Chapitre
2ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَحْمَدَ عَنْ بَعْضِ أَصْحَابِهِ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ عَلِيِّ بْنِ أَبِي عُثْمَانَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عُثْمَانَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ حَمَّادٍ الْخَزَّازِ عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ الْقَرَاطِيسِيِّ قَالَ قَالَ لِي أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) يَا عَبْدَ الْعَزِيزِ إِنَّ الإيمَانَ عَشْرُ دَرَجَاتٍ بِمَنْزِلَةِ السُّلَّمِ يُصْعَدُ مِنْهُ مِرْقَاةً بَعْدَ مِرْقَاةٍ فَلا يَقُولَنَّ صَاحِبُ الإثْنَيْنِ لِصَاحِبِ الْوَاحِدِ لَسْتَ عَلَى شَيْءٍ حَتَّى يَنْتَهِيَ إِلَى الْعَاشِرِ فَلا تُسْقِطْ مَنْ هُوَ دُونَكَ فَيُسْقِطَكَ مَنْ هُوَ فَوْقَكَ وَإِذَا رَأَيْتَ مَنْ هُوَ أَسْفَلُ مِنْكَ بِدَرَجَةٍ فَارْفَعْهُ إِلَيْكَ بِرِفْقٍ وَلا تَحْمِلَنَّ عَلَيْهِ مَا لا يُطِيقُ فَتَكْسِرَهُ فَإِنَّ مَنْ كَسَرَ مُؤْمِناً فَعَلَيْهِ جَبْرُهُ.
Muhammad ibn Yaḥyā d'après Muḥammad ibn Aḥmad d'après certains de ses compagnons d'après al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn Abī ʿUthmān d'après Muḥammad ibn ʿUthmān d'après Muḥammad ibn Ḥammād al-Khazzāz d'après ʿAbd al-ʿAzīz al-Qarāṭīsī
3ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِنَانٍ عَنِ ابْنِ مُسْكَانَ عَنْ سَدِيرٍ قَالَ قَالَ لِي أَبُو جَعْفَرٍ (عَلَيهِ السَّلام) إِنَّ الْمُؤْمِنِينَ عَلَى مَنَازِلَ مِنْهُمْ عَلَى وَاحِدَةٍ وَمِنْهُمْ عَلَى اثْنَتَيْنِ وَمِنْهُمْ عَلَى ثَلاثٍ وَمِنْهُمْ عَلَى أَرْبَعٍ وَمِنْهُمْ عَلَى خَمْسٍ وَمِنْهُمْ عَلَى سِتٍّ وَمِنْهُمْ عَلَى سَبْعٍ فَلَوْ ذَهَبْتَ تَحْمِلُ عَلَى صَاحِبِ الْوَاحِدَةِ ثِنْتَيْنِ لَمْ يَقْوَ وَعَلَى صَاحِبِ الثِّنْتَيْنِ ثَلاثاً لَمْ يَقْوَ وَعَلَى صَاحِبِ الثَّلاثِ أَرْبَعاً لَمْ يَقْوَ وَعَلَى صَاحِبِ الأرْبَعِ خَمْساً لَمْ يَقْوَ وَعَلَى صَاحِبِ الْخَمْسِ سِتّاً لَمْ يَقْوَ وَعَلَى صَاحِبِ السِّتِّ سَبْعاً لَمْ يَقْوَ وَعَلَى هَذِهِ الدَّرَجَاتُ.
Muhammad b. Yaḥyā, d'après Aḥmad b. Muḥammad b. ʿĪsā, d'après Muḥammad b. Sinān, d'après Ibn Muskān, d'après Sadīr
4ـ عَنْهُ عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَكَمِ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِنَانٍ عَنِ الصَّبَّاحِ بْنِ سَيَابَةَ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) قَالَ مَا أَنْتُمْ وَالْبَرَاءَةَ يَبْرَأُ بَعْضُكُمْ مِنْ بَعْضٍ إِنَّ الْمُؤْمِنِينَ بَعْضُهُمْ أَفْضَلُ مِنْ بَعْضٍ وَبَعْضُهُمْ أَكْثَرُ صَلاةً مِنْ بَعْضٍ وَبَعْضُهُمْ أَنْفَذُ بَصَراً مِنْ بَعْضٍ وَهِيَ الدَّرَجَاتُ.
