Isnād3 — Et par son isnād (chaîne de transmission), d'après al-Aṣamm, d'après Hishām ibn Sālim, d'après Abū ʿAbd Allāh (l'imam Jaʿfar al-Ṣādiq, sur lui la paix)
Isnād4 — Et par son isnād (chaîne de transmission), d'après al-Aṣamm, d'après Ibn Sinān
Il dit : Je dis à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Que je te sois sacrifié ! Ton père disait au sujet du pèlerinage (ḥajj) qu'il est compté pour chaque dirham dépensé mille dirhams. Qu'en est-il donc de celui qui dépense en se rendant auprès de ton père al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui) ? » Il dit : « Ô Ibn Sinān, il lui est compté pour le dirham mille et mille [dirhams] — jusqu'à en compter dix — et il s'élève pour lui d'autant de degrés [spirituels] ; et l'agrément de Dieu lui est meilleur, et l'invocation de Muḥammad (que la paix soit sur lui), l'invocation du Commandeur des croyants et des Imams lui est meilleur. »
IsnādM'ayant rapporté ceci Muhammad ibn 'Abd Allah ibn Ja'far al-Himyari, d'après son père, d'après 'Ali ibn Muhammad ibn Salim, d'après Muhammad ibn Khalid, d'après 'Abd Allah ibn Hammad al-Basri, d'après 'Abd Allah ibn 'Abd al-Rahman al-Asamm qui dit : Mu'adh nous a rapporté d'après Aban qui dit : je l'ai entendu dire : Abou 'Abd Allah (l'imam Ja'far al-Sadiq, que la paix soit sur lui) a dit : ... Et m'ayant rapporté ceci Muhammad ibn Hammam ibn Suhayl - que Dieu lui fasse miséricorde - d'après Ja'far ibn Muhammad ibn Malik, d'après Muhammad ibn Isma'il, d'après 'Abd Allah ibn Hammad, d'après 'Abd Allah ibn 'Abd al-Rahman al-Asamm, d'après Mu'adh, d'après Aban, d'après Abou 'Abd Allah (que la paix soit sur lui), un hadith similaire.
Quiconque se rend au tombeau d'Abou 'Abd Allah (l'imam Husayn, que la paix soit sur lui) a certes rendu visite au Messager de Dieu (que Dieu lui accorde Sa bénédiction et Sa paix) et nous a visités ; sa médisance devient interdite, et sa chair est rendue illicite au Feu ; Dieu lui accorde, pour chaque dirham qu'il a dépensé, dix mille villes qui lui sont réservées dans le Livre préservé ; Dieu se fait son garant pour ses besoins, il est préservé dans tout ce qu'il laisse derrière lui, et il ne demande rien à Dieu sans que Dieu ne le lui accorde et n'exauce sa prière, soit en la hâtant, soit en la différant pour lui.
