Chapitre
1 - حَدَّثَنا أَبُو الحَسَنِ أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ الحُسَيْنِ البَزَّازِ قالَ: حَدَّثَنا أَبُو طاهِرٍ السَّامانِيُّ قالَ: حَدَّثَنا أَبُو القاسِمِ بِشرُ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ بَشِيرٍ قالَ: حَدَّثَني أَبُو الحُسَيْنِ أَحْمَدُ بْنُ ماهانَ قالَ: حَدَّثَني عُبِيْدُ اللَّهِ البَزَّازُ النِيْسابُوريُّ وَكانَ مُسِنّاً قالَ: كانَ بَيْنِي وَبَيْنَ حُمَيدِ بْنِ قَحْطَبَةَ الطَّائيِّ الطُّوسيِّ مُعامِلَةٌ، فَرَحَلتُ إِلَيْهِ فِي بَعْضِ الأَيَّامِ فَبَلَغَهُ خَبَرُ قَدْومي، فَاستَحضَرَنِي لِلوَقتِ وَعَلِيَّ ثِيابُ السَفَرِ لَم اُغَيِّرها وَذلِكَ فِي شَهْرِ رَمَضانَ وَقْتَ صَلاةِ الظُّهرِ، فَلَمَّا دَخَلتُ عَلَيْهِ رَأَيْتُهُ فِي بَيْتٍ يَجْرِي فِيهِ الماءُ فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ وَجَلَسَتُ، فَأَتي بِطَستٍ وَإِبرِيقٍ، فَغَسَلَ يَدَيْهِ، ثُمَّ أَمَرَنِي فَغَسَلتُ يَدِيَ وَأُحْضِرَتِ المائِدَةُ وَذَهَبَ عَنِّي إِنِّي صائِمٌ وَأَنِّي فِي شَهْرِ رَمَضانَ، ثُمَّ ذَكَرْتُ فَأَمسَكتُ يَدِيَ، فَقالَ حَمِيدٌ: ما لَكَ لا تَأكُلُ؟ فَقُلْتُ: أَيُّهَا الأَمِيرُ هذا شَهْرُ رَمَضانَ وَلَسْتُ بِمَرِيضٍ وَلا بي عِلَّةٌ تُوجِبُ الإِفْطارَ وَلَعَلَّ الأَمِيرَ لَهُ عُذرٌ فِي ذلِكَ أَوْ عِلَّةِ تُوجِبُ الإِفْطارِ، فَقالَ: ما بي عِلَّةٌ تُوجِبُ الإِفْطارَ وَإِنّي لَصَحِيحُ البَدَنِ، ثُمَّ دَمَعَت عَيْناهُ وَبَكى، فَقُلْتُ لَهُ بَعْدَ ما فَرَغَ مِن طَعامِهِ: ما يُبكِيكَ أَيُّهَا الأَمِيرُ؟ فَقالَ: أنفَذَ إِلى هارُونُ الرَّشِيدُ وَقْتَ كُونِهِ بِطُوسٍ فِي بَعْضِ اللَّيْلِ أَن أَجِبَ أَمِيرَ المُؤمِنينَ، فَلَمَّا دَخَلتُ عَلَيهِ رَأَيْتُ بِيْنِ يَدَيْهِ شَمعَةً تَتَّقِدُ وَسَيفاً أَخْضَرَ مَسلُولاً وَبَيْنَ يَدَيْهِ خادِمٌ واقِفٌ، فَلَمَّا قُمتُ بَينَ يَدَيْهِ رَفَعَ رَأسَهُ إِلَىَّ، فَقالَ: كَيْفَ طاعَتُكَ لأَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ؟ فَقُلْتُ: بِالنَّفسِ وَالمالِ فَأَطرَقَ، ثُمَّ أَذِنَ لي فِي الاِنْصِرافِ، فَلَم أَلبَث فِى مَنْزِلي حَتّى عادَ الرَّسُولُ إِلَىَّ وَقالَ: أَجِب أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ، فَقُلْتُ فِي نَفْسِي: إِنّا لِلَّهِ وَأَنَا أَخافُ أَنْ يَكُونَ قَدْ عَزَمَ عَلَى قَتلِي وَأَنَّهُ لَمّا رَآنِي استَحيى مِنِّي، فَعُدتُ إِلى بَيْنَ يَدَيْهِ فَرَفَعَ رَأسَهُ إِلَىَّ فَقالَ:كَيْفَ طاعَتُكَ لأَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ؟ فَقُلتُ بِالنَّفسِ وَالمالِ وَالأَهْلِ وَالوَلَدِ، فَتَبَسَّمَ ضاحِكاً، ثُمَّ أَذِنَ لي فِي الاِنْصِرافِ، فَلَمَّا دَخَلتُ مَنْزِلي لَمْ أَلبَث أَن عادَ إِلىَّ الرَّسُولُ، فَقالَ: أَجِب أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ، فَحَضَرتُ بَيْنَ يَدَيْهِ وَهُوَعَلَى حالِهِ، فَرَفَعَ رَأسَهُ إِلَىَّ و قالَ لي: كَيْفَ طاعَتُكَ لأَمِيرَ المُؤْمِنِينَ؟ فَقُلْتُ بِالنَّفسِ وَالمالِ وَالأَهْلِ وَالوَلَدِ وَالدِّينِ فَضَحِكَ، ثُمَّ قالَ لي: خُذْ هذا السَّيْفَ وَامتَثِل ما يَأْمُركَ بِهِ الخادِمُ. قالَ: فَتَناوَلَ الخادِمُ السَّيْفَ وَناوَلَنِيهِ وَجاءَ بي إِلى بَيْتٍ بابُهُ مُغلَقٌ فَفَتَحَهُ فَإِذا فِيهِ بِئرٌ فِي وَسطِهِ وَثَلاثَةٌ بُيُوتٍ أَبُوابُها مُغلَقَةٌ فَفَتَحَ بابَ بَيتٍ مِنْها، فَإِذا فِيهِ عِشْرُونَ نَفْساً عَلَيْهِمُ الشُّعُورُ وَالذَّوائِبُ شُيُوخٌ وَكُهُولٌ وَشُبَّانٌ مُقَيَّدُونَ، فَقالَ لي: إِنَّ أَمِيرَ الْمُؤْمِنينَ يَأْمُرُكَ بِقَتلِ هؤُلاءِ وَكانُوا كُلَّهُم عَلَوِيَّةً مِن وُلْدِ عَلِيٍّ فاطِمَةَعَلَيْهِمَا السَّلاَمُ فَجَعَلَ يُخْرِجُ إِلى واحِداً بَعْد واحِدٍ فَأَضرِبُ عُنُقَهُ حَتّى أَتَيْتُ عَلَى آخِرِهِم، ثُمَّ رَمى بِأَجسادِهِم وَرُؤُوسِهِم فِيالبِئرِ، ثُمَّ فَتَحَ بابَ بَيْتٍ آخَرَ فَإِذا فِيهِ عِشْرُونَ نَفْساً مِنَ العَلَوِيَّةِ مِن وُلْدِ عَلِيٍّ وَفاطِمَةعَلَيْهِمَا السَّلاَمُ مُقَيَّدُونَ فَقالَ لي: إِنَّ أَمِيرَ الْمُؤْمِنينَ يَأْمُرُكَ بِقَتلِ هؤُلاءِ، فَجَعَلَ يُخْرِجُ إِلَىَّ واحِداً بَعْدَ واحِدٍ فَأَضرِبُ عُنُقَهُ وَيَرمي بِهِ في تِلْكَ البِئرِ حَتّى أَتَيْتُ عَلى آخِرِهِم، ثُمَّ فَتَحَ بابَ البِيْتِ الثالِثِ فَإِذا فِيهِ مِثلُهُمْ عِشْرُونَ نَفْساً مِن وُلْدِ عَلِيٍّ وَفاطِمَةَعَلَيْهِمَا السَّلاَمُ مُقَيَّدُونَ عَلَيْهِمُ الشُّعُورُ وَالذَّوائِبُ، فَقالَ لي: إِنَّ أَمِيرَ الْمُؤْمِنينَ يَأْمُرُكَ بِقَتلِ هؤُلاءِ أَيْضاً، فَجَعَلَ يُخْرِجُ إِلى واحِداً بَعدَ واحِدٍ فَأَضرِبُ عُنُقَهُ وَيَرمي بِهِ فِي تِلْكَ البِئرِ حَتّى أَتَيْتُ عَلَى تِسْعَةَ عَشَرَ نَفْساً مِنْهُمْ، وَبَقِيَ شَيْخٌ مِنْهُمْ، عَلَيْهِ شَعٌر، فَقالَ لي: تَبّاً لَكَ يا مَيشُومُ ! أَيُّ عُذرٍ لَكَ يَوْمَ القِيامَةِ إِذا قَدِمتُ عَلَى جَدِّنا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ وَقَدْ قَتَلتَ مِن أَوْلادِهِ سِتِّينَ نَفساً قَد وُلَّدَهُم عَلِيٌّ وَفاطِمَةَعَلَيْهِمَا السَّلاَمُ فَارتَعَشَت يَدِيَ وَارتَعَدَت فَرائِصي، فَنَظَرَ إِلى الخادِمُ مُغضِباً وَزَبَرَنِي فَأَتَيْتُ عَلى ذلِكَ الشَّيخ أَيْضاً فَقَتَلتُهُ وَرَمى بِهِ فِي تِلْكَ البِئرَ، فَإِذا كانَ فَعلي هذا وَقَدْ قَتَلتُ سِتِّينَ نَفْساً مِن وُلْدِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ فَما يَنفَعَني صَومِي وَصَلاتِي؟! وَأَنَا لا أَشُكُّ إِنِّي مُخَلَدٌ فِي النَّارِ.قالَ مُصَنِّفُ هذا الْكِتابِ: لِلمَنصُورِ مِثلُ هذِهِ الفِعلَةِ فِي ذُرِّيَّةِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ.
IsnādAbū al-Ḥasan Aḥmad ibn Muḥammad ibn al-Ḥusayn al-Bazzāz nous a rapporté, disant : Abū Ṭāhir al-Sāmānī nous a rapporté, disant : Abū al-Qāsim Bishr ibn Muḥammad ibn Bashīr nous a rapporté, disant : Abū al-Ḥusayn Aḥmad ibn Māhān m'a rapporté, disant : ʿUbayd Allāh al-Bazzāz al-Nīsābūrī, qui était âgé, m'a rapporté, disant :
