IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad, d'après al-Ḥasan ibn Maḥbūb, d'après Abū Ḥamza, qui a dit : Nāfiʿ ibn al-Azraq a interrogé Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui)
Il dit : « Informe-moi sur Dieu : quand fut-Il ? » Il répondit : « Quand n'était-Il pas, afin que je t'informe quand Il fut ? Gloire à Celui qui n'a cessé d'être et ne cesse d'être, un et éternellement seul (ṣamadan), n'ayant pris ni compagne ni enfant. »
IsnādʿAlī b. Muḥammad, par chaîne remontée (rafaʿahu), d’après Zurāra
Il dit : Je dis à Abū Jaʿfar (sur lui la paix) : « Dieu était-Il alors qu’il n’y avait rien ? » Il dit : « Oui, Il était alors qu’il n’y avait rien. » Je dis : « Où donc était-Il ? » L’Imam, qui était appuyé, se redressa en position assise et dit : « Tu égare, ô Zurāra ! Tu interroges au sujet du lieu alors qu’il n’y a pas de lieu. »
IsnādʿAlī b. Muḥammad d'après Sahl b. Ziyād d'après Muḥammad b. al-Walīd d'après Ibn Abī Naṣr d'après Abū al-Ḥasan al-Mawṣilī d'après Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix)
IsnādPlusieurs de nos compagnons, d'après Aḥmad b. Muḥammad b. Khālid, d'après Aḥmad b. Muḥammad b. Abī Naṣr
Il dit : Un homme vint auprès d'Abū al-Ḥasan al-Riḍā (que la paix soit sur lui), de l'au-delà du fleuve de Balkh, et dit : « Je t'interroge sur une question : si tu m'y réponds conformément à ce que j'ai en moi, je professerai ton imamat. » Abū al-Ḥasan (que la paix soit sur lui) dit : « Demande ce que tu veux. » Il dit : « Informe-moi au sujet de ton Seigneur : quand était-Il, comment était-Il, et sur quoi reposait Son appui ? » Alors Abū al-Ḥasan (que la paix soit sur lui) dit : « Certes, Dieu — béni et exalté soit-Il — a spatialisé l'espace sans espace, a qualifié la qualité sans qualité, et Son appui reposait sur Sa puissance. » Alors l'homme se leva vers lui, embrassa sa tête et dit : « J'atteste qu'il n'y a pas d'autre dieu que Dieu, que Muḥammad est l'Envoyé de Dieu, que ʿAlī est le légataire (waṣiyy) de l'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) et le Gérant (al-qayyim) après lui de ce dont l'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) s'est chargé, que vous êtes les Imams véridiques, et que tu es le Successeur (al-khalaf) après eux. »
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après al-Ḥusayn ibn Saʿīd, d'après al-Qāsim ibn Muḥammad, d'après ʿAlī ibn Abī Ḥamza, d'après Abū Baṣīr
Il dit : Un homme vint trouver Abū Jaʿfar (la paix soit sur lui) et lui dit : « Informe-moi sur ton Seigneur : quand était-Il ? » Il répondit : « Malheur à toi ! On ne dit “quand était-il” que pour une chose qui n'était pas. Mon Seigneur — béni et exalté soit-Il — fut et ne cesse d'être vivant sans modalité (kayf). Il n'eut point d'existence (kān) pour Lui, et Son existence n'eut pas d'existence modale. Il n'eut point d'“où” (ayn), n'était pas dans une chose, ni sur une chose. Il n'inventa pas un lieu pour Son lieu. Il ne devint puissant qu'après avoir créé les choses, ni faible avant d'avoir créé quoi que ce soit. Il n'était pas isolé avant d'avoir innové une chose. Il ne ressemble à aucune chose mentionnée. Il n'était pas dépourvu de la royauté avant Sa création, et Il n'en sera pas dépourvu après la disparition de celle-ci. Il n'a cessé d'être vivant sans vie, Roi puissant avant de créer une chose, et Roi dominateur après la création de l'univers. Il n'y a pour Son existence ni modalité, ni “où”, ni limite. Il n'est connu par rien qui Lui ressemble. Il ne vieillit pas par la longue durée, ni ne s'évanouit pour quoi que ce soit. Au contraire, c'est Sa crainte qui fait s'évanouir toutes choses. Il était vivant sans vie adventice, sans existence décrite, sans modalité limitée, sans “où” qui Le détermine, sans lieu adjacent à aucune chose. Il est plutôt un Vivant connu, un Roi qui n'a cessé d'avoir la puissance et la royauté. Il crée ce qu'Il veut quand Il veut, par Sa volonté. Il n'est ni limité, ni divisé, ni périssable. Il fut au commencement sans modalité, et Il sera à la fin sans “où”. “Toute chose est périssable sauf Sa Face. À Lui la création et le commandement. Béni soit Dieu, Seigneur des mondes” (Coran 28:88). Malheur à toi, ô questionneur ! Mon Seigneur n'est pas enveloppé par les illusions, les doutes ne L'atteignent pas, Il ne s'égare pas, aucune chose ne Le dépasse, les événements ne L'atteignent pas, Il n'est interrogé sur rien, Il ne regrette rien, “ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. À Lui appartient ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre, ce qui est entre eux et ce qui est sous le sol” (Coran 2:255). »
