IsnādRapporté par mon père et Muhammad ibn Yaʿqūb, d'après Muhammad ibn Yaḥyā al-ʿAṭṭār, d'après Ḥamdān ibn Sulaymān al-Nayshābūrī, d'après ʿAbd Allāh ibn Muḥammad al-Yamānī, d'après Manīʿ ibn al-Ḥajjāj, d'après Yūnus, d'après Abī Wahb al-Baṣrī.
Il dit : « J'entrai dans Médine et me rendis auprès d'Abū ʿAbd Allāh (l'imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui). Je dis : "Que je sois ta rançon ! Je suis venu à toi sans avoir visité le tombeau du Commandeur des croyants (l'imam ʿAlī, que la paix soit sur lui)." Il dit : "Quelle mauvaise chose tu as faite ! Si tu n'étais pas de nos partisans (shīʿa), je n'aurais pas porté mon regard sur toi. Ne visiteras-tu pas celui que visite Allah Très-Haut avec les anges, et que visitent les prophètes avec les croyants ?" Je dis : "Que je sois ta rançon ! Je ne savais pas cela." Il dit : "Sache donc que le Commandeur des croyants (que la paix soit sur lui) est plus excellent auprès d'Allah que tous les Imams, et il reçoit la récompense de leurs œuvres, et c'est en proportion de leurs œuvres qu'ils ont été rendus supérieurs." »
2 حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ يَعْقُوبَ عَنْ أَبِي عَلِيٍّ الْأَشْعَرِيِّ عَمَّنْ ذَكَرَهُ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِنَانٍ وَ حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ جَعْفَرٍ الْحِمْيَرِيُّ عَنْ أَبِيهِ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْحُسَيْنِ بْنِ أَبِي الْخَطَّابِ قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ سِنَانٍ قَالَ حَدَّثَنِي الْمُفَضَّلُ بْنُ عُمَرَ قَالَ دَخَلْتُ عَلَى أَبِي عَبْدِ اللَّهِ (ع) فَقُلْتُ إِنِّي أَشْتَاقُ إِلَى الْغَرِيِّ قَالَ فَمَا شَوْقُكَ إِلَيْهِ قُلْتُ لَهُ إِنِّي أُحِبُّ أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ (ع) وَ أُحِبُّ أَنْ أَزُورَهُ قَالَ فَهَلْ تَعْرِفُ فَضْلَ زِيَارَتِهِ قُلْتُ لَا يَا ابْنَ رَسُولِ اللَّهِ- فَعَرِّفْنِي ذَلِكَ قَالَ إِذَا أَرَدْتَ زِيَارَةَ أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ (ع) فَاعْلَمْ أَنَّكَ زَائِرٌ عِظَامَ آدَمَ وَ بَدَنَ نُوحٍ وَ جِسْمَ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ (ع) قُلْتُ إِنَّ آدَمَ هَبَطَ بِسَرَنْدِيبَ فِي مَطْلَعِ الشَّمْسِ وَ زَعَمُوا أَنَّ عِظَامَهُ فِي بَيْتِ اللَّهِ الْحَرَامِ فَكَيْفَ صَارَتْ عِظَامُهُ بِالْكُوفَةِ قَالَ إِنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَ تَعَالَى أَوْحَى إِلَى نُوحٍ (ع) وَ هُوَ فِي السَّفِينَةِ أَنْ يَطُوفَ بِالْبَيْتِ أُسْبُوعاً فَطَافَ كَمَا أَوْحَى اللَّهُ إِلَيْهِ ثُمَّ نَزَلَ فِي الْمَاءِ إِلَى رُكْبَتَيْهِ فَاسْتَخْرَجَ تَابُوتاً فِيهِ عِظَامُ آدَمَ فَحَمَلَ التَّابُوتَ فِي جَوْفِ السَّفِينَةِ حَتَّى طَافَ بِالْبَيْتِ مَا شَاءَ اللَّهُ تَعَالَى أَنْ يَطُوفَ- ثُمَّ وَرَدَ إِلَى بَابِ الْكُوفَةِ فِي وَسَطِ مَسْجِدِهَا فَفِيهَا قَالَ اللَّهُ لِلْأَرْضِ ابْلَعِي ماءَكِ فَبَلَعَتْ مَاءَهَا مِنْ مَسْجِدِ الْكُوفَةِ كَمَا بَدَأَ الْمَاءُ مِنْ مَسْجِدِهَا وَ تَفَرَّقَ الْجَمْعُ الَّذِي كَانَ مَعَ نُوحٍ فِي السَّفِينَةِ- فَأَخَذَ نُوحٌ التَّابُوتَ فَدَفَنَهُ بِالْغَرِيِّ وَ هُوَ قِطْعَةٌ مِنَ الْجَبَلِ الَّذِي كَلَّمَ اللّهُ عَلَيْهِ مُوسى تَكْلِيماً وَ قَدَّسَ عَلَيْهِ عِيسَى تَقْدِيساً وَ اتَّخَذَ عَلَيْهِ إِبْراهِيمَ خَلِيلًا وَ اتَّخَذَ عَلَيْهِ مُحَمَّداً حَبِيباً وَ جَعَلَهُ لِلنَّبِيِّينَ مَسْكَناً وَ اللَّهِ مَا سَكَنَ فِيهِ أَحَدٌ بَعْدَ آبَائِهِ الطَّاهِرِينَ- آدَمَ وَ نُوحٍ أَكْرَمُ مِنْ أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ (ع) فَإِذَا أَرَدْتَ جَانِبَ النَّجَفِ فَزُرْ عِظَامَ آدَمَ وَ بَدَنَ نُوحٍ وَ جِسْمَ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ (ع) فَإِنَّكَ زَائِرٌ الْآبَاءَ الْأَوَّلِينَ وَ مُحَمَّداً (ص) خَاتَمَ النَّبِيِّينَ وَ عَلِيّاً سَيِّدَ الْوَصِيِّينَ فَإِنَّ زَائِرَهُ تُفْتَحُ لَهُ أَبْوَابُ السَّمَاءِ عِنْدَ دَعْوَتِهِ فَلَا تَكُنْ عَنِ الْخَيْرِ نَوَّاماً
