IsnādMon père et Muḥammad b. al-Ḥasan, tous deux, d'après Muḥammad b. al-Ḥasan al-Ṣaffār, d'après Aḥmad b. Muḥammad b. ʿĪsā, d'après Ibn Faḍḍāl, d'après ʿAbd Allāh b. Bukayr, d'après l'un de nos compagnons, d'après Abū ʿAbd Allāh (l'imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui)
Il a dit : Fāṭima (que la paix soit sur elle) entra chez le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et lui accorde la paix) alors que ses yeux versaient des larmes. Elle lui demanda : « Qu’as-tu ? » Il répondit : « Ǧibrāʾīl (l’Ange Gabriel, que la paix soit sur lui) m’a informé que ma communauté tuera Ḥusayn. » Elle fut bouleversée et cela lui pesa. Il l’informa alors de ceux qui, parmi sa descendance, détiendront l’autorité (al-mulk / la walāya) ; son âme s’apaisa et elle se calma.
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Isnād1. M'a rapporté Muḥammad b. Jaʿfar al-Razzāz al-Qurashī al-Kūfī, qui a dit : M'a rapporté Muḥammad b. al-Ḥusayn b. Abī al-Khaṭṭāb, d'après Muḥammad b. Sinān, d'après Saʿīd b. Yasār ou un autre, qui a dit : J'ai entendu Abū ʿAbd Allāh (ʿ) dire :
Lorsque Gabriel (ʿ) descendit auprès du Messager de Dieu (Ṣ) pour [annoncer] le meurtre d'al-Ḥusayn (ʿ), il [le Prophète] prit la main de ʿAlī, s'isola avec lui une bonne partie de la journée, et les larmes les submergèrent. Ils ne se séparèrent point jusqu'à ce que Gabriel (ʿ) – ou bien l'Envoyé du Seigneur des Mondes – descendît vers eux, et il leur dit : « Votre Seigneur vous salue et dit : Je vous adjure solennellement, lorsque vous patientez. » Il [le Prophète] dit : « Patience ! / Patience ! » [Alors ils patientèrent.]
IsnādMon père m'a rapporté, d'après Saʿd ibn ʿAbd Allāh, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après al-Ḥasan ibn ʿAlī al-Washshā', d'après Aḥmad ibn ʿĀ'idh, d'après Abū Salama Sālim ibn Mukarram, d'après Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, paix sur lui)
Lorsque Fāṭima devint enceinte d'al-Ḥusayn, Gabriel (paix sur lui) vint auprès du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse, lui et sa famille) et dit : 'Fāṭima va donner naissance à un enfant qui sera tué par ta communauté après toi.' Ainsi, lorsque Fāṭima fut enceinte d'al-Ḥusayn, elle ressentit de l'aversion pour sa grossesse, et lorsqu'elle l'enfanta, elle ressentit de l'aversion pour son enfantement. Puis Abū ʿAbd Allāh (l'Imam al-Ṣādiq, paix sur lui) dit : 'Avez-vous jamais vu, en ce monde, une mère qui mette au monde un garçon et en éprouve de l'aversion ? Mais elle en éprouva de l'aversion parce qu'elle savait qu'il serait tué.' Il dit : 'Et c'est à ce propos que fut révélé ce verset : « Et Nous avons enjoint à l'homme d'être bon envers ses parents : sa mère l'a porté avec contrainte et l'a enfanté avec contrainte, et sa gestation et son sevrage durent trente mois. » (Coran, 46:15)'
Isnād3. Mon père (que Dieu lui fasse miséricorde) m’a rapporté, d’après Saʿd ibn ʿAbd Allāh, d’après Muḥammad ibn Ḥammād, d’après son frère Aḥmad ibn Ḥammād, d’après Muḥammad ibn ʿAbd Allāh, d’après son père [qui a dit] :
J’ai entendu Abū ʿAbd Allāh (l’Imam Ǧaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) dire : « Gabriel (que la paix soit sur lui) vint auprès du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) et lui dit : “Que la paix soit sur toi, ô Muḥammad ! Ne t’annoncerais-je pas la bonne nouvelle d’un garçon que ta communauté tuera après toi ?” Il répondit : “Je n’ai nul besoin de lui.” [Gabriel] remonta au ciel, puis revint vers lui une deuxième fois et lui tint le même propos. Il répondit : “Je n’ai nul besoin de lui.” Il s’éloigna vers le ciel, puis redescendit vers lui une troisième fois et tint le même propos. Il répondit : “Je n’ai nul besoin de lui.” [Gabriel] dit