصَّرْدَ بِالْحَرُورِ مُؤَلِّفٌ بَيْنَ مُتَعَادِيَاتِهَا وَمُفَرِّقٌ بَيْنَ مُتَدَانِيَاتِهَا دَالَّةً بِتَفْرِيقِهَا عَلَى مُفَرِّقِهَا وَبِتَأْلِيفِهَا عَلَى مُؤَلِّفِهَا وَذَلِكَ قَوْلُهُ تَعَالَى وَمِنْ كُلِّ شَيْءٍ خَلَقْنا زَوْجَيْنِ لَعَلَّكُمْ تَذَكَّرُونَ فَفَرَّقَ بَيْنَ قَبْلٍ وَبَعْدٍ لِيُعْلَمَ أَنْ لا قَبْلَ لَهُ وَلا بَعْدَ لَهُ شَاهِدَةً بِغَرَائِزِهَا أَنْ لا غَرِيزَةَ لِمُغْرِزِهَا مُخْبِرَةً بِتَوْقِيتِهَا أَنْ لا وَقْتَ لِمُوَقِّتِهَا حَجَبَ بَعْضَهَا عَنْ بَعْضٍ لِيُعْلَمَ أَنْ لا حِجَابَ بَيْنَهُ وَبَيْنَ خَلْقِهِ كَانَ رَبّاً إِذْ لا مَرْبُوبَ وَإِلَهاً إِذْ لا مَأْلُوهَ وَعَالِماً إِذْ لا مَعْلُومَ وَسَمِيعاً إِذْ لا مَسْمُوعَ.
IsnādMuhammad ibn Abī ʿAbd Allāh, l'élevant (par transmission interrompue), d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : Alors que le Commandeur des croyants (que la paix soit sur lui) prononçait un sermon sur la chaire de Kūfa, un homme nommé Dhiʿlib, qui avait une langue éloquente dans les discours et un cœur courageux, se leva et dit : « Ô Commandeur des croyants, as-tu vu ton Seigneur ? » Il répondit : « Malheur à toi, ô Dhiʿlib ! Je n’aurais pas adoré un Seigneur que je n’aurais pas vu. » Il dit : « Ô Commandeur des croyants, comment l’as-Tu vu ? » Il répondit : « Malheur à toi, ô Dhiʿlib ! Les yeux ne L’ont pas vu par une observation des regards, mais les cœurs L’ont vu par les réalités de la foi. Malheur à toi, ô Dhiʿlib ! En vérité, mon Seigneur est d’une subtilité si subtile qu’Il ne peut être décrit par la subtilité ; d’une grandeur si grande qu’Il ne peut être décrit par la grandeur ; d’une majesté si majestueuse qu’Il ne peut être décrit par la majesté ; d’une gloire si glorieuse qu’Il ne peut être décrit par la grossièreté. Avant toute chose, rien n’est dit avant Lui ; et après toute chose, rien n’est dit après Lui. Il a voulu les choses sans intention ; Il les saisit sans ruse. Au sein de toutes les choses, Il n’est ni mélangé à elles ni séparé d’elles. Manifeste sans interprétation de contact direct ; se manifestant sans qu’on Le voie ; éloigné sans distance ; proche sans rapprochement ; subtil sans corporéité ; existant sans avoir été inexistant ; agissant sans nécessité ; déterminant sans mouvement ; voulant sans dessein ; entendant sans organe ; voyant sans instrument. Les lieux ne Le contiennent pas, les temps ne Le limitent pas, les attributs ne Le délimitent pas, les assoupissements ne Le saisissent pas. Son existence a précédé les temps, son être a précédé le néant, son éternité a précédé le commencement. Par le fait qu’Il a rendu les sens capables de sentir, on a su qu’Il n’a pas de sens ; par le fait qu’Il a rendu les substances apparentes, on a su qu’Il n’a pas de substance ; par le fait qu’Il a opposé les choses entre elles, on a su qu’Il n’a pas d’opposé ; par le fait qu’Il a rapproché les choses entre elles, on a su qu’Il n’a pas