Chapitre
2 - حَدَّثَني تَمِيمُ بْنُ عَبْدِاللَّه بْنِ تَمِيمٍ القُرَشِي رَضِىَ اللهُ عَنْهُ قالَ: حَدَّثَني أَبي، عَنْ أَحْمَدَ بْنِ عَلِى الأَنْصارِي، عَنْ عَلِىِّ بْنِ مِيْثَم، عَنْ أَبيهِ قالَ: سَمِعْتُ اُمِّي تَقُولُ: سَمِعْتُ نَجْمَة اُمِّ الرِّضا عَلَيْهِ السَّلامُ تَقُول: لَمّا حَمَلْتُ بِاِبْنِي عَلِيٍّ لَمْ أَشعِرْ بِثِقْلِ الحَمْلِ، وَكُنْتُ أَسْمَعُ فِي مَنامِي تَسْبِيحاً وَتَهْلِيلاً وَتَمْجِيداً مِنْ بَطْني، فَيَفْزَعُنِي ذلِكَ وَيَهُولُنِي فَإِذا انتَبَهْتُ لَمْ أَسْمَعُ شَيْئاً، فَلَمَّا وَضَعْتُهُ وَقَعَ عَلَى الأَرْض واضِعاً يَدَيْهِ عَلَى الأَرْض، رافِعاً رَأسِهِ إِلى السَّماءِ، يُحَرِّكُ شَفْتَيْهِ كَأَنَّهُ يُتَكَلِّمُ فَدَخَلَ إِلىَّ أَبُوه مُوسَى بْنُ جَعْفَرٍعَلَيْهِمَا السَّلاَمُ فَقالَ لي: هَنِيئاً لَكِ يا نَجْمَةُ كَرامَةُ رَبِّكَ فَناوَلْتُهُ إِيَّاهُ فِي خِرْقَةٍ بَيْضاءَ، فَأَذِّنَ فِي اُذُنِهِ الُيمْنى وَأَقامَ اليُسْرى وَدَعا بِماءِ الفُراتِ فَحَكَنَّهُ بِهِ، ثُمَّ رَدُّهُ إِلَىَّ، فَقالَ: خُذِيهِ، فَإِنَّهُ بَقِيَّةُ اللَّه تَعالى فِي أَرْضِهِ.
1 - حَدَّثَنا مُحَمَّدُ بْنُ إِبْراهيمَ بْنِ إِسْحاقَ الطَّالِقانِيُّ رَضِىَ اللهُ عَنْهُ قالَ: حَدَّثَني الحَسَنُ بْنُ عَلِىِّ بْنِ زَكَرِيَّا بِمَدِينَةِ السَّلامُ قالَ: حَدَّثَني أَبُو عَبْدِ اللَّهِ مُحَمَّدُ بْنُ خَلِيلان قالَ: حَدَّثَني أَبي، عَنْ أَبيهِ، عَنْ جَدِّهِ، عَنْ عَتابِ بْنِ اُسَيِّد قالَ: سَمِعْتُ جَماعَةً من أَهْلِ المَدِينَةِ يَقُولُونَ:وُلِدَ الرِّضا عَلِىُّ بْنُ مُوسَىعَلَيْهِمَا السَّلاَمُ بِالْمَدِينَةِ يَوْمَ الْخَمِيس لِإِحْدى عَشَرةَ لَيْلَةً خَلَتْ مِنْ رَبِيعِ الأَوَّلِ سَنَةَ ثَلاثٍ وَخَمْسِينَ وَمائَةٍ مِنَ الهِجْرَةِ بَعْد وَفاة أَبي عَبْدِاللَّه عَلَيْهِ السَّلامُ بِخَمْسِ سِنِينَ وَتُوُفِّيَ بِطُوسَ فِي قَرْيَةِ يُقالُ لَها: سَناباذَ مِن رُسْتاق نَوْقانَ، وَدُفِنَ فِي دارِ حُمِيد بْنِ قَحْطَبَة الطَّائيّ فِي القُبَّةِ الَّتِي فِيها هارُونُ الرَّشِيد إِلى جانِبِهِ مِمَّا يَلي القِبْلَةَ وَذلِكَ فِي شَهْرِ رَمَضان لِتِسْعٍ بَقِينَ مِنْهُ يَوْمَ الجُمْعَةِ سَنَةَ ثَلاثِ وَمائتَيْنِ، وَقَدْ تَمَّ عُمْرُهُ تِسْعاً وَأَرْبَعِينَ سِنَةَ وَسِتَّةَ أَشْهُرٍ، مِنْها مَعَ أَبِيهِ مُوسَى بْنِ جَعْفَرعَلَيْهِمَا السَّلاَمُ تِسْعاً وَعِشْرِينَ سَنَةَ وَشَهْرَيْنِ، وَبَعْد أَبِيهِ أيَّام إِمامَتِهِ عِشْرِينَ سَنَةَ وَأَرْبَعَةَ أَشْهَر، وَقامَ عَلَيْهِ السَّلامُ بِالأَمرِ وَلهُ تِسْعٌ و عِشْرُونَ سَنَةِ وَشَهْرانِ وَكانَ فِيأيَّام إِمامَتِهِ عَلَيْهِ السَّلامُ بَقِيَّةُ مُلْكِ الرَّشِيد ثُمَّ مَلَكَ بَعْدَ الرَّشِيد مُحَمَّد المَعْرُوفُ بِالأَمِين وَهُوَ ابْنُ زُبَيْدَةَ ثَلاثَ سِنِينَ وَخَمْسَةً وَعِشْرِينَ يَوْماً ثُمَّ خُلِعَ الأَمِين وَاُجْلِسَ عَمُّهِ إِبْراهيمُ بْنُ شَكْلَةَ أَرْبَعَةَ عَشَرَ يَوْماً، ثُمَّ اُخْرِجَ مُحَمَّدُ بْنُ زُبَيْدَةَ مِنَ الحَبْسِ و بُويِعَ لَهُ ثانِيَةً، وَجَلَسَ فِي المُلْكِ سَنَةَ وَسِتَّةِ أَشْهُرٍ وَثَلاثَةً وَعِشْرِينَ يَوْماً، ثُمَّ مَلَكَ عَبْدُاللَّهِ الْمَأمُونُ عِشْرِينَ سَنَةَ وَثَلاثَةً وَعِشْرِينَ يَوْماً، فَأَخَذَ البَيْعَةَ فِي مُلْكِهِ لِعَلِيِّ بْنِ مُوسَى الرِّضاعَلَيْهِمَا السَّلاَمُ بِعَهْدِ الْمُسْلِمِين مِنْ غَيْرِ رِضاهُ وَذلِكَ بَعْد أَنْ هَدَّدَهُ بِالْقَتْلِ وَأَلَحَّ عَلَيْه مَرَّةً بَعْد اُخْرى، فِي كُلِّها يَأْبى عَلَيْهِ حَتّى أَشْرَفَ مِنْ تَأَبِّيهِ عَلَى الهَلاكِ، فَقالَ عَلَيْهِ السَّلامُ:«اَللَّهُمَّ إنَّكَ قَدْ نَهَيْتَنِي عَنِ الإلْقاءِ بِيَدِي إِلى التَّهْلُكَةِ، وَقَدْ أُكْرَهْتُ وَاضْطُرَرْتُ كَما أُشْرَفْتُ مِنْ قِبَلِ عَبْدِاللَّه الْمَأمُونِ عَلَى القَتْلِ مَتى لَمْ أَقْبَلْ وِلايَةَ عَهْدِهِ، وَقَدْ أَكْرَهْتُ وَاضْطُرِرْتُ، كَما اضْطُرَّ يُوسِفُ وَدانِيالعَلَيْهِمَا السَّلاَمُ، إِذْ قَبْلَ كُلِّ واحِدٍ مِنْهُما الوِلايَة مِنْ طاغِيَةَ زَمانِه، اَللَّهُمَّ لا عَهْدَ لِي إِلاّ عَهْدَكَ وَلا وِلايَةَ لِي إِلاّ من قِبَلِكَ فَوَفِّقْنِي لِإِقامَةَ دِينِكَ وَإِحْياءِ سُنَّةَ نَبِيَّكَ مُحَمَّد صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ فَإِنَّكَ أَنْتَ المَوْلى وَأَنْتَ النَّصِير وَنِعْمَ المَوْلى أَنْتَ وَنِعْمَ النَّصِير».ثُمَّ قَبِلَ عَلَيْهِ السَّلامُ وَلايَة الْعَهْدِ مِنَ الْمَأمُون – وَهُوَ باكٍ حَزِينٌ - عَلَى أَن لا يُوَلّيَ أَحَداً وَلا يَعْزِلَ أَحَداً، وَلايُغَيِّرَ رَسْماً وَلا سُنَّةً، وَأَنْ يَكُونَ فِي الأَمْر مُشِيراً مِنْ بَعِيدٍ، فَأَخَذَ الْمَأمُون لَهُ البِيْعَةَ عَلَى النَّاسِ، الخاصِّ مِنْهُمْ وَالعامِّ، فَكانَ مَتى ماظَهَر لِلْمَأمُونِ مِنَ الرِّضا عَلَيْهِ السَّلامُ فَضْلٌ وَعِلْمٌ وَحُسْنُ تَدْبِيرٍ، حَسَدَهُ عَلَى ذلِكَ وَحَقَدَهُ عَلَيْهِ حَتّى ضاقَ صَدْرُهُ مِنْهُ، فَغَدَرَ بِهِ وَقَتَلَهُ بِالسَّمِّ و مَضى إِلى رِضْوانُ اللَّه تَعالى وَكَرامَتِهِ.
IsnādNous a rapporté Muḥammad b. Ibrāhīm b. Isḥāq al-Ṭāliqānī — que Dieu l'agrée —, qui dit : m'a rapporté al-Ḥasan b. ʿAlī b. Zakariyyā à Médined-la-Paix, qui dit : m'a rapporté Abū ʿAbd Allāh Muḥammad b. Khalīlān, qui dit : m'a rapporté mon père, d'après son père, d'après son grand-père, d'après ʿAttāb b. Usayd, qui dit : j'ai entendu un groupe d'habitants de Médine dire :