IsnādPlusieurs de nos compagnons, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn Khālid, d'après son père, qui l'a élevé (vers l'Imam)
Il dit : « Les Juifs se réunirent auprès du chef de l'exil (Ra's al-Jālūt) et lui dirent : "Cet homme est un savant" — désignant le Prince des croyants (ʿAlī, sur lui la paix). "Viens donc avec nous chez lui pour l'interroger." Ils vinrent donc chez lui. On leur dit : "Il est au palais." Ils l'attendirent jusqu'à ce qu'il sortît. Alors le chef de l'exil lui dit : "Nous sommes venus pour t'interroger." Il dit : "Demande, ô Juif, ce qu'il te plaît." Il dit : "Je t'interroge au sujet de ton Seigneur : quand fut-Il ?" Il dit : "Il était sans être-constitué (kaynūniyya) ; Il était sans comment (kayf) ; Il n'a cessé d'être sans quantité (kamm) et sans comment ; Il était sans avant (qabl) ; Il est l'Avant de tout avant, sans avant, sans terme (ghāya) et sans fin (muntahā). Le terme a cessé de L'atteindre, et Lui-même est le terme de tout terme." Alors le chef de l'exil dit : "Partons avec nous, car il est plus savant que ce que l'on raconte à son sujet." »
IsnādPar cette chaîne, d'après Aḥmad b. Muḥammad b. Abī Naṣr, d'après Abū l-Ḥasan al-Mawṣilī, d'après Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix)
Il a dit : Un docteur de la Loi parmi les docteurs vint auprès du Commandeur des croyants (sur lui la paix) et dit : « Ô Commandeur des croyants, quand ton Seigneur était-Il ? » Il lui répondit : « Que ta mère te perde ! Et quand n'était-Il pas, pour que l'on dise 'quand était-Il' ? Mon Seigneur était avant l'avant, sans avant, et après l'après, sans après. Il n'a ni limite ni terme qui borne Sa finitude. Les limites cessent devant Lui, et Il est le terme de toute limite. » Il dit : « Ô Commandeur des croyants, es-tu donc un prophète ? » Il répondit : « Malheur à toi ! Je ne suis qu'un serviteur parmi les serviteurs de Muḥammad (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille). » Et il est rapporté qu'on L'interrogea (sur lui la paix) : « Où était notre Seigneur avant qu'Il ne crée le ciel et la terre ? » Il répondit (sur lui la paix) : « 'Où' est une question concernant un lieu, et Dieu était alors qu'il n'y avait aucun lieu. »
IsnādD'après ʿAlī ibn Muḥammad, d'après Sahl ibn Ziyād, d'après ʿAmr ibn ʿUthmān, d'après Muḥammad ibn Yaḥyā, d'après Muḥammad ibn Samāʿa, d'après Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix)
Il a dit : Le chef de la synagogue (Rās al-Jālūt) dit aux juifs : « Les musulmans prétendent que ʿAlī (sur lui la paix) est parmi les hommes le plus dialecticien et le plus savant. Allons à lui, peut-être lui poserai-je une question et le prendrai-je en défaut. » Il vint donc à lui et dit : « Ô Commandeur des croyants, je veux te poser une question. » Il dit : « Demande ce que tu veux. » Il dit : « Ô Commandeur des croyants, quand notre Seigneur fut-Il ? » Il lui dit : « Ô juif, on dit seulement “quand fut-il” de ce qui n’était pas puis fut. Lui, quand Il est ? Il est sans être-étant d’un étant. Il était sans le “comment” du “il est”. Oui, ô juif, et encore oui, ô juif. Comment y aurait-il pour Lui un “avant” ? Il est l’Avant de l’avant, sans fin ni terme de fin, ni fin vers laquelle [on irait]. Les fins cessent auprès de Lui. Il est la Fin de toute fin. » Alors [le chef de la synagogue] dit : « J’atteste que ta religion est la vérité et que ce qui s’y oppose est faux. »
Il a dit : Un docteur de la Loi (ḥibr) parmi les docteurs vint auprès du Commandeur des croyants (sur lui la paix) et dit : « Ô Commandeur des croyants, quand ton Seigneur fut-il ? » Il répondit : « Malheur à toi ! On ne dit 'quand fut-il' que de ce qui n'était pas. Quant à ce qui est (toujours), on ne dit pas 'quand fut-il'. Il était avant l'avant, sans avant ; après l'après, sans après ; et Il n'a point de limite finale où Sa limite s'arrête. » L'homme lui dit : « Es-tu un prophète ? » Il répondit : « Que ta mère te perde ! Je ne suis qu'un serviteur parmi les serviteurs du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille). »