d’associé. Il a opposé la lumière aux ténèbres, la sécheresse à l’humidité, le rugueux au doux, le froid à la chaleur brûlante. Il réunit ce qui s’oppose et sépare ce qui se ressemble, indiquant ainsi, par leur séparation, le Séparateur, et par leur réunion, le Réunificateur. Et c’est la parole du Très-Haut : “Et de toute chose, Nous avons créé des couples, afin que vous vous souveniez.” (Coran 51:49) Ainsi Il a distingué l’avant de l’après, pour que l’on sache qu’Il n’a ni avant ni après. Par leurs instincts, elles témoignent que Celui qui les a créés n’a pas d’instinct ; par leur temporalité, elles annoncent que Celui qui les a temporalisés n’a pas de temps. Il a voilé certaines d’entre elles par d’autres, afin que l’on sache qu’il n’y a aucun voile entre Lui et Sa création. Il était Seigneur alors qu’il n’y avait pas de seigneurie ; Dieu alors qu’il n’y avait pas de divinité ; Savant alors qu’il n’y avait pas d’objet de science ; Entendant alors qu’il n’y avait pas d’objet d’audition. »
5ـ عَلِيُّ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ عَنْ شَبَابٍ الصَّيْرَفِيِّ وَاسْمُهُ مُحَمَّدُ بْنُ الْوَلِيدِ عَنْ عَلِيِّ بْنِ سَيْفِ بْنِ عَمِيرَةَ قَالَ حَدَّثَنِي إِسْمَاعِيلُ بْنُ قُتَيْبَةَ قَالَ دَخَلْتُ أَنَا وَعِيسَى شَلَقَانُ عَلَى أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) فَابْتَدَأَنَا فَقَالَ عَجَباً لاقْوَامٍ يَدَّعُونَ عَلَى أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) مَا لَمْ يَتَكَلَّمْ بِهِ قَطُّ خَطَبَ أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) النَّاسَ بِالْكُوفَةِ فَقَالَ الْحَمْدُ لله الْمُلْهِمِ عِبَادَهُ حَمْدَهُ وَفَاطِرِهِمْ عَلَى مَعْرِفَةِ رُبُوبِيَّتِهِ الدَّالِّ عَلَى وُجُودِهِ بِخَلْقِهِ وَبِحُدُوثِ خَلْقِهِ عَلَى أَزَلِهِ وَبِاشْتِبَاهِهِمْ عَلَى أَنْ لا شِبْهَ لَهُ الْمُسْتَشْهِدِ بِآيَاتِهِ عَلَى قُدْرَتِهِ الْمُمْتَنِعَةِ مِنَ الصِّفَاتِ ذَاتُهُ وَمِنَ الابْصَارِ رُؤْيَتُهُ وَمِنَ الاوْهَامِ الاحَاطَةُ بِهِ لا أَمَدَ لِكَوْنِهِ وَلا غَايَةَ لِبَقَائِهِ لا تَشْمُلُهُ الْمَشَاعِرُ وَلا تَحْجُبُهُ الْحُجُبُ وَالْحِجَابُ بَيْنَهُ وَبَيْنَ خَلْقِهِ خَلْقُهُ إِيَّاهُمْ لامْتِنَاعِهِ مِمَّا يُمْكِنُ فِي ذَوَاتِهِمْ وَلامْكَانٍ مِمَّا يَمْتَنِعُ مِنْهُ وَلافْتِرَاقِ الصَّانِعِ مِنَ الْمَصْنُوعِ وَالْحَادِّ مِنَ الْمَحْدُودِ وَالرَّبِّ مِنَ الْمَرْبُوبِ الْوَاحِدُ بِلا تَأْوِيلِ عَدَدٍ وَالْخَالِقُ لا بِمَعْنَى حَرَكَةٍ وَالْبَصِيرُ لا بِأَدَاةٍ وَالسَّمِيعُ لا بِتَفْرِيقِ آلَةٍ وَالشَّاهِدُ لا بِمُمَاسَّةٍ وَالْبَاطِنُ لا بِاجْتِنَانٍ وَالظَّاهِرُ الْبَائِنُ لا بِتَرَاخِي مَسَافَةٍ أَزَلُهُ نُهْيَةٌ لِمَجَاوِلِ الافْكَارِ وَدَوَامُهُ رَدْعٌ لِطَامِحَاتِ الْعُقُولِ قَدْ حَسَرَ كُنْهُهُ نَوَافِذَ الابْصَارِ وَقَمَعَ وُجُودُهُ جَوَائِلَ الاوْهَامِ فَمَنْ وَصَفَ الله فَقَدْ حَدَّهُ وَمَنْ حَدَّهُ فَقَدْ عَدَّهُ وَمَنْ عَدَّهُ فَقَدْ أَبْطَلَ أَزَلَهُ وَمَنْ قَالَ أَيْنَ فَقَدْ غَيَّاهُ وَمَنْ قَالَ عَلامَ فَقَدْ أَخْلَى مِنْهُ وَمَنْ قَالَ فِيمَ فَقَدْ ضَمَّنَهُ.
