عَنْهُ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَكَمِ عَنْ بَعْضِ أَصْحَابِنَا عَنْ أَبِي عَبْدِ اللَّهِ ( عليه السلام ) قَالَ كَانَ رَجُلٌ يَبِيعُ الزَّيْتَ وَ كَانَ يُحِبُّ رَسُولَ اللَّهِ ( صلى الله عليه وآله ) حُبّاً شَدِيداً كَانَ إِذَا أَرَادَ أَنْ يَذْهَبَ فِي حَاجَتِهِ لَمْ يَمْضِ حَتَّى يَنْظُرَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ ( صلى الله عليه وآله ) وَ قَدْ عُرِفَ ذَلِكَ مِنْهُ فَإِذَا جَاءَ تَطَاوَلَ لَهُ حَتَّى يَنْظُرَ إِلَيْهِ حَتَّى إِذَا كَانَتْ ذَاتُ يَوْمٍ دَخَلَ عَلَيْهِ فَتَطَاوَلَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ ( صلى الله عليه وآله ) حَتَّى نَظَرَ إِلَيْهِ ثُمَّ مَضَى فِي حَاجَتِهِ فَلَمْ يَكُنْ بِأَسْرَعَ مِنْ أَنْ رَجَعَ فَلَمَّا رَآهُ رَسُولُ اللَّهِ ( صلى الله عليه وآله ) قَدْ فَعَلَ ذَلِكَ أَشَارَ إِلَيْهِ بِيَدِهِ اجْلِسْ فَجَلَسَ بَيْنَ يَدَيْهِ فَقَالَ مَا لَكَ فَعَلْتَ الْيَوْمَ شَيْئاً لَمْ تَكُنْ تَفْعَلُهُ قَبْلَ ذَلِكَ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَ الَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ نَبِيّاً لَغَشِيَ قَلْبِي شَيْءٌ مِنْ ذِكْرِكَ حَتَّى مَا اسْتَطَعْتُ أَنْ أَمْضِيَ فِي حَاجَتِي حَتَّى رَجَعْتُ إِلَيْكَ فَدَعَا لَهُ وَ قَالَ لَهُ خَيْراً ثُمَّ مَكَثَ رَسُولُ اللَّهِ ( صلى الله عليه وآله ) أَيَّاماً لَا يَرَاهُ فَلَمَّا فَقَدَهُ سَأَلَ عَنْهُ فَقِيلَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا رَأَيْنَاهُ مُنْذُ أَيَّامٍ فَانْتَعَلَ رَسُولُ اللَّهِ ( صلى الله عليه وآله ) وَ انْتَعَلَ مَعَهُ أَصْحَابُهُ وَ انْطَلَقَ حَتَّى أَتَوْا سُوقَ الزَّيْتِ فَإِذَا دُكَّانُ الرَّجُلِ لَيْسَ فِيهِ أَحَدٌ فَسَأَلَ عَنْهُ جِيرَتَهُ فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ مَاتَ وَ لَقَدْ كَانَ عِنْدَنَا أَمِيناً صَدُوقاً إِلَّا أَنَّهُ قَدْ كَانَ فِيهِ خَصْلَةٌ قَالَ وَ مَا هِيَ قَالُوا كَانَ يَرْهَقُ يَعْنُونَ يَتْبَعُ النِّسَاءَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ ( صلى الله عليه وآله ) رَحِمَهُ اللَّهُ وَ اللَّهِ لَقَدْ كَانَ يُحِبُّنِي حُبّاً لَوْ كَانَ نَخَّاساً لَغَفَرَ اللَّهُ لَهُ .
IsnādD'après lui, d'après Aḥmad b. Muḥammad b. ʿĪsā, d'après ʿAlī b. al-Ḥakam, d'après certains de nos compagnons, d'après Abū ʿAbd Allāh (al-Imām al-Ṣādiq, ʿalayhi al-salām)
Il a dit : « Il y avait un homme qui vendait de l'huile (d'olive) et qui aimait le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) d'un amour intense. Lorsqu'il voulait partir pour ses affaires, il ne s'en allait pas avant d'avoir regardé le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille), et cela était connu de lui. Quand il venait, [le Prophète] se dressait pour lui afin qu'il le voie. Un jour, l'homme entra chez lui, et le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) se dressa pour lui jusqu'à ce qu'il le voie, puis il partit pour ses affaires. Mais il ne fut pas plus rapide que de revenir. Lorsque le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) le vit agir ainsi, il lui fit signe de la main : “Assieds-toi.” Il s'assit entre ses mains. [Le Prophète] dit : “Qu'as-tu ? Aujourd'hui, tu as fait quelque chose que tu ne faisais pas auparavant.” L'homme dit : “Ô Messager de Dieu ! Par Celui qui t'a envoyé en vérité comme prophète, une chose est montée à mon cœur à cause de ton souvenir, au point que je n'ai pu poursuivre mes affaires jusqu'à ce que je revienne vers toi.” [Le Prophète] pria pour lui et lui dit de bien. Puis le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) resta quelques jours sans le voir. Quand il s'aperçut de son absence, il s'enquit de lui. On dit : “Ô Messager de Dieu, nous ne l'avons pas vu depuis plusieurs jours.” Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) chaussa ses sandales, et ses Compagnons les chaussèrent avec lui. Ils partirent jusqu'à arriver au marché de l'huile. Voici que l'échoppe de l'homme n'avait personne. Il interrogea ses voisins. Ils dirent : “Ô Messager de Dieu, il est mort. Il était chez nous un homme digne de confiance et véridique, sauf qu'il avait un défaut.” [Le Prophète] dit : “Et quel est-il ?” Ils dirent : “Il 'rahiaqa' (c'est-à-dire : il poursuivait les femmes).” Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) dit : “Que Dieu lui fasse miséricorde ! Par Dieu, il m'aimait d'un amour tel que, même s'il avait été un marchand d'esclaves, Dieu lui aurait pardonné.” »