Il y avait des relations d'affaires entre Ḥumayd ibn Qaḥṭabah al-Ṭā’ī al-Ṭūsī et moi. Je me rendis chez lui un jour ; il apprit la nouvelle de mon arrivée et me convoqua immédiatement. J'étais encore vêtu de mes habits de voyage, que je n'avais pas changés, et c'était au mois de Ramaḍān, à l'heure de la prière de midi (ẓuhr). Lorsque j'entrai chez lui, je le vis dans une pièce où coulait de l'eau ; je le saluai et m'assis. On apporta une bassine et une aiguière ; il se lava les mains, puis me dit de faire de même, et je me lavai les mains. La table fut dressée. J'avais oublié que j'étais en jeûne et que nous étions au mois de Ramaḍān ; puis je me rappelai et retins ma main. Ḥumayd dit : « Qu'as-tu à ne pas manger ? » Je répondis : « Ô émir, c'est le mois de Ramaḍān, je ne suis pas malade et n'ai aucune excuse valable pour rompre le jeûne ; peut-être l'émir a-t-il une excuse ou une raison pour rompre le jeûne ? » Il dit : « Je n'ai aucune excuse pour rompre le jeûne, je suis en parfaite santé. » Puis ses yeux s'emplirent de larmes et il pleura. Après qu'il eut fini de manger, je lui dis : « Ô émir, qu'est-ce qui te fait pleurer ? » Il dit : « Hārūn al-Rashīd m'envoya, alors qu'il se trouvait à Ṭūs, au cours d'une nuit, un messager m'ordonnant de me présenter devant le Commandeur des croyants. Lorsque j'entrai chez lui, je vis devant lui une bougie allumée, une épée nue dégainée de couleur verdâtre, et un serviteur debout devant lui. Quand je me tins devant lui, il leva la tête vers moi et dit : 'Quelle est ton obéissance envers le Commandeur des croyants ?' Je répondis : 'Par la vie et par les biens.' Il baissa la tête, puis m'autorisa à partir. À peine étais-je rentré chez moi que le messager revint vers moi et dit : 'Réponds au Commandeur des croyants.' Je me dis en moi-même : 'Nous sommes à Dieu, et je crains qu'il n'ait décidé de me tuer, mais qu'en me voyant, il ait eu honte de moi.' Je retournai donc devant lui ; il leva la tête vers moi et dit : 'Quelle est ton obéissance envers le Commandeur des croyants ?' Je répondis : 'Par la vie, les biens, la famille et les enfants.' Il sourit en riant, puis m'autorisa à partir. Lorsque je fus rentré chez moi, je n'eus pas à attendre longtemps avant que le messager ne revienne vers moi et dise : 'Réponds au Commandeur des croyants.' Je me présentai devant lui, et il était dans le même état. Il leva la tête vers moi et me dit : 'Quelle est ton obéissance envers le Commandeur des croyants ?' Je répondis : 'Par la vie, les biens, la famille, les enfants et la religion.' Il rit, puis me dit : 'Prends cette épée et exécute ce que le serviteur t'ordonnera.' Il dit : Le