Isnād5. ʿAlī b. Muḥammad, d'après Sahl b. Ziyād, d'après Shabāb al-Ṣayrafī — dont le nom est Muḥammad b. al-Walīd —, d'après ʿAlī b. Sayf b. ʿAmīra, qui dit : Ismāʿīl b. Qutayba m'a rapporté : « Moi et ʿĪsā Shalaqān entrâmes chez Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui). Il nous prit alors la parole en premier et dit : »
« Quelle chose étonnante que des gens qui attribuent au Commandeur des croyants (que la paix soit sur lui) ce qu'il n'a jamais dit ! Le Commandeur des croyants (que la paix soit sur lui) fit un sermon aux gens à Kūfa, disant : “Louange à Dieu, qui inspire à Ses serviteurs de Le louer et les dispose à connaître Sa seigneurie ; qui indique Son existence par Sa création, l'origine temporelle de Sa création par Son éternité, et leurs similitudes par le fait qu'Il n'a point de semblable ; qui prend à témoin de Sa puissance Ses signes ; dont l'essence est inaccessible aux attributs, Sa vision aux regards, et l'appréhension aux imaginations. Il n'y a de terme pour Son être, ni de limite à Sa permanence. Les sens ne Le cernent pas, les voiles ne Le dissimulent pas. Le voile entre Lui et Ses créatures est qu'Il les a créées, en raison de Son impassibilité à ce qui est possible dans leurs essences, de l'impossibilité de ce dont Il est impassible, et de la distinction du Créateur d'avec la créature, du Délimitateur d'avec le délimité, du Seigneur d'avec le servi. Il est l'Unique, sans interprétation par le nombre ; le Créateur, non pas au sens de mouvement ; le Voyant, non par un organe ; l'Audient, non par la séparation d'un instrument ; le Témoin, non par contact ; l'Intérieur, non par occultation ; l'Extérieur distinct, non par éloignement dans l'espace. Son éternité est la limite extrême pour les pénétrations des pensées, et Sa perpétuité un frein pour les élans des intellects. Le tréfonds de Lui a lassé les regards les plus perçants, et Son existence a réduit les imaginations vagabondes. Quiconque décrit Dieu Le limite, quiconque Le limite Le dénombre, quiconque Le dénombre abolit Son éternité ; quiconque dit 'où ?' Lui assigne un terme, quiconque dit 'sur quoi ?' Le prive (d'espace), quiconque dit 'en quoi ?' L'enferme.” »
