Chapitre
2- الْحُسَيْنُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ مُعَلَّى بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ عَلِيٍّ عَنْ حَمَّادِ بْنِ عُثْمَانَ عَنِ الْوَلِيدِ بْنِ صَبِيحٍ قَالَ صَحِبَنِي مَوْلًى لأبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) يُقَالُ لَهُ أَعْيَنُ فَاشْتَكَى أَيَّاماً ثُمَّ بَرَأَ ثُمَّ مَاتَ فَأَخَذْتُ مَتَاعَهُ وَمَا كَانَ لَهُ فَأَتَيْتُ بِهِ أَبَا عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) وَأَخْبَرْتُهُ أَنَّهُ اشْتَكَى أَيَّاماً ثُمَّ بَرَأَ ثُمَّ مَاتَ قَالَ تِلْكَ رَاحَةُ الْمَوْتِ أَمَا إِنَّهُ لَيْسَ مِنْ أَحَدٍ يَمُوتُ حَتَّى يَرُدَّ اللهُ عَزَّ وَجَلَّ مِنْ سَمْعِهِ وَبَصَرِهِ وَعَقْلِهِ لِلْوَصِيَّةِ أَخَذَ أَوْ تَرَكَ.
IsnādAl-Ḥusayn ibn Muḥammad d'après Muʿallā ibn Muḥammad d'après al-Ḥasan ibn ʿAlī d'après Ḥammād ibn ʿUthmān d'après al-Walīd ibn Ṣabīḥ
Il dit : Un affranchi (mawlā) d'Abū ʿAbdillāh (que la paix soit sur lui), que l'on appelait Aʿyan, vécut avec moi. Il fut malade pendant quelques jours, puis guérit, puis mourut. Je pris ses affaires et tout ce qui lui appartenait, puis je les apportai à Abū ʿAbdillāh (que la paix soit sur lui) et l'informai qu'il avait été malade quelques jours, puis avait guéri, puis était mort. Il dit : « Voilà le repos de la mort (rāḥat al-mawt). Sache qu'il n'est personne qui meure sans qu'Allāh — Puissant et Majestueux — ne lui ait rendu l'ouïe, la vue et l'intellect (ʿaql) pour [faire] le testament (waṣiyya), qu'il ait [des biens à] prendre ou à laisser. »
3- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ حَمَّادِ بْنِ عُثْمَانَ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ قَالَ لَهُ رَجُلٌ إِنِّي خَرَجْتُ إِلَى مَكَّةَ فَصَحِبَنِي رَجُلٌ وَكَانَ زَمِيلِي فَلَمَّا أَنْ كَانَ فِي بَعْضِ الطَّرِيقِ مَرِضَ وَثَقُلَ ثِقْلا شَدِيداً فَكُنْتُ أَقُومُ عَلَيْهِ ثُمَّ أَفَاقَ حَتَّى لَمْ يَكُنْ عِنْدِي بِهِ بَأْسٌ فَلَمَّا أَنْ كَانَ الْيَوْمُ الَّذِي مَاتَ فِيهِ أَفَاقَ فَمَاتَ فِي ذَلِكَ الْيَوْمِ فَقَالَ أَبُو عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) مَا مِنْ مَيِّتٍ تَحْضُرُهُ الْوَفَاةُ إِلا رَدَّ اللهُ عَزَّ وَجَلَّ عَلَيْهِ مِنْ سَمْعِهِ وَبَصَرِهِ وَعَقْلِهِ لِلْوَصِيَّةِ أَخَذَ الْوَصِيَّةَ أَوْ تَرَكَ وَهِيَ الرَّاحَةُ الَّتِي يُقَالُ لَهَا رَاحَةُ الْمَوْتِ فَهِيَ حَقٌّ عَلَى كُلِّ مُسْلِمٍ.
4- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْمَاعِيلَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْفُضَيْلِ عَنْ أَبِي الصَّبَّاحِ الْكِنَانِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ سَأَلْتُهُ عَنِ الْوَصِيَّةِ فَقَالَ هِيَ حَقٌّ عَلَى كُلِّ مُسْلِمٍ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad, d'après Muḥammad ibn Ismāʿīl, d'après Muḥammad ibn al-Fuḍayl, d'après Abū al-Ṣabbāḥ al-Kinānī, d'après Abū ʿAbd Allāh (la paix soit sur lui)
Il dit : Je l'interrogeai au sujet du testament. Il répondit : C'est un droit pour tout musulman.
5- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنِ الْعَلاءِ بْنِ رَزِينٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ مُسْلِمٍ قَالَ قَالَ أَبُو جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) الْوَصِيَّةُ حَقٌّ وَقَدْ أَوْصَى رَسُولُ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) فَيَنْبَغِي لِلْمُسْلِمِ أَنْ يُوصِيَ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā d’après Aḥmad ibn Muḥammad d’après Ibn Maḥbūb d’après al-ʿAlāʾ ibn Razīn d’après Muḥammad ibn Muslim
Il a dit : Abū Jaʿfar (ʿalayhi s-salām) a dit : « Le testament (waṣiyya) est un devoir, et le Messager de Dieu (ṣallā Llāhu ʿalayhi wa-ālih) a bien fait un testament. Il convient donc au musulman de faire un testament. »
1- حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ عَلِيِّ بْنِ إِسْحَاقَ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ حَازِمٍ الْكَلْبِيِّ ابْنِ أُخْتِ هِشَامِ بْنِ سَالِمٍ عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ جَعْفَرٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ قَالَ رَسُولُ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) مَنْ لَمْ يُحْسِنْ وَصِيَّتَهُ عِنْدَ الْمَوْتِ كَانَ نَقْصاً فِي مُرُوءَتِهِ وَعَقْلِهِ قِيلَ يَا رَسُولَ اللهِ وَكَيْفَ يُوصِي الْمَيِّتُ قَالَ إِذَا حَضَرَتْهُ وَفَاتُهُ وَاجْتَمَعَ النَّاسُ إِلَيْهِ قَالَ اللهُمَّ فَاطِرَ السَّمَاوَاتِ وَالأرْضِ عَالِمَ الْغَيْبِ وَالشَّهَادَةِ الرَّحْمَنَ الرَّحِيمَ اللهُمَّ إِنِّي أَعْهَدُ إِلَيْكَ فِي دَارِ الدُّنْيَا أَنِّي أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَهَ إِلا أَنْتَ وَحْدَكَ لا شَرِيكَ لَكَ وَأَنَّ مُحَمَّداً عَبْدُكَ وَرَسُولُكَ وَأَنَّ الْجَنَّةَ حَقٌّ وَأَنَّ النَّارَ حَقٌّ وَأَنَّ الْبَعْثَ حَقٌّ وَأَنَّ الْحِسَابَ حَقٌّ وَالْقَدَرَ وَالْمِيزَانَ حَقٌّ وَأَنَّ الدِّينَ كَمَا وَصَفْتَ وَأَنَّ الإسْلامَ كَمَا شَرَعْتَ وَأَنَّ الْقَوْلَ كَمَا حَدَّثْتَ وَأَنَّ الْقُرْآنَ كَمَا أَنْزَلْتَ وَأَنَّكَ أَنْتَ اللهُ الْحَقُّ الْمُبِينُ جَزَى اللهُ مُحَمَّداً (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) خَيْرَ الْجَزَاءِ وَحَيَّا اللهُ مُحَمَّداً وَآلَ مُحَمَّدٍ بِالسَّلامِ اللهُمَّ يَا عُدَّتِي عِنْدَ كُرْبَتِي وَيَا صَاحِبِي عِنْدَ شِدَّتِي وَيَا وَلِيَّ نِعْمَتِي إِلَهِي وَإِلَهَ آبَائِي لا تَكِلْنِي إِلَى نَفْسِي طَرْفَةَ عَيْنٍ أَبَداً فَإِنَّكَ إِنْ تَكِلْنِي إِلَى نَفْسِي طَرْفَةَ عَيْنٍ أَقْرُبْ مِنَ الشَّرِّ وَأَبْعُدْ مِنَ الْخَيْرِ فَآنِسْ فِي الْقَبْرِ وَحْشَتِي وَاجْعَلْ لِي عَهْداً يَوْمَ أَلْقَاكَ مَنْشُوراً ثُمَّ يُوصِي بِحَاجَتِهِ وَتَصْدِيقُ هَذِهِ الْوَصِيَّةِ فِي الْقُرْآنِ فِي السُّورَةِ الَّتِي يَذْكُرُ فِيهَا مَرْيَمَ فِي قَوْلِهِ عَزَّ وَجَلَّ لا يَمْلِكُونَ الشَّفاعَةَ إِلا مَنِ اتَّخَذَ عِنْدَ الرَّحْمنِ عَهْداً فَهَذَا عَهْدُ الْمَيِّتِ وَ الْوَصِيَّةُ حَقٌّ عَلَى كُلِّ مُسْلِمٍ أَنْ يَحْفَظَ هَذِهِ الْوَصِيَّةَ وَيُعَلِّمَهَا وَقَالَ أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) عَلَّمَنِيهَا رَسُولُ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) وَقَالَ رَسُولُ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) عَلَّمَنِيهَا جَبْرَئِيلُ (عَلَيْهِ السَّلام).
