IsnādM’a rapporté Muhammad ibn Jaʿfar al-Qurashī al-Razzāz, d’après Muhammad ibn Ḥusayn ibn Abī al-Khaṭṭāb, d’après Naṣr ibn Muzāḥim, d’après ʿUmar ibn Saʿd, d’après ʿAmr ibn Thābit, d’après Ḥabīb ibn Abī Thābit, d’après Umm Salama, l’épouse du Prophète (que la paix soit sur lui).
Elle dit : « Je n’ai pas entendu la lamentation des jinns depuis qu’Allah a rappelé Son Prophète, sinon cette nuit ; et je ne pense pas qu’il en soit autrement : j’ai été frappée par [la perte de] mon fils al-Ḥusayn. » Elle dit : « Et une jinniyya (jinn femelle) d’entre eux vint, disant : "Ô mes deux yeux, coulez abondamment avec effort ! * Qui pleurera les martyrs après moi ? * Sur un groupe que les destins mènent * Vers un tyran, issu de la descendance d’un esclave." »
Isnād3. M'a rapporté Ḥakīm ben Dāwūd ben Ḥakīm d'après Salamah ben al-Khaṭṭāb qui dit : m'a rapporté 'Umar ben Sa'd et 'Amr ben Thābit d'après Abū Ziyād al-Qandī qui dit :
Les plâtriers entendaient, à l'aube, la lamentation des djinns au cimetière (al-Jabbānah) au moment où al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui) fut tué ; ils disaient : « Le Messager a essuyé son front, il en a un éclat sur les joues. Ses deux parents sont des sommités de Quraysh, son grand-père est le meilleur des grands-pères. »
IsnādHakīm ibn Dāwūd ibn Ḥakīm m’a rapporté, d’après Salama ibn al-Khaṭṭāb, qui a dit : ʿUmar ibn Saʿd a dit : al-Walīd ibn Ghassān m’a rapporté, d’après quelqu’un qui lui a rapporté, qui a dit :
Les djinns (jinn) se lamentaient sur al-Ḥusayn ibn ʿAlī (que la paix soit sur lui) en disant : « À qui appartiennent ces demeures à al-Ṭaff, que nous avons bâties contre notre gré ? Ces demeures sont celles d’al-Ḥusayn, qui répondent par des gémissements en écho. »
IsnādḤakīm ibn Dāwūd ibn Ḥakīm m’a rapporté, d’après Salamah, qui a dit : Ayyūb ibn Sulaymān ibn Ayyūb al-Fazārī m’a rapporté, d’après ʿAlī ibn al-Ḥazawwar, qui a dit :
J’ai entendu Laylā dire : « J’ai entendu la lamentation des djinns sur al-Ḥusayn ibn ʿAlī (paix sur lui), et elle disait : Ô œil, prodigue les larmes, car en vérité, l’affligé pleure avec brûlure et désolation. Ô œil, le sommeil t’a distraite par son doux repos du souvenir de la famille de Muḥammad et de la douleur. Leurs corps sont restés trois jours sur la terre nue, parmi les bêtes sauvages, tous gisant dans leur lieu de chute. »
IsnādMon père (que Dieu lui fasse miséricorde) m'a rapporté, d'après Saʿd b. ʿAbd Allāh, d'après Muḥammad b. al-Ḥusayn, d'après Naṣr b. Muzāḥim, d'après ʿAbd al-Raḥmān b. Abī Ḥammād, d'après Abū Laylā al-Wāsiṭī, d'après ʿAbd Allāh b. Ḥassān al-Kinānī
Il dit : Les djinns pleurèrent sur al-Ḥusayn b. ʿAlī (que la paix soit sur lui) et dirent : « Que direz-vous lorsque le Prophète vous demandera : Qu'avez-vous fait, vous, la dernière des communautés, envers ma Famille (Ahl al-Bayt), mes frères et mon honneur, parmi des prisonniers et des tués souillés de sang ? »
Isnād10. Mon père et l'ensemble de mes maîtres m'ont rapporté, d'après Saʿd ibn ʿAbd Allāh, d'après Muḥammad ibn Yaḥyā al-Muʿādhī, d'après ʿAbbād ibn Yaʿqūb, d'après ʿAmr ibn Thābit, d'après ʿAmr ibn ʿIkrima
Il a dit : « Le matin qui suivit la nuit où al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui) fut tué, nous étions à Médine lorsqu'un de nos affranchis nous dit : "La nuit dernière, nous avons entendu un crieur qui proclamait :
« Ô vous qui avez tué Ḥusayn par ignorance,
annoncez-vous le châtiment et le supplice !
Tous les habitants des cieux invoquent contre vous,
prophètes, messagers et tribus.