serviteur prit l'épée et me la donna ; il m'amena à une maison dont la porte était verrouillée ; il l'ouvrit, et voilà qu'au milieu il y avait un puits, et trois autres chambres aux portes fermées. Il ouvrit la porte de l'une d'elles, et voilà qu'à l'intérieur se trouvaient vingt personnes, les cheveux longs et les mèches tombant, des vieillards, des adultes et des jeunes, tous enchaînés. Il me dit : 'Le Commandeur des croyants t'ordonne de tuer ceux-ci.' Et ils étaient tous des ʿAlawites (descendants de ʿAlī) de la descendance de ʿAlī et Fāṭima (que la paix soit sur eux). Il se mit à faire sortir vers moi l'un après l'autre, et je frappai leur cou jusqu'à ce que j'eusse fini le dernier. Puis il jeta leurs corps et leurs têtes dans le puits. Ensuite, il ouvrit la porte d'une autre chambre, et voilà qu'à l'intérieur se trouvaient vingt personnes des ʿAlawites, de la descendance de ʿAlī et Fāṭima (que la paix soit sur eux), enchaînés. Il me dit : 'Le Commandeur des croyants t'ordonne de tuer ceux-ci.' Il se mit à faire sortir vers moi l'un après l'autre, et je frappai leur cou, et il les jetait dans ce puits jusqu'à ce que j'eusse fini le dernier. Puis il ouvrit la porte de la troisième chambre, et voilà qu'à l'intérieur se trouvaient vingt autres personnes semblables, de la descendance de ʿAlī et Fāṭima (que la paix soit sur eux), enchaînés, les cheveux longs et les mèches tombant. Il me dit : 'Le Commandeur des croyants t'ordonne de tuer ceux-ci également.' Il se mit à faire sortir vers moi l'un après l'autre, et je frappai leur cou, et il les jetait dans ce puits jusqu'à ce que j'eusse fini dix-neuf d'entre eux. Il restait un vieillard parmi eux, avec des cheveux. Il me dit : 'Malheur à toi, ô Mashūm ! Quelle excuse auras-tu au Jour de la Résurrection lorsque je me présenterai devant notre grand-père, l'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa famille), et que tu auras tué soixante de ses descendants, engendrés par ʿAlī et Fāṭima (que la paix soit sur eux) ?' Ma main se mit à trembler, et mes muscles frémirent. Le serviteur me regarda avec colère et me réprimanda ; alors je tuai également ce vieillard, et il le jeta dans ce puits. Maintenant, après avoir fait cela – avoir tué soixante personnes de la descendance de l'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa famille) – à quoi me servent mon jeûne et ma prière ?! Je ne doute pas que je serai éternellement en Enfer. » L'auteur de ce livre dit : Al-Mansūr (le calife abbasside) a commis un acte similaire contre la descendance de l'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa famille).
