1ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ وَمُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى وَعِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ خَالِدٍ جَمِيعاً عَنِ الْحَسَنِ بْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ يَعْقُوبَ السَّرَّاجِ عَنْ جَابِرٍ عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيهِ السَّلام) وَبِأَسَانِيدَ مُخْتَلِفَةٍ عَنِ الأصْبَغِ بْنِ نُبَاتَةَ قَالَ خَطَبَنَا أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيهِ السَّلام) فِي دَارِهِ أَوْ قَالَ فِي الْقَصْرِ وَنَحْنُ مُجْتَمِعُونَ ثُمَّ أَمَرَ صَلَوَاتُ الله عَلَيْهِ فَكُتِبَ فِي كِتَابٍ وَقُرِئَ عَلَى النَّاسِ وَرَوَى غَيْرُهُ أَنَّ ابْنَ الْكَوَّاءِ سَأَلَ أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيهِ السَّلام) عَنْ صِفَةِ الإسْلامِ وَالإيمَانِ وَالْكُفْرِ وَالنِّفَاقِ فَقَالَ أَمَّا بَعْدُ فَإِنَّ الله تَبَارَكَ وَتَعَالَى شَرَعَ الإسْلامَ وَسَهَّلَ شَرَائِعَهُ لِمَنْ وَرَدَهُ وَأَعَزَّ أَرْكَانَهُ لِمَنْ حَارَبَهُ وَجَعَلَهُ عِزّاً لِمَنْ تَوَلاهُ وَسِلْماً لِمَنْ دَخَلَهُ وَهُدًى لِمَنِ ائْتَمَّ بِهِ وَزِينَةً لِمَنْ تَجَلَّلَهُ وَعُذْراً لِمَنِ انْتَحَلَهُ وَعُرْوَةً لِمَنِ اعْتَصَمَ بِهِ وَحَبْلاً لِمَنِ اسْتَمْسَكَ بِهِ وَبُرْهَاناً لِمَنْ تَكَلَّمَ بِهِ وَنُوراً لِمَنِ اسْتَضَاءَ بِهِ وَعَوْناً لِمَنِ اسْتَغَاثَ بِهِ وَشَاهِداً لِمَنْ خَاصَمَ بِهِ وَفُلْجاً لِمَنْ حَاجَّ بِهِ وَعِلْماً لِمَنْ وَعَاهُ وَحَدِيثاً لِمَنْ رَوَى وَحُكْماً لِمَنْ قَضَى وَحِلْماً لِمَنْ جَرَّبَ وَلِبَاساً لِمَنْ تَدَبَّرَ وَفَهْماً لِمَنْ تَفَطَّنَ وَيَقِيناً لِمَنْ عَقَلَ وَبَصِيرَةً لِمَنْ عَزَمَ وَآيَةً لِمَنْ تَوَسَّمَ وَعِبْرَةً لِمَنِ اتَّعَظَ وَنَجَاةً لِمَنْ صَدَّقَ وَتُؤَدَةً لِمَنْ أَصْلَحَ وَزُلْفَى لِمَنِ اقْتَرَبَ وَثِقَةً لِمَنْ تَوَكَّلَ وَرَخَاءً لِمَنْ فَوَّضَ وَسُبْقَةً لِمَنْ أَحْسَنَ وَخَيْراً لِمَنْ سَارَعَ وَجُنَّةً لِمَنْ صَبَرَ وَلِبَاساً لِمَنِ اتَّقَى وَظَهِيراً لِمَنْ رَشَدَ وَكَهْفاً لِمَنْ آمَنَ وَأَمَنَةً لِمَنْ أَسْلَمَ وَرَجَاءً لِمَنْ صَدَقَ وَغِنًى لِمَنْ قَنِعَ فَذَلِكَ الْحَقُّ سَبِيلُهُ الْهُدَى وَمَأْثُرَتُهُ الْمَجْدُ وَصِفَتُهُ الْحُسْنَى فَهُوَ أَبْلَجُ الْمِنْهَاجِ مُشْرِقُ الْمَنَارِ ذَاكِي الْمِصْبَاحِ رَفِيعُ الْغَايَةِ يَسِيرُ الْمِضْمَارِ جَامِعُ الْحَلْبَةِ سَرِيعُ السَّبْقَةِ أَلِيمُ النَّقِمَةِ كَامِلُ الْعُدَّةِ كَرِيمُ الْفُرْسَانِ فَالإيمَانُ مِنْهَاجُهُ وَالصَّالِحَاتُ مَنَارُهُ وَالْفِقْهُ مَصَابِيحُهُ وَالدُّنْيَا مِضْمَارُهُ وَالْمَوْتُ غَايَتُهُ وَالْقِيَامَةُ حَلْبَتُهُ وَالْجَنَّةُ سُبْقَتُهُ وَالنَّارُ نَقِمَتُهُ وَالتَّقْوَى عُدَّتُهُ وَالْمُحْسِنُونَ فُرْسَانُهُ فَبِالإيمَانِ يُسْتَدَلُّ عَلَى الصَّالِحَاتِ وَبِالصَّالِحَاتِ يُعْمَرُ الْفِقْهُ وَبِالْفِقْهِ يُرْهَبُ الْمَوْتُ وَبِالْمَوْتِ تُخْتَمُ الدُّنْيَا وَبِالدُّنْيَا تَجُوزُ الْقِيَامَةَ وَبِالْقِيَامَةِ تُزْلَفُ الْجَنَّةُ وَالْجَنَّةُ حَسْرَةُ أَهْلِ النَّارِ وَالنَّارُ مَوْعِظَةُ الْمُتَّقِينَ وَالتَّقْوَى سِنْخُ الإيمَانِ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père ; et Muḥammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā ; et un groupe de nos compagnons, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn Khālid, tous d'après al-Ḥasan ibn Maḥbūb, d'après Yaʿqūb al-Sarrāj, d'après Jābir, d'après Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) ; et par des chaînes de transmission multiples, d'après al-Aṣbagh ibn Nubāta
