وكان المرتضى رحمه الله يقول أخيرا لا يمتنع أن يكون هاهنا أمور كثيرة غير واصلة إلينا هي مودعة عند الإمام عليه السلام وإن كان قد كتمها الناقلون ولم ينقلوها ولم يلزم مع ذلك سقوط التكليف عن الخلق لأنه إذا كان سبب الغيبة خوفه على نفسه من الذين أخافوه فمن أحوجه إلى الاستتار أتى من قبل نفسه في فوت ما يفوته من الشرع، كما أنه أتى من قبل نفسه فيما يفوته من تأديب الإمام وتصرفه من حيث أحوجه إلى الاستتار ولو زال خوفه لظهر فيحصل له اللطف بتصرفه وتبين له ما عنده مما انكتم عنه فإذا لم يفعل وبقي مستترا أتى من قبل نفسه في الأمرين،وهذا قوي تقتضيه الأصول.
Al-Murtaḍā (que Dieu lui fasse miséricorde) disait à la fin de sa vie : « Il n'est pas impossible qu'il y ait ici de nombreuses choses qui ne nous sont pas parvenues, qui sont déposées auprès de l'Imam (que la paix soit sur lui), même si les transmetteurs les ont dissimulées et ne les ont pas transmises. Et cela n'implique pas pour autant la chute de l'obligation légale (taklīf) envers les créatures. Car si la cause de l'Occultation (ghayba) est sa crainte pour sa vie, de ceux qui l'ont effrayé, alors celui qui l'a obligé à se cacher a causé par sa propre faute la perte de ce qu'il perd de la Loi (sharīʿa), de même qu'il a causé par sa propre faute la perte de ce qu'il perd de l'enseignement (taʾdīb) de l'Imam et de son action (taṣarruf), dans la mesure où il l'a obligé à se cacher. Et si sa crainte disparaissait, il apparaîtrait, et alors il obtiendrait la grâce (luṭf) par son action, et ce qui lui était caché de ses connaissances lui serait dévoilé. S'il ne le fait pas et reste caché, il aura causé par sa propre faute la perte des deux choses. Et ceci est un argument solide que requièrent les principes (uṣūl). »

