مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْحُسَيْنِ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْمَاعِيلَ بْنِ بَزِيعٍ عَنْ عَمِّهِ حَمْزَةَ بْنِ بَزِيعٍ قَالَ كَتَبَ أَبُو جَعْفَرٍ ( عليه السلام ) إِلَى سَعْدٍ الْخَيْرِ بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ أَمَّا بَعْدُ فَقَدْ جَاءَنِي كِتَابُكَ تَذْكُرُ فِيهِ مَعْرِفَةَ مَا لَا يَنْبَغِي تَرْكُهُ وَ طَاعَةَ مَنْ رِضَا اللَّهِ رِضَاهُ فَقُلْتَ مِنْ ذَلِكَ لِنَفْسِكَ مَا كَانَتْ نَفْسُكَ مُرْتَهَنَةً لَوْ تَرَكْتَهُ تَعْجَبُ أَنَّ رِضَا اللَّهِ وَ طَاعَتَهُ وَ نَصِيحَتَهُ لَا تُقْبَلُ وَ لَا تُوجَدُ وَ لَا تُعْرَفُ إِلَّا فِي عِبَادٍ غُرَبَاءَ أَخْلَاءً مِنَ النَّاسِ قَدِ اتَّخَذَهُمُ النَّاسُ سِخْرِيّاً لِمَا يَرْمُونَهُمْ بِهِ مِنَ الْمُنْكَرَاتِ وَ كَانَ يُقَالُ لَا يَكُونُ الْمُؤْمِنُ مُؤْمِناً حَتَّى يَكُونَ أَبْغَضَ إِلَى النَّاسِ مِنْ جِيفَةِ الْحِمَارِ وَ لَوْ لَا أَنْ يُصِيبَكَ مِنَ الْبَلَاءِ مِثْلُ الَّذِي أَصَابَنَا فَتَجْعَلَ فِتْنَةَ النَّاسِ كَعَذَابِ اللَّهِ وَ أُعِيذُكَ بِاللَّهِ وَ إِيَّانَا مِنْ ذَلِكَ لَقَرُبْتَ عَلَى بُعْدِ مَنْزِلَتِكَ وَ اعْلَمْ رَحِمَكَ اللَّهُ أَنَّهُ لَا تُنَالُ مَحَبَّةُ اللَّهِ إِلَّا بِبُغْضِ كَثِيرٍ مِنَ النَّاسِ وَ لَا وَلَايَتُهُ إِلَّا بِمُعَادَاتِهِمْ وَ فَوْتُ ذَلِكَ قَلِيلٌ يَسِيرٌ لِدَرْكِ ذَلِكَ مِنَ اللَّهِ لِقَوْمٍ يَعْلَمُونَ يَا أَخِي إِنَّ اللَّهَ عَزَّ وَ جَلَّ جَعَلَ فِي كُلٍّ مِنَ الرُّسُلِ بَقَايَا مِنْ أَهْلِ الْعِلْمِ يَدْعُونَ مَنْ ضَلَّ إِلَى الْهُدَى وَ يَصْبِرُونَ مَعَهُمْ عَلَى الْأَذَى يُجِيبُونَ دَاعِيَ اللَّهِ وَ يَدْعُونَ إِلَى اللَّهِ فَأَبْصِرْهُمْ رَحِمَكَ اللَّهُ فَإِنَّهُمْ فِي مَنْزِلَةٍ رَفِيعَةٍ وَ إِنْ أَصَابَتْهُمْ فِي الدُّنْيَا وَضِيعَةٌ إِنَّهُمْ يُحْيُونَ بِكِتَابِ اللَّهِ الْمَوْتَى وَ يُبَصِّرُنَّ بِنُورِ اللَّهِ مِنَ الْعَمَى كَمْ مِنْ قَتِيلٍ لِإِبْلِيسَ قَدْ أَحْيَوْهُ وَ كَمْ مِنْ تَائِهٍ ضَالٍّ قَدْ هَدَوْهُ يَبْذُلُونَ دِمَاءَهُمْ دُونَ هَلَكَةِ الْعِبَادِ وَ مَا أَحْسَنَ أَثَرَهُمْ عَلَى الْعِبَادِ وَ أَقْبَحَ آثَارَ الْعِبَادِ عَلَيْهِمْ .
IsnādMuhammad b. Yaḥyā, d'après Muḥammad b. al-Ḥusayn, d'après Muḥammad b. Ismāʿīl b. Bazīʿ, d'après son oncle Ḥamza b. Bazīʿ, qui a dit :
Abū Jaʿfar (la paix soit sur lui) écrivit à Saʿd al-Khayr : « Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Ceci dit : Ta lettre m'est parvenue dans laquelle tu évoques la connaissance de ce qu'il ne convient pas de délaisser, et l'obéissance à celui dont l'agrément de Dieu est l'agrément. Tu as dit à propos de cela à toi-même ce que ton âme aurait retenu si tu l'avais laissé. Tu t'étonnes que l'agrément de Dieu, Son obéissance et Sa sincérité ne soient acceptés, trouvés et connus que chez des serviteurs étrangers, solitaires parmi les gens, que les gens ont pris en dérision à cause des abominations qu'ils leur imputent. Et l'on disait : “Le croyant n'est croyant que lorsqu'il devient plus haï des gens que la charogne d'un âne.” N'eût été que l'épreuve qui t'atteindrait serait semblable à celle qui nous a atteints, faisant de la tentation des gens un châtiment de Dieu — et je te préserve par Dieu, et nous avec toi, de cela — tu te serais rapproché malgré l'éloignement de ta position. Sache — que Dieu te fasse miséricorde — que l'amour de Dieu ne s'obtient que par la haine d'un grand nombre de gens, et Sa walāya (autorité spirituelle) que par leur inimitié. La perte de cela est peu de chose, aisée à supporter, pour atteindre cela de la part de Dieu, pour un peuple qui sait. Ô mon frère, Dieu — Puissant et Majestueux — a placé dans chaque [communauté] des messagers des vestiges des gens de la science ; ils appellent celui qui s'est égaré vers la guidée, supportent patiemment avec eux la nuisance, répondent à l'appelant de Dieu et appellent à Dieu. Regarde-les — que Dieu te fasse miséricorde — car ils occupent une position élevée, même si dans ce monde bas ils subissent une situation humiliante. Ils raniment les morts par le Livre de Dieu, et font voir par la lumière de Dieu ceux qui sont aveugles. Combien de victimes d'Iblīs (Satan) ont-ils ressuscitées ! Combien d'égarés perdus ont-ils guidés ! Ils offrent leur sang pour éviter la perdition des serviteurs. Qu'il est beau leur effet sur les serviteurs, et qu'il est laid l'effet des serviteurs sur eux ! »