IsnādM'a rapporté Muhammad b. Ya‘qūb, d'après Abū ʿAlī al-Ash‘arī, d'après quelqu'un qu'il mentionne, d'après Muhammad b. Sinān ; et m'a rapporté Muhammad b. ʿAbd Allāh b. Ja‘far al-Ḥimyarī, d'après son père, d'après Muhammad b. al-Ḥusayn b. Abī l-Khaṭṭāb, qui a dit : m'a rapporté Ibn Sinān, qui a dit : m'a rapporté al-Mufaḍḍal b. ʿUmar :
J'entrai chez Abū ʿAbd Allāh (Jaʿfar al-Ṣādiq, l'Imam, paix sur lui) et dis : « J'aspire à visiter al-Gharī. » Il dit : « Quelle est ton aspiration pour lui ? » Je lui répondis : « J'aime le Prince des Croyants (ʿAlī, paix sur lui) et j'aime à le visiter. » Il dit : « Connais-tu le mérite de sa visite ? » Je dis : « Non, ô Fils du Messager de Dieu. Informe-moi donc de cela. » Il dit : « Lorsque tu veux visiter le Prince des Croyants (paix sur lui), sache que tu visites les ossements d'Adam, le corps de Noé et la dépouille de ʿAlī b. Abī Ṭālib (paix sur lui). » Je dis : « Adam descendit à Sarandīb (Ceylan) au lever du soleil, et ils prétendent que ses ossements se trouvent dans la Maison Sacrée de Dieu (la Kaaba). Comment donc ses ossements sont-ils devenus à Koufa ? » Il dit : « Dieu, béni et exalté soit-Il, révéla à Noé (paix sur lui) — alors qu'il était dans l'arche — de tourner autour de la Maison (la Kaaba) pendant une semaine. Il tourna comme Dieu le lui avait révélé. Puis il descendit dans l'eau jusqu'aux genoux et sortit un coffre contenant les ossements d'Adam. Il porta le coffre à l'intérieur de l'arche jusqu'à ce qu'il eut tourné autour de la Maison autant qu'il plut à Dieu Très-Haut de tourner. Puis il parvint à la porte de Koufa, au milieu de sa mosquée. C'est là que Dieu dit à la terre : “Absorbe ton eau !” (Coran 11:44) ; elle absorba son eau depuis la mosquée de Koufa, comme l'eau avait commencé (à sourdre) de sa mosquée. Et le groupe qui accompagnait Noé dans l'arche se sépara. Alors Noé prit le coffre et l'enterra à al-Gharī. Celui-ci est un fragment de la montagne sur laquelle Dieu parla à Moïse d'un entretien, sur laquelle Il sanctifia Jésus d'une sanctification, sur laquelle Il prit Abraham pour ami intime, sur laquelle Il prit Muḥammad pour bien-aimé, et qu'Il fit une demeure pour les Prophètes. Par Dieu, nul après ses pères purs — Adam et Noé — n'y a habité de plus noble que le Prince des Croyants (paix sur lui). Lors donc que tu te rends du côté d'al-Najaf, visite les ossements d'Adam, le corps de Noé et la dépouille de ʿAlī b. Abī Ṭālib (paix sur lui). Car tu visites alors les pères premiers et Muḥammad (que la prière de Dieu soit sur lui), le Sceau des Prophètes, et ʿAlī, le Seigneur des Exécuteurs testamentaires. Celui qui le visite, les portes du ciel s'ouvrent pour lui au moment de son invocation. Ne sois donc pas un dormeur à l'égard du bien. »