[-/8] الكافي: علي بن إبراهيم، عن أبيه، عن ابن أبي عمير، عن عمر بن أذينة، عن إسماعيل بن الفضل الهاشمي، قال: سألت أبا عبد الله عليه السلام عن المتعة، فقال: إلق عبد الملك بن جريح فسله عنها فإن عنده منها علما، فلقيته فأملى علي منها شيئا كثيرا في استحلالها، فكان فيما روى لي ابن جريح، قال: ليس فيها وقت ولا عدد إنما هي بمنزلة الإماء يتزوج منهن كم شاء، وصاحب الأربع نسوة يتزوج منهن ما شاء بغير ولي ولا شهود، فإذا انقضى الاجل بانت منه بغير طلاق ويعطيها الشئ اليسير، وعدتها حيضتان، وإن كانت لا تحيض فخمسة وأربعون يوما، فأتيت بالكتاب أبا عبد الله عليه السلام فعرضت عليه، فقال: صدق وأقر به
IsnādAl-Kāfī : ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après ʿUmar ibn Udhayna, d'après Ismāʿīl ibn al-Faḍl al-Hāshimī
Il dit : J'ai interrogé Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) au sujet du mariage temporaire (mutʿa). Il dit : « Va trouver ʿAbd al-Malik ibn Jurayj et interroge-le à ce sujet, car il en possède une science. » Je le rencontrai donc et il m'en dicta longuement sur sa licéité. Parmi ce que m'a rapporté Ibn Jurayj, il dit : « Il n'y a pour elle ni durée fixe ni nombre déterminé ; elle est au même rang que les esclaves (imā') : on en épouse autant que l'on veut. Et celui qui a quatre épouses épouse d'elles ce qu'il veut, sans tuteur (walī) ni témoins (shuhūd). Lorsque le terme expire, elle se sépare de lui sans divorce, et il lui donne une chose modique. Sa période de viduité (ʿidda) est de deux menstrues ; si elle n'a pas de menstrues, alors quarante-cinq jours. » J'apportai donc le livre à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) et le lui présentai. Il dit : « Il a dit vrai » et il le reconnut.