2 - حَدَّثَنا الْحاكِمُ أَبُو عَلِيِّ الحُسَيْنُ بْنُ أحْمَد الْبِيْهَقِيُّ قالَ: حَدَّثَنا الصُّوليُّ قالَ: حَدَّثَني عَوْنُ بْنُ مُحَمَّدِ الْكِنْدِيُّ قالَ: سَمِعْتُ أَبَا الحَسَنِ عَلِىَّ بْنَ مِيْثَم - يَقُولُ: وَما رَأَيتُ أَحَداً قَطُّ أَعْرَفَ بِاُمُورِ الأَئِمَّةِ عَلَيْهِمُ السَّلاَمُ وَأَخْبارِهِمْ وَمَناكِحِهِمْ مِنْهُ - قالَ: اشْتَرَتْ حَمِيدَةُ المُصَفَّاةُ وَهِيَ اُمُّ أَبِي الحَسَنِ مُوسَى بْنِ جَعْفَر عَلَيْهِمَا السَّلاَمُ، وَكانَتْ مِنْ أَشْرافِ العَجَمِ جارِيَةً مُوَلِّدَةً وَاِسْمُها تُكْتَمُ وَكانَتْ مِنْ أَفْضَلِ النِّساءِ في عَقْلِها وَدِينِها وَإِعْظامِها لِمَوْلاتِها حَمِيدَةَ المُصَفَّاةِ، حَتّى إِنَّها ما جَلَسَتْ بَيْنَ يَدَيْها مِنْذُ مَلَكَتْها إِجْلالاً لَها، فَقالَتْ لِإِبْنِها مُوسَى عَلَيْهِ السَّلامُ: يا بُنَيَّ إِنَّ تُكْتَمُ جارِيَةٌ ما رَأَيتُ جارِيَةً قَطُّ أَفْضَلَ مِنْها و لَسْتُ أَشُكُّ أَنَّ اللَّهَ تَعالى سَيُطَهِّرُ نَسْلَها إِنْ كانَ لَها نَسْلٌ وَقَدْ وَهَبْتُها لَكَ، فَاسْتَوْصِ خَيْراً بِها فَلَمَّا وَلَدَتْ لَهُ الرِّضا عَلَيْهِ السَّلامُ سَمَّاها الطَّاهِرَةَ، قالَ: وَكانَ الرِّضا عَلَيْهِ السَّلامُ يَرْتَضِعُ كَثِيراً وَكانَ تامَّ الْخَلْقِ فَقالَتْ: أَعِينُونِي بِمُرْضِعٍ، فَقِيلَ لَها: أَنْقَضَ الدَّرُّ؟! فَقالَتْ: ما أَكْذِبُ، وَاللَّهِوَاللَّهِ ما نَقَصَ الدَّرُّ، لكِن عَلَىّ وِرْدٌ مِنْ صَلاتِي وَتَسْبِيحِي، وَقَدْ نَقَصَ مُنْذُ وَلَدْتُ.قالَ الْحاكِمُ أَبُو عَليِ: قالَ الصُّوليُّ: وَالدَّلِيلُ عَلَى أَن اِسْمَها تُكْتَمُ قَوْلَ الشَّاعِرِ يَمْدَحُ الرِّضا عَلَيْهِ السَّلامُ:وَرَهْطاً وَأَجْداداً عَلِيُّ المُعَظَّمُ;ألا إنَّ خَيْرَ النَّاسِ نَفْساً وَوالِداً;إِماماً يُؤَدِّي حُجَّةَ اللَّهِ تُكْتَمُأَتَتْنا بِهِ لِلْعِلْمِ وَالْحِلْمِ ثامِناًوَقَدْ نَسَبَ قَوْمٌ هذا الشِّعْرَ إِلى عَمِّ أَبي إِبْراهيمَ بْنِ العَبَّاسِ وَلَمْ أَرْوِهِ لَهُ، وَما لَمْ يَقَعْ لِي بِهِ رِوايَةً وَسَماعاً فَإِنِّي لا أُحَقِّقُهُ وَلا اُبْطِلُهُ بَلِ الَّذِي لا أَشُكُّ فِيهِ أَنَّهُ لِعَمِّ أَبي إِبْراهيمِ بْنِ العَبَّاسِ قولَهُ:عَلى أَهْلِهِ عادِلاً شاهِداكَفى بِفِعالِ امْرِءٍ عالِمٍوَلا يُشْبِهُ الطّارِفُ التَّالِداأَرى لَهُم طارِفاً مُونِقاًوَتعطون من مائَةٍ واحِدايُمَنُّ عَلَيْكُمْ بِأَمْوالِكُمْيَكُون لأَعْدائِكُمْ حامِدافَلا يَحْمَدُ اللَّهَ مُسْتَبْصِرٌكَما فَضَلَ الوالِدُ الوالِدافَضَلْتَ قَسِيمَكَ فِي قُعْدَدٍقالَ الصُّوليُّ: وَجَدْتُ هذِهِ الأَبْياتَ بِخَطِّ أَبي، على ظَهْرِ دَفْتَرٍ لَهُ يَقُولُ فِيهِ: «أَنْشَدَنِي أَخِي لِعَمِّه فِي عَلِيِّ (يَعْنِي الرِّضا عَلَيْهِ السَّلامُ) - تَعْلِيقٌ مُتَوَّقٌ - فَنَظَرْتُ فَإِذا هُوَبِقَسِيمِهِ فِي القُعْدَدِ الْمَأمُون، لأَنَّ عَبْدَ المُطَّلِبِ هُوَالثَّامِنُ مِنْ آبائِهِما جَمِيعاً.وَتُكْتَمُ مِن أَسْماءِ نِساءِ العَرَبِ قَدْ جاءَتْ فِي الأَشْعارِ كَثِيراً مِنْها فِي قولَهُمْ:خِيالُ تُكْنى وَخِيالُ تُكْتَماطافَ الخَيالانِ فَهاجا سَقَماقالَ الصُّوليُّ: وَكانَتْ لإِبْراهِيمَ بْنِ العَبَّاسِ الصُّوليِّ عَمِّ أَبي فِي الرِّضا عَلَيْهِ السَّلامُ مَدائِحُ كَثِيرَةٌ أَظْهَرَها، ثُمَّ اضْطُرَّ إِلى أَنْ سَتَرَها، وَتَتَبَّعَها فَأَخَذَها مِنْ كُلِّ مَكان.وَقَدْ رَوى قَوْمٌ أَنَّ اُمَّ الرِّضا عَلَيْهِ السَّلامُ تُسَمّى سَكَنَ النَّوابِيَةِ، وَسُمِّيَتْ أَرْوى، وَسُمِّيَتْ نَجْمَة وَسُمِّيَتْ سَمانَة، وَتُكَنّى اُمُّ البَنِينَ.
