مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِنَانٍ عَنْ أَبِي هَارُونَ مَوْلَى آلِ جَعْدَةَ قَالَ كُنْتُ جَلِيساً لِأَبِي عَبْدِ اللَّهِ ( عليه السلام ) بِالْمَدِينَةِ فَفَقَدَنِي أَيَّاماً ثُمَّ إِنِّي جِئْتُ إِلَيْهِ فَقَالَ لِي لَمْ أَرَكَ مُنْذُ أَيَّامٍ يَا أَبَا هَارُونَ فَقُلْتُ وُلِدَ لِي غُلَامٌ فَقَالَ بَارَكَ اللَّهُ فِيهِ فَمَا سَمَّيْتَهُ قُلْتُ سَمَّيْتُهُ مُحَمَّداًقَالَ فَأَقْبَلَ بِخَدِّهِ نَحْوَ الْأَرْضِ وَ هُوَ يَقُولُ مُحَمَّدٌ مُحَمَّدٌ مُحَمَّدٌ حَتَّى كَادَ يَلْصَقُ خَدُّهُ بِالْأَرْضِ ثُمَّ قَالَ بِنَفْسِي وَ بِوُلْدِي وَ بِأَهْلِي وَ بِأَبَوَيَّ وَ بِأَهْلِ الْأَرْضِ كُلِّهِمْ جَمِيعاً الْفِدَاءُ لِرَسُولِ اللَّهِ ( صلى الله عليه وآله ) لَا تَسُبَّهُ وَ لَا تَضْرِبْهُ وَ لَا تُسِئْ إِلَيْهِ وَ اعْلَمْ أَنَّهُ لَيْسَ فِي الْأَرْضِ دَارٌ فِيهَا اسْمُ مُحَمَّدٍ إِلَّا وَ هِيَ تُقَدَّسُ كُلَّ يَوْمٍثُمَّ قَالَ لِي عَقَقْتَ عَنْهُ قَالَ فَأَمْسَكْتُ قَالَ وَ قَدْ رَآنِي حَيْثُ أَمْسَكْتُ ظَنَّ أَنِّي لَمْ أَفْعَلْ فَقَالَ يَا مُصَادِفُ ادْنُ مِنِّي فَوَ اللَّهِ مَا عَلِمْتُ مَا قَالَ لَهُ إِلَّا أَنِّي ظَنَنْتُ أَنَّهُ قَدْ أَمَرَ لِي بِشَيْءٍ فَذَهَبْتُ لِأَقُومَ فَقَالَ لِي كَمَا أَنْتَ يَا أَبَا هَارُونَ فَجَاءَنِي مُصَادِفٌ بِثَلَاثَةِ دَنَانِيرَ فَوَضَعَهَا فِي يَدِي فَقَالَ يَا أَبَا هَارُونَ اذْهَبْ فَاشْتَرِ كَبْشَيْنِ وَ اسْتَسْمِنْهُمَا وَ اذْبَحْهُمَا وَ كُلْ وَ أَطْعِمْ .
Il a dit : « J'étais un compagnon assidu d'Abū ʿAbd Allāh (l'Imam al-Ṣādiq, sur lui la paix) à Médine. Il me manqua pendant plusieurs jours, puis je vins à lui. Il me dit : « Je ne t'ai pas vu depuis des jours, ô Abū Hārūn. » Je répondis : « Un garçon m'est né. » Il dit : « Qu'Allāh le bénisse. Quel nom lui as-tu donné ? » Je dis : « Je l'ai nommé Muḥammad. » Il tourna sa joue vers le sol en répétant : « Muḥammad, Muḥammad, Muḥammad », jusqu'à ce que sa joue faillit toucher la terre. Puis il dit : « Que ma vie, mes enfants, ma famille, mes parents et tous les habitants de la terre soient sacrifiés pour le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui et sa famille). Ne l'injurie pas, ne le frappe pas, ne lui fais pas de mal. Et sache qu'il n'y a sur terre aucune demeure où se trouve le nom de Muḥammad sans qu'elle ne soit sanctifiée chaque jour. » Puis il me dit : « As-tu sacrifié la 'aqīqa (offrande de naissance) pour lui ? » Je me tus. Il me vit alors que j'étais silencieux et pensa que je ne l'avais pas fait. Il dit : « Ô Muṣādif, approche-toi de moi. » Par Allāh, je ne sus ce qu'il lui dit, mais je pensai qu'il avait ordonné quelque chose pour moi. Je me levai pour partir, mais il me dit : « Reste comme tu es, ô Abū Hārūn. » Alors Muṣādif vint à moi avec trois dīnārs, les mit dans ma main et dit : « Ô Abū Hārūn, va acheter deux béliers, choisis-les bien gras, égorge-les, mange et nourris (les autres). »