2 - حَدَّثَنا أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ الحُسَيْنِ البَزَّازِ قالَ: حَدَّثَنا أَبُو مَنْصُورٍ المُطَرَّزُ قالَ: سَمِعْتُ الْحاكِمَ أَبَا أحْمَدَ مُحَمَّدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْحاقَ الأَنْماطِيِّ النِيْسابُوريِّ، يَقُولُ - بِإِسنادٍ مُتَّصِلٍ ذَكَرَ - أَنَّهُ لَمّا بَنِى المَنصُوُر الأَبنِيَةَ بِبَغْدادَ جَعَلَ يَطلُبُ العَلَوِيَّةَ طَلَباً شَدِيداً وَيَجْعَلُ مَن ظَفَرَ بِهِ مِنْهُمْ الأُسطُواناتِ الُمجَوَّفَةِ المَبنِيَّةِ مِنَ الجَصِّ وَالآجُرِ، فَظَفَرَ ذاتَ يَوْمٍ بِغُلاْمٍ مِنهُم حَسَنِ الوَجْهِ، شَعرٌ أَسْوَدُ مِن وُلْدِ الحَسَن بْنِ عَلِىِّ بْنِ أَبِي طالِبٍ عَلَيْهِمُ السَّلاَمُ فَسَلَّمَهُ إِلى البَناءِ الَّذِي كانَ يَبنِي لَهُ، وَأَمَرَهُ أَنْ يَجْعَلَهُ فِي جَوفِ أُسطُوانَةٍ وَيَبنِي عَلَيْهِ وَوَكَّلَ عَلَيْهِ مِن ثِقاتِهِ مَن يُراعي ذلِكَ حَتّى يَجْعَلَهُ فِي أُسطُوانَةٍ بِمَشهَدِهِ فَجَعَلَهُ البَنَّاءُ فِي جَوفِ أُسطُوانَةٍ فَدَخَلَتهُ رِقَّةٌ عَلَيْهِ وَرَحْمَةٌ لَهُ فَتَرَكَ فِي الأُسطُوانَةِ فُرجَةً يَدْخُلُ مِنْها الرُّوحُ، فَقالَ لِلغُلامِ:لا بَأْسَ عَلَيْكَ فَاصبِر، فَإِنِّي سَأخرِجُكَ مِن هذِهِ الأسطُوانَةِ إِذا جَنَّ اللَّيْلُ، فَلَمَّا جَنَّ اللَّيْلُ جاءَ البَنَّاءُ فِي ظُلمَةٍ فَأَخَرَجَ ذلِكَ العَلَوِيَّ مِن تِلْكَ الأُسطُوانَةِ وَقالَ لَهُ: اتَّقِ اللَّهَ فِي دَمِي وَدَمِ الفَعَلَةِ الَّذِينَ مَعِي وَغَيِّب شَخصَكَ، فَإِنِّي إِنَّما أخرَجتُكَ فِي ظُلمَةِ هذِهِ اللَّيْلَةِ مِن جَوفِ هذِهِ الأُسطُوانَةِ لأَنِّي خِفْتُ إِن تَرَكتُكَ فِي جَوفِها أَنْ يَكُونَ جَدُّكَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ يَوْمَ القِيامَةِ خَصمِي بَيْنِ يَدِيِ الِلَّهِ عَزَّ وَجَلَّ، ثُمَّ أَخَذَ شَعرَهُ بِآلاتِ الجَصَّاصِينَ كَما أَمكَنَ وَقالَ: غَيِّب شَخصَكَ وَانجُ بِنَفْسِكَ وَلا تَرْجِع إِلى اُمِّكَ، فَقالَ الغُلام: فَإِن كانَ هذا هكَذا فَعَرَّف اُمِّي إِنِّي قَدْ نَجَوتُ وَهَرَبتُ لِتَطِيبَ نَفسُها وَيَقِلِّ جَزَعُها وَبُكاؤُها وَإِن لَمْ يَكُنْ لِعَودي إِلَيْها وَجْهٌ، فَهَرَبَ الغُلامُ وَلا يُدْرى أَيْنَ قَصَدَ مِن وَجْهِ أَرْضِ اللَّهِ تَعالى وَلا إِلى أيِّ بَلَدٍ وَقَعَ؟ ! قالَ ذلِكَ البَنَّاءُ: وَقَدْ كانَ الغُلامُ عَرَّفَنِي مَكانَ اُمِّهِ أَعطانِي العَلامَةَ فَانتَهَيتُ إِلَيْها فِي المَوضِعِ الَّذِي دَلَّني عَلَيْهِ فَسَمِعتُ دَوِيّاً كَدَويِّ النَّحلِ مِن البُكاءِ، فَعَلِمتُ أَنَّها اُمُّهُ، فَدَنَوْتُ مِنْها وَعَرَّفتُها خَبَرَ ابنِها وأَعْطَيْتُها شَعرَهُ وَانصَرَفتُ.