IsnādNous a rapporté al-Ḥākim Abū ʿAlī al-Ḥusayn ibn Aḥmad al-Bayhaqī, disant : nous a rapporté al-Ṣūlī, disant : m'a rapporté ʿAwn ibn Muḥammad al-Kindī, disant : j'ai entendu Abū al-Ḥasan ʿAlī ibn Mītham — disant : et je n'ai jamais vu personne de plus connaisseur que lui en ce qui concerne les affaires des Imams (que la paix soit sur eux), leurs traditions et leurs mariages — disant :
Ḥamīda al-Muṣaffāt — qui est la mère d'Abū al-Ḥasan Mūsā ibn Jaʿfar (que la paix soit sur eux deux), et qui était issue des nobles des Perses — acheta une jeune esclave métisse nommée Tuktam. Celle-ci était parmi les meilleures femmes par son intellect (ʿaql), sa piété et sa vénération pour sa maîtresse Ḥamīda al-Muṣaffāt, au point que, depuis que celle-ci la possédait, elle ne s'était jamais assise devant elle par respect. Ḥamīda dit alors à son fils Mūsā (que la paix soit sur lui) : « Ô mon fils, Tuktam est une jeune esclave ; je n'ai jamais vu de jeune esclave meilleure qu'elle, et je ne doute pas que Dieu le Très-Haut purifiera sa descendance, si elle a une descendance. Je te l'ai donnée ; recommande-toi d'elle en bien. » Lorsqu'elle lui enfanta al-Riḍā (que la paix soit sur lui), il la nomma al-Ṭāhira (la pure). L'auteur dit : al-Riḍā (que la paix soit sur lui) allaitait beaucoup et était de constitution parfaite. Elle dit : « Aidez-moi avec une nourrice. » On lui dit : « Le lait a-t-il tari ? » Elle répondit : « Je ne mens pas ; par Dieu, par Dieu, le lait n'a pas diminué, mais j'ai une pratique régulière de prière et de glorification (wird), et celle-ci a diminué depuis que j'ai enfanté. » Al-Ḥākim Abū ʿAlī dit : al-Ṣūlī dit : « La preuve que son nom est Tuktam est la parole du poète faisant l'éloge d'al-Riḍā (que la paix soit sur lui) : "Certes, le meilleur des hommes par l'âme et par le père, par la tribu et les ancêtres, est ʿAlī le magnifié ; il est venu à nous, huitième, pour la science et la clémence, imam qui accomplit la preuve de Dieu, Tuktam." Certains ont attribué ces vers à l'oncle de mon père Ibrāhīm ibn al-ʿAbbās, mais je ne les ai pas rapportés de lui ; ce dont je n'ai pas de transmission et d'audition, je ne le confirme ni ne l'infirme. Mais ce dont je ne doute pas, c'est qu'ils sont de l'oncle de mon père Ibrāhīm ibn al-ʿAbbās, son dire : "Suffit, pour les actes d'un homme savant, comme témoin juste envers les siens ; le nouveau (ṭārif) ne ressemble pas à l'ancien (tālid) ; je vois pour eux un nouveau magnifique, et vous donnez un sur cent ; vous reprochez à vos biens d'être pour vos ennemis une louange ; que celui qui est clairvoyant ne loue pas Dieu, comme le père a surpassé le père ; tu as surpassé ton compagnon dans la lignée (quʿdud)." Al-Ṣūlī dit : « J'ai trouvé ces vers écrits de la main de mon père, au dos de son cahier, où il disait : "Mon frère m'a récité [des vers] de son oncle au sujet de ʿAlī — c'est-à-dire al-Riḍā (que la paix soit sur lui) — annotation suspendue (taʿlīq mutawaqqif). J'ai regardé et voici qu'ils concernent son compagnon dans la lignée, al-Maʾmūn, car ʿAbd al-Muṭṭalib est le huitième de leurs ancêtres à tous deux." Le nom Tuktam fait partie des noms de femmes arabes ; il est venu fréquemment dans les poèmes, entre autres dans leur dire : "Le fantôme de Tuknā et le fantôme de Tuktam ont circulé, et ils ont attisé la maladie." Al-Ṣūlī dit : « Ibrāhīm ibn al-ʿAbbās al-Ṣūlī, l'oncle de mon père, avait composé de nombreux éloges au sujet d'al-Riḍā (que la paix soit sur lui), qu'il avait rendus publics ; puis il fut contraint de les cacher, et il les rechercha et les reprit de partout. » Certains ont rapporté que la mère d'al-Riḍā (que la paix soit sur lui) est appelée Sakana al-Nawābiyya, et qu'elle a été nommée Arwā, Najma, Samāna, et qu'elle est surnommée Umm al-Banīn.