1 حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ الْقُرَشِيُّ الرَّزَّازُ الْكُوفِيُّ قَالَ حَدَّثَنِي خَالِي مُحَمَّدُ بْنُ الْحُسَيْنِ بْنِ أَبِي الْخَطَّابِ قَالَ حَدَّثَنِي مُوسَى بْنُ سَعْدَانَ الْحَنَّاطُ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْقَاسِمِ الْحَضْرَمِيِّ عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ شُعَيْبٍ الْمِيثَمِيِّ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا عَبْدِ اللَّهِ (ع) يَقُولُ إِنَّ الْحُسَيْنَ بْنَ عَلِيٍّ (ع) لَمَّا وُلِدَ أَمَرَ اللَّهُ عَزَّ وَ جَلَّ جَبْرَئِيلَ (ع) أَنْ يَهْبِطَ فِي أَلْفٍ مِنَ الْمَلَائِكَةِ فَيُهَنِّئَ رَسُولَ اللَّهِ (ص) مِنَ اللَّهِ وَ مِنْ جَبْرَئِيلَ (ع) قَالَ وَ كَانَ مَهْبِطُ جَبْرَئِيلَ (ع) عَلَى جَزِيرَةٍ فِي الْبَحْرِ فِيهَا مَلَكٌ يُقَالُ لَهُ فُطْرُسُ كَانَ مِنَ الْحَمَلَةِ فَبُعِثَ فِي شَيْءٍ فَأَبْطَأَ فِيهِ فَكُسِرَ جَنَاحُهُ وَ أُلْقِيَ فِي تِلْكَ الْجَزِيرَةِ يَعْبُدُ اللَّهَ فِيهَا سِتَّمِائَةِ عَامٍ حَتَّى وُلِدَ الْحُسَيْنُ (ع) فَقَالَ الْمَلَكُ لِجَبْرَئِيلَ (ع) أَيْنَ تُرِيدُ- قَالَ إِنَّ اللَّهَ تَعَالَى أَنْعَمَ عَلَى مُحَمَّدٍ (ص) بِنِعْمَةٍ فَبُعِثْتُ أُهَنِّئُهُ مِنَ اللَّهِ وَ مِنِّي فَقَالَ يَا جَبْرَئِيلُ احْمِلْنِي مَعَكَ لَعَلَّ مُحَمَّداً (ص) يَدْعُو اللَّهَ لِي قَالَ فَحَمَلَهُ فَلَمَّا دَخَلَ جَبْرَئِيلُ عَلَى النَّبِيِّ (ص) وَ هَنَّأَهُ مِنَ اللَّهِ وَ هَنَّأَهُ مِنْهُ وَ أَخْبَرَهُ بِحَالِ فُطْرُسَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ (ص) يَا جَبْرَئِيلُ أَدْخِلْهُ فَلَمَّا أَدْخَلَهُ أَخْبَرَ فُطْرُسُ النَّبِيَّ (ص) بِحَالِهِ فَدَعَا لَهُ النَّبِيُّ (ص) وَ قَالَ لَهُ تَمَسَّحْ بِهَذَا الْمَوْلُودِ وَ عُدْ إِلَى مَكَانِكَ قَالَ فَتَمَسَّحَ فُطْرُسُ بِالْحُسَيْنِ (ع) وَ ارْتَفَعَ وَ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ (ص) أَمَا إِنَّ أُمَّتَكَ سَتَقْتُلُهُ- وَ لَهُ عَلَيَّ مُكَافَاةُ أَنْ لَا يَزُورَهُ زَائِرٌ إِلَّا بَلَّغْتُهُ عَنْهُ وَ لَا يُسَلِّمَ عَلَيْهِ مُسَلِّمٌ إِلَّا بَلَّغْتُهُ سَلَامَهُ وَ لَا يُصَلِّيَ عَلَيْهِ مُصَلٍّ إِلَّا بَلَّغْتُهُ عَلَيْهِ صَلَاتَهُ قَالَ ثُمَّ ارْتَفَعَ
IsnādM'a rapporté Muhammad b. Jaʿfar al-Qurashī al-Razzāz al-Kūfī, qui dit : m'a rapporté mon oncle maternel Muhammad b. al-Ḥusayn b. Abī l-Khaṭṭāb, qui dit : m'a rapporté Mūsā b. Saʿdān al-Ḥannāṭ, d'après ʿAbd Allāh b. al-Qāsim al-Ḥaḍramī, d'après Ibrāhīm b. Shuʿayb al-Mīthamī, qui dit : j'ai entendu Abā ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, paix sur lui) dire :
Certes, lorsque al-Ḥusayn b. ʿAlī (paix sur lui) naquit, Dieu — Puissant et Majestueux — ordonna à Gabriel (paix sur lui) de descendre avec mille anges pour féliciter le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse, lui et sa famille) de la part de Dieu et de la part de Gabriel (paix sur lui). Il dit : Or, le lieu de descente de Gabriel (paix sur lui) se trouvait sur une île dans la mer où résidait un ange nommé Fuṭrus, qui faisait partie des Porteurs du Trône. Il avait été envoyé pour une mission mais il tarda dans son exécution ; aussi son aile fut brisée et il fut jeté sur cette île, où il adora Dieu pendant six cents ans, jusqu'à la naissance d'al-Ḥusayn (paix sur lui). L'ange dit à Gabriel (paix sur lui) : « Où vas-tu ? » Il répondit : « Dieu Très-Haut a accordé une grâce à Muḥammad (que Dieu le bénisse, lui et sa famille) et j'ai été envoyé pour le féliciter de la part de Dieu et de ma part. » Il dit : « Ô Gabriel, emmène-moi avec toi, peut-être que Muḥammad (que Dieu le bénisse, lui et sa famille) invoquera Dieu en ma faveur. » Il le porta donc. Lorsque Gabriel entra chez le Prophète (que Dieu le bénisse, lui et sa famille), il le félicita de la part de Dieu et le félicita de sa part, et l'informa de la situation de Fuṭrus. Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse, lui et sa famille) dit : « Ô Gabriel, fais-le entrer. » Lorsqu'il le fit entrer, Fuṭrus informa le Prophète (que Dieu le bénisse, lui et sa famille) de son état. Le Prophète (que Dieu le bénisse, lui et sa famille) invoqua Dieu pour lui et lui dit : « Frotte-toi à ce nouveau-né et retourne à ta place. » Fuṭrus se frotta donc à al-Ḥusayn (paix sur lui) et s'éleva. Il dit : « Ô Messager de Dieu, certes ta communauté le tuera. J'ai envers lui l'obligation suivante : aucun visiteur ne le visitera sans que je ne lui transmette [sa visite] de sa part, aucun homme ne lui adressera le salut (salām) sans que je ne lui transmette son salut, et aucune personne ne priera sur lui (ṣalāt) sans que je ne lui transmette sa prière. » Il dit : « Puis il s'éleva. »