Chapitre
أَبُو عَلِيٍّ الْأَشْعَرِيُّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سَالِمٍ وَ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ جَمِيعاً عَنْ أَحْمَدَ بْنِ النَّضْرِ وَ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي الْقَاسِمِ عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ أَبِي قَتَادَةَ جَمِيعاً عَنْ عَمْرِو بْنِ شِمْرٍ عَنْ جَابِرٍ عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ ( عليه السلام ) قَالَ خَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ ( صلى الله عليه وآله ) لِعَرْضِ الْخَيْلِ فَمَرَّ بِقَبْرِ أَبِي أُحَيْحَةَ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ لَعَنَ اللَّهُ صَاحِبَ هَذَا الْقَبْرِ فَوَ اللَّهِ إِنْ كَانَ لَيَصُدُّ عَنْ سَبِيلِ اللَّهِ وَ يُكَذِّبُ رَسُولَ اللَّهِ ( صلى الله عليه وآله ) فَقَالَ خَالِدٌ ابْنُهُ بَلْ لَعَنَ اللَّهُ أَبَا قُحَافَةَ فَوَ اللَّهِ مَا كَانَ يُقْرِي الضَّيْفَ وَ لَا يُقَاتِلُ الْعَدُوَّ فَلَعَنَ اللَّهُ أَهْوَنَهُمَا عَلَى الْعَشِيرَةِ فَقْداً فَأَلْقَى رَسُولُ اللَّهِ ( صلى الله عليه وآله ) خِطَامَ رَاحِلَتِهِ عَلَى غَارِبِهَا ثُمَّ قَالَ إِذَا أَنْتُمْ تَنَاوَلْتُمُ الْمُشْرِكِينَ فَعُمُّوا وَ لَا تَخُصُّوا فَيَغْضَبَ وُلْدُهُ ثُمَّ وَقَفَ فَعُرِضَتْ عَلَيْهِ الْخَيْلُ فَمَرَّ بِهِ فَرَسٌ فَقَالَ عُيَيْنَةُ بْنُ حِصْنٍ إِنَّ مِنْ أَمْرِ هَذَا الْفَرَسِ كَيْتَ وَ كَيْتَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ (صلى الله عليه وآله ) ذَرْنَا فَأَنَا أَعْلَمُ بِالْخَيْلِ مِنْكَ فَقَالَ عُيَيْنَةُ وَ أَنَا أَعْلَمُ بِالرِّجَالِ مِنْكَ فَغَضِبَ رَسُولُ اللَّهِ ( صلى الله عليه وآله ) حَتَّى ظَهَرَ الدَّمُ فِي وَجْهِهِ فَقَالَ لَهُ فَأَيُّ الرِّجَالِ أَفْضَلُ فَقَالَ عُيَيْنَةُ بْنُ حِصْنٍ رِجَالٌ يَكُونُونَ بِنَجْدٍ يَضَعُونَ سُيُوفَهُمْ عَلَى عَوَاتِقِهِمْ وَ رِمَاحَهُمْ عَلَى كَوَاثِبِ خَيْلِهِمْ ثُمَّ يَضْرِبُونَ بِهَا قُدُماً قُدُماً فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ ( صلى الله عليه وآله ) كَذَبْتَ بَلْ رِجَالُ أَهْلِ الْيَمَنِ أَفْضَلُ الْإِيمَانُ يَمَانِيٌّ وَ الْحِكْمَةُ يَمَانِيَّةٌ وَ لَوْ لَا الْهِجْرَةُ لَكُنْتُ امْرَأً مِنْ أَهْلِ الْيَمَنِ الْجَفَاءُ وَ الْقَسْوَةُ فِي الْفَدَّادِينَ أَصْحَابِ الْوَبَرِ رَبِيعَةَ وَ مُضَرَ مِنْ حَيْثُ يَطْلُعُ قَرْنُ الشَّمْسِ وَ مَذْحِجُ أَكْثَرُ قَبِيلٍ يَدْخُلُونَ الْجَنَّةَ وَ حَضْرَمَوْتُ خَيْرٌ مِنْ عَامِرِ بْنِ صَعْصَعَةَ وَ رَوَى بَعْضُهُمْ خَيْرٌ مِنَ الْحَارِثِ بْنِ مُعَاوِيَةَ وَ بَجِيلَةُ خَيْرٌ مِنْ رِعْلٍ وَ ذَكْوَانَ وَ إِنْ يَهْلِكْ لِحْيَانُ فَلَا أُبَالِي ثُمَّ قَالَ لَعَنَ اللَّهُ الْمُلُوكَ الْأَرْبَعَةَ جَمَداً وَ مَخْوَساً وَ مَشْرَحاً وَ أَبْضَعَةَ وَ أُخْتَهُمُ الْعَمَّرَدَةَ لَعَنَ اللَّهُ الْمُحَلِّلَ وَ الْمُحَلَّلَ لَهُ وَ مَنْ يُوَالِي غَيْرَ مَوَالِيهِ وَ مَنِ ادَّعَى نَسَباً لَا يُعْرَفُ وَ الْمُتَشَبِّهِينَ مِنَ الرِّجَالِ بِالنِّسَاءِ وَ الْمُتَشَبِّهَاتِ مِنَ النِّسَاءِ بِالرِّجَالِ وَ مَنْ أَحْدَثَ حَدَثاً فِي الْإِسْلَامِ أَوْ آوَى مُحْدِثاً وَ مَنْ قَتَلَ غَيْرَ قَاتِلِهِ أَوْ ضَرَبَ غَيْرَ ضَارِبِهِ وَ مَنْ لَعَنَ أَبَوَيْهِ فَقَالَ رَجُلٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَ يُوجَدُ رَجُلٌ يَلْعَنُ أَبَوَيْهِ فَقَالَ نَعَمْ يَلْعَنُ آبَاءَ الرِّجَالِ وَ أُمَّهَاتِهِمْ فَيَلْعَنُونَ أَبَوَيْهِ لَعَنَ اللَّهُ رِعْلًا وَ ذَكْوَانَ وَ عَضَلًا وَ لِحْيَانَ وَ الْمُجْذَمِينَ مِنْ أَسَدٍ وَ غَطَفَانَ وَ أَبَا سُفْيَانَ بْنَ حَرْبٍ وَ شَهْبَلًا ذَا الْأَسْنَانِ وَ ابْنَيْ مَلِيكَةَ بْنِ جَزِيمٍ وَ مَرْوَانَ وَ هَوْذَةَ وَ هَوْنَةَ .
