2 - حَدَّثَنا مُحَمَّدُ بْنُ الحَسَن بْنِ أَحْمَدَ بْنِ الوَلِيدِ رَضِىَ اللهُ عَنْهُ قالَ: حَدَّثَنا مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى العَطَّارُ، عَنْ أَحْمَدَ بْنِ الحُسَيْنِ بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ جُمهُورٍ، عَنْ أَحْمَدَ بْنِ الفَضْلِ، عَنْ يُونُسَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمنِ قالَ: لَمّا ماتَ أَبُو الحَسَنِ عَلَيْهِ السَّلامُ وَلَيْسَ مِن قُوَّامِهِ أَحَدٌ إِلاّ وَعنْدَهُ المالُ الكَثِيرُ، فَكانَ ذلِكَ سَبَبَ وَقفِهِم وَجُحُودِهِم لِمَوتِهِ، وَكانَ عِنْدَ زِيادٍ القَنْدِيِّ سَبْعُونَ أَلْفَ دِينارٍ وَعِنْدَ عَلِىِّ بْنِ أَبِي حَمْزَةَ ثَلاثُونَ أَلْفَ دِينارٍ.فَلَمَّا رَأَيْتُ ذلِكَ وَتَبَيَّنَ ليَ الحَقُّ وَعَرَفتُ مِن أَمْرِ أَبي الحَسَنِالرِّضا عَلَيْهِ السَّلامُ ما عَرَفتُ تَكَلَّمتُ وَدَعَوْتَ النَّاسَ إِلَيْهِ، قالَ: فَبَعَثا إِلَىَّ وَقالا لي: ما يَدْعُوكَ إِلى هذا؟ إِن كُنْتَ تُرِيدُ المالَ فَنَحنُ نُغنِيكَ وَضَمِنا لي عَشَرَةَ أَلْفَ دِينارٍ وَقالا لي: كُفَّ فَأَبَيتُ، فَقُلْتُ لَهُما: إِنّا رُوِّينا عَنِ الصَّادِقَينِعَلَيْهِمَا السَّلاَمُ أَنَّهُمْ قالُوا: إِذا ظَهَرَتِ البِدَعُ فَعَلَى العالِمِ أَن يُظْهِرَ عِلمَهُ، فَإِن لَم يَفعَل سُلِبَ نُورُ الإِيمانِ، وَما كُنْتُ لأَدَعَ الجِهادَ فِي أَمْرِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ عَلَى كُلِّ حالٍ، فَناصَبانِي وَأَظمَرا العَداوَةَ.
Lorsque Abū al-Ḥasan (l'Imam Mūsā al-Kāẓim, sur lui la paix) mourut, il n'y avait parmi ses intendants aucun qui n'eût en sa possession des biens considérables, et ce fut la cause de leur waqf (refus d'accepter sa mort et arrêt sur son Imamat) et de leur dénégation de sa mort. Ziyād al-Qindī avait soixante-dix mille dīnārs, et ʿAlī b. Abī Ḥamza trente mille dīnārs. Lorsque je vis cela, que la vérité me fut manifeste et que j'eus reconnu ce que je reconnus de la situation d'Abū al-Ḥasan al-Riḍā (sur lui la paix), je parlai et j'appelai les gens vers lui. Alors ils m'envoyèrent tous deux un message et me dirent : « Qu'est-ce qui te pousse à cela ? Si tu veux l'argent, nous t'enrichirons », et ils me garantirent dix mille dīnārs. Ils me dirent : « Cesse ! » Mais je refusai et leur dis : « Nous avons rapporté des deux véridiques (al-Ṣādiqayn, les Imams Muḥammad al-Bāqir et Jaʿfar al-Ṣādiq, sur eux la paix) qu'ils ont dit : 'Lorsque les innovations (bidaʿ) apparaissent, il incombe au savant de divulguer sa science ; s'il ne le fait pas, la lumière de la foi lui est ôtée.' Et je n'allais pas abandonner le combat (jihād) dans la cause de Dieu — Puissant et Majestueux — en toute circonstance. » Alors ils se dressèrent contre moi et nourrirent en secret de l'hostilité.
