Chapitre
1- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى وَغَيْرُهُ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ سَعْدٍ الأشْعَرِيِّ قَالَ سَأَلْتُ الرِّضَا (عَلَيْهِ السَّلام) عَنْ رَجُلٍ مَاتَ بِغَيْرِ وَصِيَّةٍ وَتَرَكَ أَوْلاداً ذُكْرَاناً [وَإِنَاثاً] وَغِلْمَاناً صِغَاراً وَتَرَكَ جَوَارِيَ وَمَمَالِيكَ هَلْ يَسْتَقِيمُ أَنْ تُبَاعَ الْجَوَارِي قَالَ نَعَمْ وَعَنِ الرَّجُلِ يَصْحَبُ الرَّجُلَ فِي سَفَرِهِ فَيَحْدُثُ بِهِ حَدَثُ الْمَوْتِ وَلا يُدْرِكُ الْوَصِيَّةَ كَيْفَ يَصْنَعُ بِمَتَاعِهِ وَلَهُ أَوْلادٌ صِغَارٌ وَكِبَارٌ أَيَجُوزُ أَنْ يَدْفَعَ مَتَاعَهُ وَدَوَابَّهُ إِلَى وُلْدِهِ الْكِبَارِ أَوْ إِلَى الْقَاضِي فَإِنْ كَانَ فِي بَلْدَةٍ لَيْسَ فِيهَا قَاضٍ كَيْفَ يَصْنَعُ وَإِنْ كَانَ دَفَعَ الْمَالَ إِلَى وُلْدِهِ الأكَابِرِ وَلَمْ يُعْلِمْ بِهِ فَذَهَبَ وَلَمْ يَقْدِرْ عَلَى رَدِّهِ كَيْفَ يَصْنَعُ قَالَ إِذَا أَدْرَكَ الصِّغَارُ وَطَلَبُوا فَلَمْ يَجِدْ بُدّاً مِنْ إِخْرَاجِهِ إِلا أَنْ يَكُونَ بِأَمْرِ السُّلْطَانِ وَ عَنِ الرَّجُلِ يَمُوتُ بِغَيْرِ وَصِيَّةٍ وَلَهُ وَرَثَةٌ صِغَارٌ وَكِبَارٌ أَيَحِلُّ شِرَاءُ خَدَمِهِ وَمَتَاعِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ يَتَوَلَّى الْقَاضِي بَيْعَ ذَلِكَ فَإِنْ تَوَلاهُ قَاضٍ قَدْ تَرَاضَوْا بِهِ وَلَمْ يَسْتَأْمِرْهُ الْخَلِيفَةُ أَيَطِيبُ الشِّرَاءُ مِنْهُ أَمْ لا فَقَالَ إِذَا كَانَ الأكَابِرُ مِنْ وُلْدِهِ مَعَهُ فِي الْبَيْعِ فَلا بَأْسَ بِهِ إِذَا رَضِيَ الْوَرَثَةُ بِالْبَيْعِ وَقَامَ عَدْلٌ فِي ذَلِكَ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā et un autre, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Ismāʿīl ibn Saʿd al-Ashʿarī, qui a dit :
J'ai interrogé ar-Riḍā (que la paix soit sur lui) au sujet d'un homme qui est mort sans testament, laissant des enfants mâles et femelles, de jeunes garçons, des servantes et des esclaves : « Est-il permis de vendre les servantes ? » Il a répondu : « Oui. » — Et au sujet d'un homme qui accompagne un autre homme en voyage et qui est frappé par la mort sans avoir eu le temps de faire un testament : « Comment doit-il agir avec ses biens, alors qu'il a des enfants petits et grands ? Est-il permis de remettre ses biens et ses montures à ses enfants majeurs, ou au juge (qāḍī) ? Et s'il se trouve dans une ville où il n'y a pas de juge, que doit-il faire ? Et s'il a remis les biens à ses enfants majeurs sans les en informer, et qu'ils sont partis sans qu'on puisse les récupérer, que doit-il faire ? » Il a dit : « Lorsque les petits atteignent l'âge de raison et réclament (leurs droits), il n'a d'autre issue que de leur restituer (les biens), à moins que cela ne se fasse par ordre du sultan. » — Et au sujet d'un homme qui meurt sans testament, laissant des héritiers petits et grands : « Est-il licite d'acheter ses serviteurs et ses biens sans que le juge n'ait lui-même supervisé la vente ? Et si la vente est supervisée par un juge que les héritiers ont accepté d'un commun accord, mais que le calife ne l'a pas désigné, cet achat est-il pur et licite ou non ? » Il a alors dit : « Si les enfants majeurs participent à la vente, il n'y a pas de mal à cela, à condition que les héritiers consentent à la vente et qu'une personne intègre (ʿadl) soit présente pour cela. »
2- عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنِ ابْنِ رِئَابٍ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنْ رَجُلٍ بَيْنِي وَبَيْنَهُ قَرَابَةٌ مَاتَ وَتَرَكَ أَوْلاداً صِغَاراً وَتَرَكَ مَمَالِيكَ لَهُ غِلْمَانٌ وَجَوَارِي وَلَمْ يُوصِ فَمَا تَرَى فِيمَنْ يَشْتَرِي مِنْهُمُ الْجَارِيَةَ يَتَّخِذُهَا أُمَّ وَلَدٍ وَمَا تَرَى فِي بَيْعِهِمْ قَالَ فَقَالَ إِنْ كَانَ لَهُمْ وَلِيٌّ يَقُومُ بِأَمْرِهِمْ بَاعَ عَلَيْهِمْ وَنَظَرَ لَهُمْ كَانَ مَأْجُوراً فِيهِمْ قُلْتُ فَمَا تَرَى فِيمَنْ يَشْتَرِي مِنْهُمُ الْجَارِيَةَ فَيَتَّخِذُهَا أُمَّ وَلَدٍ قَالَ لا بَأْسَ بِذَلِكَ إِذَا أَنْفَذَ ذَلِكَ الْقَيِّمُ لَهُمُ النَّاظِرُ فِيمَا يُصْلِحُهُمْ وَلَيْسَ لَهُمْ أَنْ يَرْجِعُوا فِيمَا صَنَعَ الْقَيِّمُ لَهُمُ النَّاظِرُ فِيمَا يُصْلِحُهُمْ.
Isnād2- Un groupe de nos compagnons d'après Sahl ibn Ziyād, d'après Ibn Mahbūb, d'après Ibn Ri'āb
Il dit : J'ai interrogé Abū al-Ḥasan (ʿalayhi al-salām) au sujet d'un homme avec lequel j'ai un lien de parenté : il est mort en laissant des enfants en bas âge, et il a laissé des esclaves, des garçons et des filles, sans avoir fait de testament. Que penses-tu de celui qui achète l'une de ces esclaves filles pour en faire une umm walad (mère d'enfant ; esclave affranchie par son maître après lui avoir donné un enfant) ? Et que penses-tu de leur vente ? Il ('alayhi al-salām) dit : « S'ils ont un tuteur (walī) qui gère leurs affaires, qu'il vende pour eux et veille à leurs intérêts : il en sera récompensé. » Je dis : Que penses-tu de celui qui achète l'une de ces esclaves filles pour en faire une umm walad ? Il dit : « Il n'y a pas de mal à cela, si c'est le tuteur (al-qayyim) qui veille à leurs intérêts qui le réalise. Et ils n'ont pas le droit de revenir sur ce que le tuteur qui veille à leurs intérêts a fait pour eux. »
3- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ زُرْعَةَ عَنْ سَمَاعَةَ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنْ رَجُلٍ مَاتَ وَلَهُ بَنُونَ وَبَنَاتٌ صِغَارٌ وَكِبَارٌ مِنْ غَيْرِ وَصِيَّةٍ وَلَهُ خَدَمٌ وَمَمَالِيكُ وَعُقَدٌ كَيْفَ يَصْنَعُ الْوَرَثَةُ بِقِسْمَةِ ذَلِكَ الْمِيرَاثِ قَالَ إِنْ قَامَ رَجُلٌ ثِقَةٌ قَاسَمَهُمْ ذَلِكَ كُلَّهُ فَلا بَأْسَ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā d'après Aḥmad ibn Muḥammad d'après Zurʿa d'après Samāʿa
Il a dit : J'ai interrogé Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) au sujet d'un homme qui meurt en laissant des fils et des filles, jeunes et âgés, sans avoir rédigé de testament, et en possédant des serviteurs, des esclaves et des biens fonciers (ʿuqad : terres ou biens immobiliers). Comment les héritiers doivent-ils répartir cet héritage ? Il (l'Imam) a répondu : Si un homme digne de confiance (thiqa) se lève et procède au partage entre eux de tout cela, il n'y a pas de mal à cela.