Vous avez été maudits par la langue du fils de David
et par le porteur de l'Esprit, possesseur de l'Évangile. »" »
Isnād2. Mon père (que Dieu lui fasse miséricorde) m’a rapporté, d’après Saʿd ibn ʿAbd Allāh, d’après Yaʿqūb ibn Yazīd, d’après Ibrāhīm ibn ʿUqba, d’après Aḥmad ibn ʿAmr ibn Muslim, d’après al-Mīthamī
Il dit : Cinq hommes de Kūfa, qui voulaient secourir al-Ḥusayn ibn ʿAlī (que la paix soit sur lui), passèrent par un village nommé Shāhī. Deux hommes, un vieillard et un jeune, vinrent à leur rencontre et les saluèrent. Le vieillard dit : « Je suis un homme parmi les jinns, et voici mon neveu. Nous voulions secourir cet homme injustement traité. » Puis le vieillard jinn dit : « J’ai eu une vision. » Les jeunes humains dirent : « Quelle est cette vision que tu as eue ? » Il dit : « J’ai songé à voler et à vous apporter la nouvelle du sort de ces gens, afin que vous alliez en connaissance de cause. » Ils lui dirent : « Quelle bonne vision ! » Il disparut donc ce jour-là et cette nuit-là. Le lendemain, ils entendirent une voix, sans voir la personne, qui disait : « Par Dieu, je ne suis venu à vous qu’après l’avoir vu, sur la terre de Ṭaff, les joues souillées de poussière, égorgé. Autour de lui, des jeunes hommes dont les gorges saignent, pareils à des lampes qui emplissent les ténèbres de lumière. J’ai hâté ma monture pour les rejoindre avant qu’ils ne rencontrent les houris vierges. Al-Ḥusayn était une lampe par laquelle on s’éclaire ; Dieu sait que je n’ai pas proféré de mensonge. Proche du Messager de Dieu dans les demeures [du Paradis], réjoui avec al-Batūl et al-Ṭayyār. » Alors un des jeunes humains lui répondit en disant : « Va ! Puisse la tombe que tu habites être arrosée par la pluie jusqu’au Jour de la Résurrection. Tu as emprunté une voie que tu suis désormais, et tu as bu dans une coupe qui avait été remplie à ras bord. Et des jeunes hommes qui ont voué leurs âmes à Dieu, et ont quitté les biens, les êtres aimés et les demeures. »
IsnādM'a rapporté Ḥakīm ibn Dāwūd ibn Ḥakīm qui dit : M'a rapporté Salamā qui dit : M'a rapporté ʿAlī ibn al-Ḥusayn d'après Muʿammar ibn Khallād d'après Abū al-Ḥasan al-Riḍā (que la paix soit sur lui) qui dit : Alors que al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui) voyageait au cœur de la nuit en direction de l'Irak, voici qu'un homme déclame en cadence et dit : Et m'a rapporté mon père (que Dieu lui fasse miséricorde) d'après Saʿd ibn ʿAbd Allāh d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā d'après Muʿammar ibn Khallād d'après al-Riḍā (que la paix soit sur lui) des paroles semblables à celles de Salamā, il dit et il disait :
— Ô ma chamelle, ne t'effraie pas d'un cri, et hâte-toi avant l'aube, avec les meilleurs cavaliers et les meilleurs voyageurs, jusqu'à ce que tu arrives chez un noble de rang, au grand-père glorieux, au cœur large. Dieu l'a élevé pour la meilleure des causes, puis l'a préservé pour la durée des temps. Alors al-Ḥusayn ibn ʿAlī (que la paix soit sur lui) dit : « J'avancerai. La mort n'est point une honte pour le jeune homme, lorsqu'il vise la vérité et combat en musulman, console les hommes vertueux par sa personne et se sépare du réprouvé, s'opposant au criminel. Si je vis, je n'aurai pas de regret ; si je meurs, je ne serai pas blâmé. Il suffit pour toi, comme mort, d'être humilié et rabaissé. »
Traduit
8 حدثني أبي رحمه الله وجماعة مشايخي، عن سعد بن عبد الله بن أبي خلف، عن محمد بن يحيى المعاذي، قال: حدثني الحسين بن موسى الأصم، عن عمرو ، عن جابر، عن محمد بن علي (عليهما السلام)، قال: لما هم الحسين (عليه السلام) بالشخوص عن المدينة أقبلت نسأ بني عبد المطلب فاجتمعن للنياحة حتى مشى فيهن الحسين (عليه السلام)، فقال: انشدكن الله ان تبدين هذا الامر معصية لله ولرسوله، فقالت له نساء بني عبد المطلب: فلمن نستبقي النياحة والبكاء فهو عندنا كيوم مات فيه رسول الله (صلى الله عليه وآله) وعلي وفاطمة ورقية وزينب وأم كلثوم فننشدك الله جعلنا الله فداك من الموت يا حبيب الأبرار من أهل القبور. وأقبلت بعض عماته تبكي وتقول: اشهد يا حسين لقد سمعت الجن ناحت بنوحك وهم يقولون: فان قتيل الطف من آل هاشم * أذل رقابا من قريش فذلت حبيب رسول الله لم يك فاحشا * أبانت مصيبتك الأنوف وجلت وقلن أيضا: أبكي حسينا سيدا، ولقتله شاب الشعر * ولقتله زلزلتم، ولقتله انكسف القمر واحمرت آفاق السماء، من العشية والسحر * وتغبرت شمس البلاد، بهم واظلمت الكور ذاك ابن فاطمة، المصاب به الخلائق والبشر * أورثتنا ذلا به، جدع الأنوف مع الغرر
