Chapitre
قال ابن نوح: نسخت هذه النسخة من المدرجين القديمين الذين فيهما الخط والتوقيعات.
Ibn Nūḥ a dit : « J’ai copié cette copie à partir des deux anciens registres (al-mudarrajayn) qui contiennent l’écriture (manuscrite) et les signatures (tawqīʿāt). »
نسخة الدرج؛ مسائل محمد بن عبد الله بن جعفر الحميري: بسم الرحمن الرحيم. أطال الله بقاءك وأدام عزك وتأييدك وسعادتك وسلامتك، وأتم نعمته عليك وزاد في إحسانه إليك وجميل مواهبه لديك وفضله عندك، وجعلني من السوء فداك وقدمني قبلك. الناس يتنافسون في الدرجات فمن قبلتموه كان مقبولا ومن دفعتموه كان وضيعا، والخامل من وضعتموه، ونعوذ بالله من ذلك، وببلدنا أيدك الله جماعة من الوجوه يتساوون ويتنافسون في المنزلة، وورد أيدك الله كتابك إلى جماعة منهم في أمر أمرتهم به من معاونة "ص". وأخرج علي بن محمد بن الحسين بن مالك المعروف بأدوكة وهو ختن"ص" رحمهم الله من بينهم فاغتم بذلك وسألني أيدك الله أن أعلمك ما ناله من ذلك فإن كان من ذنب استغفر الله منه وإن يكن غير ذلك عرفته ما يسكن نفسه إليه إن شاء الله. التوقيع: لم نكاتب إلا من كاتبنا. وقد عودتني أدام الله عزك من تفضلك ما أنت أهل أن تجريني على العادة وقبلك أعزك الله فقهاء أنا محتاج إلى أشياء تسأل لي عنها، فروي لنا عن العالم عليه السلام أنه سئل عن إمام قوم صلى بهم بعض صلاتهم وحدثت عليه حادثة كيف يعمل من خلفه؟ فقال: يؤخر ويقدم بعضهم ويتم صلاتهم ويغتسل من مسه. التوقيع: ليس على من نحاه إلا غسل اليد وإذا لم تحدث حادثة تقطع الصلاة تمم صلاته مع القوم. وروي عن العالم عليه السلام: إن مس ميتا بحرارته غسل يديه ومن مسه وقد برد فعليه الغسل،وهذا الإمام في هذه الحالة لا يكون مسه إلا بحرارته والعمل من ذلك على ما هو ولعله ينحيه بثيابه ولا يمسه. فكيف يجب عليه الغسل؟ التوقيع: إذا مسه على هذه الحالة لم يكن عليه إلا غسل يده. وعن صلاة جعفر إذا سها في التسبيح في قيام أو قعود أو ركوع أو سجود وذكره في حالة أخرى قد صار فيها من هذه الصلاة، هل يعيد ما فاته من ذلك التسبيح في الحالة التي ذكرها أم يتجاوز في صلاته؟ التوقيع: إذا سها في حالة من ذلك ثم ذكر في حالة أخرى قضى ما فاته في الحالة التي ذكره. وعن المرأة يموت زوجها، هل يجوز أن تخرج في جنازته أم لا؟ التوقيع: تخرج في جنازته. وهل يجوز لها وهي في عدتها أن تزور قبر زوجها أم لا؟ التوقيع: تزور قبر زوجها ولا تبيت عن بيتها. وهل يجوز لها أن تخرج في قضاء حق يلزمها أم لا، تبرح من بيتها وهي في عدتها؟ التوقيع: إذا كان حق خرجت وقضته،وإذا كانت لها حاجة لم يكن لها من ينظر فيها خرجت لها حتى تقضي ولا تبيت عن منزلها. وروي في ثواب القرآن في الفرائض وغيرها أن العالم عليه السلام قال: عجبا لمن لم يقرأ في صلاته (إِنَّا أَنْزَلْنَاهُ فِي لَيْلَةِ الْقَدْرِ) كيف تقبل صلاته؟! وروي: ما زكت صلاة لم يقرأ فيها بـ (قُلْ هُوَ اللهُ أَحَدٌ). وروي أن من قرأ في فرائضه (الهمزة) أعطي من الدنيا. فهل يجوز أن يقرأ الهمزة ويدع هذه السور التي ذكرناها مع ما قد روي أنه لا تقبل صلاة ولا تزكو إلا بهما؟ التوقيع: الثواب في السور على ما قد روي، وإذا ترك سورة مما فيها الثواب وقرأ (قُلْ هُوَ اللهُ أَحَدٌ) و(إِنَّا أَنْزَلْنَاهُ) لفضلهما أعطي ثواب ما قرأ وثواب السورة التي ترك. ويجوز أن يقرأ غير هاتين السورتين وتكون صلاته تامة،ولكن يكون قد ترك الفضل. وعن وداع شهر رمضان، متى يكون؟ فقد اختلف فيه أصحابنا؛فبعضهم يقول يقرأ في آخر ليلة منه وبعضهم يقول هو في آخر يوم منه إذا رأى هلال شوال. التوقيع: العمل في شهر رمضان في لياليه،والوداع يقع في آخر ليلة منه. فإن خاف أن ينقص جعله في ليلتين. وعن قول الله عز وجل: (إِنَّهُ لَقَوْلُ رَسُولٍ كَرِيمٍ) أن رسول الله صلى الله عليه وآله وسلم المعني به. (ذِي قُوَّةٍ عِنْدَ ذِي الْعَرْشِ مَكِينٍ) ما هذه القوة؟ (مُطاعٍ ثَمَّ أَمِينٍ) ما هذه الطاعة؟ وأين هي؟فرأيك-أدام الله عزك-بالتفضل علي بمسألة من تثق به من الفقهاء عن هذه المسائل وإجابتي عنها منعما مع ما تشرحه لي من أمر محمد بن الحسين بن مالك المقدم ذكره بما يسكن إليه ويعتد بنعمه الله عنده وتفضل علي بدعاء جامع لي ولإخواني للدنيا والآخرة فعلت مثابا إن شاء الله تعالى. التوقيع: جمـع الله لك ولإخـوانك خيـر الدنيـا والآخـرة. أطـال الله بقـاءك وأدام عزك وتأييدك وكرامتك وسعادتك وسلامتك، وأتم نعمته عليك وزاد في إحسانه إليك وجميل مواهبه لديك وفضله عندك،وجعلني من كل سوء ومكروه فداك وقدمني قبلك. الحمد لله رب العالمين وصلى على محمد وآله أجمعين.
Copie du registre ; questions de Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar al-Ḥimyarī : Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Que Dieu prolonge ta vie, qu'Il perpétue ta gloire, ton soutien, ton bonheur et ta sécurité, qu'Il parfait Sa grâce sur toi, qu'Il accroît Sa bienfaisance envers toi, la beauté de Ses dons et de Sa faveur auprès de toi, et qu'Il fasse de moi un sacrifice pour te préserver du mal et qu'Il me fasse passer avant toi. Les gens rivalisent dans les degrés : celui que vous acceptez est accepté, celui que vous repoussez est abaissé, et l'obscur est celui que vous ravalez — nous cherchons refuge auprès de Dieu contre cela. Dans notre pays, que Dieu te soutienne, il y a un groupe de notables qui sont égaux et rivalisent dans la position. Ta lettre — que Dieu te soutienne — est parvenue à un groupe d'entre eux au sujet d'une affaire que tu leur as ordonnée concernant l'assistance à « Ṣ ». ʿAlī ibn Muḥammad ibn al-Ḥusayn ibn Mālik, connu sous le nom d'Adūka, et qui est le gendre de « Ṣ » — que Dieu leur fasse miséricorde — a été exclu de leur groupe ; il s'en est affligé et m'a demandé — que Dieu te soutienne — de t'informer de ce qui lui est arrivé à cause de cela. Si c'est un péché, il implore le pardon de Dieu ; si ce n'est pas cela, je l'informerai de ce qui apaisera son âme, si Dieu le veut. La réponse : « Nous n'avons correspondu qu'avec celui qui a correspondu avec nous. » Tu m'as habitué — que Dieu perpétue ta gloire — à ta bienveillance, toi qui es digne de me maintenir dans cette habitude. Devant toi — que Dieu t'honore — il y a des juristes (fuqahāʾ). J'ai besoin de certaines choses que tu me demanderas à ce sujet. On nous a rapporté de l'Imam (la paix soit sur lui) : il a été interrogé au sujet d'un imam qui a dirigé une partie de la prière pour un groupe, puis un incident lui est survenu ; comment doivent agir ceux qui sont derrière lui ? Il a dit : « Qu'on le retire, qu'on fasse avancer l'un d'eux, qu'il achève leur prière, et que [l'imam retiré] fasse le ghusl (grande ablution rituelle) pour