Chapitre
1- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ وَحُمَيْدُ بْنُ زِيَادٍ عَنْ عُبَيْدِ اللهِ بْنِ أَحْمَدَ جَمِيعاً عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ زَيْدٍ النَّرْسِيِّ عَنْ عَلِيِّ بْنِ فَرْقَدٍ صَاحِبِ السَّابِرِيِّ قَالَ أَوْصَى إِلَيَّ رَجُلٌ بِتَرِكَتِهِ وَأَمَرَنِي أَنْ أَحُجَّ بِهَا عَنْهُ فَنَظَرْتُ فِي ذَلِكَ فَإِذَا شَيْءٌ يَسِيرٌ لا يَكْفِي لِلْحَجِّ فَسَأَلْتُ أَبَا حَنِيفَةَ وَفُقَهَاءَ أَهْلِ الْكُوفَةِ فَقَالُوا تَصَدَّقْ بِهَا عَنْهُ فَلَمَّا حَجَجْتُ لَقِيتُ عَبْدَ اللهِ بْنَ الْحَسَنِ فِي الطَّوَافِ فَسَأَلْتُهُ وَقُلْتُ لَهُ إِنَّ رَجُلا مِنْ مَوَالِيكُمْ مِنْ أَهْلِ الْكُوفَةِ مَاتَ وَأَوْصَى بِتَرِكَتِهِ إِلَيَّ وَأَمَرَنِي أَنْ أَحُجَّ بِهَا عَنْهُ فَنَظَرْتُ فِي ذَلِكَ فَلَمْ يَكْفِ لِلْحَجِّ فَسَأَلْتُ مَنْ قِبَلَنَا مِنَ الْفُقَهَاءِ فَقَالُوا تَصَدَّقْ بِهَا فَتَصَدَّقْتُ بِهَا فَمَا تَقُولُ فَقَالَ لِي هَذَا جَعْفَرُ بْنُ مُحَمَّدٍ فِي الْحِجْرِ فَأْتِهِ وَسَلْهُ قَالَ فَدَخَلْتُ الْحِجْرَ فَإِذَا أَبُو عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) تَحْتَ الْمِيزَابِ مُقْبِلٌ بِوَجْهِهِ عَلَى الْبَيْتِ يَدْعُو ثُمَّ الْتَفَتَ إِلَيَّ فَرَآنِي فَقَالَ مَا حَاجَتُكَ قُلْتُ جُعِلْتُ فِدَاكَ إِنِّي رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ الْكُوفَةِ مِنْ مَوَالِيكُمْ قَالَ فَدَعْ ذَا عَنْكَ حَاجَتُكَ قُلْتُ رَجُلٌ مَاتَ وَأَوْصَى بِتَرِكَتِهِ أَنْ أَحُجَّ بِهَا عَنْهُ فَنَظَرْتُ فِي ذَلِكَ فَلَمْ يَكْفِ لِلْحَجِّ فَسَأَلْتُ مَنْ عِنْدَنَا مِنَ الْفُقَهَاءِ فَقَالُوا تَصَدَّقْ بِهَا فَقَالَ مَا صَنَعْتَ قُلْتُ تَصَدَّقْتُ بِهَا فَقَالَ ضَمِنْتَ إِلا أَنْ يَكُونَ لا يَبْلُغُ أَنْ يُحَجَّ بِهِ مِنْ مَكَّةَ فَإِنْ كَانَ لا يَبْلُغُ أَنْ يُحَجَّ بِهِ مِنْ مَكَّةَ فَلَيْسَ عَلَيْكَ ضَمَانٌ وَإِنْ كَانَ يَبْلُغُ بِهِ مِنْ مَكَّةَ فَأَنْتَ ضَامِنٌ.
