Chapitre
2ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ عُثْمَانَ بْنِ عِيسَى عَنْ سَمَاعَةَ بْنِ مِهْرَانَ قَالَ سَأَلْتُهُ عَنِ الإيمَانِ وَالإسْلامِ قُلْتُ لَهُ أَ فَرْقٌ بَيْنَ الإسْلامِ وَالإيمَانِ قَالَ فَأَضْرِبُ لَكَ مَثَلَهُ قَالَ قُلْتُ أَوْرِدْ ذَلِكَ قَالَ مَثَلُ الإيمَانِ وَالإسْلامِ مَثَلُ الْكَعْبَةِ الْحَرَامِ مِنَ الْحَرَمِ قَدْ يَكُونُ فِي الْحَرَمِ وَلا يَكُونُ فِي الْكَعْبَةِ وَلا يَكُونُ فِي الْكَعْبَةِ حَتَّى يَكُونَ فِي الْحَرَمِ وَقَدْ يَكُونُ مُسْلِماً وَلا يَكُونُ مُؤْمِناً وَلا يَكُونُ مُؤْمِناً حَتَّى يَكُونَ مُسْلِماً قَالَ قُلْتُ فَيُخْرِجُ مِنَ الإيمَانِ شَيْءٌ قَالَ نَعَمْ قُلْتُ فَيُصَيِّرُهُ إِلَى مَا ذَا قَالَ إِلَى الإسْلامِ أَوِ الْكُفْرِ وَقَالَ لَوْ أَنَّ رَجُلاً دَخَلَ الْكَعْبَةَ فَأَفْلَتَ مِنْهُ بَوْلُهُ أُخْرِجَ مِنَ الْكَعْبَةِ وَلَمْ يُخْرَجْ مِنَ الْحَرَمِ فَغَسَلَ ثَوْبَهُ وَتَطَهَّرَ ثُمَّ لَمْ يُمْنَعْ أَنْ يَدْخُلَ الْكَعْبَةَ وَلَوْ أَنَّ رَجُلاً دَخَلَ الْكَعْبَةَ فَبَالَ فِيهَا مُعَانِداً أُخْرِجَ مِنَ الْكَعْبَةِ وَمِنَ الْحَرَمِ وَضُرِبَتْ عُنُقُهُ.
1ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنِ الْعَبَّاسِ بْنِ مَعْرُوفٍ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي نَجْرَانَ عَنْ حَمَّادِ بْنِ عُثْمَانَ عَنْ عَبْدِ الرَّحِيمِ الْقَصِيرِ قَالَ كَتَبْتُ مَعَ عَبْدِ الْمَلِكِ بْنِ أَعْيَنَ إِلَى أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) أَسْأَلُهُ عَنِ الإيمَانِ مَا هُوَ فَكَتَبَ إِلَيَّ مَعَ عَبْدِ الْمَلِكِ بْنِ أَعْيَنَ سَأَلْتَ رَحِمَكَ الله عَنِ الإيمَانِ وَالإيمَانُ هُوَ الإقْرَارُ بِاللِّسَانِ وَعَقْدٌ فِي الْقَلْبِ وَعَمَلٌ بِالأرْكَانِ وَالإيمَانُ بَعْضُهُ مِنْ بَعْضٍ وَهُوَ دَارٌ وَكَذَلِكَ الإسْلامُ دَارٌ وَالْكُفْرُ دَارٌ فَقَدْ يَكُونُ الْعَبْدُ مُسْلِماً قَبْلَ أَنْ يَكُونَ مُؤْمِناً وَلا يَكُونُ مُؤْمِناً حَتَّى يَكُونَ مُسْلِماً فَالإسْلامُ قَبْلَ الإيمَانِ وَهُوَ يُشَارِكُ الإيمَانَ فَإِذَا أَتَى الْعَبْدُ كَبِيرَةً مِنْ كَبَائِرِ الْمَعَاصِي أَوْ صَغِيرَةً مِنْ صَغَائِرِ الْمَعَاصِي الَّتِي نَهَى الله عَزَّ وَجَلَّ عَنْهَا كَانَ خَارِجاً مِنَ الإيمَانِ سَاقِطاً عَنْهُ اسْمُ الإيمَانِ وَثَابِتاً عَلَيْهِ اسْمُ الإسْلامِ فَإِنْ تَابَ وَاسْتَغْفَرَ عَادَ إِلَى دَارِ الإيمَانِ وَلا يُخْرِجُهُ إِلَى الْكُفْرِ إِلا الْجُحُودُ وَالإسْتِحْلالُ أَنْ يَقُولَ لِلْحَلالِ هَذَا حَرَامٌ وَلِلْحَرَامِ هَذَا حَلالٌ وَدَانَ بِذَلِكَ فَعِنْدَهَا يَكُونُ خَارِجاً مِنَ الإسْلامِ وَالإيمَانِ دَاخِلاً فِي الْكُفْرِ وَكَانَ بِمَنْزِلَةِ مَنْ دَخَلَ الْحَرَمَ ثُمَّ دَخَلَ الْكَعْبَةَ وَأَحْدَثَ فِي الْكَعْبَةِ حَدَثاً فَأُخْرِجَ عَنِ الْكَعْبَةِ وَعَنِ الْحَرَمِ فَضُرِبَتْ عُنُقُهُ وَصَارَ إِلَى النَّارِ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après al-ʿAbbās ibn Maʿrūf, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn Abī Najrān, d'après Ḥammād ibn ʿUthmān, d'après ʿAbd al-Raḥīm al-Qaṣīr qui dit : J'écrivis, avec ʿAbd al-Malik ibn Aʿyan, à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) pour l'interroger sur ce qu'est la foi (īmān). Il m'écrivit en retour, par l'intermédiaire de ʿAbd al-Malik ibn Aʿyan :
