حدثنا الحسين بن سعيد قال: حدثنا فضالة بن أيوب عن معاوية بن عمار عن عمرو بن عكرمة قال: دخلت على أبى عبد الله عليه السلام فقلت له: ان لي جار يؤذيني فقال: ارحمه قال: قلت: لا رحمه الله فصرف وجهه عنى فكرهت ان ادعه فقلت: انه يفعل بي ويؤذيني فقال: أرأيت ان كاشفته انتصفت منه؟ قال: قلت: بلى أولى عليه فقال: ان ذا ممن يحسد الناس على ما آتاهم الله من فضله فإذا رأى نعمة على أحد وكان له أهل جعل بلائه عليهم وان لم يكن له أهل جعل بلائه على خادمه وان لم يكن له خادم سهر ليلته واغتاض نهاره، ان رسول الله صلى الله عليه وآله اتاه رجل من الأنصار فقال: يا رسول الله انى اشتريت دارا في بنى فلان وان أقرب جيراني منى جوارا من لا أرجو خيره ولا آمن شره قال: فامر رسول الله صلى الله عليه وآله عليا وسلمان وأبا ذر - قال: ونسيت واحدا وأظنه المقداد - فأمرهم ان ينادوا في المسجد بأعلى أصواتهم انه لا ايمان لمن لم يا من جاره بوائقه فنادوا ثلاثا ثم أمر فنودي ان كل أربعين دارا من بين يديه ومن خلفه وعن يمينه و عن شماله يكون ساكنها جارا له.
IsnādRapporté par al-Ḥusayn ibn Saʿīd, d’après Faḍāla ibn Ayyūb, d’après Muʿāwiya ibn ʿAmmār, d’après ʿAmr ibn ʿIkrima
Il dit : J’entrai chez Abū ʿAbd Allāh (Jaʿfar al-Ṣādiq), que la paix soit sur lui, et lui dis : « J’ai un voisin qui me nuit. » Il dit : « Fais-lui miséricorde. » Je dis : « Qu’Allāh ne lui fasse pas miséricorde ! » Il détourna son visage de moi, et j’eus honte de l’abandonner (ainsi). Je dis donc : « Il agit envers moi et me nuit. » Il dit : « Vois-tu que si tu te découvres à lui (dans une confrontation directe), tu obtiendras justice de lui ? » Je dis : « Oui, il le mérite. » Alors il dit : « Celui-ci fait partie de ceux qui envient les gens pour ce qu’Allāh leur a donné de Sa faveur. Quand il voit une grâce sur quelqu’un, s’il a une famille, il tourne son mal contre elle ; s’il n’a pas de famille, il tourne son mal contre son serviteur ; s’il n’a pas de serviteur, il passe sa nuit à veiller et son jour à s’irriter. Le Prophète de Dieu (Ṣalla Llāhu ʿalayhi wa-ālihi) reçut la visite d’un homme des Anṣār qui dit : “Ô Prophète de Dieu, j’ai acheté une maison chez les Banū Untel, et le plus proche de mes voisins, en termes de proximité, est quelqu’un dont je n’espère aucun bien et dont je ne suis pas en sécurité contre le mal.” Alors le Prophète (Ṣalla Llāhu ʿalayhi wa-ālihi) ordonna à ʿAlī, Salmān et Abū Dharr – il dit : j’ai oublié le quatrième, je pense que c’est al-Miqdād – et leur ordonna de crier dans la mosquée à voix haute : “Point de foi pour celui dont le voisin n’est pas en sécurité contre ses méfaits.” Ils crièrent cela trois fois. Puis il ordonna qu’on proclame : “Toute quarantaine de maisons depuis devant lui, derrière lui, à sa droite et à sa gauche, celui qui les habite est son voisin.”