IsnādMuhammad b. ʿAbd Allāh b. Jaʿfar al-Ḥimyarī, d'après son père, d'après ʿAlī b. Muḥammad b. Sālim, d'après Muḥammad b. Khālid, d'après ʿAbd Allāh b. Ḥammād al-Baṣrī, d'après ʿAbd Allāh b. ʿAbd al-Raḥmān al-Aṣamm, d'après al-Ḥusayn, d'après al-Ḥalabī, d'après Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui)
Dans un long hadith, il dit : Je dis : « Que je sois sacrifié pour toi ! Que dis-tu de celui qui délaisse la visite de son tombeau (az-ziyāra, pèlerinage au tombeau de l'Imam al-Ḥusayn) alors qu'il en a la capacité ? » Il (l'Imam) dit : « Je dis que celui-là a commis une désobéissance envers le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse, lui et sa famille) et une désobéissance envers nous ; il a pris à la légère une affaire qui le concerne. Quant à celui qui le visite, Dieu se charge de ses besoins et le préserve de ce qui le préoccupe des affaires de sa vie d'ici-bas. Certes, Il attire la subsistance (ar-rizq) vers le serviteur, compense ce qu'il a dépensé, lui pardonne les péchés de cinquante années, et il retourne auprès des siens sans aucun fardeau ni faute, si ce n'est que tout a été effacé de son registre (ṣaḥīfa). S'il meurt durant son voyage, les anges descendent, le lavent, les portes du Paradis s'ouvrent pour lui et il entre [il lui est ouvert une porte vers le Paradis par laquelle entre] le souffle du Paradis jusqu'à ce qu'il soit ressuscité. S'il arrive sain et sauf, la porte par laquelle descend la subsistance lui est ouverte, et pour chaque dirham qu'il a dépensé, il lui est accordé dix mille dirhams, et cela lui est réservé. Lorsqu'il sera ressuscité, on lui dira : « Tu as pour chaque dirham dix mille dirhams, et Dieu a eu soin de toi et te les a réservés auprès de Lui. »
Un homme vint à lui (à l'imam) et lui dit : « Ô fils du Messager de Dieu ! Ton père (l'imam ʿAlī, sur lui la paix) est-il visité en pèlerinage (ziyāra) ? » Il répondit : « Oui. On prie près de lui, on prie derrière lui (en le prenant comme imam), et on ne le devance pas. » L'homme dit : « Et qu'a celui qui vient à lui (en pèlerinage) ? » Il répondit : « Le Paradis, s'il se modèle sur lui (suit son exemple en toute obéissance). » L'homme dit : « Et qu'a celui qui le délaisse par répugnance pour lui ? » Il répondit : « Le regret au Jour du Regret. » L'homme dit : « Et qu'a celui qui séjourne près de lui ? » Il répondit : « Chaque jour (vaut) mille mois. » L'homme dit : « Et qu'a celui qui dépense lors de sa sortie vers lui et celui qui dépense auprès de lui ? » Il répondit : « Un dirham (vaut) mille dirhams. » Et il mentionna le hadith dans son intégralité.
IsnādMon père (que Dieu lui fasse miséricorde) m'a rapporté, d'après Muhammad ibn Idrīs et Muhammad ibn Yaḥyā al-ʿAṭṭār, d'après al-ʿAmrakī ibn ʿAlī, qui dit : Yaḥyā — qui était au service d'Abū Jaʿfar le second (l'Imam Muḥammad al-Jawād, paix sur lui) — nous a rapporté, d'après ʿAlī, d'après Ṣafwān al-Jammāl, d'après Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, paix sur lui), dans un long hadith.
Il dit : Je dis (à l'Imam) : « Quelle est donc la récompense pour celui qui prie auprès de lui (c'est-à-dire auprès d'al-Ḥusayn, paix sur lui) ? » Il dit : « Quiconque prie deux rakʿa (unités de prière) auprès de lui, il ne demande rien à Dieu Très-Haut sans qu'Il ne le lui accorde. » Je dis : « Et quelle est la récompense pour celui qui se lave (fait le ghusl, ablution majeure) avec l'eau de l'Euphrate puis vient à lui ? » Il dit : « Lorsqu'il se lave avec l'eau de l'Euphrate en ayant l'intention de (se rendre auprès de) lui, ses péchés tombent de lui comme au jour où sa mère l'a enfanté. » Je dis : « Et quelle est la récompense pour celui qui prépare (des provisions) pour (se rendre) auprès de lui mais ne sort pas à cause d'une excuse (empêchement) ? » Il dit : « Dieu lui donne pour chaque dirham qu'il a dépensé des bonnes actions (ḥasanāt) équivalant au mont Uḥud, et Il lui rend le multiple de ce qu'il a dépensé, et Il écarte de lui les malheurs (balāʾ) qui étaient descendus (sur lui), et ils sont repoussés, et il est préservé dans ses biens. » Et il mentionna le hadith dans sa longueur.