Isnād5. Muhammad b. ʿAbd Allāh b. Jaʿfar al-Ḥimyarī m’a rapporté, d’après Abū Saʿīd al-Ḥasan b. ʿAlī b. Zakariyyā al-ʿAdawī al-Baṣrī, qui dit : ʿAmr b. al-Mukhtār nous a rapporté, qui dit : Isḥāq b. Bishr nous a rapporté, d’après al-Qawwām (ou al-ʿAwwām), client (mawlā) de Quraysh, qui dit : J’ai entendu mon maître ʿAmr b. Hubayra dire :
J’ai vu le Messager de Dieu (que la paix soit sur lui) alors que Ḥasan et Ḥusayn étaient sur ses genoux ; il embrassait tantôt l’un, tantôt l’autre, et il dit à Ḥusayn : « Malheur à celui qui te tuera. »
IsnādMon père (que Dieu lui fasse miséricorde) et Muḥammad b. al-Ḥasan b. al-Walīd m'ont rapporté, d'après Saʿd b. ʿAbd Allāh, d'après Muḥammad b. ʿĪsā b. ʿUbayd, d'après Ṣafwān b. Yaḥyā et Jaʿfar b. ʿĪsā b. ʿUbayd Allāh, qui ont dit : Abū ʿAbd Allāh al-Ḥusayn b. Abī Ghandar nous a rapporté, d'après celui qui le lui a rapporté, d'après Abū ʿAbd Allāh (l'imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui).
Il a dit : Un jour, al-Ḥusayn b. ʿAlī (que la paix soit sur lui) se trouvait sur les genoux du Prophète (que Dieu prie sur lui et sa famille) qui jouait avec lui et le faisait rire. ʿĀʾisha dit : « Ô Messager de Dieu, combien grande est ton admiration pour ce petit enfant ! » Il lui dit : « Malheur à toi ! Comment ne l'aimerais-je pas et ne serais-je pas émerveillé par lui, alors qu'il est le fruit de mon cœur et la prunelle de mes yeux ? Sache que ma communauté le tuera. Quiconque le visitera après sa mort, Dieu lui inscrira un pèlerinage (ḥajj) parmi mes pèlerinages. » Elle dit : « Ô Messager de Dieu, un pèlerinage parmi tes pèlerinages ? » Il dit : « Oui, deux parmi mes pèlerinages. » Elle dit : « Ô Messager de Dieu, deux parmi tes pèlerinages ? » Il dit : « Oui, et quatre. » Le rapporteur dit : « Elle continua à le questionner et lui à augmenter et à multiplier, jusqu'à ce qu'il atteigne quatre-vingt-dix pèlerinages parmi les pèlerinages du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa famille), avec leurs années complètes. »
Isnād2. Muhammad ibn ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar al-Ḥimyarī m’a rapporté, d’après son père, d’après ʿAlī ibn Muḥammad ibn Sālim, d’après Muḥammad ibn Khālid, d’après ʿAbd Allāh ibn Ḥammād al-Baṣrī, d’après ʿAbd Allāh ibn ʿAbd al-Raḥmān al-Aṣamm, d’après Mismaʿ ibn ʿAbd al-Malik, d’après Abū ʿAbd Allāh (l’imam Jaʿfar al-Ṣādiq, sur lui la paix)
Il (l’imam Jaʿfar al-Ṣādiq) a dit : Al-Ḥusayn (sur lui la paix) était avec sa mère qui le portait ; l’Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse, lui et sa Famille) le prit et dit : « Que Dieu maudisse tes meurtriers, que Dieu maudisse ceux qui te dépouilleront, que Dieu anéantisse ceux qui s’uniront contre toi, et que Dieu juge entre moi et quiconque t’aura porté secours. » Fāṭima dit : « Ô père, que dis-tu là ? » Il répondit : « Ô ma fille, j’ai évoqué ce qu’il subira après moi et après toi comme tourments, injustice, trahison et tyrannie. Ce jour-là, il sera parmi un groupe (ʿuṣba) tel des étoiles du ciel, se dirigeant vers le martyre ; c’est comme si je voyais leur camp, l’emplacement de leurs montures et leur terre. » Elle dit : « Ô père, où est cet endroit que tu décris ? » Il dit : « Un lieu appelé Karbalā’ ; c’est un lieu de détresse et d’épreuve pour nous et pour la Communauté (umma). Les pires de ma Communauté se dresseront contre eux ; quand bien même quelqu’un intercéderait pour l’un d’eux auprès de ceux qui sont dans les