أَبِي رَحِمَهُ اَللَّهُ قَالَ حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ أَحْمَدَ عَنْ عَلِيِّ بْنِ اَلصَّلْتِ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَجْلاَنَ قَالَ : كُنْتُ مَعَ أَبِي عَبْدِ اَللَّهِ ع فَدَخَلَ رَجُلٌ فَسَلَّمَ فَسَأَلَهُ كَيْفَ مَنْ خَلَّفْتَ مِنْ إِخْوَانِكَ فَأَحْسَنَ اَلثَّنَاءَ وَ زَكَّى وَ أَطْرَى فَقَالَ لَهُ كَيْفَ عِيَادَةُ أَغْنِيَائِهِمْ لِفُقَرَائِهِمْ قَالَ قَلِيلَةٌ قَالَ كَيْفَ مُوَاصَلَةُ أَغْنِيَائِهِمْ لِفُقَرَائِهِمْ فِي ذَاتِ أَيْدِيهِمْ فَقَالَ إِنَّكَ تَذْكُرُ أَخْلاَقاً مَا هِيَ فِيمَنْ عِنْدَنَا قَالَ فَكَيْفَ يَزْعُمُ هَؤُلاَءِ أَنَّهُمْ لَنَا شِيعَةٌ .
IsnādMon père — que Dieu lui fasse miséricorde — a dit : Muhammad ibn Aḥmad m’a rapporté, d’après ʿAlī ibn al-Ṣalt, d’après Muḥammad ibn ʿAjlān :
J'étais auprès d'Abū ʿAbd Allāh (l'imam Ṣādiq — que la paix soit sur lui). Un homme entra, salua et [l'imam] l'interrogea : « Comment sont ceux de tes frères que tu as laissés [derrière toi] ? » Il fit un bel éloge, louant et exaltant. [L'imam] lui dit alors : « Comment se comportent leurs riches en visitant leurs pauvres ? » Il répondit : « Rarement. » Il demanda : « Comment se comporte la solidarité de leurs riches envers leurs pauvres quant à ce qu'ils possèdent ? » Il dit : « Tu évoques là des vertus qui ne se trouvent pas chez ceux qui sont parmi nous. » [L'imam] dit alors : « Qu'est-ce qui fait donc que ceux-là prétendent être nos partisans (shīʿa) ? »

