1- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ يُونُسَ قَالَ الْعِلَّةُ فِي وَضْعِ السِّهَامِ عَلَى سِتَّةٍ لا أَقَلَّ وَلا أَكْثَرَ لِعِلَّةِ وُجُوهِ أَهْلِ الْمِيرَاثِ لأنَّ الْوُجُوهَ الَّتِي مِنْهَا سِهَامُ الْمَوَارِيثِ سِتَّةُ جِهَاتٍ لِكُلِّ جِهَةٍ سَهْمٌ فَأَوَّلُ جِهَاتِهَا سَهْمُ الْوَلَدِ وَالثَّانِي سَهْمُ الأبِ وَالثَّالِثُ سَهْمُ الأمِّ وَالرَّابِعُ سَهْمُ الْكَلالَةِ كَلالَةِ الأبِ وَالْخَامِسُ سَهْمُ كَلالَةِ الأمِّ وَالسَّادِسُ سَهْمُ الزَّوْجِ وَالزَّوْجَةِ فَخَمْسَةُ أَسْهُمٍ مِنْ هَذِهِ السِّهَامِ السِّتَّةِ سِهَامُ الْقَرَابَاتِ وَالسَّهْمُ السَّادِسُ هُوَ سَهْمُ الزَّوْجِ وَالزَّوْجَةِ مِنْ جِهَةِ الْبَيِّنَةِ وَالشُّهُودِ فَهَذِهِ عِلَّةُ مَجَارِي السِّهَامِ وَإِجْرَائِهَا مِنْ سِتَّةِ أَسْهُمٍ لا يَجُوزُ أَنْ يُزَادَ عَلَيْهَا وَلا يَجُوزُ أَنْ يُنْقَصَ مِنْهَا إِلا عَلَى جِهَةِ الرَّدِّ لأنَّهُ لا حَاجَةَ إِلَى زِيَادَةٍ فِي السِّهَامِ لأنَّ السِّهَامَ قَدِ اسْتَغْرَقَهَا سِهَامُ الْقَرَابَةِ وَلا قَرَابَةَ غَيْرُ مَنْ جَعَلَ اللهُ عَزَّ وَجَلَّ لَهُمْ سَهْماً فَصَارَتْ سِهَامُ الْمَوَارِيثِ مَجْمُوعَةً فِي سِتَّةِ أَسْهُمٍ مَخْرَجَ كُلِّ مِيرَاثٍ مِنْهَا فَإِذَا اجْتَمَعَتِ السِّهَامُ السِّتَّةُ لِلَّذِينَ سَمَّى اللهُ لَهُمْ سَهْماً فَكَانَ لِكُلِّ مُسَمًّى لَهُ سَهْمٌ عَلَى جِهَةِ مَا سُمِّيَ لَهُ فَكَانَ فِي اسْتِغْرَاقِهِ سَهْمَهُ اسْتِغْرَاقٌ لِجَمِيعِ السِّهَامِ لاجْتِمَاعِ جَمِيعِ الْوَرَثَةِ الَّذِينَ يَسْتَحِقُّونَ جَمِيعَ السِّهَامِ السِّتَّةِ وَحُضُورِهِمْ فِي الْوَقْتِ الَّذِي فَرَضَ اللهُ لَهُمْ فِي مِثْلِ ابْنَتَيْنِ وَأَبَوَيْنِ فَكَانَ لِلابْنَتَيْنِ أَرْبَعَةُ أَسْهُمٍ وَكَانَ لِلأبَوَيْنِ سَهْمَانِ فَاسْتَغْرَقُوا السِّهَامَ كُلَّهَا وَلَمْ يَحْتَجْ أَنْ يُزَادَ فِي السِّهَامِ وَلا يُنْقَصَ فِي هَذَا الْمَوْضِعِ إِذْ لا وَارِثَ فِي هَذَا الْوَقْتِ غَيْرُ هَؤُلاءِ مَعَ هَؤُلاءِ وَكَذَلِكَ كُلُّ وَرَثَةٍ يَجْتَمِعُونَ فِي الْمِيرَاثِ فَيَسْتَغْرِقُونَهُ يَتِمُّ سِهَامُهُمْ بِاسْتِغْرَاقِهِمْ تَمَامَ السِّهَامِ وَإِذَا تَمَّتْ سِهَامُهُمْ وَمَوَارِيثُهُمْ لَمْ يَجُزْ أَنْ يَكُونَ هُنَاكَ وَارِثٌ يَرِثُ بَعْدَ اسْتِغْرَاقِ سِهَامِ الْوَرَثَةِ كَمَلا الَّتِي عَلَيْهَا الْمَوَارِيثُ فَإِذَا لَمْ يَحْضُرْ بَعْضُ الْوَرَثَةِ كَانَ مَنْ حَضَرَ مِنَ الْوَرَثَةِ يَأْخُذُ سَهْمَهُ الْمَفْرُوضَ ثُمَّ يَرُدُّ مَا بَقِيَ مِنْ بَقِيَّةِ السِّهَامِ عَلَى سِهَامِ الْوَرَثَةِ الَّذِينَ حَضَرُوا بِقَدْرِهِمْ لأنَّهُ لا وَارِثَ مَعَهُمْ فِي هَذَا الْوَقْتِ غَيْرُهُمْ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm d’après Muḥammad ibn ʿĪsā d’après Yūnus
