2. Ahmad ibn Muhammad has narrated from Ali ibn al-Hakam from ‘Isma’il ibn ‘Abd al-Khaliq who has said the following: “I once asked abu al-Hassan, ‘Alayhi al-Salam, about ‘Aynah saying, ‘Our merchants in general these days provide ‘Aynah. I like to explain how it is done. He (the Imam) said, ‘Go on and explain.’ I said, ‘A man comes who works in Musaxvamah (fixed price regardless of capital) who wants merchandise on the basis of Musawamah but we do not have any goods and he says, “I give you a profit of dah yazdah” and I say “I give dah dawazdah.” He continues bargaining and we also do so. When we complete I say to him, “Which merchandise you want me to buy for you?” He says, “I like silk because we do not find anything else less depreciating than silk.” I agree and form a contract without selling.’ He (the Imam) said, ‘Is it possible that if you did not like you can refuse to give him and if he does not like he does not take from you?’ I replied, ‘Yes, it is possible. I then go and buy for him that silk and then bargain as much as I can and then I come to my home then sell it to him perhaps with an increase a little more than what is contracted, or perhaps give him for what is contracted, and perhaps we become difficult then nothing happens. ‘Then if he buys from me he cannot find anyone else asking higher price than the one, from whom I bought it, to sell to him. He comes and takes the dirhams and gives it to him or perhaps he comes with an assignment on me.’ He (the Imam) said, ‘You must not give it to anyone else beside the owner of silk.’ I then said, ‘Perhaps the sale does not take place between us. I ask him and he agrees.’ He (the Imam) said, ‘Is it possible that if he likes, he does not do so and if you want you do not return?’ I replied, ‘Yes, it is possible. If he dies it is from my assets.’ He (the Imam) said, ‘It is lawful; if you do not violate the condition, then it is not unlawful.’”
IsnādAhmad ibn Muhammad, de Ali ibn al-Hakam, de Isma'il ibn Abd al-Khaliq, a dit : J'ai interrogé Abou al-Hassan (que la paix soit sur lui) au sujet de l'usure, et j'ai dit : La plupart de nos marchands de nos jours pratiquent l'usure. Explique-moi comment cela se fait. Il a répondu : Apporte-la. J'ai dit : Un homme vient nous voir pour faire un marché, il veut de l'argent, il marchande avec nous alors que nous n'avons pas de marchandise. Il dit : Je te fais un bénéfice, augmente-le. Je dis : C'est déjà augmenté. Nous continuons ainsi à surenchérir jusqu'à nous entendre sur un prix. Une fois que nous avons fini, je lui demande : Quel genre de marchandise préfères-tu que j'achète pour toi ? Il répond : De la soie, car nous ne trouvons rien de plus précieux et de plus noble que cela. Je pars alors et je lui achète cette soie sans avoir conclu de marché. Il dit : N'est-ce pas que si tu le souhaitais, tu ne lui aurais pas donné, et s'il le souhaitait, il ne l'aurait pas pris de toi ? J'ai répondu : Si. Il a dit : Va donc, achète-lui cette soie, et négocie-la autant que tu peux. Ensuite, amène-la chez moi et conclu le marché avec lui. Il se peut que j'augmente un peu le prix par rapport à notre négociation, ou que je lui donne selon ce que je lui avais dit, ou que nous ne parvenions pas à nous entendre et qu'il n'y ait finalement rien. Lorsqu'il achète quelque chose de moi, il ne trouve personne pour lui en offrir un prix plus élevé que celui auquel je le lui ai vendu. Il le revend alors à quelqu'un d'autre qui vient le lui acheter, et cet argent revient vers moi. Il se peut aussi qu'il vienne pour me le restituer en me disant de le remettre à celui qui m'a vendu la soie. J'ai dit : Il se peut que nous ne soyons pas d'accord sur la vente, et je lui demande de le prendre, et il accepte de moi. Il dit : N'est-ce pas que s'il le souhaitait, il ne le ferait pas, et si tu le souhaitais, tu ne le refuserais pas ? J'ai répondu : Si. Il a dit : Alors, s'il venait à périr, tu pourrais le prendre de ma part. J'ai dit : Il n'y a aucun mal à cela tant que tu ne reviens pas sur ta parole. Alors, il n'y a aucun mal à cela.
Le Prophète (que la paix soit sur lui) a expliqué comment une forme d'usure pouvait être pratiquée de manière licite, en soulignant l'importance de la transparence, de la bonne foi et du respect des accords conclus, même en l'absence de contrat formel. Ce hadith met en lumière les principes éthiques qui doivent guider les transactions commerciales, en insistant sur la sincérité, la justice et la générosité dans les échanges économiques.