IsnādMon père (que Dieu lui fasse miséricorde) et un groupe de mes maîtres m'ont rapporté, d'après Saʿd ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Khalaf, d'après Muḥammad ibn Yaḥyā al-Muʿādhī, qui a dit : Al-Ḥusayn ibn Mūsā al-Aṣamm m'a rapporté, d'après ʿAmr, d'après Jābir, d'après Muḥammad ibn ʿAlī (que la paix soit sur eux deux)
Lorsque al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui) eut l'intention de quitter Médine, les femmes des Banū ʿAbd al-Muṭṭalib vinrent et se rassemblèrent pour la lamentation funèbre, au point qu'al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui) marcha parmi elles et dit : « Je vous adjure par Dieu de ne pas manifester cette affaire, car ce serait une désobéissance à Dieu et à Son Messager. » Les femmes des Banū ʿAbd al-Muṭṭalib lui dirent : « Pour qui donc devrions-nous réserver la lamentation et les pleurs ? Car ce jour est pour nous comme le jour où moururent le Messager de Dieu (que la prière de Dieu soit sur lui et sa famille), ʿAlī, Fāṭima, Ruqayya, Zaynab et Umm Kulthūm. Nous t'adjurons par Dieu – que Dieu fasse de nous ta rançon contre la mort – ô bien-aimé des vertueux parmi les habitants des tombes. » Et certaines de ses tantes s'avancèrent, pleurant et disant : « Je témoigne, ô Ḥusayn, que j'ai entendu les djinns se lamenter sur toi avec ton chant funèbre, disant : "Certes, le tué de Ṭaff de la famille de Hāshim a humilié les cous de Quraysh, au point qu'ils furent avilis. L'aimé du Messager de Dieu n'était pas un homme obscène ; ton malheur a fait éclater les nez (par les larmes) et a été immense." Et elles dirent aussi : "Je pleure Ḥusayn, le seigneur, et pour son meurtre les cheveux ont blanchi. Et pour son meurtre vous avez été ébranlés, et pour son meurtre la lune s'est éclipsée, et les horizons du ciel ont rougi, du soir à l'aube. Et le soleil du pays s'est couvert de poussière à cause d'eux, et les régions se sont assombries. C'est le fils de Fāṭima : par son malheur, les créatures et les hommes sont frappés. Il nous a légué une humiliation par laquelle les nez ont été mutilés avec les fronts." »
IsnādMon père (que Dieu lui fasse miséricorde) et un groupe de mes maîtres m’ont rapporté, d’après Saʿd ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Khalaf, d’après Muḥammad ibn Yaḥyā al-Muʿādhī, qui dit : al-Ḥusayn [al-Ḥasan] ibn Mūsā al-Aṣamm me l’a rapporté, d’après ʿAmr, d’après Jābir, d’après Muḥammad ibn ʿAlī (sur lui la paix)
Lorsque al-Ḥusayn (sur lui la paix) eut l’intention de quitter Médine, les femmes des Banū ʿAbd al-Muṭṭalib vinrent et se rassemblèrent pour se lamenter (al-niyāḥa), au point que al-Ḥusayn (sur lui la paix) passa au milieu d’elles et dit : « Je vous conjure par Dieu de ne pas manifester cette affaire, car ce serait une désobéissance à Dieu et à Son Messager. » Les femmes des Banū ʿAbd al-Muṭṭalib lui dirent alors : « Pour qui épargnerions-nous la lamentation et les pleurs ? Car [la perte] est pour nous comme le jour où moururent le Messager de Dieu (que la prière de Dieu soit sur lui et sa famille), ʿAlī, Fāṭima, Ruqayya, Zaynab et Umm Kulthūm. Nous te conjurons par Dieu — que Dieu nous fasse sacrifice pour toi contre la mort —, ô bien-aimé des pieux parmi les habitants des tombes ! » Puis l’une de ses tantes paternelles s’avança en pleurant et dit : « J’atteste, ô Ḥusayn, que j’ai entendu les djinns se lamenter sur ton sort en disant : “Le tué du Ṭaff (Karbalā’), issu de la famille de Hāshim, a humilié les cous des Quraysh au point qu’ils se sont courbés. Ô bien-aimé du Messager de Dieu, il n’était jamais d’une parole obscène ; ton malheur a fait éclater les nez [d’humiliation] et a été immense.” — Elles dirent aussi : “Je pleure Ḥusayn, le seigneur ; à cause de son meurtre les cheveux ont blanchi ; à cause de son meurtre vous avez été ébranlés ; à cause de son meurtre la lune s’est éclipsée ; les horizons du ciel sont devenus rouges, du soir à l’aube ; le soleil des contrées s’est couvert de poussière à cause d’eux, et les cités se sont assombries. C’est le fils de Fāṭima, la calamité par laquelle [touchent] créatures et hommes ; tu nous as légué par lui une humiliation qui a aplati les nez avec les fronts.” »