6ـ وَرَوَاهُ مُحَمَّدُ بْنُ الْحُسَيْنِ عَنْ صَالِحِ بْنِ حَمْزَةَ عَنْ فَتْحِ بْنِ عَبْدِ الله مَوْلَى بَنِي هَاشِمٍ قَالَ كَتَبْتُ إِلَى أَبِي إِبْرَاهِيمَ (عَلَيْهِ السَّلام) أَسْأَلُهُ عَنْ شَيْءٍ مِنَ التَّوْحِيدِ فَكَتَبَ إِلَيَّ بِخَطِّهِ الْحَمْدُ لله الْمُلْهِمِ عِبَادَهُ حَمْدَهُ. وَذَكَرَ مِثْلَ مَا رَوَاهُ سَهْلُ بْنُ زِيَادٍ إِلَى قَوْلِهِ وَقَمَعَ وُجُودُهُ جَوَائِلَ الاوْهَامِ ثُمَّ زَادَ فِيهِ أَوَّلُ الدِّيَانَةِ بِهِ مَعْرِفَتُهُ وَكَمَالُ مَعْرِفَتِهِ تَوْحِيدُهُ وَكَمَالُ تَوْحِيدِهِ نَفْيُ الصِّفَاتِ عَنْهُ بِشَهَادَةِ كُلِّ صِفَةٍ أَنَّهَا غَيْرُ الْمَوْصُوفِ وَشَهَادَةِ الْمَوْصُوفِ أَنَّهُ غَيْرُ الصِّفَةِ وَشَهَادَتِهِمَا جَمِيعاً بِالتَّثْنِيَةِ الْمُمْتَنِعِ مِنْهُ الازَلُ فَمَنْ وَصَفَ الله فَقَدْ حَدَّهُ وَمَنْ حَدَّهُ فَقَدْ عَدَّهُ وَمَنْ عَدَّهُ فَقَدْ أَبْطَلَ أَزَلَهُ وَمَنْ قَالَ كَيْفَ فَقَدِ اسْتَوْصَفَهُ وَمَنْ قَالَ فِيمَ فَقَدْ ضَمَّنَهُ وَمَنْ قَالَ عَلامَ فَقَدْ جَهِلَهُ وَمَنْ قَالَ أَيْنَ فَقَدْ أَخْلَى مِنْهُ وَمَنْ قَالَ مَا هُوَ فَقَدْ نَعَتَهُ وَمَنْ قَالَ إِلامَ فَقَدْ غَايَاهُ عَالِمٌ إِذْ لا مَعْلُومَ وَخَالِقٌ إِذْ لا مَخْلُوقَ وَرَبٌّ إِذْ لا مَرْبُوبَ وَكَذَلِكَ يُوصَفُ رَبُّنَا وَفَوْقَ مَا يَصِفُهُ الْوَاصِفُونَ.
IsnādMuhammad b. al-Ḥusayn, d'après Ṣāliḥ b. Ḥamza, d'après Fatḥ b. ʿAbd Allāh, affranchi des Banū Hāshim,
Il a dit : J'écrivis à Abū Ibrāhīm (que la paix soit sur lui) pour l'interroger au sujet de quelque chose touchant l'Unicité (tawḥīd). Il m'écrivit de sa propre main : « Louange à Dieu, Celui qui inspire à Ses serviteurs la louange qu'ils Lui adressent. » Et il mentionna des propos semblables à ceux rapportés par Sahl b. Ziyād, jusqu'à sa parole : « et Son existence a écrasé les pénétrations instables des imaginations ». Puis il y ajouta : « Le commencement de la religion est la connaissance de Lui ; l'accomplissement de Sa connaissance est de proclamer Son unicité (tawḥīd) ; l'accomplissement de Son unicité est la négation des attributs (nafy al-ṣifāt) à Son égard, en raison de l'attestation de chaque attribut qu'il n'est pas le sujet qualifié, et de l'attestation du sujet qualifié qu'il n'est pas l'attribut, et de leur attestation à tous deux de la dualité dont la prééternité est impossible. Quiconque décrit Dieu L'a enserré dans des limites ; quiconque L'enserre dans des limites L'a dénombré ; quiconque L'a dénombré a rendu vaine Sa prééternité ; quiconque dit : “Comment est-Il ?” L'a décrit ; quiconque dit : “En quoi est-Il ?” L'a contenu ; quiconque dit : “Sur quoi est-Il ?” L'a ignoré ; quiconque dit : “Où est-Il ?” L'a exclu d'un lieu ; quiconque dit : “Qu'est-Il ?” L'a qualifié ; quiconque dit : “Jusqu'à quand est-Il ?” L'a limité dans le temps. Il est Savant alors qu'aucun connu n'existe ; Créateur alors qu'aucune créature n'existe ; Seigneur alors qu'aucun assujetti n'existe. Ainsi est décrit notre Seigneur, et au-delà de ce que décrivent les descripteurs. »
7ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ خَالِدٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ النَّضْرِ وَغَيْرِهِ عَمَّنْ ذَكَرَهُ عَنْ عَمْرِو بْنِ ثَابِتٍ عَنْ رَجُلٍ سَمَّاهُ عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ السَّبِيعِيِّ عَنِ الْحَارِثِ الاعْوَرِ قَالَ خَطَبَ أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) خُطْبَةً بَعْدَ الْعَصْرِ فَعَجِبَ النَّاسُ مِنْ حُسْنِ صِفَتِهِ وَمَا ذَكَرَهُ مِنْ تَعْظِيمِ الله جَلَّ جَلالُهُ قَالَ أَبُو إِسْحَاقَ فَقُلْتُ لِلْحَارِثِ أَ وَمَا حَفِظْتَهَا قَالَ قَدْ كَتَبْتُهَا فَأَمْلاهَا عَلَيْنَا مِنْ كِتَابِهِ الْحَمْدُ لله الَّذِي لا يَمُوتُ وَلا تَنْقَضِي عَجَائِبُهُ لانَّهُ كُلَّ يَوْمٍ فِي شَأْنٍ مِنْ إِحْدَاثِ بَدِيعٍ لَمْ يَكُنِ الَّذِي لَمْ يَلِدْ فَيَكُونَ فِي الْعِزِّ مُشَارَكاً وَلَمْ يُولَدْ فَيَكُونَ مَوْرُوثاً هَالِكاً وَلَمْ تَقَعْ عَلَيْهِ الاوْهَامُ فَتُقَدِّرَهُ شَبَحاً مَاثِلاً وَلَمْ تُدْرِكْهُ الابْصَارُ فَيَكُونَ بَعْدَ انْتِقَالِهَا حَائِلاً الَّذِي لَيْسَتْ فِي أَوَّلِيَّتِهِ نِهَايَةٌ وَلا؛!!ّّ لآِخِرِيَّتِهِ حَدٌّ وَلا غَايَةٌ الَّذِي لَمْ يَسْبِقْهُ وَقْتٌ وَلَمْ يَتَقَدَّمْهُ زَمَانٌ وَلا يَتَعَاوَرُهُ زِيَادَةٌ وَلا نُقْصَانٌ وَلا يُوصَفُ بِأَيْنٍ وَلا بِمَ وَلا مَكَانٍ الَّذِي بَطَنَ مِنْ خَفِيَّاتِ الامُورِ وَظَهَرَ فِي الْعُقُولِ بِمَا يُرَى فِي خَلْقِهِ مِنْ عَلامَاتِ التَّدْبِيرِ الَّذِي سُئِلَتِ الانْبِيَاءُ عَنْهُ فَلَمْ تَصِفْهُ بِحَدٍّ وَلا بِبَعْضٍ بَلْ وَصَفَتْهُ بِفِعَالِهِ وَدَلَّتْ عَلَيْهِ بِآيَاتِهِ لا تَسْتَطِيعُ عُقُولُ الْمُتَفَكِّرِينَ جَحْدَهُ لانَّ مَنْ كَانَتِ السَّمَاوَاتُ وَالارْضُ فِطْرَتَهُ وَمَا فِيهِنَّ وَمَا بَيْنَهُنَّ وَهُوَ الصَّانِعُ لَهُنَّ فَلا مَدْفَعَ لِقُدْرَتِهِ الَّذِي نَأَى مِنَ الْخَلْقِ فَلا شَيْءَ كَمِثْلِهِ الَّذِي خَلَقَ خَلْقَهُ لِعِبَادَتِهِ وَأَقْدَرَهُمْ عَلَى طَاعَتِهِ بِمَا جَعَلَ فِيهِمْ وَقَطَعَ عُذْرَهُمْ بِالْحُجَجِ فَعَنْ بَيِّنَةٍ هَلَكَ مَنْ هَلَكَ وَبِمَنِّهِ نَجَا مَنْ نَجَا وَلله الْفَضْلُ مُبْدِئاً وَمُعِيداً ثُمَّ إِنَّ الله وَلَهُ الْحَمْدُ افْتَتَحَ الْحَمْدَ لِنَفْسِهِ وَخَتَمَ أَمْرَ الدُّنْيَا وَمَحَلَّ الاخِرَةِ بِالْحَمْدِ لِنَفْسِهِ فَقَالَ وَقَضَى بَيْنَهُمْ بِالْحَقِّ وَقِيلَ الْحَمْدُ لله رَبِّ الْعَالَمِينَ الْحَمْدُ لله اللابِسِ الْكِبْرِيَاءِ بِلا تَجْسِيدٍ وَالْمُرْتَدِي بِالْجَلالِ بِلا تَمْثِيلٍ وَالْمُسْتَوِي عَلَى الْعَرْشِ بِغَيْرِ زَوَالٍ وَالْمُتَعَالِي عَلَى الْخَلْقِ بِلا تَبَاعُدٍ مِنْهُمْ وَلا مُلامَسَةٍ مِنْهُ لَهُمْ لَيْسَ لَهُ حَدٌّ يُنْتَهَى إِلَى حَدِّهِ وَلا لَهُ مِثْلٌ فَيُعْرَفَ بِمِثْلِهِ ذَلَّ مَنْ تَجَبَّرَ غَيْرَهُ وَصَغُرَ مَنْ تَكَبَّرَ دُونَهُ وَتَوَاضَعَتِ الاشْيَاءُ لِعَظَمَتِهِ وَانْقَادَتْ لِسُلْطَانِهِ وَعِزَّتِهِ وَكَلَّتْ عَنْ إِدْرَاكِهِ طُرُوفُ الْعُيُونِ وَقَصُرَتْ دُونَ بُلُوغِ صِفَتِهِ أَوْهَامُ الْخَلائِقِ الاوَّلِ قَبْلَ كُلِّ شَيْءٍ وَلا قَبْلَ لَهُ وَالاخِرِ بَعْدَ كُلِّ شَيْءٍ وَلا بَعْدَ لَهُ الظَّاهِرِ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ بِالْقَهْرِ لَهُ وَالْمُشَاهِدِ لِجَمِيعِ الامَاكِنِ بِلا انْتِقَالٍ إِلَيْهَا لا تَلْمِسُهُ لامِسَةٌ وَلا تَحُسُّهُ حَاسَّةٌ هُوَ الَّذِي فِي السَّمَاءِ إِلَهٌ وَفِي الارْضِ إِلَهٌ وَهُوَ الْحَكِيمُ الْعَلِيمُ أَتْقَنَ مَا أَرَادَ مِنْ خَلْقِهِ مِنَ الاشْبَاحِ كُلِّهَا لا بِمِثَالٍ سَبَقَ إِلَيْهِ وَلا لُغُوبٍ دَخَلَ عَلَيْهِ فِي خَلْقِ مَا خَلَقَ لَدَيْهِ ابْتَدَأَ مَا أَرَادَ ابْتِدَاءَهُ وَأَنْشَأَ مَا أَرَادَ إِنْشَاءَهُ عَلَى مَا أَرَادَ مِنَ الثَّقَلَيْنِ الْجِنِّ وَالانْسِ لِيَعْرِفُوا بِذَلِكَ رُبُوبِيَّتَهُ وَتَمَكَّنَ فِيهِمْ طَاعَتُهُ نَحْمَدُهُ بِجَمِيعِ مَحَامِدِهِ كُلِّهَا عَلَى جَمِيعِ نَعْمَائِهِ كُلِّهَا وَنَسْتَهْدِيهِ لِمَرَاشِدِ أُمُورِنَا وَنَعُوذُ بِهِ مِنْ سَيِّئَاتِ أَعْمَالِنَا وَنَسْتَغْفِرُهُ لِلذُّنُوبِ الَّتِي سَبَقَتْ مِنَّا وَنَشْهَدُ أَنْ لا إِلَهَ إِلا الله وَأَنَّ مُحَمَّداً عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ بَعَثَهُ بِالْحَقِّ نَبِيّاً دَالاً عَلَيْهِ وَهَادِياً إِلَيْهِ فَهَدَى بِهِ مِنَ الضَّلالَةِ وَاسْتَنْقَذَنَا بِهِ مِنَ الْجَهَالَةِ مَنْ يُطِعِ الله وَرَسُولَهُ فَقَدْ فَازَ فَوْزاً عَظِيماً وَنَالَ ثَوَاباً جَزِيلاً وَمَنْ يَعْصِ الله وَرَسُولَهُ فَقَدْ خَسِرَ خُسْرَاناً مُبِيناً وَاسْتَحَقَّ عَذَاباً أَلِيماً فَأَنْجِعُوا بِمَا يَحِقُّ عَلَيْكُمْ مِنَ السَّمْعِ وَالطَّاعَةِ وَإِخْلاصِ النَّصِيحَةِ وَحُسْنِ الْمُؤَازَرَةِ وَأَعِينُوا عَلَى أَنْفُسِكُمْ بِلُزُومِ الطَّرِيقَةِ الْمُسْتَقِيمَةِ وَهَجْرِ الامُورِ الْمَكْرُوهَةِ وَتَعَاطَوُا الْحَقَّ بَيْنَكُمْ وَتَعَاوَنُوا بِهِ دُونِي وَخُذُوا عَلَى يَدِ الظَّالِمِ السَّفِيهِ وَمُرُوا بِالْمَعْرُوفِ وَانْهَوْا عَنِ الْمُنْكَرِ وَاعْرِفُوا لِذَوِي الْفَضْلِ فَضْلَهُمْ عَصَمَنَا الله وَإِيَّاكُمْ بِالْهُدَى وَثَبَّتَنَا وَإِيَّاكُمْ عَلَى التَّقْوَى وَأَسْتَغْفِرُ الله لِي وَلَكُمْ.
IsnādPlusieurs de nos compagnons, d'après Aḥmad b. Muḥammad b. Khālid, d'après son père, d'après Aḥmad b. al-Naḍr et d'autres, d'après celui qu'il a mentionné, d'après ʿAmr b. Thābit, d'après un homme qu'il a nommé, d'après Abū Isḥāq al-Sabīʿī, d'après al-Ḥārith al-Aʿwar