alors : “Certes, ton Seigneur va placer le legs [de la walāya (autorité spirituelle)] dans sa descendance.” Il répondit : “Oui”, ou bien il dit cela. Puis le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) se leva, entra chez Fāṭima (que la paix soit sur elle) et lui dit : “Gabriel (que la paix soit sur lui) est venu à moi et m’a annoncé la bonne nouvelle d’un garçon que ma communauté tuera après moi.” Elle dit : “Je n’ai nul besoin de lui.” Il lui dit : “Mon Seigneur va placer le legs dans sa descendance.” Elle dit alors : “Oui, dans ce cas.” [L’Imam] dit : “Dieu Très-Haut révéla alors ce verset : ‘Sa mère le porta avec contrainte et l’enfanta avec contrainte’ (Coran 46:15), en raison de l’annonce par Gabriel à celle-ci de son meurtre [à venir] : elle le porta avec contrainte parce qu’il serait tué, et elle l’enfanta avec contrainte parce qu’il serait tué.” »
Isnād4. Et m’a raconté Muḥammad b. Jaʿfar al-Razzāz, il a dit : m’a raconté Muḥammad b. al-Ḥusayn b. Abī l-Khaṭṭāb, d’après Muḥammad b. ʿAmr b. Saʿīd al-Zayyāt, il a dit : m’a raconté un homme de nos compagnons, d’après Abū ʿAbd Allāh (l’Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui)
« Que Gabriel (que la paix soit sur lui) descendit auprès de Muḥammad (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) et dit : “Ô Muḥammad, Dieu te transmet le salut et t’annonce la bonne nouvelle d’un enfant qui naîtra de Fāṭima (que la paix soit sur elle) et que ta communauté tuera après toi.” Il dit alors : “Ô Gabriel, que le salut soit sur mon Seigneur ! Je n’ai nul besoin d’un enfant [né de Fāṭima] que ma communauté tuera après moi.” Il dit : Gabriel (que la paix soit sur lui) remonta alors au ciel, puis redescendit et lui tint des propos similaires. Il dit : “Ô Gabriel, que le salut soit sur mon Seigneur ! Je n’ai nul besoin d’un enfant que ma communauté tuera après moi.” Gabriel remonta alors au ciel, puis redescendit et lui dit : “Ô Muḥammad, ton Seigneur te transmet le salut et t’annonce la bonne nouvelle qu’Il placera dans sa descendance l’imamat (imāma), l’autorité spirituelle (walāya) et l’exécuteur testamentaire (waṣiyya).” Il dit alors : “J’ai agréé.” Puis il envoya un message à Fāṭima (que la paix soit sur elle) : “Dieu m’annonce la bonne nouvelle d’un enfant qui naîtra de toi et que ma communauté tuera après moi.” Elle lui fit répondre : “Je n’ai nul besoin d’un enfant qui naîtra de moi et que ta communauté tuera après toi.” Il lui fit alors savoir : “Dieu placera dans sa descendance l’imamat, l’autorité spirituelle et l’exécuteur testamentaire.” Elle lui fit répondre : “J’ai agréé.” Elle le porta donc avec contrainte et l’enfanta avec contrainte ; sa gestation et son sevrage furent de trente mois, jusqu’à ce que, lorsqu’il eut atteint sa maturité et quarante ans, il dit : “Seigneur, inspire-moi la gratitude pour la grâce dont Tu m’as comblé, ainsi que mes père et mère, et d’accomplir une œuvre bonne qui Te satisfasse, et rends mes descendants vertueux en moi.” Si seulement il avait dit : “Rends ma descendance vertueuse”, tous ses descendants eussent été des imams. Or, al-Ḥusayn ne têta ni de Fāṭima ni d’aucune femme ; on l’apportait plutôt au Prophète (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix), qui mettait son pouce [son doigt] dans sa bouche, et il en suçait assez pour le sustenter deux ou trois jours. Ainsi la chair d’al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui) poussa de la chair du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix), et son sang de son sang. Et nul enfant ne naquit à six mois si ce n’est Jésus, fils de Marie, et al-Ḥusayn, fils de ʿAlī (que la paix soit sur eux). »