l'avoir touché [le mort]. » La réponse : « Celui qui l'écarte n'a à faire que le lavage des mains ; et si aucun incident n'interrompt la prière, qu'il achève sa prière avec le groupe. » On a rapporté de l'Imam (la paix soit sur lui) : « Si quelqu'un touche un mort alors que ce dernier est encore chaud [c'est-à-dire avant le refroidissement], il se lave les mains ; mais celui qui le touche après qu'il a refroidi doit faire le ghusl. » Or, dans ce cas, l'imam ne touche le mort que lorsqu'il est encore chaud. L'application [du hadith] est donc telle qu'elle est ; peut-être même l'écarte-t-il avec ses vêtements sans le toucher. Comment alors le ghusl lui serait-il obligatoire ? La réponse : « S'il le touche dans cet état [encore chaud], il n'a à faire que le lavage de sa main. » Au sujet de la prière de Jaʿfar (Ṣalāt Jaʿfar aṭ-Ṭayyār) : si l'on oublie les tasbīḥ (formules de glorification) en position debout, assise, d'inclinaison ou de prosternation, et qu'on s'en souvient dans une autre position de cette prière, doit-on refaire les tasbīḥ manqués dans la position où l'on s'en souvient, ou bien poursuivre la prière ? La réponse : « Si l'on oublie dans une position puis s'en souvient dans une autre, on rattrape ce qui a été manqué dans la position où l'on s'en souvient. » Au sujet de la femme dont le mari meurt : lui est-il permis de sortir pour [participer à] son enterrement ? La réponse : « Elle sort pour son enterrement. » Lui est-il permis, pendant sa période de viduité (ʿidda), de visiter la tombe de son mari ? La réponse : « Elle visite la tombe de son mari, mais elle ne passe pas la nuit hors de sa maison. » Lui est-il permis de sortir de sa maison pendant sa ʿidda pour accomplir une obligation qui lui incombe, ou pour un besoin personnel, sans passer la nuit dehors ? La réponse : « Si c'est un dû, elle sort et l'acquitte ; si elle a un besoin que personne d'autre ne peut gérer, elle sort pour le régler, mais elle ne passe pas la nuit hors de son domicile. » On a rapporté au sujet des récompenses (thawāb) de la récitation du Coran dans les prières obligatoires et autres que l'Imam (la paix soit sur lui) a dit : « Étrange est celui qui ne récite pas dans sa prière 'Innā anzalnāhu fī laylati l-qadr' (Sourate 97) — comment sa prière serait-elle acceptée ?! » Et on a rapporté : « Nulle prière n'est pure si l'on n'y récite pas 'Qul huwa llāhu aḥad' (Sourate 112). » Et on a rapporté que celui qui récite dans ses prières obligatoires 'al-Humaza' (Sourate 104) reçoit [récompense] de ce bas monde. Est-il donc permis de réciter al-Humaza et de délaisser ces sourates mentionnées, malgré ce qui a été rapporté qu'aucune prière n'est acceptée ni pure sans elles ? La réponse : « La récompense des sourates est telle qu'elle a été rapportée. Si l'on délaisse une sourate qui comporte une récompense et que l'on récite 'Qul huwa llāhu aḥad' et 'Innā anzalnāhu' en raison de leur mérite, on reçoit la