Al-Riḍā, ʿAlī b. Mūsā — sur eux la paix — naquit à Médine le jeudi, onze nuits écoulées du mois de Rabīʿ al-Awwal, l'an cent cinquante-trois de l'Hégire, cinq ans après la mort d'Abū ʿAbd Allāh [al-Ṣādiq] — sur lui la paix. Il mourut à Ṭūs, dans un village appelé Sanābād, du district de Nawqān, et fut enterré dans la demeure de Ḥumayd b. Qaḥṭaba al-Ṭāʾī, dans la coupole où se trouve Hārūn al-Rashīd, à côté de lui du côté de la qibla (direction de la prière). Cela eut lieu au mois de Ramaḍān, à neuf jours de sa fin, le vendredi de l'an deux cent trois. Sa vie dura quarante-neuf ans et six mois ; parmi eux, il passa avec son père Mūsā b. Jaʿfar — sur eux la paix — vingt-neuf ans et deux mois, et après son père, durant son imamat (direction spirituelle), il vécut vingt ans et quatre mois. Il prit en charge l'autorité (al-amr) à l'âge de vingt-neuf ans et deux mois. Pendant les jours de son imamat — sur lui la paix —, survint la fin du règne d'al-Rashīd ; puis, après al-Rashīd, régna Muḥammad connu sous le nom d'al-Amīn, fils de Zubayda, durant trois ans et vingt-cinq jours. Ensuite, al-Amīn fut destitué et son oncle Ibrāhīm b. Shakla fut installé quatorze jours. Puis Muḥammad b. Zubayda fut sorti de prison et on lui prêta de nouveau serment d'allégeance ; il siégea sur le trône un an, six mois et vingt-trois jours. Puis régna ʿAbd Allāh al-Maʾmūn pendant vingt ans et vingt-trois jours. Il exigea pendant son règne le serment d'allégeance pour ʿAlī b. Mūsā al-Riḍā — sur eux la paix — comme héritier présomptif (ʿahd al-muslimīn), contre son gré, et ce après l'avoir menacé de mort et insisté auprès de lui maintes fois. À chaque fois, il refusait, au point que son refus le menaçait de péril. Alors il dit — sur lui la paix : « Ô Dieu, Tu m'as interdit de me jeter moi-même dans la perdition. Or j'ai été contraint et réduit à l'impuissance, comme j'ai été exposé, de la part de ʿAbd Allāh al-Maʾmūn, à la mort si je n'acceptais pas sa charge de succession (wilāyat al-ʿahd). J'ai été contraint et réduit à l'impuissance, comme furent contraints Joseph et Daniel — sur eux la paix —, lorsque chacun d'eux accepta l'autorité d'un tyran de