Il (al-Ḥārith) a dit : Le Commandeur des croyants (ʿAlī, que la paix soit sur lui) a prononcé un sermon après la prière de l’après-midi (al-ʿaṣr). Les gens furent émerveillés par la beauté de sa description et par ce qu’il mentionna de la magnificence de Dieu, dont la gloire est exaltée. Abū Isḥāq a dit : Je demandai à al-Ḥārith : « Ne l’as-tu pas mémorisé ? » Il répondit : « Je l’ai bien écrit. » Il nous le dicta alors d’après son livre : « Louange à Dieu, qui ne meurt point et dont les merveilles ne s’épuisent pas, car chaque jour Il est à l’œuvre, créant des choses nouvelles inouïes. Lui qui n’a point engendré, de peur d’avoir un associé dans la gloire, et qui n’a point été engendré, de peur d’être hérité et de périr. Les illusions ne peuvent L’atteindre pour Le représenter comme une forme tangible, ni les regards Le saisir pour qu’Il devienne absent après leur détournement. Lui dont le commencement n’a point de fin, dont la postérité n’a ni limite ni terme. Lui qu’aucun instant n’a précédé, qu’aucun temps n’a devancé ; ni l’augmentation ni la diminution ne peuvent L’affecter, et on ne Le décrit ni par le « où », ni par le « comment », ni par le lieu. Lui qui est intime aux mystères les plus cachés et qui se manifeste aux intellects par les signes de la providence visibles dans Sa création. Lui dont les prophètes furent interrogés, mais ils ne Le décrivirent ni par une limite ni par une partie ; ils Le décrivirent par Ses actes et Le montrèrent par Ses signes. Les intelligences des méditatifs ne peuvent Le nier, car celui qui a pour œuvre propre les cieux et la terre, ce qui s’y trouve et ce qui les sépare — Il en est le Créateur — nul ne peut repousser Sa puissance. Lui qui est élevé au-dessus des créatures, rien n’est semblable à Lui. Lui qui a créé Ses créatures pour Son adoration, qui leur a donné le pouvoir de Lui obéir par ce qu’Il a placé en eux, et qui a retranché leur excuse par les preuves : c’est donc en pleine connaissance qu’a péri celui qui a péri, et c’est par Sa grâce qu’a été sauvé celui qui a été sauvé. À Dieu est la grâce, principe et retour. Ensuite, Dieu — à Lui la louange — a commencé la louange pour Lui-même, et a conclu l’affaire de ce monde et le séjour de l’au-delà par la louange pour Lui-même. Il a dit : « Il jugea entre eux en toute vérité, et l’on dit : Louange à Dieu, Seigneur des mondes ! » (Coran 39:75). Louange à Dieu, qui revêt la grandeur sans corporéité, qui se drape de majesté sans ressemblance, qui s’est établi sur le Trône sans déplacement, qui est élevé au-dessus des créatures sans éloignement ni contact. Il n’a point de limite où