cieux et sur la terre, son intercession ne serait pas acceptée en leur faveur ; ils seront éternellement dans le Feu. » Elle dit : « Ô père, sera-t-il donc tué ? » Il dit : « Oui, ô ma fille. Avant lui, personne n’a été tué pour qui les cieux, la terre, les anges, les bêtes sauvages, les poissons dans les mers et les montagnes aient pleuré — si on le leur permettait, il ne resterait pas un seul être vivant sur terre. Viendront à lui des gens parmi nos amoureux (muḥibbīnā) ; il n’y a sur terre personne de plus savant en Dieu ni de plus ferme dans notre droit (ḥaqq) qu’eux ; il n’y a sur la face de la terre aucun autre qui se tourne vers lui (l’Imam). Ce sont des lampes (maṣābīḥ) dans les ténèbres de l’injustice ; ce sont les intercesseurs (shufaʿāʾ) ; demain (au Jour du Jugement), ils viendront à mon Bassin (ḥawḍ) ; je les reconnaîtrai quand ils viendront à moi à leurs signes distinctifs (sīmāhum). Les gens de chaque religion cherchent leurs guides (aʾimma), et eux (ces croyants) nous cherchent, et ne cherchent nul autre que nous. Ils sont les piliers de la terre ; par eux la pluie descend. » Et il rapporta le hadith dans sa longueur.
IsnādMuhammad ibn al-Ḥasan ibn al-Walīd m’a rapporté, d’après Muḥammad ibn al-Ḥasan al-Ṣaffār, d’après Muhammad ibn ʿĪsā ibn ʿUbayd, d’après Abū ʿAbd Allāh Zakariyyā al-Muʾmin, d’après Ayyūb ibn ʿAbd al-Raḥmān, Zayd ibn al-Ḥasan Abī al-Ḥasan et ʿAbbād, tous ensemble, d’après Saʿd al-Iskāf, qui a dit :
Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) a dit : le Messager de Dieu (que la paix soit sur lui) a dit : « Que celui qui veut vivre ma vie, mourir ma mort et entrer au Jardin d’Éden en s’attachant à la branche que mon Seigneur a plantée de Sa main prenne pour allié ʿAlī et les legataires (awṣiyā’) après lui, et qu’il se soumette à leur mérite, car ils sont les guides agréés. Dieu leur a donné ma compréhension et ma science ; ils sont ma descendance (ʿitratī), issus de ma chair et de mon sang. — Je me plains à Dieu de leurs ennemis parmi ma communauté, qui renient leur mérite et rompent à leur égard mon lien de parenté. Par Dieu, ils tueront mon fils ! Puisse Dieu ne pas leur accorder mon intercession ! »
Isnād4. Al-Ḥasan b. ʿAbd Allāh b. Muḥammad b. ʿĪsā m'a rapporté, d'après son père, d'après al-Ḥasan b. Maḥbūb, d'après ʿAlī b. Shajara, d'après Sallām al-Juʿfī, d'après ʿAbd Allāh b. Muḥammad al-Ṣanʿānī, d'après Abū Jaʿfar (s) — qu'il dit :
Lorsque al-Ḥusayn (s) entrait, le Messager de Dieu (s) l'attirait à lui, puis disait au Commandeur des croyants (s) : « Tiens-le. » Ensuite il se penchait sur lui, l'embrassait et pleurait. [Al-Ḥusayn] disait : « Père, pourquoi pleures-tu ? » Il répondait : « Mon fils, j'embrasse l'endroit où les épées te frapperont. » [Al-Ḥusayn] dit : « Père, serai-je donc tué ? » Il dit : « Oui, par Dieu, toi et ton père et ton frère. » [Al-Ḥusayn] dit : « Père, nos lieux de mort seront-ils séparés ? » Il dit : « Oui, mon fils. » [Al-Ḥusayn] dit : « Qui donc, parmi ta communauté, nous visitera ? » Il dit : « Ne me visiteront, ni ne visiteront ton père, ton frère et toi, que les véridiques (ṣiddīqūn) de ma communauté. »
Isnād6. Mon père (que Dieu lui fasse miséricorde) m'a rapporté, d'après Saʿd ibn ʿAbd Allāh, d'après Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Muḥammad ibn Sinān, d'après Abū Saʿīd al-Qammāṭ, d'après Ibn Abī Yaʿfūr, d'après Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq) (que la paix soit sur lui).
