Chapitre
1 - حَدَّثَنا أَحْمَدِ بْنِ الحُسَيْن القَطَّانُ قالَ أَخْبَرنا أَحْمَدِ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ سَعِيدُ الكُوفِي قالَعَلِيِّ بن الحُسَيْنِ بْنِ عَلِىِّ بْنِ الفَضّال، عَنْ أَبيهِ قالَ سَأَلْت أَبَاالحَسَن عَلِىِّ بْنِ مُوسَى الرِّضا عَلَيْهِ السَّلامُ، عَن مَعْنى قول النَّبِي صلي اللَّه وَآلِهِ أَنَا ابْنُ الذّبيحين قَالَ يَعْنِي إِسْمَاعِيلَ بْنَ إِبْرَاهِيمَ الْخَلِيلِ عَلَيْهِ السَّلامُ وَعَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ أَمَّا إِسْمَاعِيلُ فَهُوَ الْغُلامُ الْحَلِيمُ الَّذِي بَشَّرَ اللَّهُ تَعَالَى بِهِ إِبْرَاهِيمَ عَلَيْهِ السَّلامُ فَلَمَّا بَلَغَ مَعَهُ السَّعْيَ وَهُوَ لَمَّا عَمِلَ مِثْلَ عَمَلِهِ قالَ يا بُنَيَّ إِنِّي أَرى فِي الْمَنامِ أَنِّي أَذْبَحُكَ فَانْظُرْ ماذا تَرى. قالَ يا أَبَتِ افْعَلْ ما تُؤْمَرُ وَلَمْ يَقُلْ لَهُ: يَا أَبَتِ افْعَلْ مَا رَأَيْتَ سَتَجِدُنِي إِنْ شاءَ اللَّهُ مِنَ الصَّابِرِينَ فَلَمَّا عَزَمَ عَلَى ذَبْحِهِ فَدَاهُ اللَّهُ تَعَالَى بِذِبْحٍ عَظِيمٍ بِكَبْشٍ أَمْلَحَ يَأْكُلُ فِي سَوَادٍ وَيَشْرَبُ فِي سَوَادٍ وَيَنْظُرُ فِي سَوَادٍ وَيَمْشِي فِي سَوَادٍ وَيَبُولُ وَيَبْعَرُ فِي سَوَادٍ وَكَانَ يَرْتَعُ قَبْلَ ذَلِكَ فِي رِيَاضِ الْجَنَّةِ أَرْبَعِينَ عَاماً وَمَا خَرَجَ مِنْ رَحِمِ أُنْثَى وَإِنَّمَا قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ لَهُ كُنْ فَكَانَ لِيَفْدِيَ بِهِ إِسْمَاعِيلَ.فَكُلُّ مَا يُذْبَحُ بِمِنًى فَهُوَ فِدْيَةٌ لاسْمَاعِيلَ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ فَهَذَا أَحَدُ الذَّبِيحَيْنِ وَأَمَّا الآْخَرُ فَإِنَّ عَبْدَ الْمُطَّلِبِ كَانَ تَعَلَّقَ بِحَلْقَةِ بَابِ الْكَعْبَةِ وَدَعَا اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ أَنْ يَرْزُقَهُ عَشَرَةَ بَنِينَ وَنَذَرَ لِلَّهِ عَزَّ وَجَلَّ أَنْ يَذْبَحَ وَاحِداً مِنْهُمْ مَتَى أَجَابَ اللَّهُ دَعْوَتَهُ فَلَمَّا بَلَغُوا عَشَرَةً قَالَ قَدْ وَفَى اللَّهُ تَعَالَى لِي فَلافِيَنَّ لِلَّهِ عَزَّ وَجَلَّ فَأَدْخَلَ وُلْدَهُ الْكَعْبَةَ وَأَسْهَمَ بَيْنَهُمْ فَخَرَجَ سَهْمُ عَبْدِ اللَّهِ أَبِي رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ وَكَانَ أَحَبَّ وُلْدِهِ إِلَيْهِ ثُمَّ أَجَالَهَا ثَانِيَةً فَخَرَجَ سَهْمُ عَبْدِ اللَّهِ ثُمَّ أَجَالَهَا ثَالِثَةً فَخَرَجَ سَهْمُ عَبْدِ اللَّهِ فَأَخَذَهُ وَحَبَسَهُ وَعَزَمَ عَلَى ذَبْحِهِ فَاجْتَمَعَتْ قُرَيْشٌ وَمَنَعَتْهُ مِنْ ذَلِكَ وَاجْتَمَعَ نِسَاءُ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ يَبْكِينَ وَيَصِحْنَ فَقَالَتْ لَهُ ابْنَتُهُ عَاتِكَةُ يَا أَبَتَاهْ أَعْذِرْ فِيَما بَيْنَكَ وَبَيْنَ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ فِي قَتْلِ ابْنِكَ قَالَ وَكَيْفَ أُعْذِرُ يَا بُنَيَّةُ فَإِنَّكِ مُبَارَكَةٌ قَالَتْ اعْمِدْ عَلَى تِلْكَ السَّوَائِمِ الَّتِي لَكَ فِي الْحَرَمِ فَاضْرِبْ بِالْقِدَاحِ عَلَى ابْنِكَ وَعَلَى الإِبِلِ وَأَعْطِ رَبَّكَ حَتَّى يَرْضَى فَبَعَثَ عَبْدُ الْمُطَّلِبِ إِلَى إِبِلِهِ فَأَحْضَرَهَا وَعَزَلَ مِنْهَا عَشْراً وَضَرَبَ بِالسِّهَامِ فَخَرَجَ سَهْمُ عَبْدِ اللَّهِ فَمَا زَالَ يَزِيدُ عَشْراً عَشْراً حَتَّى بَلَغَتْ مِائَةً فَضَرَبَ فَخَرَجَ السَّهْمُ عَلَى الإِبِلِ فَكَبَّرَتْ قُرَيْشٌ تَكْبِيرَةً ارْتَجَّتْ لَهَا جِبَالُ تِهَامَةَ فَقَالَ عَبْدُ الْمُطَّلِبِ لا حَتَّى أَضْرِبَ بِالْقِدَاحِ ثَلاثَ مَرَّاتٍ فَضَرَبَ ثَلاثاً كُلَّ ذَلِكَ يَخْرُجُ السَّهْمُ عَلَى الإِبِلِ فَلَمَّا كَانَ فِي الثَّالِثَةِ اجْتَذَبَهُ الزُّبَيْرُ وَأَبُو طَالِبٍ وَأَخَوَاتُهُمَا مِنْ تَحْتِ رِجْلَيْهِ فَحَمَلُوهُ وَقَدِ انْسَلَخَتْ جَلْدَةُ خَدِّهِ الَّذِي كَانَ عَلَى الأَرْضِ وَأَقْبَلُوا يَرْفَعُونَهُ وَيُقَبِّلُونَهُ وَيَمْسَحُونَ عَنْهُ التُّرَابَ وَأَمَرَ عَبْدُ الْمُطَّلِبِ أَنْ تُنْحَرَ الإِبِلُ بِالْحَزْوَرَةِ وَلا يُمْنَعَ أَحَدٌ مِنْهَا وَكَانَتْ مِائَةً فَكَانَتْ لِعَبْدِ الْمُطَّلِبِ خَمْسٌ مِنَ السُّنَنِ أَجْرَاهَا اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ فِي الإِسْلامِ: (1) حَرَّمَ نِسَاءَ الآْبَاءِ عَلَى الأَبْنَاءِ، (2) وَسَنَّ الدِّيَةَ فِي الْقَتْـلِ مِـائَةً مِنَ الإِبِـلِ،(3) وَكَانَ يَطُوفُ بِالْبَيْتِ سَبْعَةَ أَشْوَاطٍ، (4) وَوَجَدَ كَنْزاً فَأَخْرَجَ مِنْهُ الْخُمُسَ، (5) وَسَمَّى زَمْزَمَ حِينَ حَفَرَهَا سِقَايَةَ الْحَاجِّ. وَلَوْ لا أَنَّ عَبْدَ الْمُطَّلِبِ كَانَ حُجَّةً وَأَنَّ عَزْمَهُ عَلَى ذَبْحِ ابْنِهِ عَبْدِ اللَّهِ شَبِيهٌ بِعَزْمِ إِبْرَاهِيمَ عَلَيْهِ السَّلامُ عَلَى ذَبْحِ ابْنِهِ إِسْمَاعِيلَ لَمَا افْتَخَرَ النَّبِيُّ صَلّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ بِالانْتِسَابِ إِلَيْهِمَا لاجْل أَنَّهُمَا الذَّبِيحَانِ فِي قَوْلِهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ أَنَا ابْنُ الذَّبِيحَيْنِ وَالْعِلَّةُ الَّتِي مِنْ أَجْلِهَا دَفَعَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ الذَّبْحَ، عَن إِسْمَاعِيلَ هِيَ الْعِلَّةُ الَّتِي مِنْ أَجْلِهَا دَفَعَ الذَّبْحَ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ وَهِيَ كَوْنُ النَّبِيِّ وَالأَئِمَّةِ عَلَيْهِمُ السَّلاَمُ فِي صُلْبَيْهِمَا فَبِبَرَكَةِ النَّبِيِّ وَالأَئِمَّةِ عَلَيْهِمُ السَّلاَمُ دَفَعَ اللَّهُ الذَّبْحَ عَنْهُمَا فَلَمْ تَجْرِ السُّنَّةُ فِي النَّاسِ بِقَتْلِ أَوْلادِهِمْ وَلَوْ لا ذَلِكَ لَوَجَبَ عَلَى النَّاسِ كُلَّ أَضْحًى التَّقَرُّبُ إِلَى اللَّهِ تَعَالَى ذِكْرُهُ بِقَتْلِ أَوْلادِهِمْ كُلُّ مَا يَتَقَرَّبُ النَّاسُ بِهِ إِلَى اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ مِنْ أُضْحِيَّةٍ فَهُوَفِدَاءٌ لاسْمَاعِيلَ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ.قالَ مُصَنِّفُ هذا الْكِتاب قَدْ اختَلنفتِ الرِّواياتِ فِي الذِّبحِ فَمِنها ما وَرَدَ بِأَنَّهُ إِسْحاق وَمِنْها ما وَرَد بِأَنَّهُ إِسْمَاعِيل عَلَيْهِ السَّلامُ وَلا سَبِيلِ إِلى رَدَّ الأَخْبارِ مَتى صَحَّ طُرُقِها، وَكانَ الذَّبيح إِسْمَاعِيل عَلَيْهِ السَّلامُ، لكِن إسحاقُ لَمّا وُلِدَ بَعْد ذلِكَ تَمَنّى أَنْ يَكُونَ هُوَالَّذِي أَمَرَ أَبُوهُ بِذِبحِه فَكانَ يُصبِرُ لامرِ اللَّه عَزَّ وَجَلَّ وَيُسَلِّمُ لَهُ كَصَبر أَخِيهِ وَتَسلِيمِه فَيَنالُ بِذلِكَ دَرَجَه فِي الثَّواب، فَعَلِمَ اللَّه عَزَّ وَجَلَّ ذلِكَ مِن قَلبِه، فَسَمّاهُ بَيْنِ مَلائِكَتِهِ ذَبيحاً لَِتمَنِّيهِ لِذلِكَ قَد أَخرَجتُ الخَبَرَ فِي ذلِكَ مُسنَداً فِي كِتابِ النُّبُوَّة.
IsnādAhmad ibn al-Husayn al-Qaṭṭān nous a rapporté, qui dit : Aḥmad ibn Muḥammad ibn Sa‘īd al-Kūfī nous a informé, qui dit : ʿAlī ibn al-Ḥusayn ibn ʿAlī ibn al-Faḍḍāl, d’après son père, qui dit :
J’ai interrogé Abū al-Ḥasan ʿAlī ibn Mūsā ar-Riḍā (que la paix soit sur lui) au sujet du sens de la parole du Prophète (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) : « Je suis le fils des deux victimes désignées (al-dhabīḥayn). » Il dit : « Il entend par là Ismāʿīl fils d’Ibrāhīm al-Khalīl (que la paix soit sur lui) et ʿAbd Allāh fils de ʿAbd al-Muṭṭalib. Quant à Ismāʿīl, c’est le garçon clément dont Dieu le Très-Haut annonça la bonne nouvelle à Ibrāhīm (que la paix soit sur lui). Lorsqu’il eut atteint l’âge de l’effort avec lui – c’est-à-dire lorsqu’il agit comme lui – il dit : “Ô mon fils, je vois en songe que je t’immole, regarde ce que tu en penses.” Il dit : “Ô mon père, fais ce qui t’est ordonné”, et il ne lui dit pas : “Ô mon père, fais ce que tu as vu, tu me trouveras, si Dieu le veut, parmi les patients.” Puis, lorsqu’il résolut de l’immoler, Dieu le Très-Haut le racheta par une immense victime : un bélier pie (amlāḥ) ; il mangeait dans le noir, buvait dans le noir, voyait dans le noir, marchait dans le noir, urinait et déféquait dans le noir ; il avait brouté auparavant dans les prairies du Paradis pendant quarante ans, et n’était pas sorti d’une matrice de femelle. Dieu Puissant et Majestueux lui dit seulement “Sois”, et il fut, afin de racheter Ismāʿīl par lui. Ainsi, toute bête immolée à Minā est une rançon pour Ismāʿīl jusqu’au Jour de la Résurrection. Voilà l’un des deux immolés (al-dhabīḥayn). Quant à