IsnādAḥmad b. Muḥammad b. al-Ḥusayn al-Bazzāz nous a rapporté : Abū Manṣūr al-Muṭarraz nous a rapporté : j’ai entendu le juge Abū Aḥmad Muḥammad b. Muḥammad b. Isḥāq al-Anmāṭī al-Nīsābūrī dire — avec une chaîne de transmission continue qu’il mentionna — que
Lorsque al-Manṣūr construisit les bâtiments à Bagdad, il se mit à rechercher les descendants de ʿAlī (les ʿAlawides) avec acharnement et, lorsqu’il attrapait l’un d’eux, il le plaçait à l’intérieur de colonnes creuses faites de plâtre et de brique. Un jour, il attrapa un jeune homme parmi eux, au beau visage, aux cheveux noirs, issu des descendants d’al-Ḥasan b. ʿAlī b. Abī Ṭālib — sur eux la paix. Il le livra à l’entrepreneur qui construisait pour lui et lui ordonna de le placer à l’intérieur d’une colonne et de construire par-dessus. Il délégua certains de ses hommes de confiance pour surveiller cela jusqu’à ce qu’il le place dans une colonne, sous son regard. L’entrepreneur le plaça à l’intérieur d’une colonne, mais il fut saisi de compassion et de pitié pour lui. Il laissa donc dans la colonne une ouverture par laquelle l’air pouvait entrer, et dit au jeune homme : « Ne crains rien, Patient ! Car je te sortirai de cette colonne à la tombée de la nuit. » Lorsque la nuit tomba, l’entrepreneur vint dans l’obscurité, fit sortir ce ʿAlawide de la colonne et lui dit : « Crains Dieu pour mon sang et pour le sang des ouvriers qui sont avec moi, et cache ta personne. En vérité, je ne t’ai fait sortir dans l’obscurité de cette nuit de l’intérieur de cette colonne que parce que j’ai craint que, si je te laissais à l’intérieur, ton grand-père, le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et sur sa Famille — ne soit mon adversaire devant Dieu, Puissant et Majestueux, au Jour de la Résurrection. » Puis il prit ses cheveux avec les outils des plâtriers, autant qu’il le put, et dit : « Cache-toi et sauve-toi, et ne retourne pas chez ta mère. » Le jeune homme dit : « Puisqu’il en est ainsi, informe ma mère que j’ai été sauvé et que je me suis enfui, afin que son âme se réjouisse, que son angoisse et ses pleurs diminuent, même si mon retour auprès d’elle n’est pas possible. » Le jeune homme s’enfuit, et l’on ne sut vers quelle direction de la terre de Dieu Très-Haut il se dirigea, ni dans quel pays il aboutit ! Cet entrepreneur dit : « Le jeune homme m’avait indiqué l’endroit où se trouvait sa mère ; il m’avait donné un signe. Je me rendis auprès d’elle à l’endroit qu’il m’avait indiqué, et j’entendis un bourdonnement semblable au bourdonnement des abeilles, dû aux pleurs. Je sus que c’était sa mère. Je m’approchai d’elle, l’informai de la nouvelle de son fils, lui donnai ses cheveux, et je m’en allai. »