récompense de ce qu'on a récité et la récompense de la sourate délaissée. Il est permis de réciter d'autres sourates que ces deux-là et la prière sera valide, mais on aura délaissé le mérite. » Au sujet des adieux au mois de Ramaḍān (Wadāʿ shahr Ramaḍān) : quand doivent-ils avoir lieu ? Nos compagnons divergent à ce sujet : certains disent qu'il faut réciter [la supplication d'adieu] la dernière nuit du mois, d'autres disent le dernier jour, lorsqu'on voit le croissant de Shawwāl. La réponse : « La pratique pendant le mois de Ramaḍān se fait dans ses nuits ; l'adieu a lieu la dernière nuit du mois. Si l'on craint que le mois ne soit incomplet, on le fait [la supplication] sur deux nuits. » Au sujet de la parole de Dieu — qu'Il soit exalté et glorifié : « C'est certes la parole d’un noble messager » (Coran 81:19) — il s'agit du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille et leur accorde la paix). « Doté d’une force, auprès du Détenteur du Trône, il a une place élevée » (Coran 81:20) : quelle est cette force ? « Obéi, là, et digne de confiance » (Coran 81:21) : quelle est cette obéissance et où se trouve-t-elle ? Ton avis — que Dieu perpétue ta gloire — [est sollicité] pour que tu aies la bonté de me permettre d'interroger sur ces questions l'un des juristes en qui tu as confiance, et de me répondre avec bienfaisance, en m'expliquant également l'affaire de Muḥammad ibn al-Ḥusayn ibn Mālik mentionné plus haut, de manière à apaiser son cœur et à ce qu'il compte sur les grâces de Dieu auprès de lui, et en ayant la bonté de me faire une prière complète pour moi et mes frères, pour ce monde et l'au-delà — tu le feras, étant récompensé, si Dieu le Très-Haut le veut. La réponse : « Que Dieu rassemble pour toi et tes frères le bien de ce monde et de l'au-delà. Que Dieu prolonge ta vie, qu'Il perpétue ta gloire, ton soutien, ton honneur, ton bonheur et ta sécurité, qu'Il parfait Sa grâce sur toi, qu'Il accroît Sa bienfaisance envers toi, la beauté de Ses dons et de Sa faveur auprès de toi, qu'Il fasse de moi un sacrifice pour te préserver de tout mal et de toute chose détestable, et qu'Il me fasse passer avant toi. Louange à Dieu, Seigneur des mondes ; et que la prière soit sur Muḥammad et sur tous ses Descendants. »
346- من كتاب آخر: فرأيك أدام الله عزك في تأمل رقعتي والتفضل بما يسهل لأضيفه إلى سائر أياديك علي واحتجت أدام الله عزك أن تسأل لي بعض الفقهاء عن المصلي إذا قام من التشهد الأول للركعة الثالثة هل يجب عليه أن يكبر؟فإن بعض أصحابنا قال: لا يجب عليه التكبير ويجزيه أن يقول: بحول الله وقوته أقوم وأقعد. الجواب: قال: إن فيه حديثين، أما أحدهما فإنه إذا انتقل من حالة إلى حالة أخرى فعليه تكبير، وأما الآخر فإنه روي أنه إذا رفع رأسه من السجدة الثانية فكبر ثم جلس ثم قام فليس عليه للقيام بعد القعود تكبير، وكذلك التشهد الأول يجري هذا المجرى،وبأيهما أخذت من جهة التسليم كان صوابا. وعن الفص الخماهن هل تجوز فيه الصلاة إذا كان في إصبعه؟ الجواب: فيه كراهة أن يصلي فيه، وفيه إطلاق. والعمل على الكراهية. وعن رجل اشترى هدياً لرجل غائب عنه وسأله أن ينحر عنه هديا بمنى، فلما أراد نحر الهدي نسي اسم الرجل ونحر الهدي،ثم ذكره بعد ذلك. أيجزي عن الرجل أم لا؟ الجواب: لا بأس بذلك،وقد أجزأ عن صاحبه. وعندنا حاكة مجوس يأكلون الميتة ولا يغتسلون من الجنابة وينسجون لنا ثيابا، فهل تجوز الصلاة فيها من قبل أن تغسل؟ الجواب: لا بأس بالصلاة فيها. وعن المصلي يكون في صلاة الليل في ظلمة فإذا سجد يغلط بالسجادة ويضع جبهته على مسح أو نطع، فإذا رفع رأسه وجد السجادة، هل يعتد بهذه السجدة أم لا يعتد بها؟ الجواب: ما لم يستو جالسا فلا شيء عليه في رفع رأسه لطلب الخمرة. وعن المحرم يرفع الظلال؛ هل يرفع خشب العمارية أو الكنيسة ويرفع الجناحين أم لا؟ الجواب: لا شيء عليه في تركه وجميع الخشب. وعن المحرم يستظل من المطر بنطع أو غيره جذرا على ثيابه وما في محمله أن يبتل، فهل يجوز ذلك؟ الجواب: إذا فعل ذلك في المحمل في طريقه فعليه دم. والرجل يحج عن أجرة، هل يحتاج أن يذكر الذي حج عنه عند عقد إحرامه أم لا؟ وهل يجب أن يذبح عمن حج عنه وعن نفسه أم يجزيه هدي واحد؟ الجواب: يذكره،وإن لم يفعل فلا بأس. وهل يجوز للرجل أن يحرم في كساء خز أم لا؟ الجواب: لا بأس بذلك،وقد فعله قوم صالحون. وهل يجوز للرجل أن يصلي وفي رجليه بطيط لا يغطي الكعبين أم لا يجوز؟ الجواب: جائز. ويصلي الرجل ومعه في كمه أو سراويله سكين أو مفتاح حديد، هل يجوز ذلك؟ الجواب: جائز. وعن الرجل يكون مع بعض هؤلاء ومتصلا بهم يحج ويأخذ على الجادة ولا يحرمون هؤلاء من المسلخ، فهل يجوز لهذا الرجل أن يؤخر إحرامه إلى ذات عرق فيحرم معهم لما يخاف الشهرة أم لا يجوز أن يحرم إلا من المسلخ؟ الجواب: يحرم من ميقاته ثم يلبس الثياب ويلبي في نفسه،فإذا بلغ إلى ميقاتهم أظهر. وعن لبس النعل المعطون،فإن بعض أصحابنا يذكر أن لبسه كريه. الجواب: جائز ذلك ولا بأس به. وعن الرجل من وكلاء الوقف يكون مستحلا لما في يده لا يرع عن أخذ ماله،ربما نزلت في قرية وهو فيها أو أدخل منزله وقد حضر طعامه فيدعوني إليه فإن لم آكل من طعامه عاداني عليه وقال: فلان لا يستحل أن يأكل من طعامنا، فهل يجوز لي أن آكل من طعامه وأتصدق بصدقة؟ وكم مقدار الصدقة؟ وأن أهدى هذا الوكيل هدية إلى رجل آخر فأحضر فيدعوني أن أنال منها وأنا أعلم أن الوكيل لا يرع عن أخذ ما في يده،فهل علي فيه شيء إن أنا نلت منها؟ الجواب: إن كان لهذا الرجل مال أو معاش غير ما في يده فكل طعامه واقبل بره،وإلا فلا. وعن الرجل ممن يقول بالحق ويرى المتعة ويقول بالرجعة إلا أن له أهلا موافقة له في جميع أمره وقد عاهدها أن لا يتزوج عليها ولا يتمتع ولا يتسرى وقد فعل هذا منذ بضع عشرة سنة ووفى بقوله، فربما غاب عن منزله الأشهر فلا يتمتع ولا تتحرك نفسه أيضا لذلك ويرى أن وقوف من معه من أخ وولد وغلام ووكيل وحاشية مما يقلله في أعينهم ويحب المقام على ما هو عليه محبة لأهله وميلا إليها وصيانة لها ولنفسه، لا يحرم المتعة بل يدين الله بها، فهل عليه في تركه ذلك مأثم أم لا؟ الجواب في ذلك: يستحب له أن يطيع الله تعالى بالمتعة ليزول عنه الحلف على المعرفة ولو مرة واحدة. فإن رأيت أدام الله عزك أن تسأل لي عن ذلك وتشرحه لي وتجيب في كل مسألة بما العمل به وتقلدني المنة في ذلك جعلك الله السبب في كل خير وأجراه على يدك فعلت مثابا إن شاء الله. أطال الله بقاءك وأدام عزك وتأييدك وسعادتك وسلامتك وكرامتك وأتم نعمته عليك وزاد في إحسانه إليك وجعلني من السوء فداك وقدمني عنك وقبلك. الحمد لله رب العالمين وصلى الله على محمد النبي وآله وسلم كثيرا.
