أبي رحمة الله، قال: حدّثني سعد بن عبد الله، عن عباد بن سليمان، عن سدير الصيرفي، عن أبي عبد الله عليه السلام قال: دخلت عليه، وعنده أبو بصير، وميسرة وعدّة من جلسائه، فلمّا أن أخذت مجلسي أقبل عليّ بوجهه، وقال: يا سدير، أما إنَّ وليّنا ليعبد الله قائماً وقاعداً ونائماً وحيّاً وميّتاً. قال: قلت: جعلت فداك، أمّا عبادته قائماً وقاعداً وحيّاً فقد عرفنا، فكيف يعبد الله نائماً وميّتاً؟ قال: إنّ وليّنا ليضع رأسه فيرقد، فإذا كان وقت الصلاة وكّل به ملكين خلقا في الأرض لم يصعدا إلى السماء، ولم يريا ملكوتها، فيصلّيان عنده حتّى ينتبه فيكتب الله ثواب صلاتهما له. والركعة من صلاتهما تعدل ألف صلاة من صلاة الآدميين. وإنّ وليّنا ليقبضه لله إليه، فيصعد ملكاه إلى السماء فيقولان: يا ربّنا عبدك (فلان بن فلان) انقطع واستوفى أجله، ولأنت أعلم منّا بذلك فائذن لنا نعبدك في آفاق سمائك وأطراف أرضك. قال: فيوحي الله إليهما: إنّ في سمائي لمن يعبدني ومالي في عبادته من حاجة، بل هو أحوج إليها. وإنّ في أرضي لمن يعبدني حقّ عبادتي وما خلقت خلقاً أحوج إليّ منه فاهبطا إلى قبر وليّي. فيقولان: يا ربّنا من هذا يسعد بحبّك إيّاه؟ قال: فيوحي الله إليهما: ذلك من أخذ ميثاقه بمحمّد عبدي ووصيّه وذرّيّتهما بالولاية. اهبطا إلى قبر وليّي (فلان بن فلان) فصلّيا عنده إلى أن أبعثه في القيامة. قال: فيهبط الملكان، فيصلّيان عند القبر إلى أن يبعثه الله فيكتب ثواب صلاتهما له، والركعة من صلاتهما تعدل ألف صلاة من صلاة الآدميّين. قال سدير: جعلت فداك يا بن رسول الله فإن وليّكم نائماً وميّتاً أعبد منه حيّاً وقائماً؟ قال: فقال: هيهات يا سدير، إن وليّنا ليؤمن على الله عزّ وجلّ يوم القيامة فيجيز أمانه.
IsnādMon père — que Dieu lui fasse miséricorde — a dit : m’a rapporté Saʿd ibn ʿAbd Allāh, de ʿAbbād ibn Sulaymān, de Sudayr al-Ṣayrafī, de Abū ʿAbd Allāh (l’Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, paix sur lui)
J’entrai chez lui (l’Imam al-Ṣādiq), alors qu’auprès de lui se trouvaient Abū Baṣīr, Maysara et plusieurs de ses familiers. Lorsque je pris place, il se tourna vers moi et dit : « Ô Sudayr, sache que notre walī (ami/partisan dévoué) adore Dieu debout, assis, dormant, vivant et mort. » Je dis : « Que je sois ta rançon ! Quant à son adoration debout, assis et vivant, nous la connaissons. Mais comment adore-t-Il Dieu dormant et mort ? » Il répondit : « Notre walī pose sa tête et s’endort ; quand vient l’heure de la prière, Dieu lui assigne deux anges créés sur terre, qui ne sont jamais montés au ciel ni n’ont vu sa royauté céleste, et ils prient auprès de lui jusqu’à ce qu’il se réveille. Dieu inscrit pour lui la récompense de leur prière. Une rakʿa (un cycle) de leur prière équivaut à mille prières des humains. Lorsque Dieu rappelle notre walī à Lui, ses deux anges montent au ciel et disent : “Seigneur ! Ton serviteur (Untel fils d’Untel) a cessé, il a accompli son terme ; Tu es plus savant que nous de cela. Permets-nous de T’adorer dans les horizons de Ton ciel et les confins de Ta terre.” Dieu leur révèle alors : “Il y a dans Mon ciel qui M’adore et Je n’ai nul besoin de son adoration, bien au contraire, c’est lui qui en a le plus besoin. Et il y a sur Ma terre qui M’adore comme Je le mérite ; Je n’ai créé aucune créature plus nécessiteuse que lui envers Moi. Descendez vers la tombe de Mon walī.” Ils disent : “Seigneur ! Qui est cet homme rendu heureux par Ton amour pour lui ?” Dieu leur révèle : “C’est celui dont J’ai pris l’engagement par Muḥammad, Mon serviteur, son exécuteur testamentaire (waṣī) et leur descendance, par la walāya (l’autorité spirituelle). Descendez vers la tombe de Mon walī (Untel fils d’Untel) et priez auprès de lui jusqu’à ce que Je le ressuscite au Jour de la Résurrection.” Les deux anges descendent et prient auprès de la tombe jusqu’à ce que Dieu le ressuscite, et Dieu inscrit pour lui la récompense de leur prière ; une rakʿa de leur prière équivaut à mille prières des humains. » Sudayr dit : « Que je sois ta rançon, ô Fils du Messager de Dieu ! Votre walī dormant et mort est-il donc plus adorateur que vivant et debout ? » Il répondit : « Loin s’en faut, ô Sudayr ! Notre walī, au Jour de la Résurrection, accordera la sécurité (amān) au nom de Dieu — Puissant et Majestueux — et Dieu honorera sa sécurité. »