2ـ أَبُو عَلِيٍّ الأشْعَرِيُّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الْجَبَّارِ وَمُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى جَمِيعاً عَنِ ابْنِ فَضَّالٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ الْجَهْمِ عَنْ أَبِي الْيَقْظَانِ عَنْ يَعْقُوبَ بْنِ الضَّحَّاكِ عَنْ رَجُلٍ مِنْ أَصْحَابِنَا سَرَّاجٍ وَكَانَ خَادِماً لأبِي عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) قَالَ بَعَثَنِي أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) فِي حَاجَةٍ وَهُوَ بِالْحِيرَةِ أَنَا وَجَمَاعَةً مِنْ مَوَالِيهِ قَالَ فَانْطَلَقْنَا فِيهَا ثُمَّ رَجَعْنَا مُغْتَمِّينَ قَالَ وَكَانَ فِرَاشِي فِي الْحَائِرِ الَّذِي كُنَّا فِيهِ نُزُولاً فَجِئْتُ وَأَنَا بِحَالٍ فَرَمَيْتُ بِنَفْسِي فَبَيْنَا أَنَا كَذَلِكَ إِذَا أَنَا بِأَبِي عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) قَدْ أَقْبَلَ قَالَ فَقَالَ قَدْ أَتَيْنَاكَ أَوْ قَالَ جِئْنَاكَ فَاسْتَوَيْتُ جَالِساً وَجَلَسَ عَلَى صَدْرِ فِرَاشِي فَسَأَلَنِي عَمَّا بَعَثَنِي لَهُ فَأَخْبَرْتُهُ فَحَمِدَ الله ثُمَّ جَرَى ذِكْرُ قَوْمٍ فَقُلْتُ جُعِلْتُ فِدَاكَ إِنَّا نَبْرَأُ مِنْهُمْ إِنَّهُمْ لا يَقُولُونَ مَا نَقُولُ قَالَ فَقَالَ يَتَوَلَّوْنَا وَلا يَقُولُونَ مَا تَقُولُونَ تَبْرَءُونَ مِنْهُمْ قَالَ قُلْتُ نَعَمْ قَالَ فَهُوَ ذَا عِنْدَنَا مَا لَيْسَ عِنْدَكُمْ فَيَنْبَغِي لَنَا أَنْ نَبْرَأَ مِنْكُمْ قَالَ قُلْتُ لا جُعِلْتُ فِدَاكَ قَالَ وَهُوَ ذَا عِنْدَ الله مَا لَيْسَ عِنْدَنَا أَ فَتَرَاهُ اطَّرَحَنَا قَالَ قُلْتُ لا وَالله جُعِلْتُ فِدَاكَ مَا نَفْعَلُ قَالَ فَتَوَلَّوْهُمْ وَلا تَبَرَّءُوا مِنْهُمْ إِنَّ مِنَ الْمُسْلِمِينَ مَنْ لَهُ سَهْمٌ وَمِنْهُمْ مَنْ لَهُ سَهْمَانِ وَمِنْهُمْ مَنْ لَهُ ثَلاثَةُ أَسْهُمٍ وَمِنْهُمْ مَنْ لَهُ أَرْبَعَةُ أَسْهُمٍ وَمِنْهُمْ مَنْ لَهُ خَمْسَةُ أَسْهُمٍ وَمِنْهُمْ مَنْ لَهُ سِتَّةُ أَسْهُمٍ وَمِنْهُمْ مَنْ لَهُ سَبْعَةُ أَسْهُمٍ فَلَيْسَ يَنْبَغِي أَنْ يُحْمَلَ صَاحِبُ السَّهْمِ عَلَى مَا عَلَيْهِ صَاحِبُ السَّهْمَيْنِ وَلا صَاحِبُ السَّهْمَيْنِ عَلَى مَا عَلَيْهِ صَاحِبُ الثَّلاثَةِ وَلا صَاحِبُ الثَّلاثَةِ عَلَى مَا عَلَيْهِ صَاحِبُ الأرْبَعَةِ وَلا صَاحِبُ الأرْبَعَةِ عَلَى مَا عَلَيْهِ صَاحِبُ الْخَمْسَةِ وَلا صَاحِبُ الْخَمْسَةِ عَلَى مَا عَلَيْهِ صَاحِبُ السِّتَّةِ وَلا صَاحِبُ السِّتَّةِ عَلَى مَا عَلَيْهِ صَاحِبُ السَّبْعَةِ وَسَأَضْرِبُ لَكَ مَثَلاً إِنَّ رَجُلاً كَانَ لَهُ جَارٌ وَكَانَ نَصْرَانِيّاً فَدَعَاهُ إِلَى الإسْلامِ وَزَيَّنَهُ لَهُ فَأَجَابَهُ فَأَتَاهُ سُحَيْراً فَقَرَعَ عَلَيْهِ الْبَابَ فَقَالَ لَهُ مَنْ هَذَا قَالَ أَنَا فُلانٌ قَالَ وَمَا حَاجَتُكَ فَقَالَ تَوَضَّأْ وَالْبَسْ ثَوْبَيْكَ وَمُرَّ بِنَا إِلَى الصَّلاةِ قَالَ فَتَوَضَّأَ وَلَبِسَ ثَوْبَيْهِ وَخَرَجَ مَعَهُ قَالَ فَصَلَّيَا مَا شَاءَ الله ثُمَّ صَلَّيَا الْفَجْرَ ثُمَّ مَكَثَا حَتَّى أَصْبَحَا فَقَامَ الَّذِي كَانَ نَصْرَانِيّاً يُرِيدُ مَنْزِلَهُ فَقَالَ لَهُ الرَّجُلُ أَيْنَ تَذْهَبُ النَّهَارُ قَصِيرٌ وَالَّذِي بَيْنَكَ وَبَيْنَ الظُّهْرِ قَلِيلٌ قَالَ فَجَلَسَ مَعَهُ إِلَى أَنْ صَلَّى الظُّهْرَ ثُمَّ قَالَ وَمَا بَيْنَ الظُّهْرِ وَالْعَصْرِ قَلِيلٌ فَاحْتَبَسَهُ حَتَّى صَلَّى الْعَصْرَ قَالَ ثُمَّ قَامَ وَأَرَادَ أَنْ يَنْصَرِفَ إِلَى مَنْزِلِهِ فَقَالَ لَهُ إِنَّ هَذَا آخِرُ النَّهَارِ وَأَقَلُّ مِنْ أَوَّلِهِ فَاحْتَبَسَهُ حَتَّى صَلَّى الْمَغْرِبَ ثُمَّ أَرَادَ أَنْ يَنْصَرِفَ إِلَى مَنْزِلِهِ فَقَالَ لَهُ إِنَّمَا بَقِيَتْ صَلاةٌ وَاحِدَةٌ قَالَ فَمَكَثَ حَتَّى صَلَّى الْعِشَاءَ الآخِرَةَ ثُمَّ تَفَرَّقَا فَلَمَّا كَانَ سُحَيْرٌ غَدَا عَلَيْهِ فَضَرَبَ عَلَيْهِ الْبَابَ فَقَالَ مَنْ هَذَا قَالَ أَنَا فُلانٌ قَالَ وَمَا حَاجَتُكَ قَالَ تَوَضَّأْ وَالْبَسْ ثَوْبَيْكَ وَاخْرُجْ بِنَا فَصَلِّ قَالَ اطْلُبْ لِهَذَا الدِّينِ مَنْ هُوَ أَفْرَغُ مِنِّي وَأَنَا إِنْسَانٌ مِسْكِينٌ وَعَلَيَّ عِيَالٌ فَقَالَ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) أَدْخَلَهُ فِي شَيْءٍ أَخْرَجَهُ مِنْهُ أَوْ قَالَ أَدْخَلَهُ مِنْ مِثْلِ ذِهْ وَأَخْرَجَهُ مِنْ مِثْلِ هَذَا.