Isnād1- ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, et Ḥumayd ibn Ziyād, d'après ʿUbayd Allāh ibn Aḥmad, tous d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Zayd al-Narsī, d'après ʿAlī ibn Farqad al-Sābirī
Il a dit : Un homme me confia son héritage et m'ordonna d'effectuer le pèlerinage (ḥajj) en son nom avec cette somme. J'examinai cela et il s'avéra que c'était une chose modique, insuffisante pour le pèlerinage. J'interrogeai donc Abū Ḥanīfa et les jurisconsultes (fuqahā') de Kūfa, et ils me dirent : « Fais-en l'aumône (ṣadaqa) en son nom. » Lorsque je partis en pèlerinage, je rencontrai ʿAbd Allāh ibn al-Ḥasan lors de la circumambulation (ṭawāf). Je l'interrogeai et lui dis : « Un homme parmi vos partisans (mawālī), originaire de Kūfa, mourut et me confia son héritage, m'ordonnant d'effectuer le pèlerinage en son nom. J'examinai cela et la somme était insuffisante pour le pèlerinage. J'interrogeai nos jurisconsultes et ils me dirent : “Fais-en l'aumône en son nom”, et je le fis. Qu'en dis-tu ? » Il me dit : « Voici Jaʿfar ibn Muḥammad dans le Ḥijr (espace semi-circulaire près de la Kaʿba). Va le trouver et interroge-le. » Il dit : J'entrai dans le Ḥijr et voici qu'Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) se tenait sous la gargouille (mīzāb), le visage tourné vers la Maison (Kaʿba), invoquant (Dieu). Puis il se tourna vers moi et me vit. Il dit : « Quel est ton besoin ? » Je dis : « Que je sois sacrifié pour toi ! Je suis un homme de Kūfa, parmi tes partisans. » Il dit : « Laisse cela de côté. Quel est ton besoin ? » Je dis : « Un homme mourut et légua son héritage pour que j'effectue le pèlerinage en son nom. J'examinai cela et la somme était insuffisante pour le pèlerinage. J'interrogeai nos jurisconsultes et ils me dirent : “Fais-en l'aumône.” » Il dit : « Qu'as-tu fait ? » Je dis : « J'en ai fait l'aumône. » Il dit : « Tu es garant (ḍāmin), à moins que la somme ne suffise pas pour effectuer le pèlerinage à partir de La Mecque. Si elle ne suffit pas pour effectuer le pèlerinage à partir de La Mecque, alors il n'y a pas de garantie sur toi. Mais si elle suffit pour l'effectuer à partir de La Mecque, alors tu es garant. »
2- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِنَانٍ عَنِ ابْنِ مُسْكَانَ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ سُئِلَ عَنْ رَجُلٍ أَوْصَى بِحَجَّةٍ فَجَعَلَهَا وَصِيُّهُ فِي نَسَمَةٍ فَقَالَ يَغْرَمُهَا وَصِيُّهُ وَيَجْعَلُهَا فِي حَجَّةٍ كَمَا أَوْصَى بِهِ فَإِنَّ اللهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى يَقُولُ فَمَنْ بَدَّلَهُ بَعْدَ ما سَمِعَهُ فَإِنَّما إِثْمُهُ عَلَى الَّذِينَ يُبَدِّلُونَهُ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d’après Aḥmad ibn Muḥammad, d’après Muḥammad ibn Sinān, d’après Ibn Muskān, d’après Abū Saʿīd, d’après Abū ʿAbd Allāh (la paix soit sur lui)
Il dit : On interrogea [l’Imam] au sujet d’un homme qui avait légué un pèlerinage (ḥajj) et dont l’exécuteur testamentaire (waṣī) l’avait affecté à l’affranchissement d’une personne (nasama). Il répondit : « Que l’exécuteur testamentaire le compense (yaghramahā) et le consacre à un pèlerinage, conformément à ce qui a été légué. Car Dieu, béni et exalté soit-Il, dit : “Quiconque le modifie après l’avoir entendu, le péché n’en incombe qu’à ceux qui le modifient” (Coran 2:181). »
3- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ مَارِدٍ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنْ رَجُلٍ أَوْصَى إِلَى رَجُلٍ وَأَمَرَهُ أَنْ يُعْتِقَ عَنْهُ نَسَمَةً بِسِتِّمِائَةِ دِرْهَمٍ مِنْ ثُلُثِهِ فَانْطَلَقَ الْوَصِيُّ فَأَعْطَى السِّتَّمِائَةِ دِرْهَمٍ رَجُلا يَحُجُّ بِهَا عَنْهُ قَالَ فَقَالَ أَرَى أَنْ يَغْرَمَ الْوَصِيُّ مِنْ مَالِهِ سِتَّمِائَةِ دِرْهَمٍ وَيَجْعَلَ السِّتَّمِائَةِ دِرْهَمٍ فِيمَا أَوْصَى بِهِ الْمَيِّتُ مِنْ نَسَمَةٍ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad, d'après Ibn Maḥbūb, d'après Muḥammad ibn Mārid
Il dit : J'ai interrogé Abū ʿAbd Allāh (Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) au sujet d'un homme qui avait fait une recommandation (waṣiyya) à un autre homme et lui avait ordonné d'affranchir pour lui une âme (nasama, c'est-à-dire un esclave) pour six cents dirhams, prélevés sur le tiers de son héritage (thuluth). L'exécuteur testamentaire (al-waṣī) partit et donna les six cents dirhams à un homme pour accomplir un pèlerinage (ḥajj) en son nom. Il (Muḥammad ibn Mārid) dit : Alors il (l'imam) répondit : Je considère que l'exécuteur doit rembourser de ses propres biens six cents dirhams et affecter les six cents dirhams (du legs) à ce que le défunt avait recommandé, à savoir l'affranchissement d'une âme.