3 - حَدَّثَنا أَبي، وَمُحَمَّدُ بْنُ الحَسَنِ بْنِ أَحْمَدِ بْنِ الوَلِيد -رَضِيَ اللَّهَ عَنهُما - قالا: حَدَّثَنا مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى العَطَّارُ، عَنْ أَحْمَدَ بْنَ الحُسَيْنِ بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ جُمهُورٍ، عَنْ أَحْمَدَ بْنِ حَمَّادٍ قالَ: كانَ أَحَدُ القُوَّامِ عُثْمانَ بْنِ عِيسَى الرُّواسِيَّ وَكانَ يَكُونُ بِمِصرِ و كانَ عِنْدَهُ مالٌ كَثِيرٌ وَسِتُّ جَواري، قالَ: فَبَعَثَ إِلَيْهِ أَبُو الحَسَنِ الرِّضا عَلَيْهِ السَّلامُ فِيهِنَّ وَفِي المالِ، قالَ: فَكَتَبَ إِلَيْهِ: أَنَّ أَباكَ لَمْ يَمُت قالَ: فَكَتَبَ إِلَيْهِ: إِنَّ أَبي قَدْ ماتَ وَقَدِ قسَمنا مِيراثَهُ وَقَدْ صَحَّتِ الأَخْبارِ بِمَوتِهِ، وَاحتَجَّ عَلَيْهِ فِيهِ، قالَ: فَكَتَبَ إِلَيْهِ، إن لَمْ يَكُنْ أَبُوكَ ماتَ فَلَيْسَ لَكَ مِن ذلِكَ شَيءٌ، وَإِن كانَ قَدْ ماتَ عَلَى ما تَحكِي، فَلَمْ يَأْمُرنِي بِدَفعِ شَيءٍ إِلَيكَ، وَقَدِ أعتَقتُ الجَوارِي وَتَزَوَّجتُهُنَّ.قالَ مُصَنِّفُ هذا الْكِتابِ: لَمْ يَكُنْ جَعْفَرٍعَلَيْهِمَا السَّلاَمُ مِمَّنْ يَجْمَعُ المالَ وَلكِنَّهُ حَصَلَ فِي وَقْتِ الرَّشِيدِ، وَكَثُرَ وَلَمْ يَقدِر عَلَى تَفرِيقِ ما كانَ يَجتَمِعُ إِلاّ عَلَى القَلِيلِ مِمَّنْ يَثِقُ بِهِمْ فِي كِتمانِ السِّرِّ، فَاجتَمَعَت هذِهِ الأَمْوالُ لأَجلِ ذلِكَ، وَأَرادَ أَن لا يُحَقَّقَ عَلَى نَفْسِهِ قَوْلُ مَن كانَ يَسعى بِهِ إِلى الرَّشِيدِ، وَيَقُولُ: إِنَّهُ تُحمَلُ عَلَيهِ الأَموالُ، وَيَعتَقِدُ لَهُ الإِمامَةَ، وَيَحمِلُ عَلَى الخُرُوجِ عَلَيْهِ، وَلَوْ لا ذلِكَ لَفَرَّقَ مَا اجتَمَعَ مِن هذِهِ الأَمْوالِ، عَلَى أَنَّها لَمْ تَكُنْ أَمْوالَ الفُقَراءِ، وَإِنَّما كانَتْ أَموالاً يَصِلُهُ بِها مَوالِيهِ لِيَكُونَ لَهُ إِكراماً مِنْهُمْ لَهُ وَبِرّاً مِنْهُمْ بِهِ عَلَيْهِ السَّلامُ.
Il a dit : L'un des gérants, ʿUthmān ibn ʿĪsā ar-Rawāsī, qui se trouvait en Égypte, détenait une fortune considérable et six esclaves femmes (jawārī). Abū al-Ḥasan ar-Riḍā (sur lui la paix) lui envoya une réclamation concernant ces femmes et ces biens. Il lui écrivit alors : « Ton père n'est pas mort. » Il lui répondit : « Mon père est bien mort, nous avons partagé son héritage, et les nouvelles de sa mort sont avérées », et il argumenta à ce sujet. Alors il lui écrivit : « Si ton père n'est pas mort, tu n'as droit à rien de cela. Et s'il est mort comme tu le prétends, il ne m'a pas ordonné de te remettre quoi que ce soit. J'ai affranchi les esclaves et les ai épousées. »
L'auteur de ce livre (al-Ṣadūq) dit : Jaʿfar (sur eux deux la paix) n'était pas de ceux qui accumulaient les biens ; mais cela se produisit à l'époque d'ar-Rashīd (calife abbasside). La somme devint considérable, et il ne put la répartir qu'auprès d'un petit nombre de personnes de confiance pour garder le secret. C'est pourquoi ces biens s'accumulèrent. Il voulut éviter que ne se vérifie contre lui la parole de ceux qui le calomniaient auprès d'ar-Rashīd, disant : « On lui apporte des biens, on reconnaît son imamat (imāma, autorité spirituelle et temporelle), et on l'incite à se révolter contre lui. » Sans cela, il aurait réparti ces biens accumulés. Il est à noter que ce n'étaient pas des biens destinés aux pauvres ; c'étaient des présents que ses partisans (mawālī) lui offraient, par marque d'honneur et de piété envers lui (sur lui la paix).