« Tu as interrogé — que Dieu te fasse miséricorde — au sujet de la foi (īmān). Or la foi est la reconnaissance par la langue, la ferme adhésion dans le cœur et l'action par les membres. La foi est constituée de parties liées les unes aux autres et elle est une demeure (dār). De même, l'islam est une demeure, et la mécréance (kufr) est une demeure. Il arrive que le serviteur soit musulman avant d'être croyant (mu'min), et il n'est croyant que lorsqu'il est musulman. Ainsi l'islam précède la foi et il participe à la foi. Lorsque le serviteur commet un péché majeur parmi les péchés majeurs, ou un péché mineur parmi les péchés mineurs que Dieu — Puissant et Majestueux — a interdits, il sort de la foi, le nom de foi lui est retiré, tandis que le nom d'islam lui demeure. S'il se repent et implore le pardon, il retourne à la demeure de la foi. Rien ne le fait sortir vers la mécréance (kufr) si ce n'est le déni (juhūd) et la licitation (istiḥlāl), c'est-à-dire qu'il dise du licite : « Ceci est illicite », et de l'illicite : « Ceci est licite », et qu'il adopte cela comme religion. Alors, il sort de l'islam et de la foi et entre dans la mécréance (kufr). Il est à l'image de celui qui entre dans le Haram (sanctuaire), puis entre dans la Kaʿba, et commet dans la Kaʿba une infraction ; il est alors expulsé de la Kaʿba et du Haram, sa tête est tranchée et il aboutit au Feu. »
IsnādPlusieurs de nos compagnons, d'après Ahmad ibn Muhammad, d'après ʿUthmān ibn ʿĪsā, d'après Samāʿa ibn Mihrān
Il dit : Je l'ai interrogé au sujet de la foi (īmān) et de la soumission (islām). Je lui dis : « Y a-t-il une différence entre la soumission et la foi ? » Il répondit : « Je vais t'en donner une parabole. » Je dis : « Rapporte-la donc. » Il dit : « La parabole de la foi et de la soumission est celle de la Kaʿba sacrée au sein du sanctuaire (al-ḥaram). Il se peut que l'on soit dans le sanctuaire sans être dans la Kaʿba, et l'on n'est dans la Kaʿba qu'après avoir été dans le sanctuaire. De même, on peut être musulman sans être croyant, et l'on n'est croyant qu'après avoir été musulman. » Je dis : « Quelque chose peut-il faire sortir de la foi ? » Il dit : « Oui. » Je dis : « Et cela le fait aboutir à quoi ? » Il dit : « À la soumission ou à la mécréance. » Et il ajouta : « Suppose qu'un homme entre dans la Kaʿba et que son urine s'écoule de lui sans qu'il puisse la retenir : il est sorti de la Kaʿba mais n'a pas été expulsé du sanctuaire. Il lave alors son vêtement, se purifie, et rien ne l'empêche de rentrer dans la Kaʿba. En revanche, si un homme entre dans la Kaʿba et y urine par défi (muʿānidan), il est expulsé de la Kaʿba et du sanctuaire, et on lui tranche la nuque. »