3- مُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ عَنِ الْفَضْلِ بْنِ شَاذَانَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يَحْيَى عَنْ عَلِيِّ بْنِ عَبْدِ اللهِ عَنْ يَعْقُوبَ بْنِ إِبْرَاهِيمَ بْنِ سَعْدٍ قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْحَاقَ قَالَ حَدَّثَنِي الزُّهْرِيُّ عَنْ عُبَيْدِ اللهِ بْنِ عَبْدِ اللهِ بْنِ عُتْبَةَ قَالَ جَالَسْتُ ابْنَ عَبَّاسٍ فَعَرَضَ ذِكْرُ الْفَرَائِضِ فِي الْمَوَارِيثِ فَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ سُبْحَانَ اللهِ الْعَظِيمِ أَتَرَوْنَ أَنَّ الَّذِي أَحْصَى رَمْلَ عَالِجٍ عَدَداً جَعَلَ فِي مَالٍ نِصْفاً وَنِصْفاً وَثُلُثاً فَهَذَانِ النِّصْفَانِ قَدْ ذَهَبَا بِالْمَالِ فَأَيْنَ مَوْضِعُ الثُّلُثِ فَقَالَ لَهُ زُفَرُ بْنُ أَوْسٍ الْبَصْرِيُّ يَا أَبَا الْعَبَّاسِ فَمَنْ أَوَّلُ مَنْ أَعَالَ الْفَرَائِضَ فَقَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ لَمَّا الْتَفَّتْ عِنْدَهُ الْفَرَائِضُ وَدَفَعَ بَعْضُهَا بَعْضاً قَالَ وَاللهِ مَا أَدْرِي أَيَّكُمْ قَدَّمَ اللهُ وَأَيَّكُمْ أَخَّرَ وَمَا أَجِدُ شَيْئاً هُوَ أَوْسَعُ مِنْ أَنْ أَقْسِمَ عَلَيْكُمْ هَذَا الْمَالَ بِالْحِصَصِ فَأَدْخَلَ عَلَى كُلِّ ذِي حَقٍّ مَا دَخَلَ عَلَيْهِ مِنْ عَوْلِ الْفَرِيضَةِ وَايْمُ اللهِ أَنْ لَوْ قَدَّمَ مَنْ قَدَّمَ اللهُ وَأَخَّرَ مَنْ أَخَّرَ اللهُ مَا عَالَتْ فَرِيضَةٌ فَقَالَ لَهُ زُفَرُ بْنُ أَوْسٍ وَأَيَّهَا قَدَّمَ وَأَيَّهَا أَخَّرَ فَقَالَ كُلُّ فَرِيضَةٍ لَمْ يُهْبِطْهَا اللهُ عَزَّ وَجَلَّ عَنْ فَرِيضَةٍ إِلا إِلَى فَرِيضَةٍ فَهَذَا مَا قَدَّمَ اللهُ وَأَمَّا مَا أَخَّرَ اللهُ فَكُلُّ فَرِيضَةٍ إِذَا زَالَتْ عَنْ فَرْضِهَا وَلَمْ يَكُنْ لَهَا إِلا مَا بَقِيَ فَتِلْكَ الَّتِي أَخَّرَ اللهُ وَأَمَّا الَّتِي قَدَّمَ فَالزَّوْجُ لَهُ النِّصْفُ فَإِذَا دَخَلَ عَلَيْهِ مَا يُزِيلُهُ عَنْهُ رَجَعَ إِلَى الرُّبُعِ وَلا يُزِيلُهُ عَنْهُ شَيْءٌ وَالزَّوْجَةُ لَهَا الرُّبُعُ فَإِذَا زَالَتْ عَنْهُ صَارَتْ إِلَى الثُّمُنِ لا يُزِيلُهَا عَنْهُ شَيْءٌ وَالأمُّ لَهَا الثُّلُثُ فَإِذَا زَالَتْ عَنْهُ صَارَتْ إِلَى السُّدُسِ وَلا يُزِيلُهَا عَنْهُ شَيْءٌ فَهَذِهِ الْفَرَائِضُ الَّتِي قَدَّمَ اللهُ عَزَّ وَجَلَّ وَأَمَّا الَّتِي أَخَّرَ اللهُ فَفَرِيضَةُ الْبَنَاتِ وَالأخَوَاتِ لَهَا النِّصْفُ وَالثُّلُثَانِ فَإِذَا أَزَالَتْهُنَّ الْفَرَائِضُ عَنْ ذَلِكَ لَمْ يَكُنْ لَهَا إِلا مَا بَقِيَ فَتِلْكَ الَّتِي أَخَّرَ اللهُ فَإِذَا اجْتَمَعَ مَا قَدَّمَ اللهُ وَمَا أَخَّرَ بُدِئَ بِمَا قَدَّمَ اللهُ فَأُعْطِيَ حَقَّهُ كَامِلا فَإِنْ بَقِيَ شَيْءٌ كَانَ لِمَنْ أَخَّرَ اللهُ فَإِنْ لَمْ يَبْقَ شَيْءٌ فَلا شَيْءَ لَهُ فَقَالَ لَهُ زُفَرُ بْنُ أَوْسٍ مَا مَنَعَكَ أَنْ تُشِيرَ بِهَذَا الرَّأْيِ عَلَى عُمَرَ فَقَالَ هَيْبَتُهُ فَقَالَ الزُّهْرِيُّ وَاللهِ لَوْ لا أَنَّهُ تَقَدَّمَهُ إِمَامٌ عَدْلٌ كَانَ أَمْرُهُ عَلَى الْوَرَعِ فَأَمْضَى أَمْراً فَمَضَى مَا اخْتَلَفَ عَلَى ابْنِ عَبَّاسٍ فِي الْعِلْمِ اثْنَانِ.
