حَدَّثَنَا اَلْحَسَنُ بْنُ أَحْمَدَ بْنِ إِدْرِيسَ رَحِمَهُ اَللَّهُ عَنْ أَبِي بَصِيرٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ اَللَّهِ ع عَنْ آبَائِهِ ع قَالَ قَالَ أَمِيرُ اَلْمُؤْمِنِينَ ع إِنَّ لِأَهْلِ اَلدِّينِ عَلاَمَاتٍ يُعْرَفُونَ بِهَا صِدْقَ اَلْحَدِيثِ وَ أَدَاءَ اَلْأَمَانَةِ وَ اَلْوَفَاءَ بِالْعَهْدِ وَ صِلَةَ اَلرَّحِمِ وَ رَحْمَةَ اَلضُّعَفَاءِ وَ قِلَّةَ اَلْمُؤَاتَاةِ لِلنِّسَاءِ وَ بَذْلَ اَلْمَعْرُوفِ وَ حُسْنَ اَلْخُلُقِ وَ سَعَةَ اَلْخُلُقِ وَ اِتِّبَاعَ اَلْعِلْمِ وَ مَا يُقَرِّبُ إِلَى اَللَّهِ عَزَّ وَ جَلَ طُوبَى لَهُمْ وَ حُسْنُ مَآبٍ - وَ طُوبَى شَجَرَةٌ فِي اَلْجَنَّةِ أَصْلُهَا فِي دَارِ اَلنَّبِيِّ ص وَ لَيْسَ مُؤْمِنٌ إِلاَّ وَ فِي دَارِهِ غُصْنٌ مِنْهَا لاَ يَخْطُرُ عَلَى قَلْبِهِ شَهْوَةُ شَيْءٍ إِلاَّ أَتَاهُ ذَلِكَ اَلْغُصْنُ بِهِ وَ لَوْ أَنَّ رَاكِباً مُجِدّاً سَارَ فِي ظِلِّهَا مِائَةَ عَامٍ لَمْ يَخْرُجْ مِنْهَا وَ لَوْ صَارَ فِي أَسْفَلِهَا غُرَابٌ مَا بَلَغَ أَعْلاَهَا حَتَّى يَسْقُطَ هَرِماً أَلاَ فِي هَذَا فَارْغَبُوا إِنَّ اَلْمُؤْمِنَ نَفْسُهُ مِنْهُ فِي شُغُلٍ وَ اَلنَّاسُ مِنْهُ فِي رَاحَةٍ إِذَا جَنَّهُ اَللَّيْلُ اِفْتَرَشَ وَجْهَهُ وَ سَجَدَ لِلَّهِ عَزَّ وَ جَلَّ بِمَكَارِمِ بَدَنِهِ يُنَاجِي اَلَّذِي خَلَقَهُ فِي فَكَاكِ رَقَبَتِهِ أَلاَ هَكَذَا فَكُونُوا.
IsnādAl-Hasan ibn Ahmad ibn Idrīs — qu'Allah lui fasse miséricorde — nous a rapporté, d'après Abū Baṣīr, d'après Abū ʿAbd Allāh (l'imam Jaʿfar al-Ṣādiq), paix sur lui, d'après ses pères, paix sur eux,
Il a dit : Le Commandeur des croyants (l'imam ʿAlī), paix sur lui, a dit : « Les gens de la religion ont des signes par lesquels ils sont reconnus : la véracité dans la parole, la restitution du dépôt, la fidélité à l'engagement, le maintien des liens de parenté, la compassion envers les faibles, le peu d'assujettissement aux femmes, la pratique du bien, la beauté du caractère, la largesse d'esprit, la poursuite de la science et de ce qui rapproche d'Allah — Puissant et Majestueux. À eux Ṭūbā (félicité) et un beau retour ! — Et Ṭūbā est un arbre au Paradis dont la racine est dans la demeure du Prophète — que la prière d'Allah soit sur lui — et il n'est aucun croyant qui n'ait dans sa demeure une branche de cet arbre. Il ne vient à son cœur le désir d'aucune chose sans que cette branche ne la lui apporte. Et si un cavalier infatigable voyageait sous son ombre pendant cent ans, il n'en sortirait pas ; et si un corbeau se trouvait au bas de l'arbre, il n'atteindrait son sommet qu'en tombant de vieillesse. En vérité, désirez cela ardemment ! Le croyant, sa propre âme est occupée de lui-même, tandis que les gens sont en repos grâce à lui. Quand la nuit l'enveloppe, il pose son visage (à terre) et se prosterne devant Allah — Puissant et Majestueux — avec les nobles parties de son corps, invoquant Celui qui l'a créé pour la délivrance de son cou (de l'Enfer). En vérité, soyez ainsi ! »