IsnādAbū ʿAlī al-Ashʿarī, d’après Muḥammad b. Sālim ; et ʿAlī b. Ibrāhīm, d’après son père ; tous deux d’après Aḥmad b. al-Naḍr ; et Muḥammad b. Yaḥyā, d’après Muḥammad b. Abī al-Qāsim, d’après al-Ḥusayn b. Abī Qatāda ; tous d’après ʿAmr b. Shimr, d’après Jābir, d’après Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui)
Il dit : Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui et sur sa famille) sortit pour passer en revue les chevaux. Il passa près de la tombe d’Abū Uḥayḥa. Abū Bakr dit : « Que Dieu maudisse le possesseur de cette tombe ! Par Dieu, il détournait du chemin de Dieu et traitait de menteur le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui et sur sa famille). » Alors Khālid, fils d’Abū Uḥayḥa, dit : « Que Dieu maudisse plutôt Abū Quḥāfa (le père d’Abū Bakr) ! Par Dieu, il n’offrait pas l’hospitalité à l’hôte et ne combattait pas l’ennemi. Que Dieu maudisse celui des deux dont la perte est la plus légère pour la tribu ! » Alors le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui et sur sa famille) laissa tomber la bride de sa monture sur son garrot, puis dit : « Lorsque vous attaquez les associateurs, faites-le de manière générale et ne précisez pas, car leurs enfants se fâcheraient. » Puis il s’arrêta, et les chevaux furent présentés devant lui. Un cheval passa, et ʿUyayna b. Ḥiṣn dit : « Tel et tel est le cas de ce cheval. » Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui et sur sa famille) dit : « Laisse-nous, je connais mieux les chevaux que toi. » ʿUyayna dit : « Et moi, je connais mieux les hommes que toi. » Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui et sur sa famille) se fâcha au point que le sang apparut sur son visage. Il lui dit : « Alors, quels hommes sont les meilleurs ? » ʿUyayna b. Ḥiṣn dit : « Des hommes qui sont au Najd, qui placent leurs épées sur leurs épaules et leurs lances sur les garrots de leurs chevaux, puis frappent avec elles en avant, en avant. » Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui et sur sa famille) dit : « Tu mens ! Les hommes du Yémen sont meilleurs. La foi est yéménite, la sagesse est yéménite. Si ce n’était l’émigration (hijra), je serais un homme du Yémen. La rudesse et la dureté se trouvent chez les chameliers, les propriétaires de poil de chèvre, Rabīʿa et Muḍar, du côté où se lève la corne du soleil. Madhḥij est la tribu qui entre le plus au Paradis. Ḥaḍramawt est meilleure que ʿĀmir b. Ṣaʿṣaʿa, et certains ont rapporté : meilleure que al-Ḥārith b. Muʿāwiya. Bajīla est meilleure que Riʿl et Dhakwān. Et si Liḥyān périt, je ne m’en soucie pas. » Puis il dit : « Que Dieu maudisse les quatre rois : Jamad, Makhwas, Mashraḥ et Abḍaʿa, et leur sœur al-ʿAmmarada. Que Dieu maudisse celui qui rend une femme licite (al-muḥallil) et celui pour qui elle est rendue licite (al-muḥallal lahu), et quiconque prend pour allié d’autres que ses alliés (mawālī), et quiconque revendique une parenté inconnue, et les hommes qui imitent les femmes, et les femmes qui imitent les hommes, et quiconque innove dans l’islam ou donne refuge à un innovateur, et quiconque tue autre que son meurtrier ou frappe autre que celui qui l’a frappé, et quiconque maudit ses parents. » Un homme dit : « Ô Messager de Dieu, existe-t-il un homme qui maudisse ses parents ? » Il dit : « Oui, il maudit les pères et les mères des gens, et ceux-ci maudissent ses parents. Que Dieu maudisse Riʿl, Dhakwān, ʿAḍal, Liḥyān, les lépreux d’Asad et de Ghatafān, Abū Sufyān b. Ḥarb, Shahbal dhū al-Asnān, les deux fils de Mulayka b. Jazīm, Marwān, Hawdha et Hawna. »