1- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَكَمِ عَنْ أَبِي عَمْرَةَ السُّلَمِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ سَأَلَهُ رَجُلٌ فَقَالَ إِنِّي كُنْتُ أُكْثِرُ الْغَزْوَ وَأَبْعُدُ فِي طَلَبِ الأجْرِ وَأُطِيلُ الْغَيْبَةَ فَحُجِرَ ذَلِكَ عَلَيَّ فَقَالُوا لا غَزْوَ إِلا مَعَ إِمَامٍ عَادِلٍ فَمَا تَرَى أَصْلَحَكَ اللهُ فَقَالَ أَبُو عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) إِنْ شِئْتَ أَنْ أُجْمِلَ لَكَ أَجْمَلْتُ وَإِنْ شِئْتَ أَنْ أُلَخِّصَ لَكَ لَخَّصْتُ فَقَالَ بَلْ أَجْمِلْ قَالَ إِنَّ اللهَ عَزَّ وَجَلَّ يَحْشُرُ النَّاسَ عَلَى نِيَّاتِهِمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ قَالَ فَكَأَنَّهُ اشْتَهَى أَنْ يُلَخِّصَ لَهُ قَالَ فَلَخِّصْ لِي أَصْلَحَكَ اللهُ فَقَالَ هَاتِ فَقَالَ الرَّجُلُ غَزَوْتُ فَوَاقَعْتُ الْمُشْرِكِينَ فَيَنْبَغِي قِتَالُهُمْ قَبْلَ أَنْ أَدْعُوَهُمْ فَقَالَ إِنْ كَانُوا غَزَوْا وَقُوتِلُوا وَقَاتَلُوا فَإِنَّكَ تَجْتَرِئُ بِذَلِكَ وَإِنْ كَانُوا قَوْماً لَمْ يَغْزُوا وَلَمْ يُقَاتِلُوا فَلا يَسَعُكَ قِتَالُهُمْ حَتَّى تَدْعُوَهُمْ قَالَ الرَّجُلُ فَدَعَوْتُهُمْ فَأَجَابَنِي مُجِيبٌ وَأَقَرَّ بِالإسْلامِ فِي قَلْبِهِ وَكَانَ فِي الإسْلامِ فَجِيرَ عَلَيْهِ فِي الْحُكْمِ وَانْتُهِكَتْ حُرْمَتُهُ وَأُخِذَ مَالُهُ وَاعْتُدِيَ عَلَيْهِ فَكَيْفَ بِالْمَخْرَجِ وَأَنَا دَعَوْتُهُ فَقَالَ إِنَّكُمَا مَأْجُورَانِ عَلَى مَا كَانَ مِنْ ذَلِكَ وَهُوَ مَعَكَ يَحُوطُكَ مِنْ وَرَاءِ حُرْمَتِكَ وَيَمْنَعُ قِبْلَتَكَ وَيَدْفَعُ عَنْ كِتَابِكَ وَيَحْقُنُ دَمَكَ خَيْرٌ مِنْ أَنْ يَكُونَ عَلَيْكَ يَهْدِمُ قِبْلَتَكَ وَيَنْتَهِكُ حُرْمَتَكَ وَيَسْفِكُ دَمَكَ وَيُحْرِقُ كِتَابَكَ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā d'après ʿAlī ibn al-Ḥakam d'après Abū ʿAmra al-Sulamī d'après Abū ʿAbd Allāh (ʿalayhi al-salām)
Il dit : Un homme l'interrogea et dit : « J'avais l'habitude de faire beaucoup d'expéditions militaires (ghazw), de m'éloigner en quête de récompense, et de prolonger mon absence. Mais on me l'a interdit, disant : “Il n'y a d'expédition qu'avec un imam juste.” Que penses-tu ? Que Dieu te garde en bonne santé ! » Abū ʿAbd Allāh (ʿalayhi al-salām) dit : « Si tu veux que je te donne un propos global, je le ferai ; si tu veux que je te détaille, je le ferai. » L'homme dit : « Donne-moi plutôt un propos global. » L'Imam dit : « Dieu, Puissant et Majestueux, rassemblera les gens au Jour de la Résurrection selon leurs intentions. » [Le narrateur] dit : Il sembla que l'homme souhaita un exposé détaillé, et il dit : « Détaille-moi, que Dieu te garde en bonne santé ! » L'Imam dit : « Expose. » L'homme dit : « Je suis parti en expédition et j'ai rencontré les polythéistes ; dois-je les combattre avant de les avoir appelés [à l'islam] ? » L'Imam dit : « S'ils ont déjà attaqué, ont été attaqués et ont combattu, alors tu peux te permettre cela. Mais s'il s'agit d'un peuple qui n'a ni attaqué ni combattu, il ne t'est pas permis de les combattre jusqu'à ce que tu les appelles [à l'islam]. » L'homme dit : « Je les ai appelés, et quelqu'un m'a répondu, professant l'islam dans son cœur. Mais dans l'islam, il a été injustement jugé, sa dignité bafouée, ses biens pris, et on a abusé de lui. Quelle est donc l'issue, alors que c'est moi qui l'ai appelé ? » L'Imam dit : « Vous serez tous deux récompensés pour ce qu'il en est. Que cet homme soit avec toi, protégeant ta dignité derrière toi, défendant ta direction de prière (qibla), protégeant ton Livre [sacré] et préservant ton sang, est meilleur que s'il était contre toi, détruisant ta qibla, bafouant ta dignité, versant ton sang et brûlant ton Livre. »
2- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ يُونُسَ عَنْ أَبِي الْحَسَنِ الرِّضَا (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ قُلْتُ لَهُ جُعِلْتُ فِدَاكَ إِنَّ رَجُلا مِنْ مَوَالِيكَ بَلَغَهُ أَنَّ رَجُلا يُعْطِي السَّيْفَ وَالْفَرَسَ فِي سَبِيلِ اللهِ فَأَتَاهُ فَأَخَذَهُمَا مِنْهُ وَهُوَ جَاهِلٌ بِوَجْهِ السَّبِيلِ ثُمَّ لَقِيَهُ أَصْحَابُهُ فَأَخْبَرُوهُ أَنَّ السَّبِيلَ مَعَ هَؤُلاءِ لا يَجُوزُ وَأَمَرُوهُ بِرَدِّهِمَا فَقَالَ فَلْيَفْعَلْ قَالَ قَدْ طَلَبَ الرَّجُلَ فَلَمْ يَجِدْهُ وَقِيلَ لَهُ قَدْ شَخَصَ الرَّجُلُ قَالَ فَلْيُرَابِطْ وَلا يُقَاتِلْ قَالَ فَفِي مِثْلِ قَزْوِينَ وَالدَّيْلَمِ وَعَسْقَلانَ وَمَا أَشْبَهَ هَذِهِ الثُّغُورَ فَقَالَ نَعَمْ فَقَالَ لَهُ يُجَاهِدُ قَالَ لا إِلا أَنْ يَخَافَ عَلَى ذَرَارِيِّ الْمُسْلِمِينَ [فَقَالَ] أَرَأَيْتَكَ لَوْ أَنَّ الرُّومَ دَخَلُوا عَلَى الْمُسْلِمِينَ لَمْ يَنْبَغِ لَهُمْ أَنْ يَمْنَعُوهُمْ قَالَ يُرَابِطُ وَلا يُقَاتِلُ وَإِنْ خَافَ عَلَى بَيْضَةِ الإسْلامِ وَالْمُسْلِمِينَ قَاتَلَ فَيَكُونُ قِتَالُهُ لِنَفْسِهِ وَلَيْسَ لِلسُّلْطَانِ قَالَ قُلْتُ فَإِنْ جَاءَ الْعَدُوُّ إِلَى الْمَوْضِعِ الَّذِي هُوَ فِيهِ مُرَابِطٌ كَيْفَ يَصْنَعُ قَالَ يُقَاتِلُ عَنْ بَيْضَةِ الإسْلامِ لا عَنْ هَؤُلاءِ لأنَّ فِي دُرُوسِ الإسْلامِ دُرُوسَ دِينِ مُحَمَّدٍ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه). عَلِيٌّ عَنْ أَبِيهِ عَنْ يَحْيَى بْنِ أَبِي عِمْرَانَ عَنْ يُونُسَ عَنِ الرِّضَا (عَلَيْهِ السَّلام) نَحْوَهُ.
Isnād2- ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Yūnus, d'après Abū al-Ḥasan al-Riḍā (que la paix soit sur lui)
Il dit : Je lui dis : Que je sois sacrifié pour toi ! Un homme parmi tes partisans a appris qu'un homme donnait une épée et un cheval dans le sentier de Dieu (sabīl Allāh). Il alla donc le trouver et les prit de lui, ignorant la véritable nature du sentier. Ensuite, ses compagnons le rencontrèrent et l'informèrent que le sentier avec ceux-ci [les autorités illégitimes] n'était pas valable, et ils lui ordonnèrent de les rendre. Il [l'Imam] dit : Qu'il le fasse. [Le questionneur] dit : Il a cherché l'homme mais ne l'a pas trouvé, et on lui a dit que l'homme était parti. Il [l'Imam] dit : Qu'il fasse la ribāṭ (garde frontalière) sans combattre. [Le questionneur] dit : Même dans des endroits comme Qazwīn, al-Daylam, ʿAsqalān et ce qui ressemble à ces frontières ? Il dit : Oui. [Le questionneur] lui dit : Doit-il mener le jihād (combat sacré) ? Il dit : Non, à moins qu'il ne craigne pour les enfants des musulmans. [Le questionneur] dit : Que penses-tu si les Romains pénétraient chez les musulmans, ne devraient-ils pas les en empêcher ? Il dit : Il fait la ribāṭ sans combattre. Et s'il craint pour l'intégrité de l'Islam et des musulmans, il combat ; alors son combat est pour lui-même, et non pour le sultan (autorité illégitime). [Le questionneur] dit : Si l'ennemi vient à l'endroit où il est en ribāṭ, que doit-il faire ? Il dit : Il combat pour l'intégrité de l'Islam, non pour ceux-ci, car la disparition de l'Islam entraîne la disparition de la religion de Muḥammad (que Dieu prie sur lui et sa Famille).