346- Extrait d’un autre livre : Ton avis – que Dieu perpétue ta puissance – sur l’examen de ma lettre et la faveur de m’accorder avec facilité ce que je puisse ajouter à toutes tes bienfaits envers moi. J’ai besoin – que Dieu perpétue ta puissance – que tu questionnes pour moi certains juristes au sujet du priant : lorsqu’il se lève de la première attestation de foi (tashahhud) pour la troisième rakʿa (cycle de prière), doit-il prononcer le takbīr (dire Allāhu Akbar) ? Car certains de nos compagnons ont dit : il ne lui est pas obligatoire de prononcer le takbīr, et il lui suffit de dire : « C’est par la puissance et la force de Dieu que je me lève et que je m’assieds. » La réponse : Il dit : Il y a deux hadiths là-dessus. Quant au premier, lorsqu’il passe d’un état à un autre, il doit prononcer le takbīr. Quant à l’autre, il est rapporté que lorsqu’il lève la tête de la deuxième prosternation (sajda), puis prononce le takbīr, puis s’assoit, puis se lève, il n’a pas à prononcer le takbīr pour la station debout après la position assise. Il en va de même pour la première attestation de foi ; cela suit ce cours. Et quelle que soit celle que tu adoptes, du point de vue de la soumission (au texte sacré), cela sera correct. – Au sujet de la pierre gravée en cornaline (al-faṣṣ al-khamāhān) : la prière est-elle permise lorsqu’elle est à son doigt ? La réponse : Il y a une réprobation (karāha) à prier ainsi, et il y a une autorisation. La pratique est sur la réprobation. – Au sujet d’un homme qui a acheté une offrande (hady) pour un homme absent de chez lui, et qui lui a demandé d’immoler pour lui une offrande à Minā. Lorsqu’il voulut immoler l’offrande, il oublia le nom de l’homme et immola l’offrande, puis s’en souvint après cela. Cela tient-il lieu pour l’homme ou non ? La réponse : Il n’y a pas de mal à cela, et cela a tenu lieu pour son compagnon. – Nous avons des tisserands mazdéens (majūs) qui mangent de la chair morte (mayta) et ne se lavent pas de l’impureté majeure (janāba), et ils tissent pour nous des vêtements. La prière est-elle permise dans ces vêtements avant qu’ils ne soient lavés ? La réponse : Il n’y a pas de mal à prier dedans. – Au sujet du priant qui accomplit la prière nocturne dans l’obscurité : lorsqu’il se prosterne, il se trompe de tapis de prière (sajjāda) et pose son front sur un tapis en toile ou en cuir (masḥ ou naṭ‘) ; puis, lorsqu’il relève la tête, il trouve le tapis de prière. Cette prosternation est-elle comptée ou non ? La réponse : Tant qu’il ne s’est pas assis complètement, il n’y a rien contre lui pour avoir relevé la tête en cherchant la natte (khumra). – Au sujet du pèlerin en état de sacralisation (muḥrim) qui lève les ombrages : lève-t-il le bois de la litière (ʿammāriyya) ou du dais (kanīsa) et lève-t-il les deux côtés, ou non ? La réponse : Il n’y a rien contre lui à ne pas le faire, concernant tout le bois. – Au sujet du pèlerin en état de sacralisation qui s’abrite de la pluie avec une toile (niṭ‘) ou autre chose, par crainte que ses vêtements et ce qui est dans sa monture ne soient mouillés. Est-ce permis ? La réponse : S’il fait cela dans la litière (maḥmil) sur son chemin, il doit une offrande sacrificielle (dam). – Un homme accomplit le pèlerinage (ḥajj) contre rémunération. Doit-il mentionner celui pour qui il pèlerine au moment de la conclusion de son état de sacralisation (iḥrām) ou non ? Et doit-il immoler une bête pour celui pour qui il pèlerine et pour lui-même, ou bien une seule offrande lui suffit-elle ? La réponse : Qu’il le mentionne, et s’il ne le fait pas, il n’y a pas de mal. – Est-il permis à un homme de se mettre en état de sacralisation dans un manteau de soie (kisā’ khazz) ou non ? La réponse : Il n’y a pas de mal à cela, et des gens pieux l’ont fait. – Est-il permis à un homme de prier avec aux pieds des chaussettes (baṭīṭ) qui ne couvrent pas les chevilles, ou n’est-ce pas permis ? La réponse : C’est permis. – Un homme prie avec dans sa manche ou dans son pantalon (sirwāl) un couteau