IsnādD'après lui, d'après ʿAlī b. al-Ḥakam, d'après Muḥammad b. Sinān, d'après al-Ṣabbāḥ b. Sayyāba, d'après Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui)
« Qu'avez-vous à faire avec le désaveu [mutuel], qu'une partie d'entre vous désavoue l'autre ? En vérité, les croyants sont, les uns par rapport aux autres, de mérite supérieur ; certains sont plus assidus dans la prière que d'autres, certains ont une vision plus pénétrante que d'autres — et ce sont là les degrés (de la foi). »
1ـ أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ مُوسَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ عُمَرَ عَنْ يَحْيَى بْنِ أَبَانٍ عَنْ شِهَابٍ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) يَقُولُ لَوْ عَلِمَ النَّاسُ كَيْفَ خَلَقَ الله تَبَارَكَ وَتَعَالَى هَذَا الْخَلْقَ لَمْ يَلُمْ أَحَدٌ أَحَداً فَقُلْتُ أَصْلَحَكَ الله فَكَيْفَ ذَاكَ فَقَالَ إِنَّ الله تَبَارَكَ وَتَعَالَى خَلَقَ أَجْزَاءً بَلَغَ بِهَا تِسْعَةً وَأَرْبَعِينَ جُزْءاً ثُمَّ جَعَلَ الأجْزَاءَ أَعْشَاراً فَجَعَلَ الْجُزْءَ عَشْرَةَ أَعْشَارٍ ثُمَّ قَسَمَهُ بَيْنَ الْخَلْقِ فَجَعَلَ فِي رَجُلٍ عُشْرَ جُزْءٍ وَفِي آخَرَ عُشْرَيْ جُزْءٍ حَتَّى بَلَغَ بِهِ جُزْءاً تَامّاً وَفِي آخَرَ جُزْءاً وَعُشْرَ جُزْءٍ وَآخَرَ جُزْءاً وَعُشْرَيْ جُزْءٍ وَآخَرَ جُزْءاً وَثَلاثَةَ أَعْشَارِ جُزْءٍ حَتَّى بَلَغَ بِهِ جُزْءَيْنِ تَامَّيْنِ ثُمَّ بِحِسَابِ ذَلِكَ حَتَّى بَلَغَ بِأَرْفَعِهِمْ تِسْعَةً وَأَرْبَعِينَ جُزْءاً فَمَنْ لَمْ يَجْعَلْ فِيهِ إِلأ؛ّّ عُشْرَ جُزْءٍ لَمْ يَقْدِرْ عَلَى أَنْ يَكُونَ مِثْلَ صَاحِبِ الْعُشْرَيْنِ وَكَذَلِكَ صَاحِبُ الْعُشْرَيْنِ لا يَكُونُ مِثْلَ صَاحِبِ الثَّلاثَةِ الأعْشَارِ وَكَذَلِكَ مَنْ تَمَّ لَهُ جُزْءٌ لا يَقْدِرُ عَلَى أَنْ يَكُونَ مِثْلَ صَاحِبِ الْجُزْءَيْنِ وَلَوْ عَلِمَ النَّاسُ أَنَّ الله عَزَّ وَجَلَّ خَلَقَ هَذَا الْخَلْقَ عَلَى هَذَا لَمْ يَلُمْ أَحَدٌ أَحَداً.
IsnādAhmad ibn Muhammad d'après al-Hasan ibn Mūsā d'après Ahmad ibn ʿUmar d'après Yaḥyā ibn Abān d'après Shihāb
Il a dit : J'ai entendu Abā ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) dire : « Si les gens savaient comment Dieu — béni et exalté soit-Il — a créé cette création, nul ne blâmerait personne. » Je dis : « Que Dieu te réforme ! Comment cela ? » Il dit : « Dieu — béni et exalté soit-Il — a créé des parts, qu'Il a portées à quarante-neuf parts. Puis Il a fait des dixièmes des parts, faisant de chaque part dix dixièmes. Ensuite Il l'a réparti entre les créatures : Il a placé dans un homme un dixième de part, dans un autre deux dixièmes de part, jusqu'à ce qu'il atteigne pour lui une part entière ; dans un autre une part et un dixième de part, dans un autre une part et deux dixièmes de part, dans un autre une part et trois dixièmes de part, jusqu'à ce qu'il atteigne pour lui deux parts entières ; puis sur cette base, jusqu'à ce que le plus élevé d'entre eux atteigne quarante-neuf parts. Celui en qui Il n'a placé qu'un dixième de part ne peut être semblable à celui qui a deux dixièmes ; de même, celui qui a deux dixièmes ne peut être semblable à celui qui a trois dixièmes ; de même, celui pour qui une part est complète ne peut être semblable à celui qui a deux parts. Si les gens savaient que Dieu — Puissant et Majestueux — a créé cette création sur cette base, nul ne blâmerait personne. »
Il a dit : Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) m'a dit : « Ô ʿAbd al-ʿAzīz, la foi comporte dix degrés, à l'image d'une échelle que l'on gravit marche après marche. Que celui qui possède deux degrés ne dise donc pas à celui qui en possède un : "Tu n'es sur rien" jusqu'à ce qu'il parvienne au dixième. Ne rabaisse pas celui qui est au-dessous de toi, car celui qui est au-dessus de toi te rabaisserait. Lorsque tu vois quelqu'un qui est d'un degré inférieur au tien, élève-le vers toi avec douceur ; ne lui impose pas ce qu'il ne peut supporter, car tu le briserais. Celui qui brise un croyant doit le réparer. »
Il dit : Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) me dit : « En vérité, les croyants se trouvent à des degrés : parmi eux, il en est à un degré, à deux, à trois, à quatre, à cinq, à six, et à sept. Si tu voulais imposer à celui qui est au degré un le degré deux, il ne le supporterait pas ; à celui qui est au degré deux le degré trois, il ne le supporterait pas ; à celui qui est au degré trois le degré quatre, il ne le supporterait pas ; à celui qui est au degré quatre le degré cinq, il ne le supporterait pas ; à celui qui est au degré cinq le degré six, il ne le supporterait pas ; à celui qui est au degré six le degré sept, il ne le supporterait pas. Et c'est ainsi que se succèdent les degrés. »