Chapitre
2- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ [عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ] عَنْ جَمِيلِ بْنِ دَرَّاجٍ عَنْ زُرَارَةَ عَنْ أَحَدِهِمَا (عَلَيْهِما السَّلام) فِي رَجُلٍ أَعْتَقَ مَمْلُوكَهُ عِنْدَ مَوْتِهِ وَعَلَيْهِ دَيْنٌ قَالَ إِنْ كَانَ قِيمَتُهُ مِثْلَ الَّذِي عَلَيْهِ وَمِثْلَهُ جَازَ عِتْقُهُ وَإِلا لَمْ يَجُزْ.
Isnād2- ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père [d'après Ibn Abī ʿUmayr], d'après Jamīl ibn Darrāj, d'après Zurāra, d'après l'un des deux (que la paix soit sur eux)
Au sujet d'un homme qui affranchit son esclave au moment de sa mort alors qu'il a une dette : il (l'Imam) dit : « Si la valeur (de l'esclave) est égale à ce qu'il doit (le montant de la dette) ou supérieure, alors son affranchissement est valable ; sinon, il ne l'est pas. »
3- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنِ ابْنِ فَضَّالٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ الْجَهْمِ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلام) يَقُولُ فِي رَجُلٍ أَعْتَقَ مَمْلُوكاً لَهُ وَقَدْ حَضَرَهُ الْمَوْتُ وَأَشْهَدَ لَهُ بِذَلِكَ وَقِيمَتُهُ سِتُّمِائَةِ دِرْهَمٍ وَعَلَيْهِ دَيْنٌ ثَلاثُمِائَةِ دِرْهَمٍ وَلَمْ يَتْرُكْ شَيْئاً غَيْرَهُ قَالَ يُعْتَقُ مِنْهُ سُدُسُهُ لأنَّهُ إِنَّمَا لَهُ مِنْهُ ثَلاثُمِائَةِ دِرْهَمٍ وَيُقْضَى مِنْهُ ثَلاثُمِائَةِ دِرْهَمٍ فَلَهُ مِنَ الثَّلاثِمِائَةٍ ثُلُثُهَا وَهُوَ السُّدُسُ مِنَ الْجَمِيعِ.
Isnād3- Muhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Ibn Faḍḍāl, d'après al-Ḥasan ibn al-Jahm,
Il dit : J'ai entendu Abū al-Ḥasan (sur lui la paix) dire au sujet d'un homme qui a affranchi son esclave alors que la mort l'avait pris et qu'il a fait témoigner de cela, sa valeur étant de six cents dirhams, tandis qu'il avait une dette de trois cents dirhams et ne laissait rien d'autre que cet esclave : Il (l'Imam) a dit : « Un sixième de lui (l'esclave) est affranchi, car il ne possède de lui (comme part) que trois cents dirhams, et on acquitte (la dette) de trois cents dirhams ; sa part des (trois cents) est donc le tiers de cela, c'est-à-dire le sixième du total. »
1- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ وَمُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ عَنِ الْفَضْلِ بْنِ شَاذَانَ وَأَبُو عَلِيٍّ الأشْعَرِيُّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الْجَبَّارِ عَنْ صَفْوَانَ وَابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْحَجَّاجِ قَالَ سَأَلَنِي أَبُو عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) هَلْ يَخْتَلِفُ ابْنُ أَبِي لَيْلَى وَابْنُ شُبْرُمَةَ فَقُلْتُ بَلَغَنِي أَنَّهُ مَاتَ مَوْلًى لِعِيسَى بْنِ مُوسَى وَتَرَكَ عَلَيْهِ دَيْناً كَثِيراً وَتَرَكَ مَمَالِيكَ يُحِيطُ دَيْنُهُ بِأَثْمَانِهِمْ فَأَعْتَقَهُمْ عِنْدَ الْمَوْتِ فَسَأَلَهُمَا عِيسَى بْنُ مُوسَى عَنْ ذَلِكَ فَقَالَ ابْنُ شُبْرُمَةَ أَرَى أَنْ يَسْتَسْعِيَهُمْ فِي قِيمَتِهِمْ فَيَدْفَعَهَا إِلَى الْغُرَمَاءِ فَإِنَّهُ قَدْ أَعْتَقَهُمْ عِنْدَ مَوْتِهِ وَقَالَ ابْنُ أَبِي لَيْلَى أَرَى أَنْ أَبِيعَهُمْ وَأَدْفَعَ أَثْمَانَهُمْ إِلَى الْغُرَمَاءِ فَإِنَّهُ لَيْسَ لَهُ أَنْ يُعْتِقَهُمْ عِنْدَ مَوْتِهِ وَعَلَيْهِ دَيْنٌ يُحِيطُ بِهِمْ وَهَذَا أَهْلُ الْحِجَازِ الْيَوْمَ يُعْتِقُ الرَّجُلُ عَبْدَهُ وَعَلَيْهِ دَيْنٌ كَثِيرٌ فَلا يُجِيزُونَ عِتْقَهُ إِذَا كَانَ عَلَيْهِ دَيْنٌ كَثِيرٌ فَرَفَعَ ابْنُ شُبْرُمَةَ يَدَهُ إِلَى السَّمَاءِ فَقَالَ سُبْحَانَ اللهِ يَا ابْنَ أَبِي لَيْلَى مَتَى قُلْتَ بِهَذَا الْقَوْلِ وَاللهِ مَا قُلْتَهُ إِلا طَلَبَ خِلافِي فَقَالَ أَبُو عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) فَعَنْ رَأْيِ أَيِّهِمَا صَدَرَ قَالَ قُلْتُ بَلَغَنِي أَنَّهُ أَخَذَ بِرَأْيِ ابْنِ أَبِي لَيْلَى وَكَانَ لَهُ فِي ذَلِكَ هَوًى فَبَاعَهُمْ وَقَضَى دَيْنَهُ قَالَ فَمَعَ أَيِّهِمَا مَنْ قِبَلَكُمْ قُلْتُ لَهُ مَعَ ابْنِ شُبْرُمَةَ وَقَدْ رَجَعَ ابْنُ أَبِي لَيْلَى إِلَى رَأْيِ ابْنِ شُبْرُمَةَ بَعْدَ ذَلِكَ فَقَالَ أَمَا وَاللهِ إِنَّ الْحَقَّ لَفِي الَّذِي قَالَ ابْنُ أَبِي لَيْلَى وَإِنْ كَانَ قَدْ رَجَعَ عَنْهُ فَقُلْتُ لَهُ هَذَا يَنْكَسِرُ عِنْدَهُمْ فِي الْقِيَاسِ فَقَالَ هَاتِ قَايِسْنِي فَقُلْتُ أَنَا أُقَايِسُكَ فَقَالَ لَتَقُولَنَّ بِأَشَدِّ مَا يَدْخُلُ فِيهِ مِنَ الْقِيَاسِ فَقُلْتُ لَهُ رَجُلٌ تَرَكَ عَبْداً لَمْ يَتْرُكْ مَالا غَيْرَهُ وَقِيمَةُ الْعَبْدِ سِتُّمِائَةِ دِرْهَمٍ وَدَيْنُهُ خَمْسُمِائَةِ دِرْهَمٍ فَأَعْتَقَهُ عِنْدَ الْمَوْتِ كَيْفَ يُصْنَعُ قَالَ يُبَاعُ الْعَبْدُ فَيَأْخُذُ الْغُرَمَاءُ خَمْسَمِائَةِ دِرْهَمٍ وَيَأْخُذُ الْوَرَثَةُ مِائَةَ دِرْهَمٍ فَقُلْتُ أَلَيْسَ قَدْ بَقِيَ مِنْ قِيمَةِ الْعَبْدِ مِائَةُ دِرْهَمٍ عَنْ دَيْنِهِ فَقَالَ بَلَى قُلْتُ أَلَيْسَ لِلرَّجُلِ ثُلُثُهُ يَصْنَعُ بِهِ مَا يَشَاءُ قَالَ بَلَى قُلْتُ أَلَيْسَ قَدْ أَوْصَى لِلْعَبْدِ بِالثُّلُثِ مِنَ الْمِائَةِ حِينَ أَعْتَقَهُ فَقَالَ إِنَّ الْعَبْدَ لا وَصِيَّةَ لَهُ إِنَّمَا مَالُهُ لِمَوَالِيهِ فَقُلْتُ لَهُ فَإِذَا كَانَتْ قِيمَةُ الْعَبْدِ سِتَّمِائَةِ دِرْهَمٍ وَدَيْنُهُ أَرْبَعَمِائَةِ دِرْهَمٍ قَالَ كَذَلِكَ يُبَاعُ الْعَبْدُ فَيَأْخُذُ الْغُرَمَاءُ أَرْبَعَمِائَةِ دِرْهَمٍ وَيَأْخُذُ الْوَرَثَةُ مِائَتَيْنِ فَلا يَكُونُ لِلْعَبْدِ شَيْءٌ قُلْتُ لَهُ فَإِنَّ قِيمَةَ الْعَبْدِ سِتُّمِائَةِ دِرْهَمٍ وَدَيْنَهُ ثَلاثُمِائَةِ دِرْهَمٍ فَضَحِكَ وَقَالَ مِنْ هَاهُنَا أُتِيَ أَصْحَابُكَ فَجَعَلُوا الأشْيَاءَ شَيْئاً وَاحِداً وَلَمْ يَعْلَمُوا السُّنَّةَ إِذَا اسْتَوَى مَالُ الْغُرَمَاءِ وَمَالُ الْوَرَثَةِ أَوْ كَانَ مَالُ الْوَرَثَةِ أَكْثَرَ مِنْ مَالِ الْغُرَمَاءِ لَمْ يُتَّهَمِ الرَّجُلُ عَلَى وَصِيَّتِهِ وَأُجِيزَتْ وَصِيَّتُهُ عَلَى وَجْهِهَا فَالآنَ يُوقَفُ هَذَا فَيَكُونُ نِصْفُهُ لِلْغُرَمَاءِ وَيَكُونُ ثُلُثُهُ لِلْوَرَثَةِ وَيَكُونُ لَهُ السُّدُسُ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, et Muḥammad ibn Ismāʿīl, d'après al-Faḍl ibn Shādhān, et Abū ʿAlī al-Ashʿarī, d'après Muḥammad ibn ʿAbd al-Jabbār, d'après Ṣafwān et Ibn Abī ʿUmayr, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn al-Ḥajjāj