l’on s’arrête, ni de semblable par lequel on Le connaît. Humble est quiconque, autre que Lui, s’est montré orgueilleux ; petit est quiconque s’est enorgueilli devant Lui. Toutes choses se sont humiliées devant Sa grandeur et se sont soumises à Sa souveraineté et à Sa puissance. Les regards des yeux se sont lassés de Le saisir, et les imaginations des créatures ont été impuissantes à atteindre la description de Sa nature. L’Antérieur avant toute chose — sans avant-penser — le Dernier après toute chose — sans après-penser — l’Apparent sur toute chose par Sa domination sur elle, le Témoin de tous les lieux sans s’y déplacer ; nulle palpation ne Le touche, nul sens ne Le perçoit. C’est Lui qui est Dieu dans le ciel et Dieu sur la terre, et Il est le Sage, l’Omniscient. Il a parfait tout ce qu’Il a voulu de Sa création, toutes les formes, sans modèle préexistant, sans lassitude dans la création de ce qu’Il a créé. Il a commencé ce qu’Il a voulu commencer, Il a produit ce qu’Il a voulu produire, selon Sa volonté, des deux poids lourds : les djinns et les humains, afin qu’ils reconnaissent par cela Sa seigneurie et que l’obéissance s’établisse en eux. Nous Le louons par toutes Ses louanges, pour tous Ses bienfaits ; nous Lui demandons la guidance pour les bonnes voies de nos affaires ; nous cherchons refuge auprès de Lui contre les mauvaises actions ; nous Lui demandons pardon pour les péchés que nous avons commis ; nous attestons qu’il n’y a de divinité que Dieu et que Muhammad est Son serviteur et Son messager. Il l’a envoyé en vérité comme prophète, celui qui montre la voie, qui guide vers Lui. Par lui, Il a guidé de l’égarement et nous a sauvés de l’ignorance. Quiconque obéit à Dieu et à Son messager obtient une grande victoire et atteint une récompense abondante ; quiconque désobéit à Dieu et à Son messager subit une perte évidente et mérite un châtiment douloureux. Montrez-vous donc empressés dans ce qui vous incombe : l’écoute, l’obéissance, la sincérité du conseil et la bonne assistance. Aidez-vous mutuellement contre vous-mêmes en vous en tenant à la voie droite, en abandonnant les choses réprouvées ; pratiquez la justice entre vous ; assistez-vous par elle en dehors de moi ; réprimez la main de l’oppresseur insensé ; ordonnez le bien et interdisez le mal ; reconnaissez aux hommes de mérite leur mérite. Que Dieu nous préserve, nous et vous, par la guidance, et qu’Il nous affermisse, nous et vous, dans la piété. Et je demande pardon à Dieu pour moi et pour vous. »