IsnādCe hadith nous a été rapporté par ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après ʿAlī ibn Isḥāq, d'après al-Ḥasan ibn Ḥāzim al-Kalbī, neveu de Hishām ibn Sālim, d'après Sulaymān ibn Jaʿfar, d'après Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, sur lui la paix)
Il (l'Imam) a dit : Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) a dit : « Quiconque ne fait pas bien sa recommandation testamentaire (waṣiyya) au moment de la mort commet un manquement dans sa chevalerie (murū'a) et son intellect (ʿaql). » On demanda : « Ô Messager de Dieu, comment le mourant fait-il sa recommandation ? » Il dit : « Lorsque sa mort se présente et que les gens se rassemblent autour de lui, qu'il dise : “Ô Dieu, Créateur des cieux et de la terre, Connaisseur de l'invisible et du visible, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. Ô Dieu, je prends un engagement (ʿahd) auprès de Toi dans la demeure d'ici-bas : j'atteste qu'il n'y a de divinité que Toi, l'Unique, sans associé ; que Muhammad est Ton serviteur et Ton messager ; que le Paradis est vrai ; que l'Enfer est vrai ; que la Résurrection est vraie ; que le Compte est vrai ; que la Prédestination et la Balance (al-mīzān) sont vraies ; que la Religion est comme Tu l'as décrite ; que l'Islam est comme Tu l'as prescrit ; que la Parole est comme Tu l'as communiquée ; que le Coran est comme Tu l'as révélé ; et que Tu es Dieu, la Vérité manifeste. Que Dieu rétribue Muhammad (que Dieu prie sur lui et sa Famille) de la meilleure rétribution, et que Dieu salue Muhammad et la Famille de Muhammad par la paix. Ô Dieu, Toi mon recours dans ma détresse, Toi mon compagnon dans mon épreuve, Toi le Maître de ma grâce, mon Dieu et Dieu de mes pères, ne m'abandonne pas à moi-même, fût-ce un clin d'œil, jamais ; car si Tu m'abandonnes à moi-même, fût-ce un clin d'œil, je serai proche du mal et loin du bien. Apaise donc ma solitude dans la tombe, et établis pour moi un engagement (ʿahd) que je trouverai déployé le jour où je Te rencontrerai.” Ensuite, qu'il expose son besoin (testamentaire). La confirmation de cette recommandation se trouve dans le Coran, dans la sourate où il est fait mention de Marie (sourate Maryam), dans la Parole de Dieu, Puissant et Majestueux : “Ils ne possèdent pas l'intercession, sauf celui qui prend un engagement (ʿahd) auprès du Tout-Miséricordieux” (Coran 19:87). Tel est l'engagement (ʿahd) du mort. La recommandation (waṣiyya) est un devoir pour tout musulman de préserver et d'enseigner cette recommandation. » Et le Commandeur des croyants (ʿAlī, sur lui la paix) a dit : « Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) me l'a enseignée. » Et le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) a dit : « Gabriel (sur lui la paix) me l'a enseignée. »
Isnād3- ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Ḥammād ibn ʿUthmān, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : Un homme lui a dit : « Je suis parti pour La Mecque, et un homme m’accompagna ; il était mon compagnon de voyage. Lorsque nous fûmes à un certain point du chemin, il tomba malade et devint très lourd. Je pris soin de lui, puis il reprit conscience, au point que je n’eus plus de crainte pour lui. Le jour même de sa mort, il reprit conscience, puis il mourut ce jour-là. » Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) a dit : « Il n’est aucun mourant auprès duquel la mort se présente sans que Dieu, Puissant et Majestueux, ne lui rende son ouïe, sa vue et son intellect pour [faire] le testament, qu’il prenne le testament ou qu’il le laisse. Et c’est le repos que l’on appelle “le repos de la mort”. C’est un devoir pour tout musulman. »