Il dit : Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) m'a interrogé : « Ibn Abī Laylā et Ibn Shubruma sont-ils en désaccord ? » Je répondis : Il m'est parvenu qu'un affranchi de ʿĪsā ibn Mūsā mourut, laissant derrière lui une dette importante et des esclaves dont la valeur était couverte par sa dette. Il les affranchit au moment de sa mort. ʿĪsā ibn Mūsā les consulta tous deux à ce sujet. Ibn Shubruma dit : “Je suis d'avis qu'on leur impose de travailler pour acquitter leur valeur (istisʿāʾ) et qu'on la remette aux créanciers, car il les a affranchis à sa mort.” Ibn Abī Laylā dit : “Je suis d'avis de les vendre et de remettre leur prix aux créanciers, car il n'a pas le droit de les affranchir à sa mort alors qu'il a une dette qui couvre leur valeur. Aujourd'hui, les gens du Ḥijāz, lorsqu'un homme affranchit son esclave alors qu'il a une dette importante, ne valident pas cet affranchissement s'il a une dette importante.” Alors Ibn Shubruma leva la main vers le ciel et dit : “Gloire à Allāh ! Ô Ibn Abī Laylā, depuis quand tiens-tu ce discours ? Par Allāh, tu ne l'as dit que pour chercher à me contrarier !” Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) dit alors : « Quel fut l'avis suivi ? » Je répondis : Il m'est parvenu qu'il adopta l'avis d'Ibn Abī Laylā, et il y avait un intérêt pour lui dans cela, alors il les vendit et remboursa sa dette. Il dit : « Et ceux de chez vous, quel avis suivent-ils ? » Je lui dis : Ils suivent Ibn Shubruma, et Ibn Abī Laylā est ensuite revenu à l'avis d'Ibn Shubruma après cela. Il dit : « Or, par Allāh, la vérité est dans ce qu'a dit Ibn Abī Laylā, même s'il est revenu sur son avis. » Je lui dis : Cela se brise chez eux du point de vue du raisonnement analogique (qiyās). Il dit : « Voyons, mesure-toi à moi (par le qiyās). » Je dis : Moi, que je te défie par le qiyās ? Il dit : « Tu vas énoncer la version la plus extrême de ce qui entre dans le qiyās. » Je lui dis : Un homme a laissé un esclave, et n'a laissé d'autres biens que lui ; la valeur de l'esclave est de six cents dirhams, et sa dette de cinq cents dirhams ; il l'affranchit à sa mort, que fait-on ? Il dit : L'esclave est vendu, les créanciers prennent cinq cents dirhams, et les héritiers prennent cent dirhams. Je dis : N'est-ce pas qu'il reste cent dirhams de la valeur de l'esclave après sa dette ? Il dit : Oui. Je dis : N'est-ce pas que l'homme a le droit de disposer de son tiers comme il l'entend ? Il dit : Oui. Je dis : N'a-t-il pas légué le tiers de la centaine à l'esclave en l'affranchissant ? Il dit : L'esclave n'a pas droit à un legs ; ses biens reviennent à ses maîtres. Je lui dis : Et si la valeur de l'esclave est de six cents dirhams et sa dette de quatre cents dirhams ? Il dit : De même, l'esclave est vendu, les créanciers prennent quatre cents dirhams et les héritiers prennent deux cents, et l'esclave n'a rien. Je lui dis : Et si la valeur de l'esclave est de six cents dirhams et sa dette de trois cents dirhams ? Il rit et dit : C'est par là que tes compagnons ont été induits en erreur : ils ont fait des choses une seule chose et n'ont pas connu la Sunna. Lorsque les biens des créanciers et les biens des héritiers sont égaux, ou que les biens des héritiers sont supérieurs aux biens des créanciers, l'homme n'est pas suspecté dans son testament, et son testament est exécuté selon ses termes. Maintenant, on met cela en suspens : la moitié va aux créanciers, le tiers aux héritiers, et le sixième lui revient.