IsnādAbū ʿAlī al-Ashʿarī, d'après Muḥammad b. ʿAbd al-Jabbār et Muḥammad b. Yaḥyā, d'après Aḥmad b. Muḥammad b. ʿĪsā, tous d'après Ibn Faḍḍāl, d'après al-Ḥasan b. al-Jahm, d'après Abū al-Yaqẓān, d'après Yaʿqūb b. al-Ḍaḥḥāk, d'après un homme de nos compagnons, un sellier (sarrāj) qui était serviteur d'Abū ʿAbd Allāh (Sur lui la paix), qui a dit :
« Abū ʿAbd Allāh (Sur lui la paix) m'avait envoyé pour une affaire, alors qu'il se trouvait à al-Ḥīra, moi et un groupe de ses clients (mawālī). Nous partîmes pour cette affaire, puis revînmes affligés. Ma natte de couchage se trouvait dans l'enclos (al-ḥāʾir) où nous logions. Je vins, accablé, et me jetai sur ma couche. Alors que j'étais ainsi, voilà qu'Abū ʿAbd Allāh (Sur lui la paix) arriva. Il dit : « Nous sommes venus à toi » — ou il dit : « Nous t'avons rejoint. » Je me redressai assis et il s'assit au bord de ma natte. Il m'interrogea sur l'affaire pour laquelle il m'avait envoyé ; je l'en informai et il loua Dieu. Puis la conversation vint sur un groupe de gens. Je dis : « Que je sois ta rançon ! Nous nous désolidarisons (nabraʾu) d'eux, car ils ne disent pas ce que nous disons. » Il dit alors : « Ils nous sont dévoués (yatawallawnā) et ne disent pas ce que vous dites, et vous vous désolidarisez d'eux ? » Je répondis : « Oui. » Il dit : « Or, chez nous, il y a ce que vous n'avez pas ; ne devrions-nous donc pas nous désolidariser de vous ? » Je dis : « Non, que je sois ta rançon ! » Il dit : « Et chez Dieu, il y a ce que nous n'avons pas ; penses-tu donc qu'Il nous ait rejetés ? » Je dis : « Non, par Dieu, que je sois ta rançon, nous ne le faisons pas. » Il dit : « Alors soyez-leur dévoués (tawallawhum) et ne vous désolidarisez pas d'eux. Parmi les musulmans, il y a celui qui a une part, celui qui a deux parts, celui qui a trois parts, celui qui a quatre parts, celui qui a cinq parts, celui qui a six parts et celui qui a sept parts. Il ne convient donc pas d'imposer au possesseur d'une part ce qui incombe au possesseur de deux parts, ni au possesseur de deux parts ce qui incombe au possesseur de trois parts, ni au possesseur de trois parts ce qui incombe au possesseur de quatre parts, ni au possesseur de quatre parts ce qui incombe au possesseur de cinq parts, ni au possesseur de cinq parts ce qui incombe au possesseur de six parts, ni au possesseur de six parts ce qui incombe au possesseur de sept parts. Je vais te donner un exemple : Un homme avait un voisin qui était chrétien. Il l'appela à l'islam et lui en montra la beauté ; l'autre répondit. Alors il vint chez lui avant l'aube (saḥīran) et frappa à sa porte. Le voisin dit : « Qui est-ce ? » Il répondit : « C'est moi, untel. » L'autre dit : « Que veux-tu ? » Il dit : « Fais tes ablutions, revêts tes deux vêtements et viens avec moi à la prière. » Il fit ses ablutions, revêtit ses deux vêtements et sortit avec lui. Ils prièrent tout ce que Dieu voulut, puis ils firent la prière de l'aube (al-fajr). Ensuite ils restèrent jusqu'au matin. Celui qui avait été chrétien se leva, voulant rentrer chez lui, mais l'homme lui dit : « Où vas-tu ? Le jour est court et ce qui te sépare de midi (al-ẓuhr) est peu de chose. » Il resta donc avec lui jusqu'à ce qu'il eût fait la prière de midi. Puis il dit : « Ce qui sépare midi de l'après-midi (al-ʿaṣr) est peu de chose. » Il le retint donc jusqu'à ce qu'il eût fait la prière de l'après-midi. Ensuite il se leva, voulant retourner chez lui, mais il lui dit : « Voici la fin du jour, et elle est plus courte que son début. » Il le retint donc jusqu'à ce qu'il eût fait la prière du coucher du soleil (al-maghrib). Puis il voulut retourner chez lui, mais il lui dit : « Il ne reste qu'une seule prière. » Il resta donc jusqu'à ce qu'il eût fait la prière du soir (al-ʿishāʾ al-ākhira). Puis ils se séparèrent. Le lendemain, avant l'aube, il vint chez lui et frappa à sa porte. L'autre dit : « Qui est-ce ? » Il répondit : « C'est moi, untel. » Il dit : « Que veux-tu ? » Il répondit : « Fais tes ablutions, revêts tes deux vêtements et sors avec nous pour prier. » L'autre dit : « Cherche pour cette religion quelqu'un de plus disponible que moi ; je suis un homme pauvre et j'ai des gens à charge. » Alors Abū ʿAbd Allāh (Sur lui la paix) dit : « Il l'a fait entrer dans quelque chose qui l'en a fait sortir » — ou il dit : « Il l'a fait entrer par une porte semblable à ceci et l'a fait sortir par une porte semblable à cela. » »