Il a dit : « Alors que le Messager de Dieu (que la paix soit sur lui) se trouvait dans la demeure de Fāṭima, et que Ḥusayn était sur ses genoux, voilà qu'il pleura et se prosterna en se jetant à terre. Puis il dit : “Ô Fāṭima, ô fille de Muḥammad ! Le Très-Haut, l'Altissime, s'est manifesté à moi dans ta demeure, à cet instant, sous la plus belle forme et la plus majestueuse apparence. Il me dit : ‘Ô Muḥammad, aimes-tu Ḥusayn ?’ Je répondis : ‘Seigneur, il est la prunelle de mes yeux, mon basilic, le fruit de mon cœur et la prunelle entre mes yeux.’ Alors Il me dit — et Il posa Sa main sur la tête de Ḥusayn (que la paix soit sur lui) — : ‘Béni soit cet enfant ! Sur lui reposent Mes bénédictions, Mes prières, Ma miséricorde et Mon agrément. Ma vengeance, Ma malédiction, Ma colère, Mon châtiment, Mon humiliation et Mon châtiment exemplaire (reposent) sur quiconque le tuera, lui fera opposition, l'attaquera ou luttera contre lui. Sache qu'il est le seigneur des martyrs parmi les premiers et les derniers, en ce monde et dans l'au-delà, et le seigneur des jeunes gens du Paradis parmi toutes les créatures. Or son père est meilleur et supérieur à lui. Salue-le donc de ma part et annonce-lui qu'il est l'étendard de la guidée, le phare de Mes saints, Mon gardien, Mon témoin sur Mes créatures, le dépositaire de Ma science, et Ma preuve contre les habitants des cieux et les habitants des terres, et contre les deux poids lourds (thaqalayn) : les djinns et les hommes.’ ” »
IsnādM'a rapporté Muhammad ibn ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar al-Ḥimyarī, d'après son père, d'après Muhammad ibn al-Ḥusayn ibn Abī al-Khaṭṭāb, d'après Muhammad ibn Ḥammād al-Kūfī, d'après Ibrāhīm ibn Mūsā al-Anṣārī, qui a dit : m'a rapporté Muṣʿab, d'après Jābir, d'après Muhammad ibn ʿAlī (que la paix soit sur lui), qui a dit :
L'Envoyé de Dieu (que la paix soit sur lui et sa famille) a dit : « Que celui qui souhaite vivre ma vie et mourir ma mort et entrer dans mon Paradis, le Jardin d'Éden que mon Seigneur a planté de Sa main, prenne pour protecteur (walāya) ʿAlī, reconnaisse son mérite (faḍl) et celui des légataires (awṣiyā’) après lui, et se désolidarise de mon ennemi. Dieu leur a donné mon discernement (fahmī) et ma science (ʿilmī). Ils sont ma descendance (ʿitratī), de ma chair et de mon sang. Je me plains à mon Seigneur de leurs ennemis parmi ma communauté, ceux qui renient leur mérite et qui rompent à leur égard le lien qui m'unit à eux. Par Dieu, ils tueront mon fils, puis mon intercession (shafā‘a) ne les atteindra pas. »