Isnād6 Et m'a rapporté Muhammad ibn al-Hasan ibn Ahmad ibn al-Walīd, d'après Saʿd ibn ʿAbd Allāh, d'après Muhammad ibn ʿĪsā, d'après Ṣafwān ibn Yaḥyā, d'après al-Ḥusayn ibn Abī Ghundar, d'après ʿAmr ibn Shimir, d'après Jābir, d'après Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui), qui a dit :
Le Prince des croyants (que la paix soit sur lui) a dit : « Le Messager de Dieu (que la paix soit sur lui) nous rendit visite alors qu'Umm Ayman nous avait offert du lait, du beurre et des dattes. Nous lui présentâmes de cela et il en mangea. Puis il se leva vers un coin de la maison et pria quelques rakʿa (cycles de prière). Lorsqu'il fut dans la dernière prosternation, il pleura d'un pleur intense. Aucun de nous ne l'interrogea, par vénération et respect pour lui. Alors al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui) se leva et s'assit sur ses genoux et dit : 'Ô mon père, tu es entré dans notre maison et rien ne nous a réjouis autant que ton entrée ; puis tu as pleuré d'un pleur qui nous a attristés. Qu'est-ce qui te fait pleurer ?' Il dit : 'Ô mon fils, Gabriel (que la paix soit sur lui) est venu à moi à l'instant et m'a informé que vous serez tués et que vos lieux de martyre seront dispersés.' Al-Ḥusayn dit : 'Ô mon père, qu'en est-il de celui qui visitera nos tombes malgré leur dispersion ?' Il dit : 'Ô mon fils, ceux-là sont des groupes de ma communauté qui vous visiteront, cherchant par cela la baraka (bénédiction). Et il est de mon devoir de venir à eux au Jour de la Résurrection jusqu'à ce que je les délivre des terreurs de l'Heure et de leurs péchés, et Dieu les fera habiter le Paradis.' »
IsnādM'a rapporté Muhammad ibn al-Ḥasan ibn Aḥmad ibn al-Walīd, dit-il : m'a rapporté Muhammad ibn Abī al-Qāsim Mājīlawayh, d'après Muhammad ibn ʿAlī al-Qurashī, d'après ʿUbayd ibn Yaḥyā al-Thawrī, d'après Muhammad ibn al-Ḥusayn ibn ʿAlī ibn al-Ḥusayn, d'après son père, d'après son grand-père, d'après ʿAlī ibn Abī Ṭālib (que la paix soit sur lui).
Il dit : Le Messager de Dieu (que la paix soit sur lui) nous rendit visite un jour. Nous lui présentâmes de la nourriture, et Umm Ayman nous avait offert un plat de dattes, une écuelle de lait et du beurre clarifié (zubd). Nous lui présentâmes cela, il en mangea. Lorsqu'il eut fini, je me levai et versai de l'eau sur les mains du Messager de Dieu (que la paix soit sur lui). Après s'être lavé les mains, il s'essuya le visage et la barbe avec l'humidité de ses mains. Puis il se rendit dans un oratoire (masjid) situé dans un coin de la maison et pria. Ensuite, il se prosterna et pleura longuement. Puis il releva la tête ; aucun d'entre nous, gens de la maison (Ahl al-Bayt), n'osa lui demander quoi que ce soit. Al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui) se leva en marchant à petits pas jusqu'à grimper sur les cuisses du Messager de Dieu (que la paix soit sur lui), il ramena sa tête vers sa poitrine et posa son menton sur la tête du Messager de Dieu (que la paix soit sur lui), puis il dit : « Ô mon père, qu'est-ce qui te fait pleurer ? » Il lui répondit : « Ô mon petit fils, aujourd'hui je vous ai regardés et j'ai ressenti à votre sujet une joie telle que je n'en avais jamais éprouvée auparavant. Alors Gabriel (Jibrāʾīl) descendit vers moi et m'informa que vous serez tués et que vos lieux de mort seront dispersés. Je rendis grâce à Dieu pour cela et je Lui demandai pour vous le bien (al-khiyara). » Al-Ḥusayn lui dit : « Ô mon père, qui visitera nos tombes et en prendra soin malgré leur dispersion ? » Il répondit : « Des groupes de ma communauté (umma) qui, par cela, recherchent ma bonté (birrī) et mon lien (ṣilatī). Je les prendrai en charge au Lieu du Rassemblement (al-Mawqif), je les prendrai par les bras et les sauverai de ses terreurs et de ses épreuves. »