l’autre, ʿAbd al-Muṭṭalib s’était accroché à l’anneau de la porte de la Kaʿba et avait invoqué Dieu Puissant et Majestueux pour qu’Il lui accorde dix fils, et il avait fait le vœu à Dieu Puissant et Majestueux d’immoler l’un d’eux dès que Dieu exaucerait sa prière. Lorsqu’ils furent au nombre de dix, il dit : « Dieu le Très-Haut a tenu Sa promesse envers moi, il faut donc que je tienne la mienne envers Dieu. » Il fit entrer ses fils dans la Kaʿba et tira au sort entre eux, et le sort tomba sur ʿAbd Allāh, le père du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille), qui était le plus aimé de ses fils. Puis il recommença une deuxième fois, et le sort tomba encore sur ʿAbd Allāh ; il recommença une troisième fois, et le sort tomba encore sur ʿAbd Allāh. Il le prit donc, le retint et résolut de l’immoler. Les Qurayšites se rassemblèrent et l’en empêchèrent ; les femmes de ʿAbd al-Muṭṭalib se réunirent en pleurant et en criant. Sa fille ʿĀtika lui dit : « Ô père, cherche une excuse (aʿdhir) entre toi et Dieu Puissant et Majestueux au sujet du meurtre de ton fils. » Il dit : « Comment trouver une excuse, ô ma fille – car tu es bénie ? » Elle dit : « Prends ces bestiaux qui t’appartiennent dans le sanctuaire (al-ḥaram), tire au sort (bi-l-qidāḥ) sur ton fils et sur les chameaux, et donne à ton Seigneur jusqu’à ce qu’Il soit satisfait. » ʿAbd al-Muṭṭalib envoya chercher ses chameaux, les fit amener, en sépara dix et tira au sort : le sort tomba sur ʿAbd Allāh. Il continua d’ajouter dix par dix jusqu’à ce que le nombre atteignît cent ; il tira alors au sort et le sort tomba sur les chameaux. Les Qurayšites poussèrent un takbīr (Allāhu Akbar) tel que les montagnes de Tihāma en tremblèrent. ʿAbd al-Muṭṭalib dit : « Non, pas avant d’avoir tiré au sort trois fois. » Il tira trois fois, et chaque fois le sort tombait sur les chameaux. La troisième fois, az-Zubayr, Abū Ṭālib et leurs sœurs le tirèrent (l’enfant) de sous ses pieds ; ils le soulevèrent – la peau de sa joue qui touchait le sol s’était écorchée –, ils se mirent à le lever, l’embrasser et essuyer la terre de lui. ʿAbd al-Muṭṭalib ordonna que les chameaux soient égorgés à al-Ḥazwara et que personne n’en soit empêché ; ils étaient au nombre de cent. C’est ainsi que ʿAbd al-Muṭṭalib établit cinq sounnas (pratiques) que Dieu Puissant et Majestueux perpétua dans l’islam : (1) il interdit les femmes des pères aux fils ; (2) il institua la compensation du sang (diya) pour un meurtre de cent chameaux ; (3) il accomplissait la circumambulation (ṭawāf) autour de la Maison en sept tours ; (4) il trouva un trésor et en préleva le cinquième (khums) ; (5) il nomma Zamzam, lorsqu’il l’eut creusée, “abreuvoir des pèlerins” (siqāyat al-ḥājj). Et si ʿAbd al-Muṭṭalib n’avait pas été une preuve (ḥujja), et si sa résolution d’immoler son fils ʿAbd Allāh n’avait pas été semblable à la résolution d’Ibrāhīm (que la paix soit sur lui) d’immoler son fils Ismāʿīl, le Prophète (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) n’aurait pas tiré fierté de sa parenté avec eux parce qu’ils sont les deux immolés (al-dhabīḥān) dans sa parole (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) : “Je suis le fils des deux victimes désignées” (anā ibn al-dhabīḥayn). Et la raison pour laquelle Dieu Puissant et Majestueux écarta l’immolation d’Ismāʿīl est la même que celle pour laquelle Il écarta l’immolation de ʿAbd Allāh : c’est que le Prophète et les Imams (que la paix soit sur eux) se trouvaient dans leurs reins (ṣulbayhimā). C’est par la bénédiction du Prophète et des Imams (que la paix soit sur eux) que Dieu écarta l’immolation d’eux deux, et ainsi la coutume (sunna) ne s’établit pas parmi les hommes de tuer leurs enfants. Sans cela, il aurait été obligatoire pour les hommes, chaque fête du sacrifice (Aḍḥā), de se rapprocher de Dieu (dont le souvenir est élevé) en tuant leurs enfants. Tout ce par quoi les hommes se rapprochent de Dieu Puissant et Majestueux comme sacrifice (udḥiyya) est une rançon pour Ismāʿīl jusqu’au Jour de la Résurrection. » L’auteur de ce livre dit : « Les traditions (riwāyāt) ont divergé au sujet de l’immolé (al-dhabīḥ) ; certaines rapportent qu’il s’agit d’Isḥāq, d’autres qu’il s’agit d’Ismāʿīl (que la paix soit sur lui). Il n’y a pas moyen de rejeter les traditions lorsque leurs chaînes de transmission sont authentiques. L’immolé était Ismāʿīl (que la paix soit sur lui). Cependant, Isḥāq, lorsqu’il naquit après cela, souhaita avoir été celui que son père avait reçu l’ordre d’immoler ; il fit preuve de patience face à l’ordre de Dieu Puissant et Majestueux et s’y soumit, comme la patience et la soumission de son frère, et il obtint ainsi un rang dans la récompense. Dieu Puissant et Majestueux, connaissant cela de son cœur, l’appela parmi Ses anges “immolé” (dhabīḥ) à cause de ce désir. J’ai rapporté à ce sujet une tradition (khabar) avec sa chaîne de transmission (musnadan) dans le Livre de la Prophétie (Kitāb al-Nubuwwa). »