ou une clé en fer. Est-ce permis ? La réponse : C’est permis. – Au sujet d’un homme qui est avec certains de ceux-ci et en contact avec eux ; ils pèlerinent et empruntent la route principale, et ceux-ci ne se mettent pas en état de sacralisation depuis al-Musallakh (lieu de miqāt pour les Irakiens). Est-il permis à cet homme de retarder son état de sacralisation jusqu’à Dhāt ‘Iraq (autre miqāt) pour se mettre en état de sacralisation avec eux, par crainte d’être connu, ou n’est-il permis de se mettre en état de sacralisation que depuis al-Musallakh ? La réponse : Qu’il se mette en état de sacralisation depuis son miqāt, puis qu’il revête les vêtements (de l’iḥrām) et prononce la talbiya (formule de réponse à Dieu) en lui-même ; lorsqu’il atteint leur miqāt, qu’il manifeste [cela]. – Au sujet du port de la sandale retournée (na‘l ma‘ṭūn) : certains de nos compagnons mentionnent que son port est réprouvé. La réponse : Cela est permis et il n’y a pas de mal. – Au sujet d’un homme parmi les intendants d’une fondation pieuse (waqf) qui considère comme licite ce qui est entre ses mains, sans se retenir de prendre l’argent [qui lui revient]. Il se peut que je descende dans un village où il se trouve, ou qu’il entre chez moi alors que son repas est préparé, et il m’invite à y manger. Si je ne mange pas de sa nourriture, il se montre hostile envers moi et dit : « Un tel ne considère pas comme licite de manger de notre nourriture. » M’est-il permis de manger de sa nourriture et de faire une aumône (ṣadaqa) ? Et quelle est la quantité de l’aumône ? Et si cet intendant offre un cadeau à un autre homme, puis m’invite à en prendre, alors que je sais que cet intendant ne se retient pas de prendre ce qui est entre ses mains, y a-t-il quelque chose contre moi si j’en prends ? La réponse : Si cet homme a des biens ou un moyen de subsistance autre que ce qui est entre ses mains, alors mange de sa nourriture et accepte son bien ; sinon, non. – Au sujet d’un homme qui adhère à la vérité (al-ḥaqq) – c’est-à-dire la voie des Imams –, professe le mariage temporaire (mut‘a) et croit au retour (raj‘a) [des Imams], mais il a une épouse qui est d’accord avec lui en toutes choses, et il s’est engagé par serment envers elle à ne pas se marier par-dessus elle, ni à pratiquer le mariage temporaire, ni à prendre une concubine (tasarrī). Il a fait cela depuis une dizaine d’années et a tenu sa promesse. Il lui arrive de s’absenter de chez lui pendant des mois sans pratiquer le mariage temporaire, et son désir ne se manifeste pas non plus pour cela. Il estime que le fait de s’arrêter [à cette pratique] avec ceux qui l’accompagnent – frère, enfant, serviteur, intendant et suite – le diminuerait à leurs yeux, et il aime rester sur ce qu’il fait par amour pour sa famille, par inclination envers elle, et par souci de la protéger et de se protéger. Il n’interdit pas le mariage temporaire, mais professe la religion de Dieu par lui. Y a-t-il un péché pour lui à l’abandonner ou non ? La réponse à cela : Il est recommandé (mustaḥabb) pour lui d’obéir à Dieu – qu’Il soit exalté – par la pratique du mariage temporaire, afin que le serment (ḥilf) – sur la connaissance [du bien-fondé de cette pratique] – cesse de lui, ne serait-ce qu’une fois. Si donc tu vois – que Dieu perpétue ta puissance – que tu m’interroges à ce sujet, que tu me l’expliques et que tu répondes à chaque question sur la manière de pratiquer, et que tu m’accordes la faveur à cet égard – que Dieu fasse de toi la cause de tout bien et le réalise par ton intermédiaire –, je le ferai, récompensé si Dieu le veut. Que Dieu prolonge ta vie, perpétue ta puissance, ton soutien, ta félicité, ta sécurité et ta générosité, qu’Il parachève Sa grâce sur toi, qu’Il augmente Son bienfait envers toi, qu’Il fasse que je sois racheté du mal pour toi, et qu’Il me place en avant [comme sacrifice] pour toi et pour ta dignité. Louange à Dieu, Seigneur des mondes, et que Dieu prie sur Muhammad le Prophète et sur sa famille, et les salue abondamment.