Il dit : « Le Commandeur des croyants (que les prières de Dieu soient sur lui) nous adressa un sermon dans sa demeure — ou il dit : dans le palais — alors que nous étions rassemblés. Puis, que les prières de Dieu soient sur lui, il ordonna qu’on l’écrive dans un livre et qu’on le lise aux gens. Un autre rapporte qu’Ibn al-Kawwā’ interrogea le Commandeur des croyants (que la paix soit sur lui) au sujet de la nature de l’islām (soumission à Dieu), de l’īmān (foi), du kufr (mécréance) et du nifāq (hypocrisie). Il répondit : “Ce qui suit : Dieu — béni et exalté soit-Il — a institué l’islām et en a facilité les voies à quiconque s’y présente ; Il en a renforcé les piliers contre quiconque Le combat ; Il en a fait une gloire pour quiconque s’en investit de l’autorité (walāya), une paix pour quiconque y entre, une guidée pour quiconque le suit, une parure pour quiconque s’en revêt, une excuse pour quiconque l’embrasse, une anse pour quiconque s’y attache, une corde pour quiconque s’y agrippe, une preuve pour quiconque en parle, une lumière pour quiconque s’en éclaire, un secours pour quiconque l’implore, un témoin pour quiconque argumente par lui, une victoire pour quiconque dispute par lui, une science pour quiconque le retient, un récit pour quiconque le transmet, un jugement pour quiconque rend la justice par lui, une clémence pour quiconque l’expérimente, un vêtement pour quiconque médite sur lui, une intelligence pour quiconque discerne, une certitude pour quiconque use de son intellect (ʿaql), une perspicacité pour quiconque se décide, un signe pour quiconque scrute, une leçon pour quiconque s’exhorte, un salut pour quiconque le croit sincèrement, une pondération pour quiconque se réforme, une proximité pour quiconque s’approche, une confiance pour quiconque s’en remet à Dieu, une aisance pour quiconque se délègue à Lui, un prix pour quiconque fait le bien, un bien pour quiconque se hâte, une protection pour quiconque endure, un vêtement pour quiconque se préserve (taqwā), un soutien pour quiconque suit la droiture, un refuge pour quiconque croit, une sécurité pour quiconque se soumet, un espoir pour quiconque est véridique, une richesse pour quiconque se contente. Telle est la vérité : sa voie est la guidée, sa gloire est la noblesse, sa nature est la beauté. Ainsi, il est d’une voie éclatante, d’un phare lumineux, d’une lampe flamboyante, d’un but élevé, d’une carrière aisée, d’une lice rassemblée, d’une course rapide, d’un châtiment douloureux, d’un équipement parfait, d’une cavalerie généreuse. La foi (īmān) est sa voie, les œuvres pies (ṣāliḥāt) sont son phare, la jurisprudence (fiqh) est ses lampes, ce bas monde (dunyā) est son champ de course, la mort (mawt) est son but, la Résurrection (qiyāma) est sa lice, le Paradis (janna) est son prix, le Feu (nār) est son châtiment, la piété (taqwā) est son équipement, et les bienfaisants (muḥsinūn) sont ses cavaliers. C’est par la foi que l’on discerne les œuvres pies ; par les œuvres pies que l’on cultive la jurisprudence ; par la jurisprudence que l’on redoute la mort ; par la mort que l’on clôt ce bas monde ; par ce bas monde que l’on passe la Résurrection ; par la Résurrection que l’on s’approche du Paradis ; le Paradis est la ruine des gens du Feu ; le Feu est l’exhortation des pieux (muttaqūn) ; et la piété (taqwā) est la racine de la foi (īmān).” »