son temps. Ô Dieu, je n'ai d'alliance (ʿahd) que Ton alliance, et je n'ai d'autorité (wilāya) que de Ta part. Accorde-moi donc le succès pour établir Ta religion et ranimer la Sunna de Ton Prophète Muḥammad — que Dieu prie sur lui et sur sa Famille. Car Tu es le Maître (al-Mawlā) et Tu es le Secoureur (al-Naṣīr). Quel bon Maître Tu es et quel bon Secoureur ! » Puis il accepta — sur lui la paix — la charge de succession (wilāyat al-ʿahd) d'al-Maʾmūn, tout en pleurant et étant triste, à condition de ne nommer personne, de ne destituer personne, de ne changer ni coutume ni Sunna, et d'être dans l'affaire un conseiller à distance. Al-Maʾmūn exigea alors pour lui le serment d'allégeance des gens, tant l'élite que la masse. Or chaque fois qu'apparaissait à al-Maʾmūn, de la part d'al-Riḍā — sur lui la paix —, un mérite, une science ou une bonne gestion, il l'enviait pour cela et lui en gardait rancune, au point que sa poitrine s'en rétrécit ; il le trahit donc et le tua par le poison. Et il s'en alla vers l'agrément de Dieu Très-Haut et Sa générosité.
Isnād2 - Tamīm b. ʿAbd Allāh b. Tamīm al-Qurashī — que Dieu l'agrée — a rapporté : mon père m'a rapporté, d'après Aḥmad b. ʿAlī al-Anṣārī, d'après ʿAlī b. Mītham, d'après son père qui a dit : j'ai entendu ma mère dire : j'ai entendu Najma, la mère d'al-Riḍā (que la paix soit sur lui), dire
Lorsque je portai mon fils ʿAlī, je ne sentis pas le poids de la grossesse, et j'entendais dans mon sommeil des glorifications (tasbīḥ), des proclamations de l'unicité divine (tahlīl) et des louanges (tamjīd) provenant de mon ventre. Cela m'effrayait et me terrifiait, mais quand je me réveillais, je n'entendais plus rien. Lorsque je l'enfantai, il tomba sur le sol, les mains posées sur la terre, la tête levée vers le ciel, remuant ses lèvres comme s'il parlait. Alors son père Mūsā b. Jaʿfar (que la paix soit sur eux deux) entra chez moi et me dit : « Félicitations, ô Najma, pour l'honneur que ton Seigneur t'accorde. » Je le lui tendis dans un linge blanc ; il prononça l'appel à la prière (adhān) dans son oreille droite et l'iqāma dans la gauche, demanda de l'eau de l'Euphrate, lui en frotta la bouche, puis me le rendit en disant : « Prends-le, car il est le reste de Dieu (Baqiyyat Allāh) — qu'Il est Exalté — sur Sa terre. »