Il dit : La raison pour laquelle les parts (sihām) ont été établies sur six — ni moins ni plus — réside dans les catégories des ayants droit à l’héritage : car les catégories d’où proviennent les parts des successions sont six orientations, chaque orientation ayant une part. La première de ces orientations est la part de l’enfant ; la deuxième est la part du père ; la troisième est la part de la mère ; la quatrième est la part de la kalāla (collatérale) du père ; la cinquième est la part de la kalāla de la mère ; et la sixième est la part du mari et de l’épouse. Cinq de ces six parts sont les parts des proches parents, et la sixième part est la part du mari et de l’épouse, en raison du contrat (bayyina) et des témoins (shuhūd). Telle est la raison des distributions des parts et de leur répartition à partir de six parts : il n’est pas permis d’y ajouter ni d’en retrancher, sauf dans le cas du retour (radd), car il n’y a pas besoin d’augmentation dans les parts, puisque les parts sont déjà entièrement absorbées par les parts des proches parents. Et il n’y a pas d’autre parent que celui pour qui Dieu — Puissant et Majestueux — a établi une part. Ainsi les parts des successions sont regroupées en six parts, chaque héritage en étant issu. Lorsque les six parts se réunissent pour ceux que Dieu a désignés comme ayant une part, et que chacun de ceux qui sont nommés reçoit sa part conformément à ce qui a été désigné pour lui, alors, par l’absorption de sa part, il y a absorption de toutes les parts, en raison de la réunion de tous les héritiers qui ont droit à toutes les six parts et de leur présence au moment où Dieu les a prescrites. Par exemple, [dans le cas de] deux filles et des deux parents : les deux filles reçoivent quatre parts, et les deux parents reçoivent deux parts ; ainsi ils absorbent toutes les parts, et il n’est pas besoin d’augmenter ni de diminuer les parts dans cette situation, puisqu’il n’y a pas d’autre héritier en ce moment que ceux-ci avec ceux-ci. De même, chaque groupe d’héritiers qui se réunit pour [recevoir] l’héritage et l’absorbe entièrement voit ses parts atteindre la plénitude des parts par leur absorption. Et lorsque leurs parts et leurs héritages sont complets, il n’est pas permis qu’il y ait un héritier qui hérite après l’absorption complète des parts des héritiers, [car] les successions sont fondées sur cela. Or, si certains héritiers sont absents, ceux des héritiers qui sont présents prennent leur part prescrite, puis ils retournent (radd) ce qui reste des parts restantes sur les parts des héritiers présents, proportionnellement à leur [part], car il n’y a pas d’autre héritier avec eux en ce moment.