Il (Isḥāq ibn Jarīr) dit : Une femme me demanda de lui obtenir la permission d'entrer chez Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui). Il lui permit donc, elle entra accompagnée de sa servante (mawlāt) et dit : « Ô Abā ʿAbd Allāh, la parole de Dieu — Puissant et Majestueux — “un olivier qui n'est ni d'Orient ni d'Occident” (Coran 24:35), que signifie-t-elle par là ? » Il répondit : « Ô femme, Dieu n'a point frappé de paraboles pour les arbres ; Il a seulement frappé des paraboles pour les fils d'Adam. Interroge donc sur ce que tu veux. » Elle dit : « Informe-moi au sujet des femmes qui pratiquent la sodomie (al-lāwātī maʿa al-lāwātī) : quelle est leur peine (ḥadd) en cela ? » Il dit : « La peine de la fornication (ḥadd al-zinā). Au Jour de la Résurrection, on amènera ces femmes — elles seront vêtues de pièces de feu, coiffées de voiles de feu, vêtues de pantalons de feu, et des colonnes de feu seront introduites dans leurs corps jusqu'à leurs têtes, puis on les précipitera dans le Feu. Ô femme, les premiers à commettre cet acte furent le peuple de Loth (qawm Lūṭ) : les hommes se suffirent des hommes, et les femmes restèrent sans hommes, puis elles firent comme leurs hommes avaient fait. »
Il dit : Un homme interrogea Abū ʿAbd Allāh (ou Abū Ibrāhīm, que la paix soit sur lui) au sujet de la femme qui pratique la mutilation (sihāq, acte sexuel entre femmes). Il était alors accoudé, puis il s'assit et dit : « Maudite soit celle qui monte et celle qui est montée, maudites jusqu'à ce qu'elles sortent de leurs vêtements, celle qui monte et celle qui est montée. Car Allāh, béni et exalté soit-Il, les Anges et Ses alliés (awliyā') les maudissent, et moi aussi, ainsi que ceux qui demeurent dans les reins des hommes et les matrices des femmes. C'est, par Allāh, la fornication majeure (az-zinā al-akbar). Non, par Allāh, point de repentir pour elles. Qu'Allāh combatte Lāqīs, la fille d'Iblīs ! Qu'a-t-elle donc apporté ? » L'homme dit : « Voilà ce qu'ont apporté les gens de l'Irak. » Il dit : « Par Allāh, cela existait déjà à l'époque du Messager d'Allāh (que la bénédiction d'Allāh soit sur lui et sa famille) avant que l'Irak n'existât, et au sujet de ces femmes, le Messager d'Allāh (que la bénédiction d'Allāh soit sur lui et sa famille) a dit : 'Qu'Allāh maudisse les femmes qui se masculinisent et les hommes qui se féminisent.' »