Il dit : « J'étais assis en compagnie d'Ibn ʿAbbās lorsqu'on évoqua les parts successorales (farāʾiḍ). Ibn ʿAbbās dit : “Gloire à Dieu, l'Immense ! Pensez-vous que Celui qui a compté le sable de ʿĀlij comme nombre a établi, pour un bien, une moitié et une moitié et un tiers ? Or ces deux moitiés ont déjà pris tout le bien : où est donc la place du tiers ?” Zufar b. Aws al-Baṣrī lui dit : “Ô Abū l-ʿAbbās, qui donc le premier a appliqué le principe d'augmentation (ʿawl) aux parts successorales ?” Il répondit : “ʿUmar b. al-Khaṭṭāb. Lorsque les parts se heurtèrent chez lui et que les unes repoussèrent les autres, il dit : “Par Dieu, je ne sais pas qui de vous Dieu a fait précéder et qui Il a fait suivre, et je ne trouve rien de plus large que de vous partager ce bien selon des quotités, et de faire entrer sur chaque ayant droit ce qui entre sur lui du fait de l'augmentation de la part successorale.” Et par Dieu, s'il avait fait précéder celui que Dieu a fait précéder et fait suivre celui que Dieu a fait suivre, aucune part successorale n'aurait subi d'augmentation.” Zufar b. Aws lui dit alors : “Quelles sont celles qu'Il a fait précéder et celles qu'Il a fait suivre ?” Il répondit : “Toute part successorale que Dieu, Puissant et Majestueux, n'a fait descendre d'une part que vers une autre part, voilà ce que Dieu a fait précéder. Quant à ce que Dieu a fait suivre, c'est toute part qui, lorsqu'elle sort de sa part fixe, n'a plus que ce qui reste : voilà celle que Dieu a fait suivre. Ce qui est fait précéder : l'époux a la moitié ; lorsque survient ce qui l'en écarte, il revient au quart, et rien ne l'en écarte. L'épouse a le quart ; lorsqu'elle en est écartée, elle passe au huitième, et rien ne l'en écarte. La mère a le tiers ; lorsqu'elle en est écartée, elle passe au sixième, et rien ne l'en écarte. Voilà les parts successorales que Dieu – Puissant et Majestueux – a fait précéder. Quant à celles que Dieu a fait suivre : la part des filles et des sœurs, elles ont la moitié et les deux tiers ; lorsque les parts successorales les écartent de cela, elles n'ont plus que ce qui reste : voilà celles que Dieu a fait suivre. Lorsque se réunissent ce que Dieu a fait précéder et ce qu'Il a fait suivre, on commence par ce que Dieu a fait précéder, on lui donne son droit en totalité ; s'il reste quelque chose, cela revient à celui que Dieu a fait suivre ; s'il ne reste rien, rien ne lui revient.” Zufar b. Aws lui dit : “Qu'est-ce qui t'a empêché de conseiller cet avis à ʿUmar ?” Il répondit : “Sa crainte révérencielle.” Al-Zuhrī dit : “Par Dieu, si ce n'avait été qu'un imam juste l'avait précédé – dont l'autorité reposait sur la piété –, et qu'il avait exécuté une affaire qui eut cours, deux personnes ne se seraient pas opposées à Ibn ʿAbbās dans la science.” »